Didactique : séquence dédiée à l'étude des ouvertures de roman


ElKorchi Nasreddine (Etudiant(e)) [1 msg envoyés ]
Publié le:2020-11-16 09:35:37 Lu :473 fois
Rubrique :Etudes littéraires et questions pédagogiques  
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École Normale Supérieure Rabat EL KORCHI Nasreddine

FMEF/S4 FMEF/S4

Module :

Initiation à la didactique

Une séquence dédiée à l'étude des ouvertures de roman


La classe cible : Une Terminale

Durée envisagée : 8 Heures

Objectif général : Étudier l'ouverture d'un Roman

Supports :

André Malraux, La condition humaine, 1933

Youssef Saïdi, Les dents de l'amour, 2020

Vue d'ensemble

Le projet séquentiel concernant l'ouverture d'un roman s'articule autour six séances :

*la première partie concerne l'analyse l'incipit du roman d'André Malraux intitulé La condition humaine. (4h)

Dans le cadre d'une activité de lecture (2h), on commencera d'abord avec une partie théorique qui concerne les caractéristiques de l'incipit du roman. Par la suite, on abordera les particularités de l'incipit du roman d'Andrés Malraux, La condition humaine.

Ensuite, une séance de langue (1h) sera consacrée au discours indirect libre en se basant sur des exemples tirés du support.

Enfin, lors de la 3ème séance (Production écrite/1h), nous essayerons de se concentrer sur les techniques narratives du récit, la description des lieux et des personnages afin de construire une vision générale sur l'œuvre.

*La deuxième partie s'articulera sur l'incipit du roman de Youssef Saïdi,Les dents de l'amour. On essayera lors d'une activité de lecture (2h) de dégager ses caractéristiques et caractérisations, en faisant une comparaison avec l'incipit du roman d'André Malraux.

Le deuxième cours de langue (1h) sera consacré au temps de récit.

La dernière séance (Expression orale/1h), sera un exposé présenté par un groupe d'élèves, cette séance constituera une opportunité pour les étudiants à la fois de connaitre plus en détails la littérature marocaine d'expression française et de développer leurs compétences orales en français.




Intitulé de la séquence : Une étude des ouvertures de roman

Niveau : une Terminale

Activité : Lecture Durée: 2 heures

Séance: l'étude d'un incipit de roman

Compétence visée : Étudier l'ouverture d'un Roman

Objectif :

Initier les élèves à :

Reconnaitre les caractéristiques de l'incipit.

Relever les caractéristiques de la description du cadre spatio-temporel et des personnages.

Prérequis: l'élève doit au préalable connaitre :

Le roman comme genre littéraire. [Les étudiants d'une Terminale ont déjà étudié en 1ère année de baccalauréat deux romans à savoir, La boîte à merveille d'Ahmed Sefrioui (un roman autobiographique) et Le dernier jour d'un condamné de Victor Hugo (un roman à thèse)].

Les procédés de la description.

Les types de focalisation.

Support : l'incipit de La condition humaine d'Andrés Malraux

La phase dialoguée :

Après une Lecture (magistrale et silencieuse).

Une mise en situation :

-Rappel qui doit être sur les composantes de l'incipit.

L'identification de texte :

Situation du texte : Ce texte est extrait de La condition humaine d'Andrés Malraux .Il s'agit de l'incipit (pages d'ouverture) où le narrateur présente les personnages et le cadre spatio-temporel.

La classe est interrogée sur le Type du texte : texte narratif descriptif.

Puis, sur la Situation d'énonciation :

-Qui parle ?

Le texte est écrit à la troisième personne du singulier. Les choses sont vues à travers le regard de Tchen.

-A qui ? Au lecteur.

-De quoi ?

Tchen, un jeune qui s'apprête à tuer un trafiquant d'armes.

- Quand ?

Le 21 mars 1927, Minuit et demi.

-Où ?

C'est imprécis mais on peut déduire que c'est un milieu urbain (Buildings, Klaxons...).


