Didactique : la mise en place de l'univers romanesque


Hassoun Oumaima (Prof) [47 msg envoyés ]
Publié le:2015-08-20 12:03:13 Lu :2493 fois
Rubrique :Agr√©gation  
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Didactique : La mise en place de l'univers romanesque

Introduction :

Parmi les significations du mot ¬ę univers ¬Ľ, on trouve dans le dictionnaire : Du latin universum ‚Äėtout entier' ce qui constitue le monde des personnages dans une Ňďuvre de fiction. L'univers romanesque repr√©sente ainsi une toile de fond indispensable aux situations et pens√©es des personnages. Cherchant incessamment √† cr√©er un effet du r√©el, le romancier penche pour la plupart du temps vers un univers familier au lecteur ou d'au moins vraisemblable. Les textes du corpus propos√©s, m√®nent quant √† eux une r√©flexion toute autre sur l'univers romanesque. Les auteurs affirment leur autorit√© √† disposer, enti√®rement, des fils de leurs histoires notamment des lieux o√Ļ elles se passent, des noms qu'ils donnent √† leurs personnages, en gros : d'un espace romanesque fonci√®rement d√©pendant de la volont√© et de l'imaginaire du narrateur. Etant donn√© que l'adjectif ¬ę romanesque ¬Ľ porte une dimension ludique, les auteurs tels Scarron dans son Ňďuvre intitul√©e Le Roman comique publi√©e en 1651, part de cette optique d√®s l'incipit pour parodier les romans picaresques qui pr√©tendent √™tre s√©rieux afin de souligner la distinction entre r√©alit√© et romanesque. Dans Jacques le fataliste, Diderot propose une nouvelle d√©finition √† la r√©ception, cr√©ant deux personnages fictifs mais dot√©s de traits tout √† fait humains √† savoir Jacques et son ma√ģtre, le romancier affiche d'une part l'air plaisant de son livre et d'autre part m√®ne une r√©flexion sur le texte romanesque lui-m√™me objet de questionnement et de remise en cause comme le souligne les premi√®res lignes de son roman. En 1969, Jean Marie Gustave Le Cl√©zio √©crit Le Livre des fuites o√Ļ il pr√©sente √©galement un univers puisant son cadre spatial de la r√©alit√© mais reste n√©anmoins sans histoire apparente. Le narrateur d√©crit la situation de son h√©ros, en l'occurrence, un jeune gar√ßon dans un a√©roport sans pour autant √©voquer son ¬ę Etat-civil ¬Ľ. La mise en place du romanesque s'effectue ainsi en impliquant le lecteur dans la narration pour souligner justement cette dimension ludique poussant √† r√©fl√©chir au-del√† du formel au sens v√©ritable du texte.

Problématique : On se demandera donc, si en optant pour un texte à caractère subversif, les auteurs parviennent à mettre en place un univers romanesque à la fois plaisant et sérieux.

L'objectif : sera en effet d'amener les √©l√®ves √† d√©gager les caract√©ristiques modernes de ces textes et de s'interroger sur l'enjeu majeur que pose la cr√©ation de l'univers romanesque √† savoir ¬ę l'illusion du r√©el ¬Ľ. Cette s√©quence pourrait prendre place en d√©but d'ann√©e, pour les √©l√®ves de la deuxi√®me ann√©e des classes pr√©paratoires dans la mesure o√Ļ elle ne n√©cessite pas un grand nombre de pr√©-acquis, seules les d√©finitions des mots : r√©cit, roman, description, narrateur seront mis en Ňďuvre. Quant au pr√©-requis, les √©l√®ves auront l'occasion de d√©gager la sp√©cificit√© du corpus √† savoir, le statut du narrateur et l'implication du lecteur dans la trame narrative.


La s√©quence comprendra quatre s√©ances pour une dur√©e de cinq heures. La premi√®re s√©ance : (1h) sera consacr√©e √† une lecture analytique du texte de Scarron (qui tout en optant pour un incipit aux codes traditionnels : imparfait de la narration, pr√©sentation des personnages) affiche le c√īt√© plaisant de son univers romanesque. La deuxi√®me s√©ance : (2h) et sera consacr√©e √† un plan d√©taill√© de commentaire compos√© des premi√®res pages de Jacques le fataliste pour souligner la posture autoritaire du narrateur. La troisi√®me s√©ance (2h) plan d'une √©tude litt√©raire du Livre des fuites pour √©tudier l'assistance du lecteur √† la mise en place d'un univers romanesque. Le choix des textes r√©pond particuli√®rement √† un leur appartenance chronologique (17√®me, 18√®me et 20√®me Si√®cles).

