Incipit 6 ou comment construire du sens..


Idoubiya Rachid (Inspecteur) [1311 msg envoyés ]
Publié le:2012-05-20 12:04:48 Lu :1982 fois
Rubrique :Lycée et Entraide scolaire  


Règle 6 L'entrée par le genre et par le registre peut servir à la construction du SENS.

Le texte 1

 LE PROLOGUE

   Voilà. Ces personnages vont vous jouer l'histoire d'antigone. Antigone, c'est la petite maigre qui est assise là-bas, et qui ne dit rien. Elle regarde droit devant elle. Elle pense. Elle pense qu'elle va être Antigone tout à l'heure, qu'elle va surgir soudain de la maigre jeune fille noiraude et renfermée que personne ne prenait au sérieux dans la famille et se dresser seule en face du monde, seule en face de Créon, son oncle, qui est le roi. Elle pense qu'elle va mourirqu'elle est jeune et qu'elle aussi, elle aurait bien aimé vivre. Mais il n'y a rien à faire. Elle s'appelle Antigone et il va falloir qu'elle joue son rôle jusqu'au bout… Et, depuis que ce rideau s'est levé, elle sent qu'elle s'éloigne à une vitesse vertigineuse de sa sœur Ismène, qui bavarde et rit avec un jeune homme, de nous tous qui sommes la bien tranquille à la regarder, de nous qui n'avons pas à mourir ce soir.
    Le jeune homme avec qui parle la blonde, la belle, l'heureuse Ismène, c'est Hémon, le fils de créon. Il est le fiancé d'antigone. Tout le portait vers Ismène : son goût de la danse et de jeux, son goût du bonheur et de la réussite, sa sensualité aussi car Ismène est bien plus belle qu'Antigone, et puis un soir, un soir de bal ou il n'avait dansé qu'avec Ismène, un soir ou Ismène avait été éblouissante dans sa nouvelle robe, il a été trouvé Antigone qui rêve dans un coin, comme en ce moment, ses bras entourant ses genoux, et il lui a demandé d'être sa femme.

Le texte 2

LE CHŒUR  

     C’est propre, la tragédie. C’est reposant, c’est sûr… Dans le drame, avec ces traîtres, avec ces méchants acharnés, cette innocence persécutée, ces vengeurs, ces terre-neuve, ces lueurs d’espoir, cela devient épouvantable de mourir, comme un accident. On aurait peut-être pu se sauver, le bon jeune homme aurait peut-être pu arriver à temps avec les gendarmes. Dans la tragédie on est tranquille. D’abord, on est entre soi. On est tous innocents en somme! Ce n’est pas parce qu’il y en au un qui tue et l’autre qui est tué. C’est une question de distribution. Et puis, surtout c’est reposant, la tragédie, parce qu’on sait qu’il n’y a plus d’espoir, la sale espoir; qu’on est pris, qu’on est enfin pris comme un rat, avec tout le ciel sur son dos, et qu’on n’a plus qu’à crier, _ à gueuler à pleine voix ce qu’on avait à dire, qu’on n’avait jamais dit et qu’on ne savait peut-être même pas encore. Et pour rien; pour se le dire à soi, pour l’apprendre, soi. Dans le drame, on se débat parce qu’on espère en sortir. C’est ignoble, c’est utilitaire. Là, c’est gratuit. C’est pour les rois. Et il n’y a plus rien à tenter, enfin!  

- Lectures préliminaires/lectures observation:

- L'entrée par le registre:

- L'entrée par rôle et fonction du choeur: 

Nb- C'est tout! 

Remarque: Plan

Introduction

Développement:

1- Le registre:

- Le tragique: (c'est l'irréversible!) 

- Les personnages: (les rapports)

2- Rôle et place du choeur: 

- Explication/comparaison: ( tragédie/drame)

- Le genre du langage: (niveau de langue)

Conclusion: effet de sens et visée: ( Interprétations faites essentiellement par les élèves à l'aide de l'enseignant)
 
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