Étude d'une oeuvre intégrale au lycée

l'avare de molièreprojet didactique réalisé par :

- sahir youness

- lemdoune mustapha

sous la direction de

m. chehlal aissa - professeur à l'ens de rabat.

email: sahir.youness@gmail.com

introduction

vu sous l'angle de la relation enseignant/ élève, l'enseignement de la langue française implique une politique éducative, pédagogique et linguistique. en fait, les choix des oeuvres intégrales se déclinent en un apprentissage de langue française, une compréhension des valeurs passées à travers ces oeuvres littéraires en les associant à la réalité humaine avec un souci de protection et de préservation de l'identité locale.

notre étude se situe dans une démarche didactique qui trouve sa justification dans les nouveaux programmes de français dans le lycée marocain. en effet, dans le cadre de cette nouvelle dynamique de changement et de rénovation des composantes du système éducatif, ce nouveau type d'enseignement répond aux recommandations de la charte nationale d'éducation et de formation. l'enseignement du français, par le biais de l'étude d'oeuvres littéraires, revêt une importance capitale puisqu'il développe chez l'apprenant la sensibilité littéraire, l'esprit critique et fait appel à son imagination créative.

le théâtre comme tous les autres genres littéraires a une place de choix dans le projet pédagogique; nous trouvons en effet, le théâtre dans les deux niveaux du second cycle: le bourgeois gentilhomme en tronc commun et antigone en 1ère année de baccalauréat.

ainsi pour nous, en tant qu'élèves professeurs, nous avons opté pour l'étude intégrale d'une pièce de théâtre du fait que ce genre présente une spécificité qui le différencie des autres genres. c'est que une pièce de théâtre est avant tout faite pour être lue, jouée, présentée d'où l'intérêt qu'elle peut susciter chez les élèves.

par ailleurs, dans notre projet didactique, nous avons opté pour le choix de l'étude d'une oeuvre intégrale intitulée l'avare de molière destinée au tronc commun. ce choix n'est pas gratuit dans la mesure où cette pièce de théâtre est le miroir des attitudes, et des défauts de la nature humaine de deux classes sociales confrontées: l'avarice bourgeoise, en ces temps-là s'oppose comme un reproche à la prodigalité des aristocrates qui reflètent l'homme du xviième siècle et même du xxième siècle. ce qui va permettre à l'élève d'associer les morales de cette oeuvre à son entourage, à sa société marocaine et surtout à mettre sa personnalité et son caractère en question et en comparaison avec ceux des personnages de la pièce en s'y identifiant.

notre projet didactique va répondre aux recommandations pédagogiques qui insistent sur l'initiation d'élève à un nouveau genre de théâtre qui n'est autre que la comédie classique.

en effet, les leçons et les fiches que nous allons proposer permettront de faire le point sur l'essentiel des connaissances du théâtre de molière, plus précisément la comédie classique selon les perspectives suivantes: une séquence préliminaire qui portera sur le paratexte de l'oeuvre (la vie du dramaturge, son époque et les caractéristiques de sa pièce, l'analyse de la page de garde et de la quatrième de couverture) et sur la différence entre les deux classes sociales: bourgeoisie et aristocratie. cette séquence va être suivie de la première séquence qui s'intéressera à l'étude du langage et des procédés du théâtre tandis que la deuxième séquence va traiter le comique et ses effets tout au long de la pièce. enfin, le projet s'achèvera sur une séquence bilan qui va permettre à l'élève de découvrir la différence entre une pièce écrite et une pièce jouée grâce à son visionnage sur cd pour en faire une fiche de lecture et évaluer par la suite les acquis des élèves. en outre les productions écrites que nous allons proposer dans ces séquences seront consacrées à la production des dialogues, et des monologues. la dimension orale, quant à elle, est présente dans notre projet dans la mesure où l'élève sera en contact avec une oeuvre qui est jouée et présentée contrairement aux autres genres littéraires.

par conséquent l'apprenant va être capable de maîtriser le langage théâtral en vue de présenter son texte devant ses camarades tout en travaillant son débit, sa gestuelle, son articulation et en contrôlant son trac. ce qui justifierait notre objectif principal de ce projet qui consiste à faire passer les instructions pédagogiques à l'action.

séquence i

introduction :

en guise de commencement, la séquence préliminaire va contenir des séances qui vont initier les élèves à l'oeuvre proposée au programme: l'avare de molière. puisque c'est une pièce de théâtre du xvii ème siècle, il est impératif d'étudier cette oeuvre dans son contexte socio-historique, c'est pour cela que nous avons proposé des cours sous forme d'exposés et de travaux encadrés afin d'étudier le paratexte de l'oeuvre, et avoir par la suite une idée sur le théâtre du xviième siècle ainsi que la différence entre les deux classes sociales évoquées tout au long de la pièce qui sont: la bourgeoisie, et l'aristocratie. en parallèle on a proposé deux cours de langue pour que les élèves aient une idée sur les différents niveaux de langue et qu'ils soient capables d'identifier les connecteurs logiques qui expriment l'opposition et la concession.

les cours proposés dans cette séquence n'ont pour rôle que de familiariser les élèves à la nature de l'oeuvre étudiée et de les inciter à la lire d'une manière avertie.