Problématique :

Quelles sont les fonctions de cet incipit ?

Annonce du plan :

Nous soulignerons dans une première partie les particularités de cet incipit, puis dans une deuxième partie l'effet de contraste qui s'étale sur plusieurs niveaux.

I. les particularités de cet incipit :
1. Un début « in medias res » :

Le lecteur se trouve déjà en plein milieu de l'action, or « in medias res » du latin signifiant littéralement « au milieu des choses », on ne sait pas ce qui s'est passé avant. Sans explication, le lecteur se trouve témoin d'une scène qui commence par deux interrogations :

« Tchen tenterait-il de lever la moustiquaire ? Frapperait-il au travers ?», Cette forme de discours indirect libre montre l'intériorité du personnage de Tchen confronté à un choix.

Ce début contribue à crée une ambiance de suspens qui favorise la participation du lecteur à élaborer le sens de l'œuvre, un choix très particulier afin de stimuler la collaboration herméneutique du lecteur.

2. L'ancrage spatio-temporel :

L'extrait commence par une indication temporelle bien précise : « Première partie 21 mars 1927 Minuit et demi. », alors que le lieu est imprécis, la scène se déroule dans une chambre ou il est question d'une moustiquaire : « Tchen tenterait-il de lever la moustiquaire ? »,

le narrateur ne nous donne que des indices : « buildings », le bruit de klaxons et « embarras de voiture » à minuit et demi (ligne 10). Nous sommes donc dans une grande ville.

Bien que la date et l'heure soient données avec précision, l'usage de l'imparfait descriptif (« tordait », « connaissait », « était », « venait », « découvrait », « attendait », etc.) permet de donner une impression de ralenti, comme si le temps s'était arrêté (« le temps n'existait plus »).

3.le point de vue narratif :

Les choses sont vues à travers le regard de Tchen, une focalisation interne qui permet au lecteur de voir ce que Tchen voit, de s'identifier peut-être et d'éprouver, dans une certaine mesure, ce que Tchen ressent. On doit signaler que le point de vue est d'abord externe :

« Tchen tenterait-il de lever la moustiquaire ? Frapperait-il au travers ? ».

Le texte est écrit à la troisième personne du singulier, même-si la vois du personnage n'est pas toujours distincte de celle du narrateur. De même, une série de personnification « L'angoisse lui tordait l'estomac » (ligne 2) ; « La seule lumière venait du building voisin : un grand rectangle d'électricité pâle, coupé par les barreaux de la fenêtre dont l'un rayait le lit juste au-dessous du pied comme pour en accentuer le volume et la vie » (lignes 6-7) ce qui montre l'état du personnage : Tchen, déformé par l'angoisse.

Transition : l'incipit in medias res de La Condition humaine crée un effet de suspense et marque un certain contraste à la fois au niveau de l'encrage spatio-temporel et de psychologie du personnage.

II. Le jeu sur les contrastes :
1. Une opposition entre l'intérieur et l'extérieur :

Le début du texte est construit sur une opposition entre l'intérieur : une chambre sombre et l'extérieur : la ville avec ses bruits de klaxons, ses embarras automobiles, ses lumières électriques...

Les bruits et les lumières artificielles provenant du monde extérieur pénètrent à l'intérieur de la chambre, mais les deux mondes sont étrangers l'un à l'autre : « il y avait encore des embarras de voitures, là-bas, dans le monde des hommes... » (lignes 10-11).

Cette phrase suggère que Tchen ne se sent déjà plus appartenir au « monde des hommes » dont l'acte qu'il s'apprête à accomplir va le couper définitivement.

2. Une scène entre stabilité et mouvement :

L'emploi de l'imparfait, temps du récit évoquant des actions à durée indéterminée de second plan, contribue à créer un effet de ralentissement du temps : « il se retrouva en face de la tache molle de mousseline et du rectangle de lumière, immobiles dans cette nuit où le temps n'existait plus. » (Lignes 12-13).

