La modernité dans l'oeuvre de Abdelahak Serhane

«L'homme qui descend de la montagne»

Réalisé par: Hanae Abdelouahed PROFESSEUR DE 2 CYCLE ET DOCTORANTE

Introduction

Originaire du Moyen Atlas dont la culture terrienne imprègne ses récits. «On trouve chez ses personnes la même marginalité, la même difficulté d'être dans un tissu dominé par la violence et par l'archaïsme»1. Comme tout écrivain voulant retracer sa vie, Serhane à un âge avancé décide de commémorer sa carrière littéraire par un chef d'oeuvre qui parle d'elle, rien que de sa vie. Aussi novateur qu'il est, l'écrivain marocain se veut à la fois traditionnelle et originale, traditionnelle, en appliquant en termes la définition de Philippe Lejeune de l'autobiographie:


«Nous appelons autobiographie le récit rétrospectif en prose que quelqu'un fait de sa propre existence, quand il met l'accent principal sur sa vie individuelle, en particulier sur l'histoire de sa personnalité»2.

Originale en remettant en cause l'omnipotence de l'autobiographie traditionnelle en investissant les techniques nouvelles de l'écriture romanesque. Fiction et réalité s'enchevêtrent dans son récit au point de créer «une fiction de la réalité».

Son écriture est typique au sein de la littérature maghrébine d'expression française puisqu'elle émane des fantasmes, du refoulé, de l'interdit. Serhane exprime sans réticence une audace de transgresser les tabous, de parler de ce qui est perverti. Le Thanatos et l'Eros forment l'ossature de son projet d'écriture ainsi Gontard la case dans ce qu'il appelle «l'écriture de ressassement». Des stéréotypes de la violence: le corps et l'image de la femme.

Le roman de Serhane actualise ce motif en suivant la consigne de Tunney «le corps n'a jamais été extérieur au discours et à la représentation mais toujours un plus»3Elle est revisitée dans «l'homme qui descend de la montagne» dans deux perspectives.

Le premier réseau s'investit d'une charge négative. Le corps maternel suscite une image carcérale. Le narrateur souffre de savoir que sa mère n'est qu'un «corps pris en otage»4. L'image obsessionnelle qui construit son corps est une refonte «une prison pour elle dans ma tête avec des murs hauts et des barreaux serrés en fer forgé»5. La représentation de la femme chez Serhane revivifie les stéréotypes déjà investis par Driss Chraïbi que ce soit dans Le Passé Simple ou la Civilisation ma mère! Elle est truffée de fermeture garnie de violence «que dire à cette femme dont la communauté avait cadenassé la tête avec ses tabous, et qui s'arrangeait, à son tour, pour essayer de verrouiller celle de sa progéniture»6. La métaphore du cadenas produit un effet de déclic à travers laquelle la violence atteint son paroxysme. Après le corps c'est le tour de l'esprit maternel de recevoir la sentence d'incarcération. D'autres images de prison gravitent cette image entre autres celles du «coffre» et du «réceptacle». il est du ressort que la mère ressemble à une bête «son corps maigrichon avait été drapé, bâché, empaqueté, séquestré, emmuré, battu et engrossé à plusieurs reprises»7. Elle souffre à la fois de l'austérité de son mari qui le trompe sans cesse. Elle apparaît sans nom, désignée juste métonymiquement «génitrice», c'est «la petite femelle»8 ce qui rend sa situation encore minimale et complètement effacée au sein de la cellule familiale ainsi la mère de Ferdi dans le Passé simple. Etant consciente de son oppression, elle préfère ne rien dire et s'obstine à souffrir en silence et surtout à invoquer Dieu «aliéné à Dieu définitivement»9, elle se réclame dévote croyante jusqu'à la fin de sa vie.
Le dernier chapitre propose une lecture à rebours de cette image de la femme. Le long trajet de la frustration, de la soumission qui a perduré 24 chapitres arrive à son dernier escale cette fois sous le signe de l'émancipation, de l'illumination voire de la rébellion. Grâce aux instructions de son fils, devenu un membre important dans la société, la mère se trouve en mutation «désaliénée des autres». elle fait preuve d'une érudition intellectuelle, malgré son analphabétisme, en abordant des sujets socio-politiques (la politique, la corruption de le ouistiti, le trône et le roi). Son ambition dépasse le moi refoulé, elle restitue une image édifiante qui se mythifie sous sa propre parole; elle scande «je suis une Wataniya, une rebelle, une résistante»10.

