Fiche de langue t.c " le champ lexical "


BAKANNI Nabil (Prof) [2 msg envoyés ]
Publié le :2020-02-12 00:41:12 Lu :88 fois
Rubrique :Espace enseignants  


Professeur : Nabil BAKANNI
Lycée qualifiant : Zarktouni Tanant
Niveau : Tronc commun
Activité : Langue
Durée : 1heure
Objectif : Identifier et employer les champs lexicaux.
Support : Extrait de ‘’Aux champs’’
Déroulement de la séance :
Les deux chaumières étaient côte à côte, au pied d'une colline, proches d'une petite ville de bains. Les deux paysans besognaient dur sur la terre inféconde pour élever tous leurs petits. Chaque ménage en avait quatre. Devant les deux portes voisines, toute la marmaille grouillait du matin au soir. Les deux aînés avaient six ans et les deux cadets quinze mois environ ; les mariages et, ensuite les naissances, s'étaient produits à peu près simultanément dans l'une et l'autre maison.
Les deux mères distinguaient à peine leurs produits dans le tas ; et les deux pères confondaient tout à fait. Les huit noms dansaient dans leur tête, se mêlaient sans cesse ; et, quand il fallait en appeler un, les hommes souvent en criaient trois avant d'arriver au véritable.
La première des deux demeures, en venant de la station d'eaux de Rolleport, était occupée par les Tuvache, qui avaient trois filles et un garçon ; l'autre masure abritait les Vallin, qui avaient une fille et trois garçons.
Tout cela vivait péniblement de soupe, de pomme de terre et de grand air. A sept heures, le matin, puis à midi, puis à six heures, le soir, les ménagères réunissaient leurs mioches pour donner la pâtée, comme des gardeurs d'oies assemblent leurs bêtes. Les enfants étaient assis, par rang d'âge, devant la table en bois, vernie par cinquante ans d'usage. Le dernier moutard avait à peine la bouche au niveau de la planche. On posait devant eux l'assiette creuse pleine de pain molli dans l'eau où avaient cuit les pommes de terre, un demi-chou et trois oignons ; et toute la lignée mangeait jusqu'à plus faim. La mère empâtait elle-même le petit. Un peu de viande au pot-au-feu, le dimanche, était une fête pour tous, et le père, ce jour-là, s'attardait au repas en répétant : "Je m'y ferais bien tous les jours"
1- Observation / Découverte :
-Lecture de l’extrait
-Quels sont les personnages présentés dans le texte ?
-Quel est le type de texte ?
-Relevez des mots appartenant au même domaine, à la même notion.
- Quelle est la classe grammaticale de chaque mot ?
- Comment appelle-t-on cette notion ?
2- Conceptualisation :
Un champ lexical est donc un ensemble de mots qui se rapportent à un même thème, à une même notion. L’étude d’un champ lexical permet notamment de trouver le thème principal (ou les thèmes principaux) d’un texte.
-Les mots qui forment un champ lexical appartiennent à différentes classes grammaticales
- On peut trouver plusieurs champs lexicaux dans un même texte et un même mot peut appartenir à plusieurs champs lexicaux.
Exemples :
- Les termes briller, éclairer, éclat, lampe, scintillant, soleil appartiennent au champ lexical de la lumière.
- Les termes cadavre, défunt, funèbre, s’éteindre, tombeau, trépas appartiennent au champ lexical de la mort.
3- Application :
Repérez les champs lexicaux contenus dans le texte ci-dessous :
« Qui rend donc la blonde Edwige si triste ? que fait-elle assise à l'écart, le menton dans sa main et le coude au genou, plus morne que le désespoir, plus pâle que la statue d'albâtre qui pleure sur un tombeau ?
Du coin de sa paupière une grosse larme roule sur le duvet de sa joue, une seule, mais qui ne tarit jamais ; comme cette goutte d'eau qui suinte des voûtes du rocher et qui à la longue use le granit, cette seule larme, en tombant sans relâche de ses yeux sur son cœur, l'a percé et traversé à jour.
Hélas ! Hélas ! La pauvre Edwige a le cœur percé des sept glaives de la douleur ; un terrible secret pèse sur son âme. Il y a quelque mois, un étranger est venu au château ; il faisait un terrible temps cette nuit-là : les tours tremblaient dans leur charpente, les girouettes piaulaient, le feu rampait dans la cheminée, et le vent frappait à la vitre comme un importun qui veut entrer.
L'étranger était beau comme un ange, mais comme un ange tombé ; il souriait doucement et regardait doucement, et pourtant ce regard et ce sourire vous glaçaient de terreur et vous inspiraient l'effroi qu'on éprouve en se penchant sur un abîme. Une grâce scélérate, une langueur perfide comme celle du tigre qui guette sa proie, accompagnaient tous ses mouvements ; il charmait à la façon du serpent qui fascine l'oiseau. »
Théophile Gautier, Le chevalier double

Sujets similaires
Fiche pédagogique - langue - le dialogue dans le récit
Fiche langue collège
Fiche langue : les figures d'insistance - candide



InfoIdentification nécessaire
Identifiant :
Passe :
Inscription
Connexion avec Facebook
Mot de passe oublié

confidentialite