royaume du maroc

ministère de l'education nationale

de l'enseignement supérieur, de la formation

des cadres et de la recherche scientifique

ecole normale supérieure

de meknès

département: langue et littérature françaises

niveau: 5émè année

mémoire pour l'obtention du diplôme de

l'ecole normale supérieure

lire le horla de guy de maupassant


Élaboré par: nadia benharoune encadré par: mme mina sadiqui

année universitaire: 2009-2010

remerciements
mes remerciements les plus chaleureux et ma reconnaissance la plus sincère à notre professeur mme mina sadiqui pour son soutien et aussi pour ses précieux conseils que, sans lesquels, le présent travail n'aurait pas vu le jour.

mes profonds remerciements sont adressés aussi à toute l'équipe professorale qui a pris en charge notre formation.

dédicace

a mes chers parents.

a mon cher mari.

a mes adorables enfants yasser et abdou.

a mes chers frères et soeurs.

je dédie ce modeste travail.

introduction:


le français enseigné dans nos lycées marocains est un moyen de communication et d'intégration dans la société; il répond à l'objectif que lui assignent les orientations pédagogiques, c'est-à-dire que«l'objectif principal est l'autonomisation de l'élève grâce à des tâches constructives et valorisantes visant le développement de compétences relatives à la communication.»1

toutefois, cet objectif ne peut-être réalisé sans prendre en considération que la formation générale de l'élève fait appel aussi à d'autres exigences, notamment le doter de la compétence sociolinguistique nécessaire à l'apprentissage d'une langue étrangère.

autrement dit, l'élève doit vivre la langue, et par conséquent la vivre dans son contexte pour pouvoir l'apprendre par la suite.

ainsi ,l'insertion des oeuvres littéraires au programme s'est faite dans l'optique d'instaurer un enseignement/ apprentissage de qualité qui répond aux besoins de l'élève. cette rénovation tient compte de la progression de celui-ci, partant de l'initiation à l'autonomie d'où le choix des genres précis pour chaque niveau.

parmi les oeuvres intégrales qu'on peut programmer pour «le tronc commun»du cycle qualifiant, concernant l'étude de la nouvelle fantastique, nous pouvons choisir«le horla» de guy de maupassant car, il entre dans cette stratégie de formation progressive qui débouche sur l'autonomie.

ainsi, commencer par le conte qui constitue une microstructure, facilitera par la suite l'analyse du roman puisqu'ils s'adaptent tous les deux au même schéma narratif.

de ce fait, mon choix est motivé par trois raisons: d'abord, pour susciter chez l'élève marocain le plaisir de lire et découvrir la littérature française. ensuite, pour approfondir chez lui la connaissance du conte en tant que genre littéraire. enfin, lui faire découvrir à partir du conte, un écrivain qui a marqué par son style la littérature française du 19ème siècle.

dans ce sens, notre travail sera centré sur la réalisation d'un projet pédagogique à partir du«horla» de maupassant. ce projet portera sur l'élaboration d' une seule séquence didactique qui s'étalera sur trois semaines. celle-là est composée d'activités bien déterminées visant à développer l'esprit de l'analyse, les compétences linguistiques rédactionnelles et orales. au terme de cette séquence, on enclorera par une évaluation sommative visant le transfert des compétences et la créativité, autrement dit, le degré d'autonomie atteint par l'élève face à un problème à résoudre.

projet pédagogique

centré sur

le horla de maupassant


durée du projet: 1 séquence


durée de la séquence:3 semaines


objectifs généraux:


etudier une oeuvre intégrale.

considérer l'oeuvre intégrale comme un instrument pour enrichir le savoir littéraire et culturel des élèves.

sensibiliser les élèves à des méthodes de travail pour faciliter la lecture d'un texte littéraire.

mise à niveau linguistique en vue de consolider les acquis en langue française.

faire en sorte à ce que l'élève soit capable de mener à terme son propre travail, autrement dit, renforcer son autonomie.


semaine: 1

compétences visées:

sensibiliser les élèves à la lecture d'une oeuvre intégrale.

amener les élèves à s'exprimer oralement et par écrit à partir d'une oeuvre intégrale.

consoliderleursacquis en langue.


progression de la première semaine


activités

contenus/ supports

objectifs spécifiques

activité orale

(1 heure)

des fiches de lecture préparées par les élèves sur l'oeuvre de guy de maupassant«le horla».

permettre aux élèves d'étudier le paratexte pour faciliter la compréhension de l'oeuvre.(biographie, courant littéraire, titre, genre, personnages…)

activité de lecture

(1 heure)

passage n° 1

8 mai:«quelle journée admirable…fait plaisir à voir».

etudier les caractéristiques et la fonction de l'incipit dans l'oeuvre.

activité de langue

(1heure)

l'adjectif qualificatif épithète et attribut.

quelques phrases extraites de l'incipit de «le horla».

amener les élèves à reconnaitre et à utiliser l'adjectif qualificatif comme moyen de caractérisation .

activité de production écrite.

rédigez une situation initiale et imaginez un fait imprévu

inspirant la peur.

faire acquérir aux élèves les étapes principales du conte:

- situation initiale.

-fait imprévu.


séance: 1 activité: orale durée: 1 heure niveau: tronc commun

support: des fiches de lecture préparées par les élèves, sur l'oeuvre de guy de maupassant,«le horla». objectifs: permettre aux élèves d'acquérir un savoir relatif au xixe siècle.

donner aux élèves un aperçu sur la vie de l'auteur.

etude des éléments du paratexte pour faciliter la compréhension de l'oeuvre.

initier les élèves au contexte historique de l'oeuvre de maupassant.


déroulement de la séance.

présentation du travail par les élèves.

aperçu général sur le xixe siècle.

le bouleversement profond opéré par la révolution et l'empire libéra la littérature des entraves du passé. ainsi qu'un nouveau pouvoir s'affirma très vite, qui entreprit de diriger l'opinion, en matière littéraire comme en matière politique, c'était une révolution culturelle. les figures dominantes du siècle: v. hugo, balzac, stendhal , emile zola , guy de maupassant et d'autres. le xixe siècle est caractérisé par trois grands courants littéraires à savoir: le romantisme, le réalisme et le symbolisme.

1-le romantisme

c'est la période où chaque écrivain, complètement affranchi des règles traditionnelles, s'attache seulement à exprimer dans la forme qui lui convient, son expression du moi souffrant et son tempérament propre.


2-le réalisme.

dans ce courant, la littérature redevient impersonnelle. elle affecte même l'impossibilité de la science: c'est le naturalisme.