Ce mythe oscille entre fiction et réalité dans, plus précisément, une fiction de la réalité. La mythification de la mère est superposée à un fantasme qui s'explique par l'excès de l'auteur pour libérer la vision claustrophobe de la femme et en même temps pour rendre hommage à sa défunte mère à qui dédie «[sa] gratitude et [son] affection qu' [il] lui témoigne dans ce livre»11.

Le changement de la femme n'est pas accidentel, il est surdéterminé et s'inscrit dans le cadre de cette recherche des effets pathétiques ce qu'appelle Peter Brooks «une rhétorique de l'excès».

l'espace:

L'espace est un objet de sens parcourant tous les romans maghrébine il se présente souvent en binarisme; ouvert\ fermé, intérieur\ extérieur, ville\campagne.

Dans ce dernier binarisme, le cliché dominant dans le roman maghrébin c'est que la campagne est un espace béant lieu des origines de la vie en communion, de la paix et de la sérénité, contrairement à la ville qui souvent dessiné comme un espace de l'escroquerie, de l'artifice, de tous les maux que peut rencontrer un être humain. Dans l'oeuvre de Serhane cette dualité existe encore mais respecte-t-elle le même canevas des autres?

La campagne localisé dans le roman de Serhane comme une périphérie de la ville (Azrou), elle est touchée de modernité (on trouve l'école des Gouars). Mais elle est l'endroit de tout ce qui superficiel, masqué; elle est érigée par l'ignorance, de la bestialité, de l'iniquité. Le locus ameonus est devenu locus horribilis. L'incipit s'ouvre sur une description balzacienne d'un espace enlisé qui «sombrait dans un désarroi»12. Le «je» narrateur autodiégétique sévit dans l'errance, dans le je ne sais où, son état rappelle celui des bohémiens tavelée par une invitation au voyage pour le lecteur. C'est l'étranger de Baudelaire.

Quant à la ville, elle est le monde des rêves, de la réalisation des fantaisies (achat du vélo, aventure avec Izza qui va lui rendre sa confiance en soi, l'envergure de son imagination de la rencontre de sa tante Zahia à Casa). La ville est présentée comme une boîte magique qui réalise les rêves du narrateur. D'ailleurs, elle sera son initiatrice au monde de l'enseignement, de la culture, du plaisir, de la vie. En effet, par cette inversion du cliché Serhane s'affranchit de ses prédécesseurs et annonce une nouvelle vision du monde. L'espace devient un personnage, son unité s'effrite d'élargit jusqu'à disparaître: de la maison à l'école coranique, à l'école des français, à Casa\ de la campagne à la ville\ du Maroc à la France). Cette discontinuité sur laquelle insiste la phénoménologie se retrouve à l'oeuvre. La conception de l'espace s'en trouve bouleversée la fluidité rassurante d'un espace homogène disparaissant pour laisser place à une réalité fragmentaire faite de ruptures et de vides. Cette discontinuité sur laquelle insiste la phénoménologie se retrouve à l'oeuvre.

3. Le langage.

Le langage des personnages est significatif. Le père et son fils dont les rapports sont teintés de violence «j'avais cultivé l'art de dire le contraire»13 incarnent le Pouvoir central. L'agressivité chez le premier est très accusée; des énonciations linguistiques particulières le montrent dans l'oeuvre: Champ sémantique de la violence; «terrorisée, fournication, décrépitude, marasme, hallouf Cris. Récurrences: sang, apocalypse.

