Traduction du poème « désert » de mohammed khair-eddine du français vers l'arabe par moubarak ouassat


Slassi Hassan (Prof) [23 msg envoyés ]
Publié le :2019-12-12 19:11:46 Lu :516 fois
Rubrique :Etudes littéraires et questions pédagogiques  
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Une analyse comparative sur la traduction du poème « Désert » de Mohammed Khair-Eddine du Français vers l'arabe par Moubarak Ouassat

Plan

1. Qui est Mohammed Khair-Eddine ?

2. Qui est Moubarak OUSSAT ?

3. Présentation du poème Désert écrit par Mohammed Khair-Eddine.

4. La traduction du poème Désert du français vers l'arabe par Moubarak Ouassat.

5. Analyse du poème

6. Tableau de comparaison entre les deux traductions

Conclusion

1. Qui est Mohammed Khair-Eddine ?

Mohammed Khair-Eddine est né en 1941, à Tafraout, dans le Sud marocain. Après des études secondaires à Casablanca, il travailla un temps dans la fonction publique, avant de se consacrer à l'écriture. Il publia ses premiers poèmes dans La Vigie marocaine avant de collaborer dans les années 60 à la revue Souffles qu'animait le poète Abdelatif Laabi. Il s'installa en France, en 1966, et publia, l'année suivante, Agadir (Seuil). Suivront, chez le même éditeur, Corps négatif suivi de l'Histoire d'un bon dieu (1968), Soleil arachnide (1969), Moi l'Aigre (1970), Le Déterreur (1973), Ce Maroc ! (1975). Son dernier recueil de poèmes, Mémorial, parut au Cherche midi éditeur en 1991. Mohammed Khair-Eddine retourna au Maroc en 1993, où il mourut deux ans plus tard, à Rabat le 18 novembre 1995 jour de l'indépendance.

2. Qui est Moubarak OUSSAT ?

من هو مبارك وسّاط

مبارك وسّاط كاتب وشاعر ومترجم مغربي ولد سنة 1955، ، ترجم فصولاً من كتاب رونيه شار. يقول في مقابلة مع “العربي الجديد“: “بدأت علاقتي بالترجمة وقتها. بعد ذلك ترجمتُ قصصاً لكارلوس فوينتس وألبرتو مورافيا عن الفرنسية. وترجمتُ أشعاراً لأندريه بروتون وهنري ميشو وغيرهم“.

ما لبث وسّاط أن التفت إلى مبدعين مغاربة يكتبون بالفرنسية، فكانت أول رواية ترجمها هي “المرتشي“ للطاهر بنجلون بطلب من “دار توبقال“، كما ترجم لعبد اللطيف اللعبي “شذرات من سفر تكوين منسي“، وبرز اسمه خصوصاً بترجمته لبعض أعمال الشاعر محمد خير الدين.
فعل ذلك، قبل أن يعود إلى بروتون، ويترجم روايته “نادجا“، ثم يتجه أخيراً نحو كافكا بترجمة “التحوّل“ .

ربطت وسّاط وخير الدين علاقة صداقة وثيقة. كانا يلتقيان في الرباط، وكان خير الدين يُطلع وسّاط على أفكار روايته “أسطورة وحياة أكونشيش“. يقول: “خير الدين إنسان له عالمه وتصرّفاته الخاصة، ينشر الحيوية في كل مكان. إنه ليس شاعراً أو كاتباً سوريالياً رغم أنه كتب قصيدة “رفض الدفن“ عند وفاة بروتون، عميد السوريالية. لقد تشرّب أفكار التيار الأدبي الأوروبي وبنى عليه منجزه الأدبي“.

أثار توقف وسّاط عن نشر ترجمات أعمال الكاتب المغربي الأمازيغي محمد خير الدين الكثير من التساؤلات، خصوصاً بعدما ترجم قصيدته الطويلة “غثيان أسود“، وكذلك نص “دم“ المقتبس عن روايته “أكادير“.

