Cpge: résumer un texte argumentatif (démocratie et loi)


Guerbelmous Noura (Prof) [23 msg envoyés ]
Publié le :2020-06-28 11:50:00 Lu :111 fois
Rubrique :CPGE  


-Professeure : Noura Guerbelmous

-Public cible : Classes Préparatoires scientifiques (MP)

-Thème : la démocratie

-Séquence didactique n°11: démocratie et loi

-Établissement : École Royale Navale de Casablanca

-Année universitaire : 2019-2020

Exercice d'application

Résumer un texte argumentatif

de longueur moyenne

(1000 mots)

- Consigne :

Vous résumerez le présent texte en 150 mots avec une marge de tolérance de 10%. Vous indiquerez obligatoirement le nombre total de mots utilisés en bas de votre copie et vous aurez soin d'en faciliter la vérification en mettant une barre oblique tous les 50 mots.

Des points de pénalité seront soustraits en cas de non-respect du nombre total de mots ±10% utilisés.

Texte d'appui

La grande fin que se proposent ceux qui entrent dans une société, étant de jouir de leurs propriétés, en sûreté et en repos; et le meilleur moyen qu'on puisse employer, par rapport à cette fin, étant d'établir des lois dans cette société, la première et fondamentale loi positive de tous les États, c'est celle qui établit le pouvoir législatif, lequel, aussi bien que les lois fondamentales de la nature, doit tendre à conserver la société; et, autant que le bien public le peut permettre, chaque membre et chaque personne qui la compose. Ce pouvoir législatif n'est pas seulement le suprême pouvoir de l'État, mais encore est sacré, et ne peut être ravi à ceux à qui il a été une fois remis. Il n'y a point d'édit, de qui que ce soit, et de quelque manière qu'il soit conçu, ou par quelque pouvoir qu'il soit appuyé, qui soit légitime et ait force de loi, s'il n'a été fait et donné par cette autorité législative, que la société a choisie et établie; sans cela, une loi ne saurait avoir ce qui est absolument nécessaire à une loi; à savoir, le consentement de la société, à laquelle nul n'est en droit de proposer des lois à observer qu'en vertu du consentement de cette société, et en conséquence du pouvoir qu'il a reçu d'elle. C'est pourquoi toute la plus grande obligation où l'on puisse être de témoigner de l'obéissance, n'est fondée que sur ce pouvoir suprême qui a été remis à certaines personnes, et sur ces lois qui ont été faites par ce pouvoir. De même, aucun serment prêté à un pouvoir étranger, quel qu'il soit, ni aucun pouvoir domestique ou subordonné, ne peuvent décharger aucun membre de l'État de l'obéissance qui est due au pouvoir législatif, qui agit conformément à l'autorité qui lui a été donnée, ni l'obliger à faire aucune démarche contraire à ce que les lois prescrivent, étant ridicule de s'imaginer que quelqu'un pût être obligé, en dernier ressort, d'obéir au pouvoir d'une société, lequel ne serait pas suprême.

