Travaux encadrés


Amin Lamdihni (Prof) [7 msg envoyés ]
Publié le:2023-09-13 20:11:56 Lu :1844 fois
Rubrique :Lycée et Entraide scolaire  


Module : le roman autobiographique « La boite à merveilles ».
Séquence : entrée dans l’œuvre.
Durée : 5 heures.
Niveau : 1er bac.
Contenu : travaux encadrés.
Intitulé : étude préliminaire du roman.
Objectifs : S’informer sur la vie d’Ahmed SEFRIOUI.
Repérer les caractéristiques d’un roman autobiographique.
Reconnaitre les personnages du roman autobiographique.
Construire le résumé de l’œuvre.
Lire et analyser le para texte du roman.
I. Mise en situation :
 Rappelez-moi de ce que vous avez lu comme derniere œuvre.
 Quel est le genre de cette nouvelle ?
 Que seront nos axes de discussion ?
II. Etapes à suivre :
1. Exposer les résultats des recherches.
2. Sélectionner les informations importantes
3. Organiser les informations sur le tableau.
4. Traces écrites.
III. Les axes de discussion:
A. La biographie d’Ahmed SEFRIOUI :
1. Sa biographie :
Ahmed Sefrioui est né en 1915 à Fès. Ses parents étaient d’origine berbère, mais la famille finit par être arabisée. Il passa son enfance dans la médina. Il fréquenta l’école coranique, puis rejoignit le collège Moulay Driss. Il travailla comme journaliste dans le quotidien l’Action du peuple puis devint conservateur du musée Addoha. En 1938, il fut nommé comme fonctionnaire attaché au ministère de la culture, puis au ministère de l’éducation nationale et enfin au ministère du tourisme dans la capitale Rabat. En 1947, son recueil de nouvelles le Chapelet d’ambre fut couronné par le grand prix littérature du Maroc. Ahmed Sefrioui est mort le 25 février 2004.
2. Ses œuvres :
 Le Chapelet d'ambre, 1949.
 La Boîte à merveilles, 1954.
 La Maison de servitude, 1973.
 Le Jardin des sortilèges, 1989.
B. Un roman autobiographique :
1. La littérature maghrébine d’expression française :
Au lendemain de la seconde guerre mondiale (1945-1950) des écrivains marocains, algériens et tunisiens ont écrit des romans en langue française où ils ont parlé des coutumes et traditions de leurs sociétés respectives, des souffrances de leurs peuples écrasés par la colonisation, de leur vie d’être humain.
Parmi les figures les plus célèbres de cette littérature, on cite à titre d’exemple : Mohammed Dib, Kateb Yacine, Driss Chraïbi, Tahar Ben Jelloun, Souad Guellouz…
2. Le roman autobiographique :
Elle est un récit à la 1ère personne fait par un narrateur-personnage distinct de l’auteur. Ce genre dont la souplesse a favorisé la libre exploration du « moi » s’est développé eu XIXème siècle.
Les frontières entre l’autobiographie et le roman autobiographique sont floues. À ce sujet, Philippe Le jeune précise qu’ « il n’ya aucune différence entre roman autobiographique et autobiographie : c’est à l’extérieur, sur la couverture du livre qu’on apprend que le nom de l’auteur n’est pas celui du personnage-narrateur.
C. Résumé du roman :
• Le résumé :
Ahmed Sefrioui, évoque son enfance passée à la Médina de Fès. Il menait une vie tranquille auprès de sa mère, femme au foyer, et son père, tisserand. Il parlait des voisins, des amis de la famille, de leurs habitudes, de leurs problèmes et de leur vie quotidienne, et particulièrement de Lalla Aïcha, la meilleure amie de sa mère, qui a souffert à cause de son mari ingrat.
En effet, Il nous raconte sa mauvaise expérience au bain maure, les journées néfastes au Msid avec le Fqih un homme coléreux et autoritaire. Il évoque la dispute de sa mère avec Rahma, la disparition de Zineb et la mort du coiffeur. Sidi Mohammed relate la joie avec laquelle on fêtait l’Achoura : L’achat des vêtements neufs, des jouets, célébrer la nouvelle année au Msid. Sa vie fut troublée par la perte du capital de son père. Ceci obligea le père à travailler dans les champs pour pouvoir reprendre son atelier. Pendant son absence, la mère et l'enfant visitaient des mausolées pour demander aux saints de leur rendre le père sain et sauf. Leur vœu fut exaucé un mois après le départ du père et les choses s'arrangèrent petit à petit.
• Le plan :
Chapitre I : présentation du narrateur, du lieu d’habitation, des activités des voisins et du souvenir du bain maure.
Chapitre II : L’évocation de l’école coranique, la visite de Lalla Aïcha et la visite à Sidi Ali Boughaleb