3-le symbolisme.

a partir de 1880, une nouvelle réaction se produit contre les brutalités et les trivialités du naturalisme et remet en honneur certains éléments du romantisme: c'est le symbolisme.


qui est l'auteur de« le horla»?

guy de maupassant est né le 5 aout 1850 au château de miromesnil en normandie. il mène dans un foyer désuni, une enfance déséquilibrée.

après des études réussies au collège d'yvetot; il rejoint comme interne le lycée de rouen en 1867.

a paris, il exerce un petit emploi au ministère de la marine, puis au ministère de l'instruction publique. guy de maupassant a accédé à la vie littéraire en 1880 grâce à sa nouvelle«boule de suif», il a publié plusieurs nouvelles dans des journaux«la gaulois»,«le gil blas» et «le figaro». mais, petit à petit, la maladie dont il mourra commence à se manifester. il est prédisposé à la maladie par une hérédité assez lourde. sa mère souffre de crises nerveuses, son frère hervé meurt fou en 1889. le microbe de syphilis qui l'a contaminé dès 1876 provoque chez lui des troubles psychiques. il connait l'angoisse et l'hallucination dès 1888, il se sent menacé par la folie, il a essayé de se suicider, interné dans la maison de santé du docteur blanche, il meurt en 1893.

il a publié six romans et trois cent nouvelles. on trouve par exemple, la maison de tellier(1881), claire de lune(1893), la petite roque(1887), le horla(1887), pierre et jean(1888), fort comme la mort(1889), notre coeur(1890).

quels sont les écrivains de sontemps?

gustave faubertemile zola, stendhal, balzac et d'autres.


quelle relation existe entre «le horla» et la personnalité de maupassant?

maupassant s'est inspiré dans beaucoup de ses nouvelles des faits divers du moment. pour «le horla», il a plutôt abordé des thèmes en vogue tel que la folie et l'hypnotisme. il a développé le thème de la terreur du surnaturel tout en intégrant les dernières découvertes médicales mais aussi ses propres angoisses et ses hallucinations.

quel est le courant littéraire qui correspond à l'écriture de maupassant?

c'est le naturalisme.

quelles sont les caractéristiques de ce courant?

c'est un courant littéraire qui a marqué la deuxième moitié du xix ème siècle, il se caractérise en plus de critères réalistes (objectivité, éblouissement pour la science,…) il privilégie la matière du roman en lui incarnant tous les critères d'un objet scientifique. il peut devenir un véritable enjeu de manipulation, d'expérimentation. il se caractérise par un appel constant à l'imagination et au fantastique.

que signifie le mot «horla»?

le mot horla peut être séparé «hors de là» c'est à dire la relation entre l'extérieur et l'intérieur. il représente «l'Être nouveau», invisible et redoutable. il émane de la pure imagination du narrateur. le titre en lui-même attire l'attention du lecteur et le pousse à découvrir le contenu du roman.

combien existe de versions pour le«horla»?

«le horla » existe en deux versions.


quelle est la date de publication de ces deux versions?

la première version est apparue en octobre 1886. la deuxième en mai 1887.

quelle remarque pouvez-vous faire sur les deux versions?

la première est sous forme d'un court récit. la deuxième sous forme d'un cahier journal, transcrit au jour le jour les évènements et les impressions. ce journal commence le 8 mai et s'achève le 10 septembre.

donnez un résumé de la première version?

le docteur marrande aliéniste célèbre présente un de ses malades à des confrères. le malade souffre de troubles psychiques. confronté à des phénomènes inexplicables, il était sûr qu'un être nouveau, invisible est la cause de ses malaises, il le baptise le «horla». alors, il a développé une théorie selon laquelle, un être nouveau plus perfectionné que l'homme a fait son apparition sur la terre. quand le malade a terminé son récit, le docteur avoue sa perplexité: «je ne sais pas si cet homme est fou ou si notre successeur est réellement arrivé.»

quelle différence existe entre la première et la deuxième version?

dans la deuxième version, on trouve les mêmes éléments distribués dans le même ordre, mais deux nouveaux épisodes sont introduits: le voyage au mont saint-michel et le séjour à paris.

prolongement hors classe

lire encore une fois la deuxième version à la maison.

a préparer la lecture de l'incipit.


séance: 2

activité: lecture

durée: 1 heure

niveau: tronc commun

objectif spécifique: etudier les caractéristiques et la fonction de l'incipit dans l'oeuvre.

support: 8 mars2.

déroulement de la séance

lecture magistrale et questions de compréhension.

situer le texte par rapport à l'oeuvre.

c'est la première page de la deuxième version.

est-ce qu'il s'agit d'un texte à part entière ou un extrait?

il s'agit d'un extrait. c'est l'incipit ou le texte d'ouverture de l'oeuvre. a quel genre littéraire appartient ce texte?

c'est un conte fantastique. quelle est la définition du mot« conte»?

le conte est un récit souvent assez court, de faits et d'événements imaginaires. quelle est définition du mot fantastique?

c'est l'hésitation éprouvée par un être qui ne connait que les lois naturelles, face à un événement en apparence surnaturel. on peut le définir autrement: c'est l'irruption dans un monde quotidien et rationnel d'un élément surnaturel qui installe la perturbation. quelle est la différence entre le conte et la nouvelle?

le conte se manifeste comme une fiction imaginaire, alors que la nouvelle a un caractère vraisemblable. quelles observations pouvez-vous faire sur la forme narrative du récit?

le récit se présente sous forme d'un journal tenu par le narrateur. qu'est ce qu'un journal intime?

le journal est un récit d'événements au jour le jour vécu par l'auteur, il est aussi utilisé pour présenter des récits fictifs, irréels. de quoi parle le texte?

dans ce texte, le narrateur décrit une journée admirable vécue par lui- même, allongé sur l'herbe de sa maison. il essaie de transmettre sa joie et son plaisir tout en décrivant la seine, rouen et les bateaux. qui est le narrateur?

le narrateur ne donne aucun indice concernant son identité mais, on sait qu'il s'agit d'un homme grâce à l'adjectif«étendu». qui sont les personnages?

nous avons un seul personnage. c'est lui qui prend en charge la narration de sa propre expérience; d'où l'emploi de la première personne«je». la fonction expressive domine le texte. les phrases affectives«comme, il faisait bon ce matin.», traduisent des sentiments frivoles propres au narrateur. relevez à partir de l'extrait les éléments qui renvoient au narrateur? l'emploi de la première personne du singulier«je». l'utilisation de modalités appréciatives«quelle journée admirable!». l'emploi de l'adjectif possessif«ma-mon». quels sont les temps verbaux employés dans le texte?

le temps dominant est le présent. l'auteur du journal intime utilise aussi le passé simple et l'imparfait. le narrateur mêle les temps du discours et les temps du récit. de quel type de texte s'agit-t-il?

c'est un texte narratif à dominante descriptive. sur quoi porte la description?