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séance 1

activité : langue

durée : 1h

thème : les niveaux de langue

public cible : tronc commun

support : corpus proposé par l'enseignant

capacités à viser : - identifier les différents niveaux de langue

-transformer des énoncés dans différents niveaux de langue

déroulement de la séance:

i- observation:

1-c'est pas sérieux. tu dois pas t'absenter en français car on a cette matière à l'exam.

2-quoi tu veux qu'on t'épargne, et n'as rien épargné

songe aux fleuves de sang où ton bras s'est baigné,

de combien ont rougi les champs de macédoine,

combien en a versé la défaite d'antoine, ( corneille, cinna).

3- rentrons ici, nous serons beaucoup mieux. il n'y a plus autour de nous personne de suspect,

et nous pouvons parler librement. (scène1, acte iv l'avare molière). quel est le mot dont la fin est coupée? les phrases de l'énoncé1 sont-elles longues? dans quel énoncé les phrases ne respectent pas les règles grammaticales? donnez des exemples? comment trouvez-vous le vocabulairedans l'énoncé3? la syntaxe des phrases est-elle grammaticalement correcte? a quel niveau de langue appartient chaque énoncé? remplissez le tableau suivant:

le niveau de langue le vocabulaire la syntaxe
familier
courant
soutenu

réponses attendues: l'exam. non, elles sont brèves. dans l'énoncé1, l'absence de l'adverbe de négation «ne»: «c'est pas sérieux», «tu dois pas ». le vocabulaire est usuel. la syntaxe est grammaticalement correcte. l'énoncé1: niveau familier, l'énoncé2: niveau soutenu, l'énoncé 3: niveau courant.

le niveau de langue le vocabulaire la syntaxe
familier il est relâché et abrégé. les phrases sont brèves et ne respectent pas les règles grammaticales.
courant le vocabulaire est usuel. la syntaxe est grammaticalement correcte.
soutenu il utilise des termes rares et des images élégantes. les phrases sont complexes et on trouve des inversions.

ii-conceptualisation le niveau familier se parle plus qu'il ne s'écrit. les règles de la grammaire ne sont pas respectées. le vocabulaire est relâché. le niveau soutenu s'emploie dans la langue écrite, en particulier littéraire et dans les situations où l'on doit signaler son image (discours d'homme politique, conférence d'un homme de sciences). le vocabulaire et les tournures grammaticales sont recherchés. le niveau courant correspond à l'usage le plus courant de la langue, celui de tous les jours. la syntaxe est correcte sans être recherchée et le vocabulaire est courant.

iii-appropriation:

exercice oral:

identifier le niveau de langue dans les énoncés suivants: je voudrais m'acheter des vêtements. je voudrais m'acheter des fringues. je voudrais renouveler ma garde-robe. je suis sans emploi. je n'ai plus de travail. j'ai plus de boulot.

créativité individuelle:

inciter les élèves à donner des mots synonymes appartenant aux différents niveaux de langue:

une oeuvre –un livre- un bouquin.

demeure- maison- baraque.

exercice écrit:

transformer en langue courante le texte suivant:

«a neuf ans, j'ai commencé à me servir de mes louches, de temps en temps je vidais une fouillouse, je filais une pleure; à dix ans, j'étais un marlou. puis j'ai fait des connaissances; à dix-sept, j'étais un grinche. je forçais une boutanche, je faussais une tournante.»

corrigé de l'exercice écrit:

«a neuf ans, j'ai commencé à me servir de mes mains, de temps en temps je vidais une poche, je filais un manteau; à dix ans, j'étais un bandit. puis j'ai fait des connaissances; à dix-sept, j'étais un voleur. je forçais une boutique, je faussais une clé.»

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séance 2

activité: travaux encadrés.

durée: 1h

public cible: tronc commun

démarche: exposé des élèves- rédaction

capacités à viser: initier les élèves aux caractéristiques du xviième siècle. initier les élèves au classicisme et aux caractéristiques du théâtre classique. permettre aux élèves d'identifier la différence entre la noblesse et la bourgeoisie au xviième siècle.

déroulement de la séance

1-donnez un bref aperçu sur la société française du xviième siècle ainsi que ses caractéristiques?

le xviième siècle a subi des révolutions qui ont permis à l'art, à la littérature, à la science et à la philosophie d'avoir une nouvelle dimension. en ce qui concerne la littérature, il a fallu que les artistes et les auteurs puissent s'y engager pour construire réellement une nouvelle civilisation. celle-ci reste le fait d'une minorité : clergé, collèges jésuites, haute noblesse et bourgeoisie, et passe à côté des masses populaires. seuls les plus prestigieux d'entre eux disputent difficilement l'honneur de recevoir les artistes et les écrivains, d'encourager les savants et de discuter avec les philosophes.

ii- quelles sont les caractéristiques de la noblesseet de la bourgeoisie?