Les passés simples : « quatre klaxons grincèrent à la fois. » (Ligne 18) ; « La vague de vacarme retomba » (ligne 10) ; « il se retrouva en face de la tache molle de la mousseline (ligne 12) ; « il lâcha le rasoir » (ligne 25) ; « il fit passer (le couteau) dans sa main droite (ligne 26) ; « il éleva légèrement le bras droit (ligne 27) ... ne font pas avancer l'action, mais produisent au contraire un effet de ralenti.

L'utilisation de l'imparfait crée un effet d'étirement du temps, tandis que les passés simples ne servent pas à faire avancer l'action, mais à produire un effet de ralenti.

3. Un débat intérieur et des sentiments contradictoires :

Le passage à l'acte semble si difficile pour Tchen, c'est sans doute parce qu'il est agité de sentiments contradictoires, et nous assistons à son débat intérieur. Tchen est venu dans cette chambre dans un but précis : « il le tuerait ». C'est un objectif qui semble mûrement réfléchi (« il connaissait sa propre fermeté ») et qui relève de l'impératif, du devoir : « cet homme devait mourir », « cet homme qu'il devait frapper ». La mort du dormeur est nécessaire à la révolution, et il tente de se concentrer sur cette idée (« Il se répétait que cet homme devait mourir »). Mais ce sentiment de devoir est contrebalancé par l'horreur de l'acte : « cet homme qu'il devait frapper sans qu'il se défendît », « jusqu'à la nausée ».

Le fait qu'il soit endormi empire encore les choses : en assassinant un homme sans lui laisser la possibilité de se défendre, il agit avec lâcheté, ce qui provoque en lui un certain malaise traduit par cette sorte d'aphorisme : « Assassiner n'est pas seulement tuer ».

Conclusion : Cet incipit est très particulier : un début « in medias res », un mélange de précision et d'imprécision et un point de vue narratif interne qui permet au lecteur de se mettre à la place du personnage. Le texte est fondé sur une série d'oppositions entre l'extérieur et l'intérieur, le bruit et le silence. Le lecteur ressent les états d'âme de Tchen : ses hésitations, son angoisse, ses scrupules. Il est également témoin de son évolution au cours de la scène.

Prolongement :

La classe essayera d'exploiter leurs acquis lors de cette séance pour préparer la prochaine séance de lecture qui sera consacrée à l'étude de l'incipit du roman de Youssef Saïdi intitulé Les dents de l'amour.

-Youssef Saïdi, Les dents de l'amour, 2020




Intitulé de la séquence : Une étude des ouvertures de roman

Niveau : une Terminale

Activité : langue Durée: 1 heure

Séance: Le discours indirect libre

Compétence visée : Connaître les caractéristiques du discours indirecte libre

Objectif :

Initier les élèves à :

Identifier les caractéristiques du discours indirect libre.

Connaître les fonctions du discours indirect libre.

Prérequis: l'élève doit au préalable connaitre :

Les caractéristiques du discours direct et celles du discours indirect.

Support : des phrases tirées de l'incipit du roman d'André Malraux La condition humaine

« Tchen tenterait-il de lever la moustiquaire ? Frapperait-il au travers ? ». (Ligne 1, Page : 1)

La phase dialoguée :

Après la phase de L'Observation, la classe est interrogée sur la particularité de ces deux interrogations, en faisant une comparaison avec les caractéristiques à la fois du discours direct et du discours indirect.

-L'absence du verbe introducteur, des guillemets ou de tirets.

- Il conserve du discours indirect les temps du récit et la troisième personne et du discours directles points d'exclamation et d'interrogation.

Traces écrites : Le discours indirect libre (ou style indirect libre)

Le discours indirect libre reprend certaines caractéristiques du discours direct et certaines caractéristiques du discours indirect.

Élodie était surprise. Quoi ? Paul irait au cinéma sans elle ?

Caractéristiques du discours indirect libre

Il n'y a pas de verbe introducteur de parole.