dans cet extrait, le narrateur décrit sa maison, son pays, la seine, rouen, le convoi de navires et les trois mâts brésiliens. quels sont les procédés stylistiques employés?

les procédés stylistiques employés sont: la répétition:«j'aime ce pays et j'aime y vivre.» la comparaison:«gros comme une mouche.» la personnification:«un long convoi de navires(…)et qui réglait de peine en vomissant une fumée.» l'exclamation:«quelle belle journée!»«quelle journée admirable!» l'antithèse:«tantôt plus fort et tantôt plus affaibli.» quel est l'intérêt du texte?

le texte d'ouverture a une fonction expositive. il vise à familiariser le lecteur avec le climat du conte: (personnages-temps-lieu-action).

quels sont les champs sémantiques dominants dans le texte?

la nature: l'herbe, la terre, odeurs du sol, l'air, jardin, la seine, la brise, le ciel.

les sons: intonations, la seine qui coule, chant d'airain, bourdonnement, râlait.

la navigation: la seine, bateaux, navires, goélettes, trois mâts.

la joie et le bien être: j'aimecepays, j'aime ma maison, plaisir. quel est l'état d'esprit du narrateur en cette journée?

il est heureux. relevez les mots ou les phrases qui l'expriment?

«j'aime cepays et j'aime y vivre.»«tout ce navire me fit plaisir à voir.» quelles sont les informations données par le texte?

il présente le personnage, son état d'âme le 8 mai, son pays natal, la ville où se trouve sa maison et les beaux paysages qui l'entourent

a quel public s'adresse le conte« le horla»?

ce conte s'adresse à un large public. il est certes accessible aux élèves du cycle qualifiant, par son français facile, son vocabulaire courant et ses phrases courtes.

prolongement hors classe. lire le fragment« 2juillet». procéder de la même manière pour analyser cet extrait.

séance: 3

activité: langue

contenu: l'adjectif qualificatif épithète et attribut.

durée: 1 heure

objectif spécifique: amener les élèves à reconnaitre et à utiliser l'adjectif qualificatif comme moyen de caractérisation.

déroulement de la séance


i-présentation et observation

quelle journée admirable!

la grande et large seine.

ils sont innombrables, frêles ou larges.

un homme seul.

je deviens fou.

ii-phase d'explicitation

lire et faire lire les phrases proposées.

de quelles natures sont les mots en gras?

a quel élémentde la phrase se rapporte chaque adjectif qualificatif?

qu'est-ce qu'on entend par adjectif qualificatif?

comment appelle t-on l'adjectif placé avant ou après le nom qu'il détermine?

comment appelle t-on l'adjectif qui se place après le verbe d'état?

déplacez l'adjectif seul et mettez-le après le nom, garde t-il le même sens?


iv- phase de conceptualisation

a retenir:

l'adjectif qualificatif est un mot variable indiquant une qualité d'un être ou d'une chose .il varie en genre et en nombre avec le nom ou le pronom auquel il se rapporte.

l'adjectif qualificatif peut être épithète ou attribut.

l'adjectif épithète se construit directement avec le nom qu'il détermine.

introduit par un verbe d'état (être, paraitre, devenir, demeurer, sembler, avoir l'air…), l'adjectif qualificatif est dit attribut du sujet quand il qualifie le sujet de ce verbe ou attribut de l'objet quand il qualifie le complément d'objet.

certains adjectifs changent de sens suivant qu'ils sont placés avant ou après le nom qu'ils caractérisent.

v-phase de réemploi

relevez les adjectifs dans ces phrases et précisez leurs fonctions :

leurs yeux étaient larges et doux.

les éléphants puissants, musclés et lourds avancent.

il parait très las.

j'ai déraciné un vieil olivier qui était gelé.

les roses restent bien fraiches et colorées dans le vase.

depuis longtemps, l'homme observe cet être étrange et fascinant.


vi- phase de consolidation

relevez les adjectifs qualificatifs et indiquez leurs fonctions:


il me semblait gêné dans ses vêtements; il était raide.

il est angoissant.

un petit voyage, sans doute, me fera du bien.

la vie est magnifique.

prolongement

chercher dans« le horla» de maupassant des phrases contenant des adjectifs qualificatifs épithètes et d'autres attributs et classez -les dans un tableau.


séance 4

activité: production écrite

durée: 1heure

objectif spécifique:-etudier la situation initiale

contenu: rédiger une situation initiale.

consigne: un jour, tes parents sont sortis diner chez des amis .tu es resté(e) seul à la maison.soudain, un bruit éclatant surgit du grenier. rédige lasituation initiale.

mise en situation: communication des objectifs de la séance.

méthodologie:

i-phase orale

lire le sujet.

expliquer la consigne.

rappeler la structure narrative et la situation initiale du «horla».

ii-phase écrite

elaboration de la situation initiale avec la participation des élèves.

conclusion: synthèse ou résumé de ce qui aétédit dans le développement.


semaine 2


compétences visées :

aider l'élève à mieux comprendre l'oeuvre de maupassant.

rendre l'élève capable de relever les caractéristiques de l'écriture fantastique

faire acquérir à l'élève quelques techniques de l'expression écrite relatives à des sujets précis.

renforcer l'expression orale chez l'élève.


progression de la deuxième semaine.

activités

supports/contenu

objectifs spécifiques

activité de lecture.

(1heure)

passage(4-5 juillet)

«décidément, je suis repris…mon lit.)

faire la distinction entre le réel et le fantastique.

activité de langue.

(1heure)

etude du lexique de la peur et l'angoisse.

passage ( 12-16-18-25) mai

reconnaitre le vocabulaire des sentiments.

activité orale.

débat:

croyez-vous à l'apparition des êtres invisibles et aux phénomènes surnaturels.

amener l'élève à s'exprimer et défendre son point de vue.

activité de production écrite

rédigez un court récit fantastique à partir de la situation initiale suivante: « ma grand-mère, une femme de soixante, habite seule dans une vieille maison donnant sur un cimetière au bout du village.

inviter les élèves à la rédaction d'un essai.


séance: 1

activité: lecture

durée: 1heure

niveau: tronc commun.

objectifs spécifiques:

faire la distinction entre le réel et le fantastique.

rendre l'élève capable de situer le texte par rapport à ce qui le précède.

support: les fragments 4 et 5 juillet3.

déroulement de la séance.

lecture magistrale et questions de compréhension.


situez le texte par rapport à l'oeuvre?
ce passage se situe juste après le voyage du narrateur au mont saint-michel et son séjour à paris ( où il reste trois semaines,mais il ne relate d'une manière détaillée que deux journées). est-ce que 4 et 5 juillet sont des textes ou des fragments?
ce sont des fragments. a quel genre appartient ce passage?

c'est un conte fantastique.

qui parle dans ce passage?