a- la noblesse du xvii ème siècle

c'est une société noble qui se forge un idéal fondé essentiellement sur la culture, l'exemple de «l'honnête homme », qui sait seulement vivre en société, en goûter les plaisirs, distinguer le bien du mal, mais surtout comprendre le beau du laid, le vrai du faux, non par érudition, mais par bon sens, par affinement de l'esprit. cette minorité se forme avec son étiquette, ses traditions et ses goûts.

b-la bourgeoisie du xvième siècle

la bourgeoisie est une catégorie sociale associée d'abord à la ville puis aux commerçants et aux artisans. au xvième siècle cette classe est devenue grâce au commerce, la plus distinguée sur le plan économique et qui tente de rivaliser la noblesse en imitant leurs manières et leur mode de vie.

iii- quel est le courant littéraire qui a marqué ce siècle et quelles sont ses caractéristiques? le classicisme

le classicisme est un mouvement littéraire et artistique qui s'est développé en france, et plus largement en europe, dans la deuxième moitié du xviiesiècle. il désigne un ensemble de valeurs et de critères qui définissent un idéal s'incarnant dans l'«honnête homme» et qui développent une esthétique fondée sur l'idéal de perfection.

b- le classicisme littéraire:

le but premier de ce mouvement littéraire est de concevoir une harmonie dans les textes, les écrits. À cette époque, les écrivains doivent se plier à des règles strictes car il ne faut pas oublier que le classicisme atteint son apogée avec le règne de louis xiv, le 'roi-soleil'. ainsi après les excès du baroque, il fallait remettre un peu d'ordre et retrouver des règles basées sur la logique et le bon sens. on y retrouve l'idéal de l'honnête homme réaliste qui doit agir comme s'il était à la cour du roi (cultivé, humble, courtois).

c- le théâtre classique:

le théâtre du xviième siècle est appelé le théâtre classique dans la mesure où il doit respecter des règles inspirées du théâtre antique. il oppose deux genres; la tragédie dont la plupart de ses thèmes sont empruntés aux tragédies antiques, et la comédie connaissant son apogée avec molière qui a trouvé ce genre efficace pour représenter et critiquer d'une manière plaisante la société.

une pièce classique doit obéir à la règle des trois unités:

unité de temps: qui ne doit pas dépasser les 24 heures.

unité de lieu: l'action se déroule dans le même lieu.

une seule action principale: qui doit être développée du début à la fin de la pièce et dont les actions accessoires doivent contribuer à l'action principale .ainsi s'ajoutent à la règle des trois unités l'unité de ton qui doit être respectée afin de séparer la tragédie de la comédie. et la bienséance qui interdit au dramaturge de montrer de la violence, la mort ou du sang sur scène afin de ne pas heurter le public.

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séance 3

activité : lecture

durée : 2h

public cible : tronc commun

support : corpus proposé par l'enseignant

capacités à viser : initier les élèves aux éléments du paratexte: la page de garde (titre, image) et la quatrième des couvertures de l'édition hachette (biographie de molière et résumé de l'histoire). la comédie classique et les personnages.

pré-requis: avoir une idée sur la bourgeoisie et la noblesse.

déroulement de la séance

i. page de garde:

-demander aux élèves d'observer la première pagede couverture:

-qui est l'auteur de cette oeuvre?

-le nom de l'auteur: molière

qui est molière?

molière est un auteur de pièces de théâtre (= dramaturge) du xviie siècle, né en 1622 et décédé en 1673. de son vrai nom jean-baptiste poquelin, il a commencé par des études en droit avant de se consacrer au théâtre.

pouvez-vous citer d'autres oeuvres de molière?

molière analyse et critique la société de son temps dans ses oeuvres :

1659 : les précieuses ridicules

1662 : l'École des femmes

1664 : tartuffe

1666 : le médecin malgré lui

1668 : george dandin ; l'avare

1670 : le bourgeois gentilhomme

1671 : les fourberies de scapin

1672 : les femmes savantes

1673 : le malade imaginaire

malade depuis plusieurs années, molière s'effondre sur scène durant une représentation du malade imaginaire et meurt chez lui le 17 février 1673.

quel est le titre de l'oeuvre?

-le titre de la pièce de théâtre: l'avare

en quelle année l'oeuvre de l'avare est-elle crée?

l'avare a été crée en 1668

que voyez-vous sur l'image de la première couverture?

-une image qui comprend une cassette

comment est cette cassette?

cette cassette est bien fermée.

par quel moyen est-elle verrouillée?

elle est verrouillée par des cadenas.

- quelle est la définition d'un avare ?

l'avare est une personne qui aime amasser des richesses sans cesse, et qui a de l'argent et n'aime pas le dépenser

-cherche l'étymologie de ce mot, un synonyme de ce mot, puis un proverbe qui utilise ce mot?

- ce mot vient du latin de avere «désirer vivement»

les synonymes du mot avare: avaricieux, mesquin, pingre, regardant, radin, rapiat…

un proverbe: ‘' un père avare, fils prodigue'' / ‘' être avare comme un rat''.

