Achoura


Amin Lamdihni (Prof) [7 msg envoyés ]
Publié le:24-12-21 Lu :237 fois
Rubrique :Lycée et Entraide scolaire  


Niveau : 1ère Année du Bac
Activité : Expression orale
Durée : 1 heure Support : La Boite à Merveilles, consigne. Objectifs : - Exposer oralement son avis personnel sur un thème de l’œuvre
- S’exprimer au sujet du rituel de l’Achoura au Maroc
Déroulement de la séance
Suite à la séance de lecture qui avait comme support le chapitre 6 de la Boite à Merveilles, l’enseignant commence cette activité par rappeler l’événement principal qui a dominé ce chapitre : les préparatifs au Msid pour la fête de l’Achoura. Après, il demande à un ou deux élèves pour lire le support suivant :
« - Les femmes de la maison s’achetèrent toutes des tambourins.
- Maintenant, chacune de nos voisines faisait ses gammes, jouait pour elle-même…(…) ; La veille, mon père m’avait offert une trompette très fruste en fer-blanc.(…) ; Dans toute la ville, les femmes essayaient leurs tambourins. Un bourdonnement sourd couvrait l’espace.
- L’équipement des lustres pour la nuit de la Achoura réclamait le concours de toutes les maisons (…) Les grands, suspendus à une échelle branlante, accrochaient aux auvents des fenêtres et au plafond de la salle des lustres en fer forgé.(... ); Des femmes richement habillées se penchèrent sur les murs pour nous admirer.
- Elle comptait me réveiller à la première heure du jour pour aller au Msid commencer l’année dans la joie, le travail et la récitation des verstes sacrés.(…) ; La lumière brillait à toutes les fenêtres de la maison. Hommes et femmes commençaient l’année dans l’activité.(…) ; Cette impression de fête fabuleuse s’accentua lorsque je poussais la porte du Msid.(…) ; Ce matin, les objets les plus ordinaires, les êtres les plus déshérités mêlaient leurs voix aux nôtres, éprouvaient la même ferveur, s’abandonnaient à la même extase…(…) ; La rue était maintenant très animée. Les tambourins résonnaient, les chants fusaient de partout. »
Après la lecture, l’enseignant pose quelques questions autour du texte en vue de mettre en route la séance :
_ Connaissez-vous le texte en question ? Situez-le.
_ Il s’agit des extraits tirés du chapitre VII de La Boite à Merveilles. Le chapitre VII, entièrement consacré à la Achoura, raconte avec vigueur la célébration de cette fête où le social et le religieux cohabitent en parfaite harmonie. Cette partie du roman peut être considérée comme un précieux document qui décrit fidèlement le Maroc traditionnel. On y trouve tout ce qui se rapporte à l’événement : les instruments de musique, les vêtements, les jouets, les chants et le sentiment de tolérance générale éprouvée à cette occasion. Les animosités disparaissent et cèdent la place à un bonheur spontané.
L’enseignant laisse dans un premier temps les élèves dire ce qu'ils pensent de la fête de l’Achoura et essaient d’y trouver une définition adéquate. Puis il les incite à s'exprimer par quelques questions directives :
_ Que pouvez-vous dire sur la fête de l’Achoura ?
_ Quelle jour de l’année est célébrée la fête de l’Achoura ?
_ Quelles sont les rituels de cette fête ?
_ C’est une fête plutôt pour les enfants ou pour les grands ?
_ Existe-t-il des jeux pouvant être considérés comme dangereux ?
_ Y a-t-il un plat traditionnel spécifique pour cette fête ?
_ Quel changement constatez-vous sur les comportements des gens en général et sur les enfants en particulier les jours de l’Achoura ?
Réponse- Synthèse :
Achoura, fête de l’enfance, de la famille et des traditions
Le Maroc et le monde musulman célèbrent la fête de l’Achoura le 10 Moharram de chaque année de l’Hégire. C’est une fête qui est perçue, depuis des siècles, comme celle de l’enfance. Cette manifestation revêt une signification spirituelle et sociale indéniable. C’est aussi un jour de partage et de charité. Au cours de cette journée, en effet, les enfants donnent libre cours à leur joie. A cette fête se sont greffées des traditions telles que la visite des cimetières, la distribution des friandises et de nombreuses pratiques à caractère carnavalesque : feux rituels, aspersion d’eau des passants, etc. La tradition veut aussi que l’on offre des jouets aux enfants. Un rituel peut accompagner la fête : les familles se régalent d’un couscous au "gueddid" (viande séchée de l’Aïd El Kébir). Elles achètent des noix, des amandes et des dattes et font brûler de l’encens tout au long de leurs veillées.
Jadis, les "derboukas", "bendirs" et "taârijas" étaient les seuls jouets offerts en l’occasion.
Aujourd’hui, ce sont plutôt les pistolets à eau, les poupées, les pétards et les jeux vidéo qui remportent le plus de succès. Le lendemain de l’Achoura, c’est "Zem-Zem". Les enfants y disposent d’une totale liberté pour asperger voisins, amis et passants. Les pétards sont également de la partie. Le soir, la fête continue avec la "chouâla" (feu rituel).
Partant de ce point, l’enseignant oriente les échanges des élèves et donne à chacun un laps de temps pour exprimer librement son point de vue vis-à-vis du sujet de la discussion.
Le professeur joue un double rôle, il est à la fois l’enseignant et l’animateur et doit donner aux élèves la liberté de s’exprimer sans dépasser le cadre du respect malgré les divers points de vue.
Pour clore le débat, l’enseignant demande aux élèves ce que leur a appris ou apporté cette séance et il fait lire les commentaires par les élèves qui ont pris des notes.
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