c'est le narrateur qui parle.

relevez les indices qui le montrent?

les éléments qui montrent que c'est le narrateur qui raconte sa propre histoire sont:

le pronom personnel. «je» « j'ai mal dormi»

l'adjectif possessif «mon» et le pronom personnel «moi» «mon cocher souffre du même mal que moi».

les modalités appréciatives:«mes cauchemars anciens.»«ces sommeils épouvantables.»

a quel moment de la journée se passent les scènes décrites dans ce passage? justifiez votre réponse?

les deux scènes de ce passage se déroulent la nuit, car le narrateur est tellement épouvanté par les cauchemars qui le hantent.«mes cauchemars anciens reviennent.» quel est le type de ce texte?

c'est un texte narratif à dominante descriptive.

quelles sont les marques de la description et de la narration?

le texte est narratif, car le narrateur raconte son histoire avec cette force de l'invisible qui le hante et le pousse à la folie. descriptif, parce que le narrateur décrit son état physique et psychique après chaque cauchemar. a quel être surnaturel, bien connu des conteurs fantastiques, fait songer le récit du cauchemar?

l'être surnaturel est le vampire.

quels sont les caractéristiques habituels de cet être fantastique?

il apparait la nuit et suce le sang des êtres vivants.

dans quelle mesure le horla peut -il lui être comparé?

le horla aussi fait son apparition la nuit et essaie d'étrangler le narrateur-personnage.

pourquoi le narrateur insiste t-il sur le fait qu'à son réveil, devant la carafe d'eau vide, il est en pleine possession de ses sens et de sa raison ?

le narrateur insiste sur ce fait pour convaincre le lecteur qu'il est saint d'esprit et n'est pas atteint de folie.

montrez comment maupassant rend l'émotion du narrateur à la vue de la carafe vide?
c'est à travers les répétitions et les tournures interrogatives que l'auteur rend l'émotion du lecteur sensible à ce qu'il décrit: le lecteur ressent les mêmes sentiments de peur et d'étonnement que lui. comment s'amorce ici le thème du double?

c'est dans l'apparition de cet invisible qui lui vide la carafe chaque nuit.


relevez à partir du passage les mots désignant le double?

les mots qui désignent le double sont:

«je vivais sans le savoir, de cette double vie mystérieuse qui fait douter s'il ya deux êtres en nous.»

nous avons aussi:«un être étranger, inconnaissable et invisible»«notre corps captif qui obéit à cet autre.

qu'est ce que vous remarquez?
on remarque que l'invisible est comparé à un être humain, dans ce cas, on peut parler d'un thème récurent dans les contes fantastiques;il s'agit du double. dans quel état d'esprit se trouve le narrateur dans ce court passage?

il se trouve dans un état d'extrême angoisse, d'étonnement et de peur.

de quoi parle le texte?

il parle du narrateur qui passe des nuits terribles à cause des cauchemars qui perturbent son état psychique après son réveil et sa grande surprise de voir la carafe complètement vide. où réside le fantastique dans ce passage?
le fantastique réside dans l'apparition de l'invisible qui boit toute l'eau et les cauchemars successifs. citez d'autres phénomènes fantastiques déjà vus dans d'autres passages?

la promenade dans la forêt de roumare, puis le sentiment d'être suivi par quelqu'un ensuite, les cauchemars qui le torturent et enfin, la légende racontée par le moine sur les êtres fantastiques (un bouc à figure d'homme et une chèvre à figure de femme).

quels sont les temps verbaux utilisés dans ce passage?

les temps utilisés sont:

le présent:«je le fais maintenant»«figurez-vous un homme qui dort qu'onassassine et qui se réveille…»

le passé composé:«j'ai senti»«je me suis réveillé».

le passé simple:«je me couchai ensuite je tombai»«je restai là».

l'imparfait:«j'étais somnambule»«elle était vide»«il la puisait dans ma gorge».

relevez les champs sémantiques dans ce passage?

le fantastique: étrange, épouvantable, affreuse, invisible, mystérieuse, angoisse cauchemar…

sommeil: coucher, réveiller, nuit, songer, dormir, éveillé, lit, somnambule…

assassinat: assassine, couteau, râle, sang mourir, meurtri, mourir,

anéanti, brisé…

temps: cette nuit, chaque soir, deux heures…

eau: soif, carafe, verre, boire,..

quels sont les procédés stylistiques utilisés dans ce passage? la comparaison:«il a puisé dans ma gorge, comme aurait fait une sangsue»

la répétition:«elle était vide! elle était videcomplètement!»

l'interrogation:«ai-je perdu la raison? qui? moi? moi, sans doute?»

l'exclamation:«je tombai sur une chaise!puis, je redressai d'un saut pour regarder autour de moi!

personnification:«une angoisse abominable»

a quelle conclusion parvient le narrateur ce jour là?

il s'assure vraiment de l'invisible, de l'inconnaissable, du horla qui l'étrangle la nuit et lui boit l'eau que contient la carafe.

prolongement:

procéder de la même manière pour étudier le dernier fragment de cette version, le 10 septembre.


séance 2

activité: langue

contenu: lelexique de la peur.

durée: 1 heure

objectif spécifique: etudier le lexique de lapeur et l'angoisse

support:«le horla», le2 juin.«un frisson me saisit …effrayante.»

mise en situation

communication des objectifs de la séance.


méthodologie

présentation-observation

lire le corpus suivant:

«un frisson me saisit soudain, non pas un frisson de froid, mais un étrange frisson d'angoisse.

je hâtai le pas, inquiet d'être seul dans ce bois, apeuré sans raison, stupidement, par la profonde solitude. tout à coup, il me sembla que j'étais suivi, qu'on marchait sur mes talons, tout près, à me toucher.

je me retournai brusquement. j'étais seul. je ne vis derrière que la droite et large allée, vide, haute, redoutablement vide; et de l'autre coté elle s'étendait aussi à perte de vue, toute pareille, effrayante.»

découverte du fait de langue-conceptualisation:

où se trouve le personnage-narrateur?

le personnage-narrateur est dans la forêt de roumare.

qu'est ce qui l'inquiète? pourquoi?

il est inquiet d'être seul dans le bois car , il croit que quelqu'un le suivait et marchait sur ses talons.

quel sentiment éprouve-t-il?

il a de l'angoisse; il a très peur.

quels sont les moyens qui traduisent ce sentiment?

les mots suivants: un frisson, je hâtai le pas, inquiet, apeuré, effrayante.

est -ce que ces moyens sont de la même nature?

non, il ya des noms, des verbes, des adjectifs et des expressions.


par quoi se traduit le sentiment de la peur sur le plan corporel?

par le gestuel:«je hâtai le pas, je me retournai brusquement.»

comparez les deux mots«apeuré»et «effrayante»? quelle différence y a-t-il entre ces termes?