1ère séance : (1h pour découvrir l'aspect plaisant de l'univers romanesque). Lecture analytique du Roman comique

Le Roman comique de Paul Scarron est un r√©cit qui retrace les aventures d'une troupe de com√©diens (1er sens de ‚Äúcomique‚ÄĚ) dans la r√©gion du Mans. L'intrigue repose sur deux jeunes gens, le Destin et l'Etoile qui, pour √©chapper √† des malveillants, se sont joints aux com√©diens. On assiste ici √† la description du premier voyage de la troupe et de la pr√©sentation du h√©ros Destin deux proc√©d√©s qui participent √† la cr√©ation de l'univers romanesque. Inspir√© du roman picaresque, le roman comique se pr√™te √† lire comme une parodie de ce dernier. L'incipit propos√© t√©moigne de cela.

Comment donc, en se conformant aux r√®gles traditionnelles de l'incipit de l'Ňďuvre picaresque, le texte de Scarron le tourne en d√©rision et joint √† lui une dimension ludique ? Plan : I- Un cadre romanesque traditionnel ; II- L'aspect plaisant de l'incipit

On demandera aux √©l√®ves de relever de prime abord les caract√©ristiques du r√©cit. Ils remarqueront l'emploi des temps verbaux √† titre d'exemple (le plus que parfait : avait achev√© l.1 ; l'imparfait : voulait l.2, marchait l.13 ; plus que parfait du subjonctif : eussent voulu l.2, eussent achev√© l.3‚Ķ). La pr√©sentation des personnages : Une troupe de com√©diens (titre qui chapeaute cette premi√®re partie du chapitre) et l'√©vocation des noms des protagonistes : Destin, Rancune l.40 et Caverne l.41 ; Ce relev√© aura pour sp√©cificit√© de montrer qu'il s'agit bel et bien d'un texte narratif ob√©issant aux r√®gles conformes d'un √©crit classique permettant ainsi d'installer le lecteur au cŇďur de l'histoire. L'incipit qui est un point strat√©gique dans l'Ňďuvre donne ici, comme √† l'habitude, le cadre spatio-temporel de l'histoire (l'arriv√©e de la troupe √† la ville du Mans en plein jour). Ainsi le lecteur dispose de suffisamment d'√©l√©ments pour se plonger dans l'intrigue. Et c'est l'installation m√™me de l'univers romanesque qui doit attirer le lecteur. Les √©l√®ves constateront donc que l'incipit accomplit sa fonction programmatique mais garde toutefois un trait plaisant lui permettant de r√©fl√©chir sur son propre fonctionnement.