يفسّر قائلاً: “مسألة التوقف عن ترجمة أعمال خير الدين تعود إلى وجوب أن نجد له ناشراً. خير الدين كاتب كبير لا يعقل أن نترجم له من دون توزيع. إذا حُلّت هذه المشكلة سيسهل علي دخول المغامرة، فكثيراً ما تراودني فكرة ترجمة كتابه “حياة، وحلم، وشعب دائم في التيه“، كما أن هناك مسألة ذاتية أيضاً مرتبطة بعدم تفرّغي للترجمة على الدوام“.

3. Présentation du poème Désert (texte source) écrit par Mohammed Khair-Eddine.

Le poème intitulé désert écrit par Mohammed Khair-Eddine est le soixantième parmi les quatre-vingt-dix poèmes qui composent le recueil Résurrection des fleurs sauvages (Éditions Stouky, Rabat, 1981). Désert a été traduit du français vers l'arabe par l'écrivain, poète et traducteur Moubarak Ouassat (مبارك وسّاط)

Désert

1. Chien sauvage, très irascible, veux-tu

De mon ombre exprimer le désert douloureux ?

2. Chacal des nuits sans lune, viens danser sur la plaie

Faste des jouis furieux.

3. Je vous donne des heures contuses qui suppurent

Par le bec du corbeau.

4. Toute une ville hantée de fous déterre

Des chemins en lambeaux.

5. Mes atomes cliquettent en étoiles filantes

Dans les larmes retenues.

6. Hyènes errantes, brisez ce corps sur le poli

Des nues.

4. La traduction du poème Désert du français vers l'arabe par Moubarak Ouassat.

صحراء
1.أيها الكلب المتوحّش، الشَّديدُ النّزق، أترغبُ في التّعبير
عن صحراءِ ظلّي التي تبعث على الألم؟
2. يا ابنَ آوَى لا يظهرُ إلا خلال الليالي غيرِ المُقمرة،
تعالَ وارقُصْ على الجراح الزّاهية لنهارات الهياج.
3. أمنحكمْ ساعاتٍ مرضوضةً يَنْضَحُ
قيحُها عبر منقار الغُراب.
4. مدينةٌ مأهولة بالمجانين تنبش
طُرُقًا أصبحتْ مِزَقا.
5. ذَرّاتي تَطِنّ مثلما شُهُب
في الدّموع المَحْبوسة.
6. أيّتها الضّباعُ الهائمة، حطّمي هذا الجسد
على الصّقيلة من بين الغيوم

5. Analyse du poème

Analyse du poème

Le poème retentit dans sa totalité comme un décrochage où font résurgence Les métaphores qui obsèdent le poète. Il a tellement l'air d'un décrochage que les mots semblent s'inscrire dans leur propre dépassement et qu'un surcroît de sens vient s'y loger. L'énonciation, elle, achoppe au profit du dédouanement du Moi de sa propre fêlure. Khair-Eddine se cherche et se résout à sa propre déconstruction pour renaître en aval à sa plénitude. La déconstruction du sujet promet, en effet, une nouvelle naissance comme si la mort était un passage d'une vie moindre à une vie plus.

Le verbe se constitue sur les brisées des images de la psyché. Les fricatives sifflent tout au long de la première stance. Elles simulent, paraît-il, le vide qui se creuse dans l'être du poète. Le désarroi qui en est la suite logique est traduit par l'errance énonciative transposée poétiquement sous forme de question rhétorique rendue plus percutante par la prosopopée, laquelle est une façon de s'interroger sur sa condition et l'origine de son propre désarroi. La récurrence des isomorphismes de l'errance, de la vacuité et de la décomposition est une figuration de la mort symbolique dont le poète fait l'expérience à travers les successions des états auxquelles son être est soumis dans le cadre des tribulations subies. Le poète érige son poème en temple où il fait l'expérience de sa propre néantité. Le poème se veut, pour une large part, une matérialisation du trauma qui prend le poète en otage pour le muer en creuset de la mort. En effet, le verbe devient moyen de fouille. Le poète s'en sert pour s'écorcher, se taillader et le mue en griffes qui s'usent dans l'exploration cette anguille qui se cache sous roche.

