Oui trois compétences pour une simple mise en situation!


Samira Yassine (?) [2067 msg envoyés ]
Publié le:2010-02-01 00:18:25 Lu :768 fois
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Je ne remercierai jamais assez cette source intarissable de sujets aussi intéressants les uns que les autres, M.Rachid Idoubiya.
Je reviens au sujet des mises en situations. Vous avez relevé un certain nombre de justifications pédagogiques à cet exercice. Je reviendrai sur certaines d'entre elles.
Mais avant je voudrais avouer une découverte, je trouve plus de facilité à situer les extraits des œuvres du programme de 1ère année, sinon j'aurai situé de la même facilité les extraits du programme de 2ème. En me posant la question sur la raison d'une telle préférence, j'ai trouvé certaines réponses dans la réponse de M Idoubiya ci-dessus que je reprends ci-dessous :
1ère justification :
Il est question d'apprendre par cœur les passages et les garder en mémoire. Pour l'élève peut être pas à ce point mais pour le professeur oui. On travaille le même programme avec plusieurs classes et on le répète des années durant, tant que ces œuvres sont au programme. On finit par corriger les erreurs des élèves lors de la lecture sans même avoir l'œuvre sous les yeux. Mais pour qu'un enseignant maîtrise le contenu des œuvres, cela dépend de plusieurs facteurs notamment des élèves avec qui il le travaille, le résultat diffère d'une classe scientifique à une autre littéraire. J'en ai fait l'expérience et j'en fais encore avec mes élèves de la classe de 2ème année (une classe littéraire). On ne travaille pas parce qu'on n'a pas d'examen à passer là-dessus. On a beau leur expliquer qu'il n'y a pas que l'examen, en vain, Pire ils finissent par décourager le professeur si actif avec les autres classes de 1ère science à baisser les bras et se limiter à une étude superficielle de l'œuvre ou à un travail de compte rendu, se limitant à l'étude de quelques passages, pourtant si le professeur travaille le même programme avec des scientifiques de 2ème qui n'ont pas d'examen non plus, le résultat est bien meilleur. J'en conclue que pour qu'un professeur réussisse sa tache de professeur il n y a pas que le professeur mais il y a aussi les élèves avec qui il va travailler ce programme.
2ème justification :
Le correcteur est considéré comme quelqu'un qui ignore le texte. Justement il faudrait que nos académies n'envoient pas les copies à corriger aux enseignants n'ayant pas enseigné ce programme, pour la simple raison qu'ils n'ont pas forcément lu l'œuvre ce qui porte préjudice à l'élève maîtrisant bien le contenu. Il arrive qu'un professeur n'ayant aucune idée sur le programme enseigné en 1ère année, reçoive des copies à corriger alors qu'il n'a aucune idée sur l'œuvre, je le répète. Je ne lui en veux pas de ne pas lire l'œuvre il pourrait lire des œuvres bien plus intéressantes, mais je lui en veux de ne pas refuser de corriger ces copies disant tout simplement je n'enseigne pas ce programme. Vous me direz que je dramatise trop ! Pas du tout j'ai vécu des situations avec des collègues qui posent des questions sur tel ou tel nom de ce personnage ignorant totalement la relation qu'il a avec les autres personnages du texte. Si par malheur le barème est très limité dans l'indication des réponses attendues ou s'il y a une erreur dont on a laissé le soin de la correction au professeur alors l'élève est perdu, et le bon élève qui se permet des détails afin de prouver sa bonne maîtrise de l'œuvre se trouve sanctionné par un professeur qui pense qu'il n' y a aucune relation entre ses réponses et les réponses dictées par le barème.
3ème justification :
La mise en situation est une réponse à la question implicite : pourquoi ce texte a-t-il été choisi ? Pas obligatoirement ! Nos sujets laissent, des fois, à désirer au point où on regrette tant d'efforts fournis tout au long de toute une année. Des fois on se demande pourquoi avoir choisi ce sujet.
Bref, M.Idoubiya a relevé ces justifications que j'approuve globalement, puis a abordé les compétences demandées.
Pour les compétences, je me limiterai à quelques mots (bavarde que je suis). Toutes les compétences sont aussi importantes les unes que les autres mais le résultat est rédigé et si l'élève n'est pas capable de rendre par écrit ce qu'il mémorisé, le rapport entre les événements qu'il a bien décelé, s'il n'arrive pas à rédiger tout cela on ne saura rien de ce qu'il a dans la tête et on pensera qu'il n'a rien pris l'œuvre puis sa rédaction ne rend pas ce qu'il veut dire. Je crois, toutefois, que tout s'enchaîne, l'élève qui a l'une de ces compétences a sûrement les autres. Tout passe par l'assimilation du contenu de l'œuvre tout d'abord.
NB : Pour M Idoubiya : la répétition à la fin de votre dernier écrit est-il voulue ou faute d'inattention.
Continuez M Idoubiya à nous faire profiter de votre riche expérience dans le domaine de l'enseignement. Merci encore une fois.
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