Le dernier jour d'un condamné


Omar Docto () [1 msg envoyés ]
Publié le:2021-04-09 19:17:16 Lu :1035 fois
Rubrique :Lycée et Entraide scolaire  


Niveau : 1ère année Bac
Module II
Séquence 1
Activité : lecture méthodique
Support : Le Dernier Jour D’un Condamné, Victor HUGO, l’incipit
Durée : 1 heure
Objectifs : Etudier la situation initiale
Etudier la situation du narrateur par rapport à son récit
Déroulement de la séance
I-Phase d’identification:
Je désigne de deux à trois élèves pour lire l’extrait, et j’explique les mots
difficiles au fur et à mesure.
Mots difficiles proposés :
* Je fais une lecture magistrale du texte.
Je leur pose les questions suivantes
Quel est le titre de l’œuvre ? Le dernier jour d’un condamné
Quel est son auteur ? Victor Hugo
Quel est son genre ? Roman à thèse
Quelle est la thèse défendue ? l’abolition de la peine de mort
Je leur pose les questions suivantes
• Quel est le pronom personnel employé ? Je
• Est-ce que le narrateur est lui-même le personnage ? le narrateur est lui-même le personnage
• Est-ce que l’auteur est lui-même le narrateur ? l’auteur n’est pas le personnage
• Il s’agit d’un journal intime fictif ? oui
• Quels sont les indicateurs spatio-temporels ? Bicêtre
Je demande aux élèves de noter :
1. le genre de l’écriture
Il y a l’emploi du pronom personnel «je», donc le narrateur est impliqué dans ce qu’il raconte. Le narrateur est lui-même le personnage.
Le roman commence par une indication de lieu «Bicêtre» puis une indication temporelle «voici cinq semaines» ce cadre spatio-temporel permet d’inscrire l’acte d’écriture dans un temps et dans un lieu précis
Ce récit a la structure d’un journal intime; puisque le narrateur n’est pas l’auteur, donc c’est un journal intime fictif
Je leur pose les questions suivantes
2. l’énonciation
Qui parle ? Le condamné à mort
A qui parle-t-il ? A lui -même
Quand ? 5 semaines après le verdict
Où ? Bicêtre
Pourquoi ? Se parler, s’exprimer, s’extérioriser
Nous avons un récit ancré dans la situation d’énonciation par l’usage du pronom personnel «je» et le présent de narration: « j’habite, je veux…
3. Champ lexical de l’emprisonnement :
Cachots/prison/grille/soldats de gardes/fer/captif
Description de la cellule ;(sombre humide sale)
4. Les figures de style :
Personnification : Sous les larges bras des marronniers / et me secouant de ses deux mains de glace.
Gradation : Chaque jour, chaque heure, chaque minute
Comparaison : cette pensée infernale comme un spectre de plomb
Anaphore : toujours seul …, toujours glacé…toujours courbé
Métaphore : me secouant de ses deux mains de glace
Les axes de lecture
1. la situation du narrateur
 Pourquoi le narrateur commence par « condamné à mort » ? Pour définir sa situation.
 Pourquoi l’expression est-elle répétée 3 fois ? Pour insister sur son état.
 Quelles sont les expressions qu’il a utilisées pour se décrire ? je suis captif, mon corps aux fers…
la situation du narrateur: Le récit commence par « condamné à mort » le narrateur définit sa situation. Cette expression est répétée 3 fois pour insister sur son état. Ensuite, il se décrit par d’autres expressions: « Je suis captif », « mon corps est aux fers », « mon cachot »,
2. Les temps opposés
Quels sont les deux temps opposés ? Le passé et le présent
Quels sont les indicateurs de chaque temps ? Autrefois, et maintenant
Que fait-il le narrateur tout en évoquant le passé et le présent ? il oppose sa vie actuelle à celle d’avant.
Quels sont les arguments qui montrent que le condamné est obsédé par une seule idée ?
 « Condamné à mort ! Voilà cinq semaines que j'habite avec cette pensée, toujours seul avec elle, toujours glacé de sa présence, toujours courbé sous son poids ! »
 « Quoi que je fasse, elle est toujours là, mes rêves sous la forme d'un couteau »
 « Je viens de m'éveiller en sursaut. a murmuré à mon oreille : - Condamné à mort ! »
L’emprise de l’idée « condamné à mort »
Le narrateur déclare qu’il est « en prison dans une idée »: condamné à mort. Cette idée est qualifiée par les adjectifs suivants: » horrible, sanglante, implacable, infernale »Le condamné semble une proie de cette pensée. Il décrit sa situation par « misérable, son sommeil convulsif, il sursaute » donc il vit dans la terreur et la peur. L'utilisation de l'expression « quoi que je fasse » montre l'impossibilité pour le narrateur de se débarrasser de cette pensée. Il la compare d'ailleurs à un « spectre de plomb », le suivant dans tous ses pas, dans tous ses gestes... Le plomb traduit aussi la lourdeur de cette pensée : c'est un poids insoutenable, dont le narrateur souhaiterait pouvoir s'alléger. Hugo procède à une personnification de la mort : « seule et jalouse » ; « face-à-face avec moi » ; « me secouant de ses deux mains » ; « Elle se glisse …, se mêle…, se colle… m’obsède…, épie… et reparait… ». La mort est une amie fidèle, qui monopolise son esprit et qui ne compte pas le laisser seul. Ici, Hugo donne presque à la mort les traits d'une femme jalouse qui souhaiterait que son amant reste à jamais seul avec elle...
Synthèse
L’incipit de ce roman présente la nature de l’écriture, de l’état du personnage narrateur et le cadre spatio-temporel de ce journal intime. C’est un monologue rédigé d’un condamné à mort qui s’extériorise. Cette condamnation est plus une incarcération psychique que physique puisqu’il insiste sur l’état de son esprit emprisonné dans une seule idée.


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