-l'avare qui donne son nom au titre de la pièce est harpagon, le personnage principal.

essaie de citer une autre pièce de molière dont le titre correspond au nom du personnageprincipal?

le bourgeois gentilhomme, le malade imaginaire, le médecin malgré lui.

comment appelle-t-on un héros qui donne son nom à une oeuvre?

un héros éponyme.

ii- le genre de l'oeuvre

quel est le genre de cette oeuvre? justifiez votre réponse?

l'oeuvre de l'avare est une pièce de théâtre car elle est divisée en actes et scènes.

d'après le titre et la lecture de toute l'oeuvre, quel est l'objectif de molière?

dans l'avare, molière se propose de dénoncer les travers et les ridicules des hommes de son époque en dérision, au moyen de la caricature : il fait la satire de la société.

quelles sont les deux classes sociales évoquées dans cette oeuvre?

l'actualité de l'époque: les nouveaux riches

dans l'avare, harpagon est un bourgeois enrichi. cette classification correspond au paysage social d'un xviie siècle où la bourgeoisie apparaît comme une classe sociale montante, qui s'est enrichie grâce au commerce, au prêt à intérêt et à l'épargne. toutefois, il faut opposer la bourgeoisie de la première génération à laquelle appartient harpagon et celle de la seconde génération à laquelle appartient cléante. pour le père, l'argent est un capital que l'on doit garder et faire fructifier ; pour le fils, il signifie dépense, confort, plaisir.

avez –vous une idée quelconque à propos du reste de l'histoire?

accepter les réponses des élèves.

l'image et le titre créent un effet d'attente car ils ont une valeur d'annonce en laissant le lecteur deviner.

a qui cette pièce est –elle d'abord destinée?

elle est destinée au divertissement du roi.

iii- la quatrième des couvertures:

la quatrième des couvertures donne des informations sur la biographie de l'auteur ou sur le résumé de l'oeuvre ou propose un extrait tiré de l'histoire. pour cette édition hachette on a affaire à une biographie de molière.

1-biographie de molière:

jean-baptiste poquelin, dit molière, baptisé le 15janvier1622 , et mort le 17février1673,est l'un des plus grands dramaturges du monde. il est nommé le roi de la comédie française car il a su critiquer les caractères profonds de la nature humaine dans des situations comiques. la fantaisie poétique a caractérisé ses vers bien faits, bien dits et bien joués.

ses pièces de théâtre les plus célèbres sont: les précieuses ridicules, l'École des femmes, le tartuffe, le médecin malgré lui, george dandin ; l'avare, le bourgeois gentilhomme, les fourberies de scapin, les femmes savantes.

2- résumé de la pièce:

sous la coupe d'harpagon, leur père, cléante et elise cachent leurs amours. elise, celui de valère qui s'est fait engager auprès d'harpagon pour se rapprocher d'elle. cléante, celui de mariane, belle et pauvre, qui vit avec sa mère. chacun redoute les foudres paternelles, mais les projets du vieil avare vont frapper de stupeur sa progéniture… il veut épouser la toute jeune mariane pour redonner des couleurs à la grisaille de son veuvage, il souhaite faire marier elise et cléante à « vieilles peaux » fortunées pour ajouter encore à son pactole. ce coup de théâtre réussira à liguer toute la maison contre le puissant vieillard.

3- les personnages:

quels sont les personnages de cette oeuvre ( par ordre d'entrée en scène):

elise valère, dame claude, cléante, harpagon, la flèche ,maître simon ,frosine ,maître jacques, la merluche ,mariane, le commissaire anselme

iv-synthèse

la page de garde et la quatrième des couvertures rassemblant l'image, le titre, le résumé, la biographie…donnent des informations sur le genre de l'oeuvre tout en laissant le lecteur deviner l'histoire. en effet, ces éléments du paratexte permettent d'avoir une idée sur l'époque de la pièce, sur l'importance des personnages ainsi que sur leur statut social. est-ce que ces éléments vous incitent à lire la pièce.

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séance 4

activité : langue

durée : 1h

public cible : tronc commun

support : corpus proposé par l'enseignant

capacité à viser : comprendre l'opposition et la concession. reconnaître les connecteurs logiques exprimant l'opposition et la concession.

déroulement de la séance:

i-phase d'observation:

1- demandez à un élève de lire le corpus suivant:

a- beaucoup de gens stationnent sur les trottoirs, pourtant c'est interdit.

b- la rue présente pour l'adolescent un lieu d'aventures amusantes. tandis que les parents la considèrent comme une source de danger.

c- ali s'exprime en français avec beaucoup d'aisance par contre il est incapable d'écrire trois mots sans faute.

d- ali s'exprime en français avec beaucoup d'aisance pourtant il ne l'a jamais appris au lycée.

e-l'argent ne fait pas toujours le bonheur, cependant il facilite la vie.

2-quelles est la relation logique exprimée dans ces phrases?

les deux premières phrases expriment l'opposition et les trois dernières expriment la concession.

3-par quels connecteurs logiques est exprimée l'opposition dans chaque phrase?