Le texte commence par la conjonction de deux unit√©s diff√©rentes. A savoir, le temps ¬ę le soleil avait achev√©‚Ķ ¬Ľ Et ¬ę le char‚Ķroulait plus vite qu'il ne le voulait ¬Ľ cette introduction rappelle au lecteur celle des romans picaresques. Mais d√®s que la voix du narrateur surgit, la verve comique prend place. ¬ę Pour parler plus humainement et plus intelligemment ¬Ľl.6 aussi montre-t-il qu'il s'agit en effet d'une entr√©e de jeu semblable √† celles des romans picaresques mais pour un but diff√©rent. Les √©l√®ves, qui connaissent certainement la plupart des registres litt√©raires, constateront qu'on a affaire √† la tonalit√© burlesque. L'aspect plaisant se poursuit donc √† travers la description des personnages tels le (jeune homme l.12, la charrette l.8, le vieillard l.25) rendant compte de descriptions dr√īles et parodiques. Le portrait physique du jeune homme ¬ę aussi pauvre d'habits que riche de mine l.13 ¬Ľ souvent assimil√© √† l'aspect vestimentaire d'un guerrier antique ; Je cite : ¬ę h√©ros de l'antiquit√© l.23 ¬Ľ, ¬ę des brodequins √† l'antique l.24¬Ľ laisse entendre un ton grotesque faisant d'un simple com√©dien, un personnage noble. La comparaison par ailleurs du vieillard √† une tortue ¬ę Quelque critique murmurera de la comparaison‚Ķl.27 ¬Ľ vient s'ajouter pour confirmer l'aspect essentiellement plaisant du texte. Le narrateur interroge donc la vraisemblance en la tournant en d√©rision. Car pour lui, la cr√©ation romanesque doit avant tout √™tre assujettie √† son autorit√© comme il le dit clairement ¬ę Et de plus, je m'en sers de ma seule autorit√© ¬Ľl.30 ; Les √©l√®ves, qui connaissent quelques r√®gles du r√©cit narratif comprendront que celui-l√† ob√©it certes √† ces r√®gles mais tout en les d√©rangeant. C'est ce que montrent les trois commentaires du narrateur (pour parler plus humainement l.6 / Je m'en sers de ma seule autorit√© l.30/ l'auteur se reposa quelque temps et se mit √† songer l.51). Il s'agit donc d'expliquer aux √©l√®ves la notion de ¬ę digression ¬Ľ dont se sert le narrateur pour divertir et marquer une pause au sein m√™me de son conte. D'o√Ļ l'aspect amusant de l'incipit.

Cette s√©ance aura donc mis en Ňďuvre le caract√®re divertissant du texte de Scarron qui r√©side fonci√®rement dans la r√©flexion sur le cadre traditionnel du roman et la cr√©ation m√™me d'une histoire. L'univers romanesque, en addition de l'histoire racont√©e, est √©galement objet de r√©flexion pour le narrateur. Cette r√©flexion prendra plus d'ampleur dans le texte de Diderot.


2ème séance : (2h pour voir le nouveau statut du narrateur) Plan détaillé de commentaire composé Jacques le fataliste

Jacques le fataliste raconte un voyage d'une huitaine de jours accompli par deux cavaliers, Jacques, un valet et son ma√ģtre. La date et le lieu exacts ne sont jamais pr√©cis et le but du voyage n'est r√©v√©l√© que lorsqu'il est atteint. Le texte propos√© dans le corpus constitue l'incipit du roman. Son caract√®re discursif et subversif aussi offre une nouvelle vision sur la cr√©ation de l'univers romanesque.

On se demandera donc, si en ayant recours √† un dialogue avec le lecteur, l'instance du narrateur supprime l'illusion romanesque. Partant, nous analyserons, la pr√©sence du narrateur en tant que personnage de la fiction ensuite nous nous attarderons sur la r√©flexion quant √† l'univers romanesque et enfin nous aborderons les caract√®res des personnages actants dans cette premi√®re partie de l'Ňďuvre.


  1. Le narrateur : un personnage dans l'histoire :

  1. Détient les fils de la narration :

Dès les premières lignes, le lecteur est intrigué et emporté par un texte qui ne ressemble à aucun autre et qui échappe à toute tentative de réduction. Les élèves remarqueront cela premièrement à travers l'absence des repères (aucun cadre spatio-temporel n'est précisé) et deuxièmement par l'autorité du narrateur. Car il est le seul responsable dans l'effacement de ceux-ci. Les modalités interrogatives qui impliquent autant le lecteur que le narrateur dans l'histoire, soulignent la nouveauté du texte. (l.1 à la l.3). Le narrateur prend dors et déjà le statut d'un personnage dont le réel qu'il semble incarner est également une illusion.

  1. Actant à la fois réel et fictif :

L'auteur semble d'abord extérieur à ses personnages : il les regarde agir, ignore leur passé et le but de leur voyage. Néanmoins, il manifeste parfois son autorité de créateur : (l.10, p.2 : il ne tiendrait qu'à moi de vous faire attendre un an…). Cette fonction de régie donne au narrateur la possibilité d'effacer les frontières bien définies entre un auteur démiurge, c'est-à-dire créateur tout puissant (que l'expression fataliste : tout est écrit là-haut l.5 p.1 abolit) un lecteur consommateur d'histoire (comme le souligne la question : voilà la seconde fois que vous me faites cette question l.18 p.2) et des personnages fictifs. Ce statut équivoque du narrateur n'est là que pour pousser le lecteur à réfléchir tout comme lui à la création romanesque autrement dit à ce que signifie la question : Qu'est ce qu'écrire un roman ?