«effrayante» a un degré plus élevé de peur que «apeuré».

appropriation

exercice: complétez les pointillés en utilisant le mot convenable:

trac-crainte-peur-inquiétude-panique.

la mère ne peut dissimuler son………….quand l'enfant tarde à rentrer.

l'enfant se réveilla dans le noir, il trembla de………………..

quelqu'un cria«au feu»aussitôt, tous les spectateurs pris de ……………,se bousculèrent pour sortir.

la……………de tomber m'a toujours empêché de monter sur des patins à roulettes.

même les grands acteurs ont le…………avant d'entrer en scène.

réemploi

employez dans des phrases les mots et expressions suivantes:

effrayer-avoir peur-terroriser-craintif-horreur.


traces écrites

parmi les expressions de la peur, on peut citer:

les noms: la peur, la crainte, la terreur, l'effroi, l'angoisse…

les verbes: apeurer, craindre, effrayer angoisser, horrifier, inquiéter…

les adjectifs: effrayé, apeuré, angoissé, craintif, anxieux inquiétant,terrorisé…

les expressions verbales: avoir peur, avoir la frousse, avoir le trac, avoir latrouille…


séance: 3 activité: orale durée: 1heure objectifs spécifiques: débattre amener l'élève à s'exprimer et défendre son point de vue.
déroulement de la séance pour relancer le débat, l'activité sera orientée au moyen de consignes: rappel de la thématique du« le horla».

réflexion sur les perturbations psychologiques de l'être humain ( causes et conséquences ).

parler de l'existence des êtres invisibles et des phénomènes surnaturels.

phase d'organisation

le professeur va regrouper les élèves en deux parties selon les réponses données par eux; c'est-à-dire un groupe de ceux qui croient à l'apparition des êtres invisibles et aux phénomènes surnaturels et ceux qui pensent le contraire.

après l'annonce du sujet et la répartition des élèves en groupes, le professeur va jouer un double rôle .il va distribuer la parole et arbitrer le débat.
distribution de la parole. donner la parole à qui la demande. repérer celui qui a envie d'intervenir. solliciter celui qui ne parle pas: (et vous qu'en pensez-vous?) interrompre celui qui parle longtemps.
arbitrer le débat. accorder à chacun un temps de parole équivalent.

ne pas laisser dire n'importe quoi sur un point.


séance 4

activité: production écrite

durée: 1heure

contenu: rédiger un récit fantastique

objectif spécifique: inviter les élèves à la rédaction d'un essai

sujet: rédigez un court récit fantastique à partir de la situation initiale suivante:

«ma grand-mère, une femme de soixante ans, habite seule dans une vieille maison donnant sur un cimetière au bout du village.»

déroulement de la séance:

phase orale

lire le sujet.

expliquer la consigne.

souligner les mots clés.

phase écrite.

pour mener à terme notre essai, nous allons procéder de la manière suivante:

introduction: reformulation du sujet.

développement: développer l'idée d'angoisse et de peur qui englobe le sujet.

conclusion: dénouement.


semaine:3
compétences visées: munir l'élève d'outils et de stratégies de lecture pour approcher un texte littéraire

sensibiliser l'élève aux techniques d'écriture (résumé).

amener l'élève à s'exprimer oralement et par écrit à partir d'une oeuvre intégrale.

contribuer à l'enrichissement des bagages linguistiques et culturels.


progression de la troisième semaine.

activités

supports / contenu

objectifs spécifiques

activité de lecture

dernier fragment: 10 septembre.«rouen, hôtel ... jusqu'à la fin du conte»

amener l'élève à connaitre et identifier les particularités de l'excipit dans un conte fantastique.

activité de langue

les figures de style

faire acquérir à l'élève un savoir relatif à certaines figures de style à savoir: l'exclamation, la répétition et l'énumération.

activité orale

de nos jours, on parle beaucoup de phénomènes parapsychiques. que faut-il au juste entendre par là? quel est votre opinion sur la question?

débat: amener l'élève à s'exprimer et à donner son point de vue.

activité de production écrite

faites le résumé du dernier fragment du conte«le horla».

initier les élèves aux techniques du résumé.


séance1

activité: lecture

durée: 1heure

objectif spécifique: amener l'élève à connaitre et identifier les particularités

de l'excipit dans un conte fantastique.

approche: méthodique

support:« le 10 septembre»4

déroulement de la séance

lecture magistrale


quelle place occupe ce fragment dans l'oeuvre?

c'est le dernier fragment du journal intime du narrateur, c'est la fin du conte.

situer le texte

le narrateur va tenter d'enfermer le horla, considéré comme un être matériel, dans un espace clos (sa chambre) pour le brûler vif et terminer ses tortures. qu'est ce qui nous renseigne sur le cadre spatial dans le texte?

rouen .hôtel continental. de quel genre est le texte?

le genre fantastique qui met en scène des faits surnaturels. de quel type est le texte?

c'est un texte narratif à dominante descriptif. sur quoi porte la description?

la description porte sur la psychologie du narrateur ( une joie folle m'a saisie ), et sur le feu qui a brûlé la maison du narrateur. quelle est la spécificité de ce texte par rapport aux textes précédents?

il y a à coté de l'indication temporelle, une indication spatiale«rouen, hôtel continental». quelle est la visée du narrateur en utilisant cette indication de lieu?

c'est pour nous montrer que le narrateur se trouve à l'hôtel continental et qu'il reprend le récit un jour après son plan, c'est-à-dire que les événements narrés ont lieu le 9 septembre. alors, quelle est la spécificité de cette narration?

elle emprunte le mode du retour en arrière.

axes de lecture:

en combien de parties peut-on diviser le texte? l'enfermement du narrateur. l'incertitude sur la mort du horla; la résignation du narrateur vis-à-vis du suicide. quel est le thème général de cette clausule?

le désespoir complet et suicide du narrateur; quels sont les personnages principaux?

le narrateur est le personnage principal qui prend en charge la narration tout au long du conte«je».nous avons aussi le pronom personnel «il»(est-il mort?) qui renvoie à un personnage présent-absent«le horla».

quel est le type de point de vue?

c'est une focalisation interne, le champ visuel est limité.

relevez le discours dans le récit.