«cependant», «tandis que»,»par contre»

4- quelles est la fonction de: «cependant», «tandis que»,»par contre» dans les 3 premières phrases?

ces connecteurs servent à opposer deux idées pour mettre en valeur l'une d'entre elles.

5-donnez d'autres connecteurs logiques exprimant l'opposition?

en revanche, mais, quoique,bien que…

6-dans les 3 derniers exemples, est ce que le renversement de l'idée est attendu?

non, car on s'attend à une conséquence logique et non pas à un résultat renversée.

7-comment appelle-t-on le procédé linguistique qui avance une conséquence opposée à la première idée énoncée?

ce procédé linguistique s'appelle la concession qui est exprimée dans les deux dernières phrases par le biais du connecteur logique «pourtant».

ii-phase de conceptualisation:

concession: faire une concession, c'est admettre un point de vue différent du sien. un raisonnement par concession commence par reconnaître que la thèse adverse se justifie dans une certaine mesure, mais sans que cela suffise pour y adhérer: après la concession est exposée une antithèse.

iii-phase d'appropriation:

8-donnez d'autres connecteurs logiques exprimant la concession?

malgré, bien entendu, en dépit de …

9-proposez des phrases où figurent l'opposition et la concession.

accepter les propositions des élèves et les corriger.

phase d'application:

repérez la concession et l'opposition dans les énoncés suivants:

1-je n'aime pas la viande, par contre j'adore les poissons.

2- la médecine a fait beaucoup de progrès néanmoins il y a des maladies qu'on ne peut pas guérir.

3- tu aimes beaucoup ce chanteur. moi, au contraire je le déteste.

4- quoique cette émission était critiquée, elle a eu un grand succès auprès des téléspectateurs.

les réponsesattendues: opposition concession opposition concession

séquence ii

introduction :

cette séquence sera consacrée à l'identification du genre de l'oeuvre et l'assimilation du vocabulaire théâtral et à une initiation aux procédés du comique qui sont des outils indispensables pour analyser un texte de théâtre. en parallèle on a proposé des cours qui ont une relation avec l'enseignement du théâtre et qui vont permettre aux élèves de joindre l'utile à l'agréable!

après cette séquence les élèves seront armés de plusieurs procédés qui vont les aider à comprendre la pièce ainsi que la visée du dramaturge.

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séance 1

activité : lecture

durée : 1h

public cible : tronc commun

support : scène 1 acte i

démarche : -lecture et analyse

-cours dialogué

-prise de notes par les élèves

capacité à viser : -déterminer la fonction d'une scène d'exposition dans la présentation des personnages et dans le lancement de l'intrigue.

déroulement de la leçon:

-demandez aux élèves de lire la scène suivante:

acte i

scène i

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valere, elise.

valere

hé quoi? charmante elise, vous devenez mélancolique, après

les obligeantes assurances que vous avez eu la bonté de me donner de

votre foi? je vous vois soupirer, hélas! au milieu de ma joie. est-ce

du regret, dites-moi, de m'avoir fait heureux, et vous repentez-vous de

cet engagement où mes feux ont pu vous contraindre?

elise

non, valère, je ne puis pas me repentir de tout ce que je fais

pour vous. je m'y sens entraîner par une trop douce puissance, et je

n'ai pas même la force de souhaiter que les choses ne fussent pas.

mais, a vous dire vrai, le succès me donne de l'inquiétude, et je

crains fort de vous aimer un peu plus que je ne devrais.

valere

hé! que pouvez-vous craindre, elise, dans les bontés que

vous avez pour moi?

elise

hélas! cent choses à la fois: l'emportement d'un père, les

reproches d'une famille, les censures du monde; mais plus que tout,

valère, le changement de votre coeur, et cette froideur criminelle dont

ceux de votre sexe payent le plus souvent les témoignages trop ardents

d'une innocente amour.

valere

ah! ne me faites pas ce tort de juger de moi par les autres.

soupçonnez-moi de tout, elise, plutôt que de manquer à ce que je vous

dois. je vous aime trop pour cela, et mon amour pour vous durera autant

que ma vie.

elise

ah! valère, chacun tient les mêmes discours. tous les hommes

sont semblables par les paroles, et ce n'est que les actions qui les

découvrent différents.

valere

puisque les seules actions font connaître ce que nous sommes,

attendez donc au moins à juger de mon coeur par elles, et ne me

cherchez point des crimes dans les injustes craintes d'une fâcheuse

prévoyance. ne m'assassinez point, je vous prie, par les sensibles

coups d'un soupçon outrageux, et donnez-moi le temps de vous

convaincre, par mille et mille preuves, de l'honnêteté de mes feux.

elise

hélas! qu'avec facilité on se laisse persuader par les

personnes que l'on aime! oui, valère, je tiens votre coeur incapable

de m'abuser. je crois que vous m'aimez d'un véritable amour, et que

vous me serez fidèle; je n'en veux point du tout douter, et je

retranche mon chagrin aux appréhensions du blâme qu'on pourra me

donner.

valere

mais pourquoi cette inquiétude?