Quoique le pouvoir législatif (soit qu'on l'ait remis à une seule personne ou à plusieurs, pour toujours, ou seulement pour un temps et par intervalles) soit le suprême pouvoir d'un État; cependant, il n'est […], et ne peut être absolument arbitraire sur la vie et les biens du peuple. Car, ce pouvoir n'étant autre chose que le pouvoir de chaque membre de la société, remis à cette personne ou à cette assemblée, qui est le législateur, ne saurait être plus grand que celui que toutes ces différentes personnes avaient dans l'état de nature, avant qu'ils entrassent en société, et eussent remis leur pouvoir à la communauté qu'ils formèrent ensuite. Car, enfin, personne ne peut conférer à un autre plus de pouvoir qu'il n'en a lui-même : or, personne n'a un pouvoir absolu et arbitraire sur soi-même, ou sur un autre, pour s'ôter la vie, ou pour la ravir à qui que ce soit, ou lui ravir aucun bien qu'il lui appartienne en propre. Un homme, ainsi qu'il a été prouvé, ne peut se soumettre au pouvoir arbitraire d'un autre; et, dans l'état de nature, n'ayant point un pouvoir arbitraire sur la vie, sur la liberté, ou sur les possessions d'autrui, mais son pouvoir s'étendant seulement jusqu'où les lois de la nature le lui permettent, pour la conservation de sa personne, et pour la conservation du reste du genre humain; c'est tout ce qu'il donne et qu'il peut donner à une société, et, par ce moyen, au pouvoir législatif; en sorte que le pouvoir législatif ne saurait s'étendre plus loin. Selon sa véritable nature et ses véritables engagements, il doit se terminer au bien public de la société. C'est un pouvoir qui n'a pour fin que la conservation, et qui, par conséquent, ne saurait jamais avoir droit de détruire, de rendre esclave, ou d'appauvrir, à dessein, aucun sujet. Les obligations des lois de la nature ne cessent point dans la société ; elles y deviennent même plus fortes en plusieurs cas; et les peines qui y sont annexées pour contraindre les hommes à les observer, sont encore mieux connues par le moyen des lois humaines. Ainsi, les lois de la nature subsistent toujours comme des règles éternelles pour tous les hommes, pour les législateurs, aussi bien que pour les autres. S'ils font des lois pour régler les actions des membres de l'État, elles doivent être aussi faites pour les leurs propres, et doivent être conformes à celles de la nature, c'est-à-dire, à la volonté de Dieu, dont elles sont la déclaration; et la loi fondamentale de la nature ayant pour objet la conservation du genre humain; il n'y a aucun décret humain qui puisse être bon et valable, lorsqu'il est contraire à cette loi.

John Locke, Deuxième Traité du gouvernement civil, 1690.

Corrigé de l'exercice d'application

  1. Lecture globale

  1. Thème du texte :

La loi

  1. Termes-clés :

Loi; pouvoir législatif; société

  1. Connecteurs logiques :

* C'est pourquoi : à valeur consécutive (de conséquence)

* Quoique; cependant : à valeur concessive (de concession)

* Ainsi : à valeur de conséquence

  1. Thèse de l'auteur :

Le pouvoir législatif s'avère indispensable à la vie communautaire

  1. Analyse du texte à résumer

  1. Unités de sens : l'on distingue quatre unités de sens au sein du texte en question

a-

Du début du texte jusqu'à « et en conséquence du pouvoir qu'il a reçu d'elle. »

b-

De « C'est pourquoi » jusqu'à « lequel ne serait pas suprême ».

c-

De « Quoique le pouvoir législatif » jusqu'à « le moyen des lois humaines.»

d-

De « des règles éternelles pour tous les hommes » jusqu'à la fin du texte.

  1. Arguments avancés par l'auteur :

Unité a :

* La loi assure les droits du propriétaire, garantit la paix

* Le pouvoir législatif confère à la loi sa crédibilité

Unité b :

* Tout individu est interpellé à s'assujettir au pouvoir législatif étant donné qu'il est conçu comme étant suprême

Unité c :

* Le pouvoir législatif, quand bien même il serait supérieur aux autres lois, ne saurait, pour autant, être injuste vis-à-vis des humains

* Ledit pouvoir ne fait que servir, de ce fait, le bien commun

Unité d :

* Les lois sociales s'accordent, à cet égard, avec les lois naturelles et, par là, avec les décrets divins

  1. Rédaction du résumé

La loi se révèle sine qua non à la vie sociale. De fait, elle assure les droits du propriétaire aussi bien que la paix au sein d'une société. Par surcroît, c'est le pouvoir législatif qui confère à la loi sa légitimité et son autorité.

Aussi, tout individu / est-il interpellé à s'assujettir audit pouvoir étant donné qu'il est conçu comme étant suprême. D'ailleurs, celui-ci émane du consentement de la communauté sociale.

Le pouvoir législatif, quand bien même il serait supérieur à tous les pouvoirs, ne saurait, pour autant, être injuste vis-à-vis / des humains. Lequel pouvoir sert, de ce fait, le bien commun ainsi que l'intérêt public.

Les lois sociales s'accordent, à cet égard, avec les lois naturelles et, par là, avec les décrets divins vu qu'ils visent tous à garantir l'instauration et la pérennité de la vie collective. /150 mots



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