Le discours indirect libre conserve du discours direct les points d'exclamation et d'interrogation, les mots marqueurs d'oralité. Il conserve du discours indirect l'absence de guillemets ou de tirets, les temps du récit et la troisième personne.

Le discours indirect libre permet d'accéder directement aux pensées d'un personnage :

Il peut également avoir pour fonction de brouiller les voix, puisque dans certains passages au discours indirect libre, le lecteur ne peut distinguer qui parle : le narrateur ou le personnage ?

Prolongement :

Vous allez essayer d'exploiter les caractéristiques du discours indirect libre lors de prochaine séance qui sera consacrée à une production écrite.




Intitulé de la séquence : Une étude des ouvertures de roman

Niveau : une Terminale

Activité : Production écrite Durée: 1 heure

Séance: Rédaction d'une scène

Compétence visée : Pouvoir décrire un lieu

Objectif :

Initier les élèves à :

Identifier les caractéristiques du discours indirect libre.

Connaître les fonctions du discours indirect libre.

Prérequis: l'élève doit au préalable connaitre :

Les caractéristiques du discours direct et celles du discours indirect.

Sujet : À la lumière de votre étude de l'incipit de La condition humaine, le narrateur décrit un enfermement. Vous élaborez un texte dans lequel vous décrivez un lieu fermé en partant de votre quotidien ou d'un film que vous avez déjà vu.

La phase dialoguée :

Les étudiants doivent procéder d'une démarche qui vise à : -Décrire des personnages réunis dans un lieu (café, restaurant, train, avion, bibliothèque, etc.)

- Identifier le motif de leur présence dans ce lieu ;
- Faire le portrait physique, psychologique et moral de chaque personnage.

La rédaction :

Dans un bus...

Enfin une place libre ! Depuis qu'il est monte dans ce bus bonde comme un boutonneux, il bataille pour trouver un passage dans les halls suffocants. Occupe ! Occupe !

Il peut enfin poser séant et bagages. Une place dans le coin. Le compte y est maintenant. Et la chaleur, et la puanteur. Il s'éponge le front, nettoie les lunettes, ajuste la pupille, place dans l'objectif les trois visages sur la banquette d'en face. Rien de mieux que d'observer son prochain, pour se calmer.

Le regard se colle a la dame qui dort. Les deux autres, un vieux et un jeune, veillent, pour le moment.

Le front en sueur, les sourcils épais, insigne avantage, barraient le passage aux gouttes qui tomberaient, si elles pouvaient, droit sur cette poitrine, relief infini dans une géographie imprécise a laquelle seules les mains offraient quelque contour. La droite, posée sur la cuisse, la gauche tenait le sac. Les doigts, pleins a gémir, luttaient contre les bagues jaunes qui les étranglaient. Le tout, une montgolfière, entait couvert de l'une de ces djellabas ou un peuple logerait. Des cheveux on ne voyait que la frange accidentelle déjà imbibée. Au-dessus des lèvres grasses, mi-closes, le duvet presque noir a l'ombre des narines que le souffle lourd dilatait.

Un téléphone rugit. La dame sursaute, se rend compte qu'elle dormait, s'excuse, fouille, paniquée, dans son sac. Une de ses épaules balaie le visage du voisin, l'autre cogne la vitre. Son “désole“ dit, repris, douloureusement, sincèrement, dévoile les dents en or de ces femmes en voie de disparition.

La tempête apaisée, elle range le portable. Il n'avait pas sonné. “Allô ?“ ; la voix fluette du jeune auprès de la porte démarre...

Prolongement :

La rédaction de la suite de cette ouverture d'histoire ou une autre ouverture qui appartient à un autre genre littéraire, tout en adoptant les techniques étudiées en classe lors des séances de lecture et de langue.




Intitulé de la séquence : Une étude des ouvertures de roman

Niveau : une Terminale

Activité : Lecture Durée: 2 heures

Séance: l'étude d'un incipit de roman

Compétence visée : Étudier l'ouverture d'un roman marocain d'expression française

Objectif :Initier les élèves à :

Étudier les particularités de l'incipit.