elise

je n'aurais rien à craindre si tout le monde vous voyait des

yeux dont je vous vois, et je trouve en votre personne de quoi avoir

raison aux choses que je fais pour vous. mon coeur, pour sa défense, a

tout votre mérite, appuyé du secours d'une reconnaissance où le ciel

m'engage envers vous. je me représente à toute heure ce péril étonnant

qui commença de nous offrir aux regards l'un de l'autre, cette

générosité surprenante qui vous fit risquer votre vie pour dérober la

mienne à la fureur des ondes, ces soins pleins de tendresse que vous me

fîtes éclater après m'avoir tirée de l'eau et les hommages assidus de

cet ardent amour que ni le temps ni les difficultés n'ont rebuté, et

qui, vous faisant négliger et parents et patrie, arrête vos pas en ces

lieux, y tient en ma faveur votre fortune déguisée, et vous a réduit,

pour me voir, à vous revêtir de l'emploi de domestique de mon père.

tout cela fait chez moi sans doute un merveilleux effet, et c'en est

assez, à mes yeux, pour me justifier l'engagement où j'ai pu consentir

; mais ce n'est pas assez peut-être pour le justifier aux autres, et je

ne suis pas sûre qu'on entre dans mes sentiments.

valere

de tout ce que vous avez dit, ce n'est que par mon seul amour

que je prétends auprès de vous mériter quelque chose; et, quant aux

scrupules que vous avez, votre père lui-même ne prend que trop de soin

de vous justifier à tout le monde, et l'excès de son avarice et la

manière austère dont il vit avec ses enfants pourraient autoriser des

choses plus étranges. pardonnez-moi, charmante elise, si j'en parle

ainsi devant vous: vous savez que sur ce chapitre on n'en peut pas

dire de bien. mais enfin, si je puis, comme je l'espère, retrouver mes

parents, nous n'aurons pas beaucoup de peine à nous les rendre

favorables. j'en attends des nouvelles avec impatience, et j'en irai

chercher moi-même si elles tardent à venir.

elise

ah! valère, ne bougez d'ici, je vous prie, et songez seulement

à vous bien mettre dans l'esprit de mon père.

valere

vous voyez comme je m'y prends, et les adroites complaisances

qu'il m'a fallu mettre en usage pour m'introduire à son service; sous

quel masque de sympathie et de rapports de sentiments je me déguise

pour lui plaire, et quel personnage je joue tous les jours avec lui

afin d'acquérir sa tendresse. j'y fais des progrès admirables, et

j'éprouve que pour gagner les hommes, il n'est point de meilleure voie

que de se parer à leurs yeux de leurs inclinations, que de donner dans

leurs maximes, encenser leurs défauts et applaudir à ce qu'ils font. on

n'a que faire d'avoir peur de trop charger la complaisance, et la

manière dont on les joue a beau être visible, les plus fins toujours

sont de grandes dupes du côté de la flatterie, et il n'y a rien de si

impertinent et de si ridicule qu'on ne fasse avaler lorsqu'on

l'assaisonne en louange. la sincérité souffre un peu au métier que je

fais; mais, quand on a besoin des hommes, il faut bien s'ajuster à

eux, et, puisqu'on ne saurait les gagner que par là, ce n'est pas la

faute de ceux qui flattent, mais de ceux qui veulent être flattés.

elise

mais que ne tâchez-vous aussi de gagner l'appui de mon frère

en cas que la servante s'avisât de révéler notre secret?

valere

on ne peut pas ménager l'un et l'autre; et l'esprit du père

et celui du fils sont des choses si opposées qu'il est difficile

d'accommoder ces deux confidences ensemble. mais vous, de votre part,

agissez auprès de votre frère et servez-vous de l'amitié qui est entre

vous deux pour le jeter dans nos intérêts. il vient. je me retire.

prenez ce temps pour lui parler, et ne lui découvrez de notre affaire

que ce que vous jugerez à propos.

elise

je ne sais si j'aurai la force de lui faire cette confidence.

molière, l'avare, scène 1 acte l.

1. quels sont le genre et le type de ce texte? justifiez?

le texte est la première scène de l'acte 1 de la pièce de théâtre intitulée l'avare. il est de type descriptif car elle présente le lieu et les personnages.

2. où se passe l'action?

l'action se passe dans la maison du père d'elise.

4. quels sont les personnages présentés dans le texte?

elise et valère, et à travers leurs propos on découvre le père et le frère d'elise et la servante.

5. en quelles circonstances valère et elise se sont-ils rencontrés?

valère a risqué sa vie pour sauver elise de la noyade: «cette

générosité surprenante qui vous fit risquer votre vie pour dérober la

mienne à la fureur des ondes, ces soins pleins de tendresse que vous me

fîtes éclater après m'avoir tirée de l'eau»

6. de quoi parlent-ils?

valère essaie de rassurer elise et de la convaincre de son vrai amour en lui promettant de l'épouser.

7. par quel stratagème valère a-t-il pu rester proche d'elise?

il se fait embaucher comme domestique chez le père d'elise:«et vous a réduit, pour me voir, à vous revêtir de l'emploi de domestique de mon père.»