L'agitation fait entrer dans l'espace de l'intime individuel. Au lieu d'être la promesse d'un éventuel prélassement (le lexique toponymique caractéristique de l'espace sudique, entre autres désert, faune, doit faire rentrer le poème dans la maison d'être), l'expérience poétique se constitue, tant s'en faut, comme une spatialisation d'une expérience traumatique et calque sous le mode de faux-voyant une situation de mise hors sujet. La déflagration tonale de la troisième stance (stance : groupe de vers propre à la poésie en prose) dans laquelle retentit la thématique de la décomposition (suppuration- bec du corbeau… le poète s'offre comme festin aux rapaces et aux charognards), se lit comme parasynonyme de la mort et du désistement du sujet écrasé sous le poids du sentiment de néantité qui sourd en lui.

La toponymie à laquelle se réfugie le poète n'est pas conviviale. Elle est comme telle parce qu'elle est hantée par le principe sismique (chemins en lambeaux, ville hantée…). Khair-Eddine a vécu le séisme et en a fait une esthétique dans la réécriture des résonnances de l'événement traumatique (tremblement de terre). L'expérience poétique comme archéologie organisée sur les images de la psyché est une tentative d'épingler ce rendu du réel d'où vient la morbidité de la conscience. Une sorte de transsubstantiation s'installe entre la poésie et le référent où il puise sa matière.

Le poète prend à son avantage le principe séismique comme la condition d'un nouvel ordre et fait de son poème une parole qui prophétise une nouvelle naissance. Le passage de la déconstruction apparente dans les premiers vers prélude un travail de reconstruction auquel font allusion les lueurs d'espoir que simulent le retour de l'amorphisme organisé autour la lumière (étoiles filantes, lumière, cliquettement …). Les larmes retenues ne sont rien d'autres que les buées qui couvrent l'iris pour lui offrir plus d'étincellement et de luisance.

Un tournant survient dans le poème et devient la promesse d'un nouvel éveil et un affranchissement du refoulé qui hante le poète faisant de lui le creuset d'un malaise. Il lui fait revisiter les lieux où s'originent les échancrures qui réduisent son existence à un malheur répétitif.

Le dernier vers est un procès au profit de la délivrance de ce contenu de l'imaginaire assumé comme un fardeau refusant au sujet le droit de se constituer comme étant le centre de lui-même, l'obligeant à structurer son existence sur le souvenir devenu à un moment donné un élément de pourvoyance identitaire très négatif. Sous son emprise, le moi s'annule et est contraint de s'annuler devant la suprématie de la mémoire collective qui se profile derrière l'injonction (hyène …). Le poète s'inscrit dans la décolonisation de son imaginaire pour pouvoir en aval renaître à sa plénitude narcissique départit des relents de cette mémoire collective assimilable à bien des écarts à un moyen d'agglutination de l'individuel au profit du collectif.

Le poème désert de Khair-Eddine intitulé Désert traduit Sahara (صحراء), la traduction du titre ne reflète pas le vrai sens que tend le poète surréaliste. Le désert évoque la vacuité le mystère et la déperdition, espace privilégié du surréalisme… le vide et l'imaginaire. Il serait plus éloquent et plus approprié de le traduire en (خلاء) ce mot arabe qui exprime le vide total...

La disposition du poème en langue source « le français » poème en prose en six vers ou stands adopte des rimes plates suivies.

Vers1 : douloureux / vers 2 : furieux

Vers3 : corbeau / vers 4 : tombeaux

Vers 5 : retenus/ vers 6 : nues

Les rimes se suivent dans une succession où les fricatives s'absolvent dans les semi-voyelles. Le poème s'établit ainsi comme une tentative d'étouffer les gémissements du poète, il le ramène au silence où commence peut-être une parole qui prophétise un nouvel éveil et une nouvelle naissance à soi.

Moubarak Ouassat se trouve dans l'impossibilité de reproduire les rimes ( نفس القافية) en langue cible, l'arabe (chose évidente) .

Le traducteur a choisi la traduction la plus simple voire le premier sens des mots sans trop se soucier de la profondeur et la portée des expressions et de ces mots. Khair-Eddine dans ses écrits cherche souvent à mettre le lecteur en difficulté en vue de l'impliquer et de le bousculer de son confort.