Définir la fonction de l'incipit.

Prérequis: l'élève doit au préalable connaitre :

Le roman comme genre littéraire.

Les caractéristiques de l'incipit.

Les procédés de la description.

Les types de focalisation.

Support : l'incipit du roman de Youssef Saïdi Les dents de l'amour

La phase dialoguée :

Après une lecture (magistrale et silencieuse), la classe est interrogée sur les particularités de cet incipit par rapport aux caractéristiques théoriques et à l'analyse de l'incipit du roman d'André Malraux La condition humaine.

Problématique :

Qu'est-ce qui fait l'originalité de cet incipit ?

I. Un incipit dynamique :

1. Un début in media res :

L'incipit romanesque habituel pose les questions suivantes : de qui il s'agit, où, quand, et pourquoi ?

Ce début in medias res àl'incipit évite de répondre à ce schéma. Dès la première phrase, le lecteur se sent comme impliqué et face à quelque chose auquel il ne s'attendait pas. Sans aucune information, sans explication préalable sur la situation, les personnages, le lieu et le moment de l'action, le lecteur se trouve face au personnage, un « il », un meurtrier : « Il ouvrit la porte et s'assit sur le seuil...Et bien qu'il conservât encore un fond de rancune à l'égard de sa victime ».

Les actions sont racontées à la 3ème personne, la focalisation est externe, le narrateur nous raconte ce qu'il voit. On doit absolument noter que la voix du narrateur apparait dans le texte : « Était-il à ce moment-là maître de ses gestes ? On ne saurait le dire. ».

2. Un ancrage spatio-temporel indéfini :

La scène de l'ouverture de ce roman se déroule dans un espace et un temps indéfinis. Un lieu indéfini, on peut déduire qu'il s'agit d'un milieu urbain : « lampadaire, rue... », et plus spécifiquement d'une communauté musulmane : « muezzin, mosquée, prières... ».

Quant au temps, c'est la fin d'une nuit et le moment de l'aube : « Mais comme la nuit se dissipait ».

La description détaillée de l'ancrage spatio-temporel parait secondaire dans cet incipit, le narrateur se focalise sur l'acte du meurtre.

Transition :

La naissance d'un nouveau jour coïncide avec la mort d'un être humain : ‘elle. Cet incipit est dit suspensif, il donne peu d'informations et cherche à dérouter le lecteur.

II. Une intrigue floue :
1. Des personnages ambigus :

Les deux personnages ‘principaux' ne sont présentés qu'à travers les pronoms personnels ‘il' et ‘elle'. La victime ‘elle', est présentée seulement comme son cadavre, témoin d'un meurtre terrible.

Le meurtrier ‘il', un « jeune », est mal reconnu par les autres personnages qui veulent connaitre l'identité du bourreau : « Ceux qui avaient cru identifier la victime tâchaient en vain de reconnaitre le bourreau ». De même le lecteur n'a pas assez d'informations sur le personnage, sauf son envie de vengeance : « son visage prit l'expression froide et figée de la vengeance assouvie. »

2. Une scène d'un crime :

Cet incipit met en scène un crime, un ‘il' qui a tué une ‘elle'. C'est l'intrigue, la chose la plus dominante dans cet incipit. Le lecteur se pose plusieurs questions : s'agit-il d'un crime passionnel ? Quelle-est la relation entre les personnages ? et c'est quoi la raison de L'envie de vengeance du meurtrier ? ...Tant de question qui reste sans réponses.

La description dans cet incipit a concerné principalement le cadavre, les mouvements du meurtrier et la scène du crime.

C'est un véritable incipit suspensif, il a accroché et séduit le lecteur, afin de faire naitre un « horizon d'attente ».