8. a travers leur dialogue, quelles informations donnent-ils sur le caractère du père?

c'est un père avare et tyrannique: «l'emportement d'un père», «et l'excès de son avarice et la manière austère dont il vit avec ses enfants pourraient autoriser des choses plus étranges»

9. a quel personnage, donc, le titre peut-il renvoyer?

a harpagon.

10. quel est le caractère du frère d'elise par rapport à son père d'après ce dialogue?

il est plus compréhensif et totalement différent de son père:«l'esprit du père

et celui du fils sont des choses si opposées»

11. se passe-t-il beaucoup d'actions?

non, on parle, on raconte, on donne des informations sur les circonstances et les personnages.

12. quel est le nom de cette scène?

il s'agit de la scène d'exposition.

13. qu'est-ce qu'une scène d'exposition?

c'est une scène qui répond aux questions: où? qui? quoi? quand?

14. est-ce-que cette scène a présenté tous les personnages de la pièce?

non car le lecteur n'a pas une idée complète ni sur le père d'elise ni sur les autres personnages de la pièce.

la scène d'exposition peut donc s'étaler sur plusieurs scènes dans la mesure où le lecteur doit avoir une carte d'identité de tous les personnages de la pièce afin qu'il puisse comprendre l'intrigue.

le but des premières scènes d'une pièce est de donner des informations au spectateur pour qu'il puisse comprendre la suite: on expose l'information dans des scènes d'exposition. là où l'action commence, l'exposition s'arrête.

synthèse de lecture:

d'emblée, on peut avancer que ce texte incarne les premiers ingrédients scéniques tels que les personnages, le dialogue, l'action… c'est bien un incipit appelé une scène d'exposition dans une pièce de théâtre. les deux amoureux elise et valère discutent de leur projet de mariage et les écueils qui peuvent les entraver. a ce propos, les paroles qu'avance chacun d'eux annoncent les traits du père d'elise, autrement dit, l'avare qui s'opposerait éventuellement à ce projet d'alliance.

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séance 2

activité : lecture

durée : 1h

public cible : tronc commun

support : scène 2 acte i

démarche : -lecture et analyse

-cours dialogué

-prise de notes par les élèves

capacité à viser : -déterminer la fonction d'une scène d'exposition dans la présentation des personnages et dans le lancement de l'intrigue.

-montrer que la scène d'exposition peut s'étaler sur plusieurs scènes.

déroulement de la séance:

scène ii

--------

cleante, elise.

cleante

je suis bien aise de vous trouver seule, ma soeur, et je

brûlais de vous parler pour m'ouvrir à vous d'un secret.

elise

me voilà prête à vous ouïr, mon frère. qu'avez-vous à me dire

?

cleante

bien des choses, ma soeur, enveloppées dans un mot. j'aime.

elise

vous aimez?

cleante

oui, j'aime. mais avant que d'aller plus loin, je sais que

je dépends d'un père, et que le nom de fils me soumet à ses volontés;

que nous ne devons point engager notre foi sans le consentement de ceux

dont nous tenons le jour; que le ciel les a faits les maîtres de nos

voeux, et qu'il nous est enjoint de n'en disposer que par leur conduite

; que, n'étant prévenus d'aucune folle ardeur, ils sont en état de se

tromper bien moins que nous et de voir beaucoup mieux ce qui nous est

propre; qu'il en faut plutôt croire les lumières de leur prudence que

l'aveuglement de notre passion, et que l'emportement de la jeunesse

nous entraîne le plus souvent dans des précipices fâcheux. je vous dis

tout cela, ma soeur, afin que vous ne vous donniez pas la peine de me

le dire, car enfin mon amour ne veut rien écouter, et je vous prie de

ne me point faire de remontrances.

elise

vous êtes-vous engagé, mon frère, avec celle que vous aimez?

cleante

non; mais j'y suis résolu, et je vous conjure encore une

fois de ne me point apporter de raisons pour m'en dissuader.

elise

suis-je, mon frère, une si étrange personne?

cleante

non, ma soeur; mais vous n'aimez pas, vous ignorez la douce

violence qu'un tendre amour fait sur nos coeurs, et j'appréhende votre

sagesse.

elise

hélas! mon frère, ne parlons point de ma sagesse il n'est

personne qui n'en manque du moins une fois en sa vie; et, si je vous

ouvre mon coeur, peut-être serai-je à vos yeux bien moins sage que

vous.

cleante

ah! plût au ciel que votre âme, comme la mienne...

elise

finissons auparavant votre affaire, et me dites qui est celle

que vous aimez.

cleante

une jeune personne qui loge depuis peu en ces quartiers, et

qui semble être faite pour donner de l'amour à tous ceux qui la voient.

