La ficelle (lecture)


ElKiram Simohammed (Prof) [4 msg envoyés ]
Publié le:2022-10-29 10:08:11 Lu :335 fois
Rubrique :Projets, lectures et évaluations  


La ficelle : Passage :(La nouvelle se répandit...du soupçon)
Objectifs :-reconnaître la technique du rebondissement dans une narration.
-analyser l'effet psychologique de l'accusation sur le personnage.
-faire noter comment un objet de peu d'importance (ficelle) se transforme en situation tragique.

a -Situation du passage : le portefeuille perdu a été trouvé.
Le texte raconte l'effet bénéfique du fait que le portefeuille a été trouvé, mais ce triomphe va être nuancé lorsque les gens ne vont pas croire Hauchecorne. Ce qui déclenchera chez lui la déception et l'indignation.
d- Découpage en mouvements: on peut découper ce texte en 3 unités de sens :
1-(la nouvelle…il était tranquille) : le faux triomphe de Hauchecorne.
-le narrateur « se joue » de son lecteur : tout laisse penser que l'affaire est close, or, un rebondissement est mis en marche : bien que le portefeuille soit retrouvé, maître Hauchecorne a la malchance de ne rencontrer que les « incrédules ».
-le fait de raconter son histoire devient une obsession /une monomanie pour le personnage. (Remarquer la répétition de ce verbe et ses variantes : parler, narrer –histoire, récit, aventure…). Cette idée est renforcée par le triple emploi du participe présent : « Il allait, arrêté par tous, arrêtant ses connaissances, recommençant sans fin son récit et ses protestations, montrant ses poches retournées…».
-les mentions du temps laisse croire que c'est interminable (cf. le mythe de Sisyphe) : la nuit, le jour, le soir, tout le jour, le mardi de l'autre semaine, le lendemain, vers une heure de l'après-midi, …
2-(et pourtant ….l'affaire) naissance d'un malaise (d'un soupçon) chez Hauchecorne.
-noter la valeur oppositive du coordonnant « et ».
-le doute : réaction apparente des interlocuteurs : «on avait l'air, on ne paraissait pas convaincu, il lui semblait »
-L'emploi des formes élidées « C'qui m'faisait » et syncopées « r'porte » garde au dialogue la saveur du parler local.
3- (Un maquignon de Montivilliers lui cria la fin) : le soupçon élucidé.
(Un maquignon : marchand de bestiaux malhonnête). « Quelque chose le gênait… » : on part du général au plus précis. C'est le 3ème personnage qui va éclaircir la situation pour Hauchecorne en lui expliquant clairement : « y en a qui trouve et y en a un qui r'porte »
Ce qui entraîne successivement chez lui : la déception - le délire -l'agonie- la mort.
- utilisation du point de vue interne : perception déformée du réel.
-Outils de la langue : La voix passive.
-Lexique : Les substituts du nom et leur évolution vers la perte d'identité. Les verbes modalisateurs.
-L'anaphore « il » mime la répétition maladive du geste du personnage :
« Il comprenait enfin. On l'accusait d'avoir fait reporter le portefeuille par un compère, par un complice. Il voulut protester. Toute la table se mit à rire. Il ne put achever son dîner et s'en alla, au milieu des moqueries. Il rentra chez lui, honteux … »
La forme même du texte (plusieurs alinéas courts) semblent dire combien le personnage est désorienté, complètement désemparé. Il est dans une situation à la fois comique et tragique* . Plus il tente de prouver son innocence plus il s'enfonce dans le piège du groupe. Il est la risée de tout le monde car les autres ne veulent que le taquiner pour s'amuser de lui.
-Faire noter le procédé de la gradation dans le dernier paragraphe :
« honteux – indigné- étranglé par la colère - atterré - innocence impossible - frappé au cœur par l'injustice du soupçon. »
e- Conclusion
-l'importance de ce texte dans la nouvelle : l'évolution affective du personnage
-la morale du conte – « Y a rien qui vous nuit comme d'être en réprobation pour une menterie. »
-le mensonge pèse tellement sur le personnage : insistance : « dire, raconter, parler…).
-Sur le plan philosophique, cette scène montre la cruauté de l'Homme et son agressivité.
-Maupassant est influencé par Schopenhauer (1788-1860), philosophe allemand pessimiste. “la passion amoureuse est une ruse de la nature pour assurer le salut de l'espèce“.
* -on peut faire photocopier par les élèves une fiche technique sur les principaux tons d'un texte littéraire, appelés aussi registres : comique, tragique, fantastique, pathétique…


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