Chapitre III : Le Msid, l’apparition de lampe à pétrole, la disparition et retrouvailles avec Zineb, le récit de la « sadaqua ».
Chapitre IV : L’arrivée du printemps, la visite à Lalla Aïcha et l’histoire de Abdellah.
Chapitre V : La mort et l’enterrement du coiffeur.
Chapitre VI : La préparation de l’école à l’occasion de la Achoura et les achats à la kessaria.
Chapitre VII : Les préparatifs de la Achoura dans les maisons, la séance chez le coiffeur et le jour de la fête.
Chapitre VIII : L’achat des bracelets au souk des bijoutiers et la dispute entre le père et le courtier.
Chapitre IX : La perte des économies, la maladie du narrateur et le départ du père pour moissonner.
Chapitre X : La consultation du fqih et l’argent envoyé par le père.
Chapitre XI : La visite des amies et le récit du mariage de Moulay Larbi avec la fille du coiffeur.
Chapitre XII : Le retour du père et le bonheur retrouvé.
D. Les personnages de l’œuvre :
Le narrateur : le personnage principal caractérisé par sa solitude et sa capacité d’inventer des mondes fantastiques. Sidi Mohammed a six ans, son seul ami c’est la boîte qui contient des objets hétéroclites.
La mère du narrateur : (Lalla Zoubida): la mère du narrateur. Elle croit aux superstitions. Âgée de vingt-deux ans, elle se comporte comme une vieille femme avec sa bouche généreuse et son nez court.
Le père du narrateur (Abdeslem): il exerce le métier de tisserand, il a la quarantaine. Il est d’origine montagnarde.
La Chouafa (voyante): elle habite le rez-de-chaussée de la maison. Appelée tante Kenza, elle exerce le métier de voyante.
Zineb : fille de Driss El Aouad et Rahma, détestée par Sidi Mohammed que ce dernier trouve bête.
Rahma: la femme de Driss El Aouad, elle occupe le 1er étage. Le narrateur la décrit comme une femme charmante.
Driss El Aouad: fabricant de charrues, il a à peu près le même âge qu’Abdeslam. Époux de Rahma et le père de Zineb.
Fatma Bziouya: la femme d’Allal habitant le 2ème étage partagé avec la famille du narrateur.
Allal le jardinier: l’époux de Fatma Bziouya travaillant comme jardinier.
Le Fqih: un homme barbu et maigre, il fait l’objet de cauchemars pour Sidi Mohammed avec sa baguette de cognassier.
Driss: un apprenti de Maalem Abdeslem surnommé le teigneux. Il est serviable.
Lalla aicha: ancienne voisine de la famille du narrateur, elle prétend être une Cherifa. Le narrateur la déteste
Moulay Larbi: le mari de Lalla Aïcha. Il fabrique des babouches. Il a eu des litiges avec Abdelkader son associé.
Sidi Mohammed ben Tahar: un coiffeur qui habitait le quartier. Sa mort provoqua de la fièvre chez Sidi Mohammed.
Abdallah: c’est un épicier très aimé. Sa boutique est située à Haffarine son domicile n’est pas connu.
Hammoussa: c’est le camarade de classe du narrateur. Son vrai nom est Azouze Berrada.
Si Abderrahmane: le coiffeur d’Abdeslem. Le narrateur ne l’aime pas car il sait qu’un jour il sera chargé de le circoncire.
Sidi El Arafi: un voyant chez qui la mère du narrateur se rend avec Lalla Aïcha pour le consulter.
Salama: la marieuse professionnelle, elle a la voix d’un homme.
Zhor : Une voisine de Lalla Aïcha.
Lalla Khadija: la femme de l’oncle Othman, elle est plus jeune que lui.
L’oncle Othman: Un vieillard mari de Lalla Khadija et ancien maître de M’barka.
M’barka: ancienne esclave de l’oncle Othman.
Lalla fattoum: la caissière du bain maure.
E. Le para texte du roman :
1. La page de titre :
- Des éléments textuels :
Le nom de l’auteur Ahmed SEFRIOUI. Origine arabe
Le titre La Boîte à Merveilles. Phrase nominale
Le genre Roman. Un long récit littéraire
- Elément pictural (l’image) :
Le cadre spatial Les personnages Photo- composée
La ruelle dans une médina. Deux femmes vues de dos et vêtues de haïks blancs.
Un enfant pris de face et vêtu d’une djellaba blanche est accoudé à une porte. L’enfant est rajouté à la photo initiale.
2. La quatrième de couverture:
 Le texte est écrit à la 1ère personne : (Je, mon, ma...)
 Verbes d’action au passé simple: retomba; me sentis; sortis, vidai Il s’agit donc d’un texte narratif écrit à la première personne. C’est un texte autobiographique.
Moteur de recherche

Derniers articles sur le forum
LE PERE GORIOT  Vu 52 fois
Anarchie  Vu 154 fois
Travaux encadrés  Vu 1844 fois


confidentialite