«au secours…au feu»«mort?…les nôtres?»«non…moi!...» comment appelle t-on cette forme du discours?

c'est un monologue dans lequel, le narrateur pose des questions qui reflètent un esprit perturbé. quelles sont les armes utilisées par le narrateur pour tuer«le horla»?

il a utilisé le feu et le fer.

relevez les éléments qui appartiennent à l'univers fantastique?

nous avons:

la couleur noire (tout étant noir, pas une étoile). le silence«immobile; pas un souffle d'air). la solitude. la description du feu qui dévore la maison. essayez d'interpréter les adjectifs utilisés pour la description dans la phrase«la maison maintenant, n'était plus qu'un bûcher horrible et magnifique, un bûcher monstrueux.»?

le bûcher est horrible car il brûle ce que le narrateur a de plus cher au monde, sa maison. magnifique car il détruit son ennemi«le horla». monstrueux car il brûle les domestiques oubliés dans sa demeure. quels sont les champs sémantiques utilisés dans le texte?

la mort: mort-mourir-je me tue…. la joie: joie folle -quelle joie!.... la peur: craindre- il avait peur-frisson de peur…. le feu: bûcher- l'incendie -une flamme…. la nature: arbre- branche-feuilles-un massif de lauriers…. combien de fois le narrateur a utilisé les points de suspensions?

il existe dix espaces comblés par les points de suspensions.

pourquoi la dernière ligne est pleine de pointillés?

c'est pour laisser la fin ouverte à toutes les suppositions.

quels sont les temps verbaux utilisés?

le passé composé: «j'ai vu»…. le passé simple: «je compris»…. l'imparfait: «j'attendais»….
quels sont les procédés stylistiques utilisés?

la répétition: «au secours! au secours!»…. l'exclamation: «quelle joie!je le tenais!»…. l'énumération: «j'ai marché à droite, à gauche, longtemps...» l'hyperbole: «une flamme caressante» l'oxymore: «horrible et magnifique» la comparaison: «la maison maintenant n'était plus qu'un bûcher horrible

synthèse

pour mettre fin à ses souffrances, le narrateur décide de tuer son possesseur, la force physique s'avère pratiquement inutile et cède la place à l'intelligence.

alors, il tend un piège au horla, l'enferme dans sa chambre et met le feu à sa demeure. cette situation terrible a crée chez le narrateur des questions qui finissent par générer en lui des idées purement suicidaires.
puisqu'il n'est pas arrivé à éliminer«le horla», le narrateur est vaincu par cette force surnaturelle.

prolongement

imaginez l'invasion des êtres surnaturels à notre ville. racontez cela en insistant sur vos impressions personnelles.


séance 2

activité: langue

contenu: les figures de style

durée: 1heure

objectif spécifique: faire acquérir à l'élève un savoir relatifà certaines

figures de style.

déroulement de la séance

mise en situation

communication des objectifs de la séance


présentation- observation

quelle journée admirable!

comme, il faisait bon ce matin!

j'aime ce pays et j'aime y vivre.

j'aime ma maison où, j'ai grandi.

ces profondes et délicates racines, qui attachent un homme à la terre où sont nés et morts ses aïeux, qui l'attachent à ce qu'on pense et à ce qu'on mange, aux intonations des paysans, aux odeurs du sol, des villages et de l'air lui-même.

jai marché à droite, à gauche; longtemps.

comment appelle-t-on les figures de style utilisées dans les groupes de phrases (1-2-3)?


quels sont les effets produits par ces figures?

découverte-conceptualisation

1-l'exclamation


elle provoque chez le lecteur une émotion forte, un sentiment d'enthousiasme et en même temps traduit l'émotion de la personne qui s'exprime. 2-la répétition

elle permet à maupassant de produire un effet d'insistance sur son attachement envers ses racines. elle communique au lecteur la force d'un sentiment, amour du pays et de la maison natale.

3-l'énumération. elle permet à maupassant de renseigner le lecteur sur certains détails, ce qui crée une intimité entre le narrateur et le lecteur. appropriation

relevez les figures dans les phrases suivantes.

on dirait que l'air, l'air invisible est plein d'inconnaissables puissances.

un frisson me saisit soudain, non pas un frisson de froid, mais un étrange frisson d'angoisse.

et soudain, je m'éveille, affolé, couvert de sueur, j'allume une bougie…

j'ai vu!...j'ai vu…j'ai vu!

le horla…il est venu!...il existe pourtant!

sauvez-moi! pardon! pitié! grace! sauvez-moi!

prolongement

formuler des phrases contenant les figures de style déjà étudiées.


séance 3 activité: orale durée: 1heure objectifs spécifiques: débattre amener l'élève à s'exprimer et à donner son point de vue.
sujet: de nos jours, on parle beaucoup de phénomènes parapsychiques. que faut -il au juste entendre par là? quel est votre opinion sur la question? déroulement de la séance lire le sujet. souligner les mots clés et les expliquer. dans quelle mesure ces phénomènes sont traduits par «le horla» de guy de maupassant. apporter au débat des arguments et des exemples. exprimer votre point de vue en recourant au champ lexical du fantastique. rappeler la thématique du «le horla». parler des conditions spatio-temporelles qui accentuent le malaise du personnage. réflexion sur les perturbations psychologiques de l'être humain:causes et conséquences. inciter toute la classe à s'exprimer oralement et à donner leur point de vue. n'intervenir que pour relancer le débat.

séance 4

activité: production écrite

contenu: résumé du texte

objectifs spécifiques:

initier les élèves aux techniques du résumé.

rendre l'élève capablederésumer un texte.

sujet: faites le résumé du dernier fragment du conte«le horla»du guy de maupassant.

déroulement de la séance

phase orale:

lire le sujet.

souligner les mots clés.

définir le mot-clé «résumé».

le résumé d'un texte consiste à présenter le contenu sous une forme abrégée, afin de permettre à une personne d'accéder plus rapidement aux informations que ce texte contient.

donner des consignes à respecter:

respecter les idées de l'auteur.

suivre l'ordre général du texte.

éviter les interprétations, les répétitions et les modalisateurs.

utiliser la troisième personne du singulier.


phase d'application

la date et le lieu de l'action.

la stratégie du narrateur pour enfermer«le horla».

le sentiment de joie éprouvé par le narrateur.

il ressent la présence du horla s'agitant autour de lui.

il est sûr que le horla est à l'intérieur de la maison.

il a mis le feu dans sa propre maison.

l'attente du narrateur après avoir incendié sa maison.

la description de l'incendie.

la hâte des domestiques coincés dedans.

le doute sur la mort du horla.

la décision du narrateur de se suicider.

l'enseignant donne à ses élèves le temps pour rédiger le résumé.

la présentation du résumé de quelques élèves.

prolongement

résumer un fragment du conte de votre choix.


evaluation sommative:

durée: 2 heures

objectif spécifique: -evaluer les acquis des élèves.

support: fragment: 16 août (le horla).

j'ai pu m'échapper aujourd'hui pendant deux heures, comme un prisonnier qui trouve ouverte, par hasard, la porte de son cachot. j'ai senti que j'étais libre tout à coup et qu'il était loin. j'ai ordonné d'atteler bien vite et j'ai gagné rouen. oh! quelle joie de pouvoir dire à un homme qui obéit: « allez à rouen!»

je me suis fait arrêter devant la bibliothèque et j'ai prié qu'on me prêtât le grand traité du docteur herestauss sur les habitants inconnus du monde antique et moderne

puis, au moment de remonter dans mon coupé, j'ai voulu dire:«a la gare!» et j'ai crié-d'une voix si forte que les passants se sont retournés:«a la maison», et je suis tombé, affolé d'angoisse, sur le coussin de ma voiture. il m'avait retrouvé et repris. etude de texte (10pts)

relisez le texte et répondez aux questions suivantes: complétez le tableau suivant:



auteur


siècle


titre de l'oeuvre


genre littéraire


version







2) situez brièvement le texte?

