Aux champs : Étude de l'incipit-11s2


BAHHAR Hasnaa (Prof) [3 msg envoyés ]
Publié le:2021-03-21 20:24:06 Lu :551 fois
Rubrique :Projets, lectures et évaluations  
  • 0 stars
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
0 vote    /5


Aux champs : Étude de l'incipit

Lisez attentivement le texte suivant et répondez aux questions présentées ci-après :

Les deux chaumières étaient côte à côte, au pied d'une colline, proches d'une petite ville de bains. Les deux paysans besognaient dur sur la terre inféconde pour élever tous leurs petits. Chaque ménage en avait quatre. Devant les deux portes voisines, toute la marmaille grouillait du matin au soir. Les deux aînés avaient six ans et les deux cadets quinze mois environ ; les mariages et, ensuite les naissances, s'étaient produits à peu près simultanément dans l'une et l'autre maison.

Les deux mères distinguaient à peine leurs produits dans le tas ; et les deux pères confondaient tout à fait. Les huit noms dansaient dans leur tête, se mêlaient sans cesse ; et, quand il fallait en appeler un, les hommes souvent en criaient trois avant d'arriver au véritable.

La première des deux demeures, en venant de la station d'eaux de Rolleport, était occupée par les Tuvache, qui avaient trois filles et un garçon ; l'autre masure abritait les Vallin, qui avaient une fille et trois garçons.

Tout cela vivait péniblement de soupe, de pomme de terre et de grand air. A sept heures, le matin, puis à midi, puis à six heures, le soir, les ménagères réunissaient leurs mioches pour donner la pâtée, comme des gardeurs d'oies assemblent leurs bêtes. Les enfants étaient assis, par rang d'âge, devant la table en bois, vernie par cinquante ans d'usage. Le dernier moutard avait à peine la bouche au niveau de la planche. On posait devant eux l'assiette creuse pleine de pain molli dans l'eau où avaient cuit les pommes de terre, un demi chou et trois oignons ; et toute la lignée mangeait jusqu'à plus faim. La mère empâtait elle-même le petit. Un peu de viande au pot-au-feu, le dimanche, était une fête pour tous, et le père, ce jour-là, s'attardait au repas en répétant : « je m'y ferais bien tous les jours ».

Guy de MAUPASSANT, Aux champs, 1883

(« Aux champs » est initialement publiée dans le quotidien Le Gaulois du 31 octobre 1882, puis dans le recueil « Contes de la bécasse » en 1883)

A- Contextualisation du texte

1- Complétez le tableau suivant :

Titre de l'œuvre

Auteur

Genre littéraire

Sous genre

Date de publication






2- Situez l'extrait par rapport à l'ensemble de l'œuvre.

..

.

..

.

..

.

B- Analyse du texte


3- Complétez le tableau suivant :

Cadre spatio-temporel de l'extrait

Personnages

Temps de l'action

Lieu de l'action




4- Complétez le tableau suivant pour brosser le mode de vie des deux familles :


Caractéristiques

Indices relevés dans le texte


Milieu social




Conditions de travail




Type de famille




Habitation




Qualité de l'alimentation




Relations entre voisins



5- Identifiez la situation d'énonciation dans l'énoncé suivant : « je m'y ferais bien tous les jours »

Qui parle ? A qui ?

Où ?

Quand ?

(A quel moment de la journée ?

De quoi parle-t-il ?





6- Dégagez du texte tous les mots désignant les enfants.

..

.

7- Comment les enfants sont-ils présentés dans cet extrait ? D'après-vous pourquoi ?

8- Dégagez du texte une comparaison.

Enoncé

Comparé

Comparant

Outil de comparaison

Lien commun






C- Réaction personnelle face au texte

9- Souvent, les familles pauvres ont tendance à avoir beaucoup d'enfants étant donné qu'ils sont considérés comme facteur source de revenu de la famille et capital vieillesse.

Qu'en pensez-vous ? Justifiez votre réponse par un argument pertinent. ...

3 Professeur : Mme BAHHAR


Moteur de recherche

Derniers articles sur le forum

confidentialite