Conclusion :

Cet incipit marque un rapprochement vers les caractéristiques du roman policier, une scène de meurtre se montre plus importante à présenter que les protagonistes ou leurs backgrounds. Une atmosphère ambiguë qui est adéquate à la nature de la scène, une scène de meurtre, cela fait naitre un « horizon d'attente » chez le lecteur accrocher et séduit par l'histoire.

Prolongement :

Vous allez essayer d'exploiter votre savoir pour faire l'analyse d'un autre roman marocain d'expression française, Triste Jeunesse de Mohamed Nedali, car chaque roman a ses propres particularités.

« L'œuvre de chaque romancier contient une vision implicite de l'histoire du roman, une idée de ce qu'est le roman ; c'est cette idée du roman, inhérente a mes romans, que j'ai essayé de faire parler. » Milan Kundera, Le Roman




Intitulé de la séquence : Une étude des ouvertures de roman

Niveau : une Terminale

Activité : langue Durée: 1 heure

Séance: les temps de récit

Compétence visée : Connaître les temps de récit et leurs fonctions

Objectif :

Initier les élèves à :

Reconnaître les valeurs des temps du récit

Prérequis: l'élève doit au préalable connaitre :

Les procédés de la description.

Les valeurs aspectuelles et modales des temps verbaux.

Support : le même passage déjà étudié (l'incipit du roman de Youssef Saïdi Les dents de L'amour)

La phase dialoguée :

1- Relevez les verbes conjugués dans le passage.

2- A quels temps sont-ils conjugués.

3- Expriment-ils les mêmes actions.

4- Relevez deux valeurs pour l'imparfait et deux autres pour le passé simple.

Conceptualisation :

L'imparfait est un temps de récit, il exprime :

-une action durable et longue, une action habituelle et répétitive, une action inachevée dans le passé (ex : « Mais comme la nuit se dissipait » ligne 15), l'imparfait sert également à décrire.

Le passé simple est un temps de narration, il indique :

- une action courte et brève, une action soudaine, une action inhabituelle, une action achevée dans le passé, des actions successives (il se leva, s'habille, prit son petit-déjeuner et alla à l'école)

- Le présent de narration rapproche les événements du lecteur, il les rend aussi vivants.

Traces écrites

L'imparfait est un temps de récit, il exprime :

-une action durable et longue, une action habituelle et répétitive, une action inachevée dans le passé (ex : « Mais comme la nuit se dissipait » ligne 15), l'imparfait sert également à décrire.

Le passé simple est un temps de narration, il indique :

- une action courte et brève, une action soudaine, une action inhabituelle, une action achevée dans le passé, des actions successives (« il posa la tête tranchée entre ses pieds et, les coudes sur les genoux, il lâcha le couteau dont la lame maculée de sang vint heurter la mosaïque dans un bruit de cymbales » lignes 4 et 5)

-Le présent de narration rapproche les événements du lecteur, il les rend aussi vivants.

Prolongement :

Vous allez essayer d'exploiter les temps du récit des prochaines séances consacrées à une production écrite.




Intitulé de la séquence : Une étude des ouvertures de roman

Niveau : une Terminale

Activité : Activité orale Durée: 1 heure

Séance: Exposé oral sur la littérature Marocaine d'expression française.

Compétence visée : connaitre quelques bribes sur la littérature marocaine d'expression

française

Objectif :

Initier les élèves à :

Connaitre la littérature marocaine d'expression française.

Bien mener un exposé en exploitant les techniques de l'oral.

Prérequis: l'élève doit au préalable connaitre :

Quelques écrivains marocains d'expression française.

Les compétences nécessaires pour faire un exposé.

Cette activité mènera l'élève dans le même sens. Elle vise le développement de la faculté de l'oral chez l'élève et le pousser à prendre la parole afin de s'exprimer oralement.

Ainsi de faire un survol autour de cette littérature, ses débuts et son statut actuel. Et de connaître quelques noms précurseurs et quelques œuvres.

Prolongement :

Exploiter les compétences acquises lors des prochaines représentations, travaux oraux.

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