3) qui parle? justifiez votre réponse?

4) pourquoi le narrateur a comparé son cas à celui d'un prisonnier?

5) a qui renvoie le pronom il?«…et qu'il était loin»

6) pourquoi le narrateur a essayé d'avoir un document sur les habitants inconnus du monde antique et moderne?

7) relevez du texte deux termes appartenant au champs lexical de la peur?

8) quel est le type de ce texte?

9) dans quel état d'esprit se trouve le narrateur?

ii-production écrite (10 pts)

la fin du conte fantastique «le horla» laisse présager une suite à l'histoire.

rédigez le récit d'une autre journée qui servira de conclusion à l'histoire. n'oubliez pas d'intégrer les différentes caractéristiques du journal intime.

nb: lors de la correction de la production écrite, il sera tenu compte des éléments suivants: présentation de la copie: 2pts. respect de la consigne: 3pts. cohérence textuelle: 2pts. correction de la langue: 3pts.

conclusion:

la nouvelle réforme de l'enseignement du français au maroc vise à améliorer le niveau du français chez nos élèves.

ainsi, nous pouvons dire que le choix de la démarche du projet dans les classe est motivé par la volonté d'insuffler plus de souplesse dans l'application des programmes, de permettre au professeur d'adapter son enseignementaux niveaux et aux besoins de ses élèves, de favoriser l'innovation pédagogique et l'implication constante de l'apprenant dans le processus d'enseignement/apprentissage.

en somme, notre projet, comme nous l'avons déjà indiqué, s'est réparti en une seule séquence s'étalant sur trois semaines. chaque semaine est constituée de quatre activités à savoir: activités de lecture, de langue, orale et celle de la production de l'écrit; en plus d'une évaluation sommative à la fin de cette séquence qui vise le transfert des compétences et la créativité autrement dit, le degré d'autonomie atteint par l' élève. celles-ci, se convergent et se complètent dans l'optique de développer chez l'élève les compétences voulues.

bref, comme prolongement, nous pouvons visionner la cassette audiovisuelle pour que les élèves puissent renforcer ce qu'ils ont appris.


annexes

passage 1:

quelle journée admirable!

8mai.-quelle journée admirable! j'ai passé toute la matinée étendu sur l'herbe, devant ma maison, sous l'énorme platane qui la couvre, l'abrite et l'ombrage tout entière.

j'aime ce pays, et j'aime y vivre parce que j'y ai mes racines, ces profondes et délicates racines, qui attachent un homme à la terre où sont nés et morts ses aïeux, qui l'attachent à ce qu'on pense et à ce qu'on mange, aux usages comme aux nourritures, aux locutions locales, aux intonations des paysans, aux odeurs du sol, des villages et de l'air lui-même.

j'aime ma maison où j'ai grandi.de mes fenêtres, je vois la seine qui coule, le long de mon jardin, derrière la route, presque chez moi, la grande et large seine qui va de rouen au havre, couverte de bateaux qui passent.

a gauche, là-bas, rouen, la vaste ville aux toits bleus, sous le peuple pointu des clochers gothiques. ils sont innombrables, frêles ou larges, dominés par la flèche de fonte de la cathédrale, et pleins de cloches qui sonnent dans l'air bleu des belles matinées, jetant jusqu'à moi leur doux et lointain bourdonnement de fer, leur chant d'airain que la brise m'apporte, tantôt plus fort et tantôt plus affaibli, suivant qu'elle s'éveille ou s'assoupit.

comme il faisait bon ce matin!

vers onze heures, un long convoi de navires, trainés par un remorqueur, gros comme une mouche, et qui râlait de peine en vomissant une fumée épaisse, défila devant ma grille.

après deux goélettes anglaises, dont le pavillon rouge ondoyait sur le ciel, venait un superbe trois-mâts brésilien, tout blanc, admirablement propre et luisant. je le saluai, je ne sais pourquoi, tant ce navire me fit plaisir à voir.

passage 2:

ai-je perdu la raison?

4 juillet.- décidément, je suis repris. mes cauchemars anciens reviennent. cette nuit, j'ai senti quelqu'un accroupi sur moi, et qui, sa bouche sur la mienne, buvait ma vie entre mes lèvres. oui, il la puisait dans ma gorge, comme aurait fait une sangsue. puis il s'est levé, repu, et moi le me suis réveillé, tellement

meurtri, brisé anéanti, que je ne pouvais plus remuer. si cela continue encore quelques jours, je repartirai certainement.

5 juillet. - ai-je perdu la raison? ce qui s'est passé la nuit dernière est tellement étrange, que ma tête s'égare quand j'y songe!

comme je le fais maintenant chaque soir, j'avais fermé ma porte à clef;puis, ayant soif, je bus un demi-verre d'eau, et je remarquai par hasard que ma carafe était pleine jusqu'au bouchon de cristal.

je me couchai ensuite et je tombai dans un de ces sommeils épouvantables, dont je fus tiré au bout de deux heures environ par une secousse plus affreuse encore.

figurez-vous un homme qui dort, qu'on assassine, et qui se réveille avec un couteau dans le poumon, et qui râle, couvert de sang, et qui ne peut plus respirer, et qui va mourir, et qui ne comprend pas-voilà.

ah!qui comprendra mon angoisse abominable! qui comprendra l'émotion d'un homme, saint d'esprit, bien éveillé, plein de raison et qui regarde épouvanté, à travers le verre d'une carafe, un peu d'eau disparue pendant qu'il a dormi! et je restai là jusqu'au jour sans oser regagner mon lit.

passage 3:

est -il mort?