Premier vers

1. Chien sauvage, très irascible, veux-tu

De mon ombre exprimer le désert douloureux ?

.أيها الكلب المتوحّش، الشَّديدُ النّزق، أترغبُ في التّعبير 1
عن صحراءِ ظلّي التي تبعث على الألم؟

1. Au début du poème chien sauvage traduit par (الكلب المتوحش) reste une traduction littérale mot à mot or Khair-Eddine cite un chien non domestiqué qui vit à l'écart de l'homme, parmi la faune sauvage en toute liberté, l'appellation (الكلب البري) conviendrait mieux.

« Très irascible » traduit « الشديد النزق » serait plus facile à comprendre par une traduction simple الشديد الغضب »

« Mon ombre » khair-Eddine évoque son âme « روحي» « ombre dans le sens de âme روح »

“Désert douloureux“ est une métaphore ici c'est l'âme qui sent la douleur or Ouassat l'a traduit

« صحراء ظلي » au lieu « روح» et désert « صحراء » au lieu de « الخلاء »

العنوان خلاء

.1أيها الكلب البري السريع الغضب، أتريد من خلال روحي

التعبير عن الخلاء المتألم؟

Deuxième vers

2. Chacal des nuits sans lune, viens danser sur la plaie

Faste des jouis furieux.

يا ابنَ آوَى لا يظهرُ إلا خلال الليالي غيرِ المُقمرة، .2
تعالَ وارقُصْ على الجراح الزّاهية لنهارات الهياج.

Dans ce deuxième vers « chacal des nuits sans lune » le traducteur a gardé la figure de style dite ‘litote' (consiste à dire moins pour laisser entendre davantage et suscite chez le récepteur un sens plus fort que la simple énonciation de l'idée exprimée)

Mais il a changé le complément de nom par un verbe ce qui rend le vers très ‘lourd' avec deux négations « لا » « غير »

Le mot plaie est au singulier au texte source devient chez le traducteur pluriel «الجراح »

Faste traduit par الزاهية » au lieu de « العميق »

« Jouis furieux » oxymore (suscitant la surprise, exprimer l'inconcevable et crée donc une nouvelle réalité poétique) traduit de manière insignifiante « نهارات الهياج » au lieu de « الجرح العميق »

2. يا ابن آوى الليالي المقمرة تعال ارقص على الجرح

العميق للأفراح الغاضبة.

Troisième vers

3. Je vous donne des heures contuses qui suppurent

Par le bec du corbeau.

3. أمنحكمْ ساعاتٍ مرضوضةً يَنْضَحُ
قيحُها عبر منقار الغُراب

L'adjectif « contuses » traduit « مرضوضةً » ne transmet pas assez un corps en décomposition ; le mot « متورمة » de tumeur « ورم » qui est un foyer de pue « صديد وقيح » donne une image plus forte.

3. أمنحكم ساعات متورمة ينضح قيحها

عبر منقار الغراب.

Quatrième vers :

4. Toute une ville hantée de fous déterre

Des chemins en lambeaux.

4. مدينةٌ مأهولة بالمجانين تنبش
طُرُقًا أصبحتْ مِزَقا

« Toute une ville » de Khair-Eddine devient « مدينةٌ» l'adverbe « toute » est effacé lors de la traduction Ce qui amoindrit la charge du lieu décrit. « Chemins en lambeaux » devient

« طُرُقًا أصبحتْ مِزَقا » le verbe « أصبحتْ » n'est d'aucune utilité il est plus fidele de traduire

« طرقا ممزقة »

4. مدينة مسكونة بالمجانين تنبش

طرقا ممزقة.

Cinquième vers :

5. Mes atomes cliquettent en étoiles filantes

Dans les larmes retenues.

5. ذَرّاتي تَطِنّ مثلما شُهُب
في الدّموع المَحْبوسة

Le verbe cliqueter, onomatopée : (mots crées pour imiter des sons produits par des êtres animés ou des objets…) dans le poème source « cliquettent » devient « تَطِنّ » en arabe « طنين » est spécifique aux abeilles.