Le caractère cocasse de la scène est destiné à dénoncer l'abus du patriarche. Nous assistons à l'émergence d'un arabe dialectal traduit en Français sous formes d'insultes ««, un langage trivial et blasphématoire»».

La violence du langage se manifeste surtout à travers l'usage des dictons et des proverbes.

3.1 Les proverbes et les contes:

L'importance des proverbes et des contes dans la littérature maghrébine d'expression française a été maintes fois soulignée. Plus qu'elle retrace l'oralité, partie intégrante de la culture marocaine, elle transgresse par transcription les structures classiques et consiste à disperser la voix narrative dans un jeu polyphonique. Par ces interférences, la langue française se trouve dépouillée de son hégémonie. Il s'agit d'une contre-attaque.

Plusieurs proverbes et dictons ont été cités dans «l'homme qui descend de la montagne». Qui te devance d'une nuit te devance d'une ruse. Le paradis est sous les pieds des mères. Frapper le fer pendant qu'il était chaud. Le temps est un coutelas; si tu ne le sabres pas, il te décapite». Le temps est d'or.

On trouve aussi des contes enchâssés relatés par la grand-mère: L'histoire du Juif Ishaq baptisé «El Mehdi». Allusion à Aicha Kendisha.

Les proverbes et les contes se rattachent à la figure maternelle qui a joué auprès du narrateur le rôle généralement dévolu au père quasi- absent malgré son apparence d'«homme de maison». La mère occupe ainsi une place structurante dans la constitution de l'image idéale du narrateur, son omniprésence lui permet de contester la tyrannie du père, l'iniquité de la société; elle est l'emblème de la «résistance». Or, la maturité s'accompagne de désillusion, d'un vide qui sera l'origine de la remise en question de la foi, de cette pléthore de discours blasphématoires, de ce reniement de Dieu jusqu'à l'athéisme. «Me battre sans cesse contre l'hystérie du discours religieux, contre la violence ambiante, le mensonge des hommes»14

Toute cette violence aboutit à une crise existentielle submergée par le vide qui trouve sa signification dans l'image hyperbolique de l'Eros et autre au niveau structurel: la phrase. D'abord ce vide sera le déclencheur des souvenirs d'enfance à la «surface de la mémoire».

3.2Une représentation phallique:

Le sexe est exhibé dans l'oeuvre de Serhane. L'exhiber, c'est «une manière de profaner le code doxologique grâce auquel fonctionne la société patriarcale. Il ‘agit d'une sorte de défi, d'une pratique sacrilège provocatrice et subversive»15. A travers ce motif, l'auteur veut accentuer l'outrance de l'obsession sexuelle notamment chez le père «le sexe était le seul moyen de domination possible chez mon citadin père. Il dominait ou domestiquait les femelles avec ses organes génitaux»16, une sorte de violence des rapports inter- personnels dans une société bloquée par ses inhibitions et son hypocrisie. C'est une manière de désigner l'archaïsme social.

Chez Serhane il présenté avec plus de modération, d'assouplissement. Dans son univers, toutes les relations humaines régressent au point de ne pouvoir se traduire qu'en termes des rapports sexuels, surtout le sexe hyperbolique du père. Le narrateur s'adonne à sa double perversion de voyeur érotomane (il imagine faire l'amour avec sa tante). Ainsi, l'inceste se manifeste comme un moyen de transcender le refoulé, de critiquer une société voilée sous le voile de la perversion sous le légat de Dieu «que pensez de tout cela? Rien. Il ne fallait rien penser de Dieu car Dieu est impensable»17

