Fiche de langue t.c " le champ lexical "


BAKANNI Nabil (Prof) [2 msg envoyés ]
Publié le:2020-02-12 00:41:12 Lu :433 fois
Rubrique :Espace enseignants  
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Professeur : Nabil BAKANNI
Niveau : Tronc commun
Objectif : Identifier et employer les champs lexicaux.
Support : Extrait de ‘’Aux champs’’
Déroulement de la séance :
Les deux chaumiÚres étaient cÎte à cÎte, au pied d'une colline, proches d'une petite ville de bains. Les deux paysans besognaient dur sur la terre inféconde pour élever tous leurs petits. Chaque ménage en avait quatre. Devant les deux portes voisines, toute la marmaille grouillait du matin au soir. Les deux aßnés avaient six ans et les deux cadets quinze mois environ ; les mariages et, ensuite les naissances, s'étaient produits à peu prÚs simultanément dans l'une et l'autre maison.
Les deux mĂšres distinguaient Ă  peine leurs produits dans le tas ; et les deux pĂšres confondaient tout Ă  fait. Les huit noms dansaient dans leur tĂȘte, se mĂȘlaient sans cesse ; et, quand il fallait en appeler un, les hommes souvent en criaient trois avant d'arriver au vĂ©ritable.
La premiÚre des deux demeures, en venant de la station d'eaux de Rolleport, était occupée par les Tuvache, qui avaient trois filles et un garçon ; l'autre masure abritait les Vallin, qui avaient une fille et trois garçons.
Tout cela vivait pĂ©niblement de soupe, de pomme de terre et de grand air. A sept heures, le matin, puis Ă  midi, puis Ă  six heures, le soir, les mĂ©nagĂšres rĂ©unissaient leurs mioches pour donner la pĂątĂ©e, comme des gardeurs d'oies assemblent leurs bĂȘtes. Les enfants Ă©taient assis, par rang d'Ăąge, devant la table en bois, vernie par cinquante ans d'usage. Le dernier moutard avait Ă  peine la bouche au niveau de la planche. On posait devant eux l'assiette creuse pleine de pain molli dans l'eau oĂč avaient cuit les pommes de terre, un demi-chou et trois oignons ; et toute la lignĂ©e mangeait jusqu'Ă  plus faim. La mĂšre empĂątait elle-mĂȘme le petit. Un peu de viande au pot-au-feu, le dimanche, Ă©tait une fĂȘte pour tous, et le pĂšre, ce jour-lĂ , s'attardait au repas en rĂ©pĂ©tant : "Je m'y ferais bien tous les jours".
1- Observation / DĂ©couverte :
-Lecture de l’extrait
-Quels sont les personnages présentés dans le texte ?
-Quel est le type de texte ?
-Relevez des mots appartenant au mĂȘme domaine, Ă  la mĂȘme notion.
- Quelle est la classe grammaticale de chaque mot ?
- Comment appelle-t-on cette notion ?
2- Conceptualisation :
Un champ lexical est donc un ensemble de mots qui se rapportent Ă  un mĂȘme thĂšme, Ă  une mĂȘme notion. L’étude d’un champ lexical permet notamment de trouver le thĂšme principal (ou les thĂšmes principaux) d’un texte.
-Les mots qui forment un champ lexical appartiennent à différentes classes grammaticales
- On peut trouver plusieurs champs lexicaux dans un mĂȘme texte et un mĂȘme mot peut appartenir Ă  plusieurs champs lexicaux.
Exemples :
- Les termes briller, Ă©clairer, Ă©clat, lampe, scintillant, soleil appartiennent au champ lexical de la lumiĂšre.
- Les termes cadavre, dĂ©funt, funĂšbre, s’éteindre, tombeau, trĂ©pas appartiennent au champ lexical de la mort.
3- Application :
Repérez les champs lexicaux contenus dans le texte ci-dessous :
« Qui rend donc la blonde Edwige si triste ? que fait-elle assise à l'écart, le menton dans sa main et le coude au genou, plus morne que le désespoir, plus pùle que la statue d'albùtre qui pleure sur un tombeau ?
Du coin de sa paupiĂšre une grosse larme roule sur le duvet de sa joue, une seule, mais qui ne tarit jamais ; comme cette goutte d'eau qui suinte des voĂ»tes du rocher et qui Ă  la longue use le granit, cette seule larme, en tombant sans relĂąche de ses yeux sur son cƓur, l'a percĂ© et traversĂ© Ă  jour.
HĂ©las ! HĂ©las ! La pauvre Edwige a le cƓur percĂ© des sept glaives de la douleur ; un terrible secret pĂšse sur son Ăąme. Il y a quelque mois, un Ă©tranger est venu au chĂąteau ; il faisait un terrible temps cette nuit-lĂ  : les tours tremblaient dans leur charpente, les girouettes piaulaient, le feu rampait dans la cheminĂ©e, et le vent frappait Ă  la vitre comme un importun qui veut entrer.
L'étranger était beau comme un ange, mais comme un ange tombé ; il souriait doucement et regardait doucement, et pourtant ce regard et ce sourire vous glaçaient de terreur et vous inspiraient l'effroi qu'on éprouve en se penchant sur un abßme. Une grùce scélérate, une langueur perfide comme celle du tigre qui guette sa proie, accompagnaient tous ses mouvements ; il charmait à la façon du serpent qui fascine l'oiseau. »
Théophile Gautier, Le chevalier double
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