  1. Réflexion sur la création romanesque:

  1. Fiction et vérité

Le narrateur pousse donc son lecteur √† r√©fl√©chir sur la cr√©ation romanesque. En le positionnement tant√īt comme un observateur des deux h√©ros (Jacques et son ma√ģtre) tant√īt invit√© √† s'identifier √† eux et pr√©cis√©ment au ma√ģtre (comme lorsqu'il dit par exemple : ¬ę √† la l.14 p.3Toujours des questions. Vous ne voulez donc pas que Jacques continue le r√©cit de ses amours ? ¬Ľ. Par le biais de ce constat, les √©l√®ves auront l'occasion de d√©couvrir un nouveau statut du lecteur √† savoir : le narrataire qui contrairement au lecteur, est un √™tre fictif qui correspond √† l'image que se fait le narrateur de celui √† qui il destine son r√©cit. Ce narrataire conna√ģt la langue de celui qui raconte, il poss√®de une m√©moire infaillible, mais il ne conna√ģt pas d'avance les personnages du r√©cit et il ne peut interpr√©ter seul la valeur de leurs actes. Il a besoin des interventions du narrateur.


  1. La dimension ludique de la création romanesque

C'est ainsi qu'entre en jeu la dimension ludique du roman. Le narrateur s'amuse √† laisser planer une incertitude quant au r√©cit. Il se permet m√™me d'introduire √† nouveau une digression avant de laisser Jacques raconter ses amours comme le confirme (l'exemple du Paysan inconnu que les deux h√©ros rencontrent √† leur chemin l.31 p.2). Les √©l√®ves seront amen√©s √† relever tous les composants du texte ; Ils d√©couvriront en effet qu'il s'agit d'une narration h√©t√©rog√®ne o√Ļ s'entrem√™lent discours, dialogue et r√©cit. Et c'est ce qu'on pourrait appeler une esth√©tique du discontinu notamment observ√© dans le livre de Laurence Sterne intitul√© : Vie et Opinions de Tristram Shandy dont Diderot s'est largement inspir√©.

  1. Importance du sens au détriment de la forme

Cette esth√©tique vise non pas seulement √† d√©ranger le narrataire mais √† le pousser √† r√©fl√©chir sur la difficult√© que pose l'√©criture d'un roman. Et m√™me par ailleurs, la primaut√© du subconscient √† la conscience suppos√©e √™tre logique et rationnelle. (Locke). Le narrateur cherche d√©s lors √† mettre en place le sujet de la narration qui est la narration elle-m√™me, ses enjeux voire sa philosophie au d√©triment de la forme √† laquelle s'est habitu√© un lecteur passif. Les √©l√®ves seront ainsi amen√©s √† tirer la conclusion suivante : L'univers romanesque, de par la tentative de sa cr√©ation, est ce qui importe pour le narrateur de Jacques le fataliste. En outre, impliquer le narrataire dans l'√©criture fait de lui un lecteur actif voire cr√©ateur m√™me de l'Ňďuvre √† c√īt√© de l'auteur.


  1. Le statut des personnages principaux:

a)Jacques et son ma√ģtre

Il arrive, en effet, √† partir de bribes donn√©es dans le texte, √† regrouper des informations concernant les personnages. On demandera aux √©l√®ves d'√©tablir leur relev√©. A partir du champ lexical √©voquant l'arm√©e (l.4 p.1 capitaine, fusil l.7, camp l.17, r√©giment l.16, bataille l.16 p.1) ils d√©couvriront √©videmment que Jacques √©tait en fait un soldat. Que selon lui, ¬ę tout est √©crit l√†-haut l.4 p.1 et l.4 p.3 ¬Ľ et qu'il va raconter ses amours √† son ma√ģtre. Ce dernier quant √† lui reste dans l'anonymat et son seul souci est de questionner Jacques et l'√©couter parler. Les √©l√®ves constateront donc que, certes, on assiste √† une naissance du roman, autrement dit √† la cr√©ation d'un livre mais les ingr√©dients sont bel et bien pr√©sents et qu'il faut simplement savoir les rassembler.