10 septembre.-rouen, hôtel continental. c'est fait…mais est-il mort? j'ai l'âme bouleversée de ce que j'ai vu.

hier donc, le serrurier ayant posé ma persienne et ma porte de fer, j'ai laissé tout ouvert jusqu'à minuit, bien qu'il commençât à faire froid.

tout à coup, j'ai senti qu'il était là, et une joie, une joie folle m'a saisi. je me suis levé lentement et j'ai marché à droite, à gauche, longtemps pour qu'il ne devinât rien;puis j'ai ôté mes bottines et mis mes savates avec négligence; puis j'ai fermé ma persienne de fer, et revenant à pas tranquilles vers la porte, j'ai fermé la porte aussi à double tour. retournant alors vers la fenêtre, je la fixai par un cadenas, dont je mis la clef dans ma poche.

tout à coup, je compris qu'il s'agitait autour de moi, qu'il avait peur à son tour, qu'il m'ordonnait de lui ouvrir. je faillis céder; je ne cédai pas, mais m'adossant à la porte, je l'entrebâillai, tout juste assez pour passer, moi à reculons: et comme je suis très grand ma tête touchait au linteau. j'étais sûr qu'il n'avait pu s'échapper et je l'enfermai, tout seul.

quelle joie!je le tenais! alors, je descendis, en courant; je pris dans mon salon, sous ma chambre, mes deux lampes et je renversai toute l'huile sur le tapis, sur les meubles, partout; puis j'y mis le feu, et je me sauvai, après avoir bien refermé, à double tour, la grande porte d'entrée.

et j'allai me cacher au fond de mon jardin, dans un massif de lauriers. comme ce fut long! comme ce fut long! tout était noir, muet, immobile; pas un souffle d'air, pas une étoile, des montagnes de nuages qu'on ne voyait point, mais qui pesaient sur mon âme si lourds, si lourds.

je regardais ma maison, et j'attendais. comme ce fut long! je croyais déjà que le feu s'était éteint tout seul, ou qu'il l' avait éteint, lui, quand une des fenêtres d'en bas creva sous la poussée de l'incendie, et une flamme, une grande flamme rouge et jaune, longue, molle, caressante, monta le long du mur blanc et baisa jusqu'au toit. une lueur courut dans les arbres, dans les branches dans les feuilles, et un frisson, un frisson de peur aussi. les oiseaux se réveillaient; un chien se mit à hurler; il me sembla que le jour se levait! deux autres fenêtres éclatèrent aussitôt, et je vis que tout le bas de ma demeure n'était plus qu'un effrayant brasier. mais un cri, un cri horrible, suraigu, déchirant, un cri de femme passa dans la nuit, et deux mansardes s'ouvrirent! j'avais oublié mes domestiques! je vis leurs faces affolées, et leurs bras qui s'agitaient!...

alors, éperdu d'horreur, je me mis à courir vers le village en hurlant:«au secours! au secours! au feu! au feu!» je rencontrai des gens qui s'en venaient déjà et je retournai avec eux, pour voir.

la maison, maintenant, n'était plus qu'un bûcher horrible et magnifique, un bûcher monstrueux, éclairant toute la terre, un bûcher où brûlaient des hommes, et où il brûlait aussi, lui, lui, mon prisonnier, l'etre nouveau ,le nouveau maitre, le horla!

soudain, le toit tout entier s'engloutit entre les murs et un volcan de flammes jaillit jusqu'au ciel.

par toutes les fenêtres ouvertes sur la fournaise, je voyais la cuve de feu, et je pensais qu'il était là, dans ce four ,mort…

-mort? peut-être?...son corps? son corps que le jour traversait n'était-il pas indestructible par les moyens qui tuent les nôtres?

s'il n'était pas mort?...seul peut-être le temps a prise sur l'etre invisible et redoutable. pourquoi ce corps d'esprit, s'il devait craindre, lui aussi, les maux, les blessures, les infirmités, la destruction prématurée?

la destruction prématurée? toute l'épouvante humaine vient d'elle! après l'homme, le horla. -après celui qui peut mourir tous les jours, à toutes les heures, à toutes les minutes, par tous les accidents, est venu celui qui ne doit mourir qu'à son jour, à son heure, à sa minute, parce qu'il a touché la limite de son existence!

non…non…sans aucun doute, sans aucun doute…il n'est pas mort…alors…alors…il va donc falloir que je me tue, moi!

bibliographie

arnaud, anne et al.:la séquence didactique en français, collection didactiques, crdp de toulouse.
chevalier, jean, claude et al. grammaire du français contemporain, larousse.
maupassant, guy, le horla, éd, livre de poche.
ministère de l'education nationale, orientations pédagogiques pour l'enseignement du français dans le cycle secondaire qualifiant, royaume du maroc, 2005.
ministère de l'education nationale, recommandations pédagogique pour l'enseignement du français dans le cycle secondaire qualifiant, royaume du maroc 1994.
rachmuhl, françoise: profil«le horla» de guy de maupassant éd. hatier, 1990
rachmuhl, françoise, le horla et autres contes fantastiques, maupassant, éd. hatier, 1992

table des matières

introduction…………………………………………………………………….01

projet pédagogique centré sur le horla………………………..........................03

objectifs généraux de la séquence…………………………………………….04

semaine 1………………………………………………………………………05

compétences visées…………………………………………………………….05

progression de la première semaine …………………………………….….....06


séance: 1 ………………………………………………………………….….07 aperçu général sur le xixe siècle ………………………………………07

le romantisme ……………………………………………………....08

le réalisme ………………………………………………………….08

le symbolisme ………………………………………………………08

qui est l'auteur de« le horla»?…………………………………...…08


séance: 2 ……………………………………………………………………..12

séance: 3 ……………………………………………………………………..15


séance: 4 ……………………………………………………………………..17 semaine:2 ……………………………………………………………………18

compétences visées.. :………………………………………………………….18


progression de la deuxième semaine …………………………………………..19

séance: 1 ……………………………………………………………………20

séance 2…………………………………………………………………….25


séance3 …………………………………………………………………….28

séance 4 …………………………………………………………………….29


semaine 3 ……………………………………………………….…………….30 compétences visées..………………………………………………..………….30 progression de la troisième semaine …………………………………………..31

séance 1 ……………………………………………………………………...32

séance 2 ……………………………………………………………………...36


séance 3 ……………………………………………………………………...38

séance 4……………………………………………………………………...39


evaluation sommative…………………………………………………………41 conclusion…………………………………………………………………..…43 annexes……………………………………………………………………......44 passage 1……………………………………………………………………...45 passage 2 ………………………………………………………………..…....46 passage 3 ……………………………………………………………………...47 bibliographie …………………………………………………………………..49

table des matières ………………………………………………………..........50



1 orientations pédagogiques, 2007, p: 9

2. voir annexe passage 1

3. voir annexe passage 2

4. voir annexe, passage 3



Pour citer cet article :
Auteur : Nadia BENHAROUNE -   - Titre : Mémoire Lire le Horla de Guy de Maupassant,
Url :[https://www.marocagreg.com/doss/monographies/memoire-projet-pedagogique-leHorla-Benharoune-Nadia.21770.php]
publié : 2011-05-03

confidentialite