Le mot « تفرقع » reproduirait fidèlement le bruit d'éclatement des étoiles filantes

L'expression « Les larmes retenues » devient en langue cible «الدّموع المَحْبوسة » le mot المكبوتة

Donnerait une image psychique plus expressive.

5. ذراتي تفرقع على شكل شهب سريعة

في الدموع المكبوتة.

Sixième vers

6. Hyènes errantes, brisez ce corps sur le poli

Des nues.

6. أيّتها الضّباعُ الهائمة، حطّمي هذا الجسد
على الصّقيلة من بين الغيوم

Dans le vers « sur le poli des nues » c'est une la métonymie de l'espace céleste luisant, infini et mystérieux où l'âme erre dans la vacuité ; « le poli » c'est la brillance ou l'âme devient lumière et se confond parmi les étoiles « les nues » c'est le ciel infini et non les nuages

L'expression « porter quelqu'un aux nues » c'est l'envoyer vers le plus haut des cieux.

La traduction donc, « على الصّقيلة من بين الغيوم » reste superficielle il conviendrait mieux de dire « فوق السماء اللامعة ».

6. أيتها الضباع الهائمة حطمي ذاك الجسد

فوق السماء اللامعة.

6. Tableau de comparaison entre les deux traductions

Poème Désert de Khair-Eddine

Traduction Moubarak Ouassat

Ma traduction

Désert

1. Chien sauvage, très irascible, veux-tu

De mon ombre exprimer le désert douloureux ?

2. Chacal des nuits sans lune, viens danser sur la plaie

Faste des jouis furieux.

3. Je vous donne des heures contuses qui suppurent

Par le bec du corbeau.

4. Toute une ville hantée de fous déterre

Des chemins en lambeaux

5. Mes atomes cliquettent en étoiles filantes

Dans les larmes retenues

6. Hyènes errantes, brisez ce corps sur le poli

Des nues.

العنوان :صحراء

1.أيّها الكلب المتوحّش، الشَّديدُ النّزق، أترغبُ في التّعبيرعن صحراءِ ظلّي التي تبعث على الألم؟
2. يا ابنَ آوَى لا يظهرُ إلا خلال الليالي غيرِ المُقمرة، تعالَ وارقُصْ على الجراح الزّاهية لنهارات الهياج.
3. أمنحكمْ ساعاتٍ مرضوضةً يَنْضَحُ
قيحُها عبر منقار الغُراب.
4. مدينةٌ مأهولة بالمجانين تنبش
طُرُقًا أصبحتْ مِزَقا.


5. ذَرّاتي تَطِنّ مثلما شُهُب
في الدّموع المَحْبوسة.


6. أيّتها الضّباعُ الهائمة، حطّمي هذا الجسد
على الصّقيلة من بين الغيوم.

العنوان : خلاء

1. أيها الكلب البري السريع الغضب، أتريد من خلال روحي التعبير عن الخلاء المتألم؟

2. ياابن آوى الليالي المقمرة تعال ارقص على الجرح العميق للأفراح الغاضبة.

3. أمنحكم ساعات متورمة ينضح قيحهاعبر منقار الغراب.

4. مدينة مسكونة بالمجانين تنبش

طرقا ممزقة.

5. ذَرّاتي تفرقعت على شكل شهب سريعة

في الدموع المكبوتة.

6. أيتها الضباع الهائمة حطمي ذاك الجسد

فوق صقيلة السماء العالية.

Conclusion

Les surréalistes préconisent une poésie libérée des règles formelles, jouant sur des jeux de sonorités et des rencontres sémantiques inattendues.

Le poème de Khair-Eddine cache une vérité surréaliste qui nécessite du traducteur de cerner les spécificités du mouvement en question notamment la thématique de l'imaginaire et du rêve qui révèlent le fonctionnement réel de la pensée Khaireddinienne. C'est l'écriture automatique sous la dictée de l'inconscient.

Références

  • Khair-Eddine Mohammed, Résurrection des fleurs sauvages, Éditions Stouky et Sedki, Rabat, 1981.

  • Souheil Idriss, Al Manhal, Dictionnaire Français-Arabe, Editions Albouraq, janvier 2000.

  • Breton A., Manifestes du surréalisme, Paris: Gallimard, coll. Idées, 1967.


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