  1. La présence du narrateur est une suppression de l'illusion romanesque

En effet, ce texte qui ne ressemble aucunement aux incipits traditionnels use des r√®gles classiques √† savoir la fonction programmatique, en l'occurrence, ¬ę le r√©cit des amours de Jacques l.14 √† l.17 ¬Ľ pour attirer l'attention du narrataire. Ce dernier devient un personnage actant dans la fiction et supprime ainsi toute illusion romanesque. Le narrateur, par ailleurs, se moque du caract√®re passif du lecteur en lui disant : ¬ę Si cela vous fera plaisir‚Ķlaissons-les aller et revenons √† nos deux voyageurs ¬Ľ l.16 p.3. En effet, le narrateur n'octroie √† son lecteur la libert√© de d√©cision que pour la lui retirer. C'est ce que confirme par la suite, l'inach√®vement du r√©cit des amours de Jacques.

Au terme de cette s√©ance, les √©l√®ves pourront remarquer l'originalit√© du texte de Diderot. Et appr√©cieront l'absence de l'illusion romanesque qui se justifie par l'ancrage du narrateur lui-m√™me dans la fiction pouvant √©galement cr√©er un roman. Aussi pourront-ils d√©couvrir leur r√īle en tant que lecteur dans l'univers romanesque que propose Le Livre des fuites de Gustave Le Cl√©zio.

3ème séance : (1h pour découvrir l'assistance du lecteur à la création romanesque) Plan d'une étude littéraire Le Livre des fuites

Le titre: Le livre des fuites, le sous-titre: roman d'aventures. Etrange roman qui semble perp√©tuellement fuir son lecteur. Publi√© en 1969 ce livre des fuites est d√©cid√©ment un livre tr√®s √©trange, roman sans histoire et dont le seul personnage, Jeune Homme Hogan, se voit r√©duit au r√īle t√©nu de fil conducteur, d'un lieu √† un autre, de m√©ditation en r√™verie, dans un projet romanesque que l'auteur lui-m√™me n'arrive pas √† tracer totalement. Dans l'extrait propos√©, le narrateur invite le lecteur √† imaginer avec lui un cadre spatial o√Ļ pourrait se cr√©er un personnage et une histoire d√©finie. Cette implication du lecteur, semble caract√©ristique de l'originalit√© du livre et mime surtout le Destin de l'homme qui avance dans la vie sans destination connue ou pr√©√©tablie.

Les élèves, et après une lecture attentive à la maison, seront appelés en classe à proposer une problématique portant sur la présence du lecteur comme aide-romancier.

Ils exploiteront donc la notion du narrataire, l'esthétique du discontinu déjà travaillée dans la séance précédente. A partir de leurs propositions, la problématique serait :

Comment, en mettant en Ňďuvre une exp√©rience de l'√©criture, le narrateur demande l'aide dans la cr√©ation de l'univers romanesque aupr√®s de son narrataire ?

Pour répondre à cette problématique, on proposera ce plan :

I-Un texte original :

  1. Expérience de l'écriture

  2. Appel à l'aide du lecteur (narrataire)

II- Une fuite à l'écriture classique

a)Absence d'une histoire bien ficelée

b) Mimesis du Destin de l'homme

III- Difficulté de la création du roman

a)Hésitation d'établir une histoire

b) Roman qui tourne en antiroman.


En somme, l'ensemble de ces s√©ances aurait donc aid√© les √©l√®ves √† appr√©cier l'originalit√© des textes propos√©s, les enjeux que posent l'univers romanesque √† savoir les √©l√©ments n√©cessaires √† la mise en place du roman (narrateur, histoire, personnages, statut du lecteur). Auront appr√©hend√© l'importance du sens donn√© √† l'histoire plut√īt qu'√† sa forme d√®s l'incipit. Et comprendront particuli√®rement que gr√Ęce m√™me √† la d√©construction du roman que ce dernier prend place comme l'ont d√©montr√© les exemples de Jacques le fataliste et le Livre des fuites.



Travail établi par : HASSOUN Oumaima


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