L'originalité de l'écrivain réside non seulement dans son art, sa faculté de saisir et d'extraire les aspects de la réalité voire ceux de la culture spécifiquement marocaine, mais aussi dans le fait de forger dans une symbiose textuelle singulière capable de les unir avec les problèmes sensibles de la société, et par la même se dégage une écriture qui bouscule le lecteur par ses modalités et ses thèmes très chers à l'auteur lui-même. L'écriture \ production littéraire chez Serhane émane d'un bouleversement interne de soi, elle enquise ses sources et ses forces dans des chocs intérieurs. Loin de cette satisfaction et ce confort qui renie l'existence d'une production et anesthésie l'imagination et la création, l'auteur trouve son échappatoire dans le drame, une douleur profonde, une angoisse atroce qui stimule. Le goût d'écriture ne sera que le fruit d'une preuve morfonde et malsaine; elle découle d'une situation tragique voir dramatique: «c'est quand on a subi une expérience très dure que l'on devient écrivain» Comme l'atteste Taher Ben Jelloun
Les stratégies d'une écriture subversive:
La structure narrative du roman:

Comme tout roman, «l'homme qui descend de la montagne» se prête à une analyse thématique. La seule unité thématique qui apparaisse dans ce roman est la plus petite qui soit: la phrase. Le roman invite lui-même à passer de la traditionnelle psychanalyse thématique à la moderne psychanalyse textuelle.

Le texte se présente comme une narration à la première personne cependant il s'agit plus exactement de la transcription des pensées du narrateur, en-dehors de tout réalisme de la perception; c'est un texte intermédiaire entre la réflexion décousue et l'écriture maîtrisée. Au lieu de nous livrer une pensée déjà élaborée, Serhane nous fait assister au procès de son élaboration. Ce procédé permet de représenter in vivo le travail de la censeur.

C'est donc la pensée du narrateur qui constitue ici la véritable matière romanesque. Cette pensée se présente largement comme une métapensée «« comme un discours que le narrateur tient sur ses faits et gestes, plus encore sur ses propres réflexions, ce qui permet entre autre de caractériser le discours du narrateur comme un soliloque. Une écriture post-moderniste:

La progression du récit est invertie par un dialogisme entre le «je» et le «tu» dès les premiers pages qui ouvre un débat polémique sur le cynisme étatique et l'hypocrisie sociale. Cette alternance entre une voix in et une voix off crée un dédoublement de la personnalité du narrateur dès l'ouverture qui engendre à son tour une double temporalité: temps de l'histoire et temps de l'énonciation à la manière de l'autobiographie traditionnelle. Cependant, ils sont estompés, indécis. Ce mélange tend à dépayser le lecteur, à l'impliquer dans le récit à la manière d'un jeu de puzzle comme l'estime les Nouveaux romanciers.

Il conteste les différents illusions notamment l'illusion de la continuité (unité et homogénéité d'un monde construit selon les principes logiques de causalité et de non- contradiction). L'intrigue détrônée au profit du mouvement même de l'écriture qui devient l'enjeu de l'acte créateur. Au récit linéaire, régi par une continuité causale à la transcription chronologique des événements. Enfance comme étant un roman moderne substitue avec un récit discontinu, éclaté en conformité avec son appréhension du monde. Au niveau macrostructural, les procédures d'agression mettant eu jeu la matière même de l'expression. La durée des événements n'est pas objective mais subjective, retracée de l'intérieur. L'indemnisation reflète la perception immédiate du temps vécu par la conscience: l'enfant subvertit l'ordre chronologique (passé / présent) qu'ils ne jouent sur le rythme vécu du temps. La technique du miroir, entre les scènes fomente ce refus du chronologique. Nathalie Sarraute, dans l'exploration minutieuse de ces mouvements souterrains qui forment les «sous- conversations» restitue une durée intérieure sans commune mesure avec le temps objectif en les «décomposant» et en les faisant «se déployer dans la conscience du lecteur à la manière d'un film ralenti»18.

Le discontinu débouche obligatoirement sur le fragmentaire puisqu'il n' y pas une unité d'histoire. On trouve une juxtaposition des phrases à travers les virgules qui représente le travail de la mémoire et du souvenir et nous montre la fragmentation de la pensée. Le but du style est de montrer le travail de la mémoire à travers la juxtaposition, la coordination Les vides

L'écriture des voix (la polyphonie):

Avant de parler de cette polyphonie caractérisant cette oeuvre, nous avons constaté qu'il importe d'abord de souligner l'importance de cette technique selon Heuvel « dans le discours textuel, l'écriture est comme une parole, comme une pratique semblable à celle de l'oralité, comme une activité qui laisse dans le texte des traces qui réfèrent à l'énonciation, à une situation d communication donnée qu'on cherche à reconstruire afin de mieux dégager l'intention du texte»19

Pierre Heuvel essaye de montrer que tout texte, récit, s'inscrit dans le cadre d'un discours empli de sonorité, d'harmonie et de poésie (l'oralité), laquelle sonorité peut aider le lecteur dans la reconstruction d'une signification possible. Et c'est dans ce cadre que s'inscrit l'oeuvre de Sarhane où les voix qui grouillent constituent la dimension narrative du récit. La multiplication des voix souligne le caractère illusoire de la fiction mettant en évidence le piège de vraisemblance; la polyphonie est articulée sur des voix qui circulent en vases communicants qui créent un effet de démystification, du vrai. Avec la dissémination des voix narratives, l'oeuvre de Serhane met en jeu des phénomène sociaux d'une actualité brûlante: la situation de la femme, le chômage (Thami), la misère, la corruption, le fanatisme religieux. Serhane brave l'interdit, dévoile le devenir en danger de la souche familiale, du handicap de l'enseignement au Maroc dénué «d'intelligence». Seule la parole a cette vocation critique et ce pouvoir contestataire. La parole comble le vide dans lequel sévit le narrateur, elle survit face à l'identité vacillante, aux actes malsains qu'il pratique. «La parole me remplissait de désarroi. Continuer à écrire! Pour qui? Pourquoi? Écrire pour moi avant toute chose pour me réconcilier avec le passé […] échapper à la folie, à ce sentiment d'impuissance face à la fatalité»20

Conclusion

Il s'ensuit que le roman est un véritable montage, une suite d'épisodes de ma vie quotidienne, des psychologies différentes; chaque épisode constitue un moment fatidique dans l'enchaînement des événements. Le texte suit, certes, un schéma linéaire mais, cette linéarité ne s'effectue qu'à travers un collage qui forme «une situation». Le démantèlement du temps et de l'espace régénère en permanence chaque situation. Serhane retrace son bilinguisme et enracine son écriture dans une vogue post- moderne voire dans une nouveau «réalisme» dit hyperréalisme.

1Marc Gontard, Le Moi étrange, l'Harmattan, Paris, 1993, p.151.

2 Cité par Philippe Lejeune, Signes de vie, le pacte autobiographique2, Ed. Seuil, 2005p. 14-15.

3 Anne Denneceys Tunney, l'écriture du corps, Paris, PUF, 1992, p.92.

4Abdelhak Serhane, l'homme qui descend de la montagne, seuil, p.240.

5 Ibid, p.241.

6 Ibid, p.249.

7 Ibid, p.240, chap.25.

8 Ibid, p.42.

9 Ibid, p259.

10 Ibid, p.255

11 Ibid, p.259.

12 Ibid, p.11

13 Ibid, p.63

14 Ibid, p.31.

15 Le Moi étrange, op. cit, p.153.

16 Serhane, op. cit, p.55

17 Ibid, p211.

18 Nathalie Sarraute, l'ère du soupçon, Gallimard, Paris, 1956, p.9.

19 Pierre Van Heuvel, Parole, mot, silence, pour une poétique de l'énonciation, librairie José Corti, Paris, 1985, p.33.

20 L'homme qui descend de la montagne, op. cit, p.13



Pour citer cet article :
Auteur : Hanae AbdelOuahed -   - Titre : La modernité dans oeuvre de Abdelahak Serhane,
Url :[https://www.marocagreg.com/doss/monographies/modernite-oeuvre-Serhane-Hanae-abdelouahed.php]
publié : 2010-12-27

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