la nature, ma soeur, n'a rien formé de plus aimable, et je me sentis

transporté dès le moment que je la vis. elle se nomme mariane et vit

sous la conduite d'une bonne femme de mère qui est presque toujours

malade et pour qui cette aimable fille a des sentiments d'amitié qui ne

sont pas imaginables. elle la sert, la plaint, et la console avec une

tendresse qui vous toucherait l'âme. elle se prend d'un air le plus

charmant du monde aux choses qu'elle fait et l'on voit briller mille

grâces en toutes ses actions: une douceur pleine d'attraits, une bonté

toute engageante, une honnêteté adorable, une... ah! ma soeur, je

voudrais que vous l'eussiez vue.

elise

j'en vois beaucoup, mon frère, dans les choses que vous me

dites, et, pour comprendre ce qu'elle est, il me suffit que vous

l'aimez.

cleante

j'ai découvert sous main qu'elles ne sont pas fort

accommodées et que leur discrète conduite a de la peine à étendre à

tous leurs besoins le bien qu'elles peuvent avoir. figurez-vous, ma

soeur, quelle joie ce peut être que de relever la fortune d'une

personne que l'on aime, que de donner adroitement quelques petits

secours aux modestes nécessités d'une vertueuse famille, et concevez

quel déplaisir ce m'est de voir que par l'avarice d'un père je sois

dans l'impuissance de goûter cette joie et de faire éclater à cette

belle aucun témoignage de mon amour.

elise

oui, je conçois assez, mon frère, quel doit être votre

chagrin.

cleante

ah! ma soeur, il est plus grand qu'on ne peut croire: car

enfin peut-on rien voir de plus cruel que cette rigoureuse épargne

qu'on exerce sur nous, que cette sécheresse étrange où l'on nous fait

languir? et que nous servira d'avoir du bien, s'il ne nous vient que

dans le temps que nous ne serons plus dans le bel âge d'en jouir, et,

si pour m'entretenir même, il faut que maintenant je m'engage de tous

côtés, si je suis réduit avec vous à chercher tous les jours le secours

des marchands pour avoir moyen de porter des habits raisonnables?

enfin j'ai voulu vous parler pour m'aider à sonder mon père sur les

sentiments où je suis; et, si je l'y trouve contraire, j'ai résolu

d'aller en d'autres lieux avec cette aimable personne jouir de la

fortune que le ciel voudra nous offrir. je fais chercher partout pour

ce dessein de l'argent à emprunter; et, si vos affaires, ma soeur,

sont semblables aux miennes, et qu'il faille que notre père s'oppose à

nos désirs, nous le quitterons là tous deux, et nous affranchirons de

cette tyrannie où nous tient depuis si longtemps son avarice

insupportable.

elise

il est bien vrai que tous les jours il nous donne de plus en

plus sujet de regretter la mort de notre mère et que...

cleante

j'entends sa voix. eloignons-nous un peu pour achever notre

confidence, et nous joindrons après nos forces pour venir attaquer la dureté de son humeur.

molière, l'avare, scène 2 acte l.

mise en situation:

situez la scène par rapport à la scène précédente?

apres la discussion de valère et elise de leur projet de mariage, cléante entre sur scène pour apprendre à sa soeur elise ses sentiments d'amour à une jeune femme (mariane).

elise se retrouve à dialoguer avec son frère cléante. ce dernier vient lui annoncer, avec un grand empressement, qu'il est tombé amoureux d'une certaine marianne. même s'il dit respecter l'autorité paternelle, dans le cas où harpagon s'opposerait à son mariage avec cette jeune et belle personne, il prendra la résolution de fuir. axes de lecture:

1. le portrait de marianne

2. double intrigue

l. le portrait de marianne:

1. que vient annoncer cléante à sa soeur au début de la scène?

il vient lui déclarer son amour pour une jeune femme du voisinage qui s'appelle marianne.

2. que nous apprend cléante à propos de mariane?

a partir des répliques de cléante on peut relever le caractère de mariane:

-elle est douce:«une douceur pleine d'attraits»

-bonne:«une bonté toute engageante»

-honnête:«une honnêteté adorable»

-tendre:«une tendresse»

-aimable: «cette aimable fille a des sentiments d'amitié qui ne sont pas imaginables

-charmante:«elle se prend d'un air le plus charmant du monde»

-pauvre: «j'ai découvert sous main qu'elles ne sont pas fort accommodées»

3. peut-il répondre aux besoins de sa bien-aimée?

non, l'avarice de son père l'empêche de subvenir à ses besoins.

ii. deux intrigues: quel est le projet commun qui motive aussi bien valère que cléante?

valère compte épouser elise et cléante veut épouser marianne. quel obstacle principal devront-ils affronter pour parvenir à réaliser leur aspiration?

harpagon, car son caractère avaricieux et son austérité envers ses fils empêcherait la réalisation de tout projet n'allant pas de pair avec son intérêt personnel. de quel registre littéraire s'agit-il dans les deux scènes d'exposition?

il s'agit d'un registre tragique puisque la situation où se trouvent les personnages est sans issue face à un père tyrannique, qui pour le convaincre, les protagonistes doivent avoir recours à des ruses et des stratégies l'amenant à adhérer à leur ambition.

compte tenu du titre (l'avare), de quel registre littéraire peut-il s'agir?

un registre comique.

on peut dire donc que le registre tragique se limite aux scènes d'exposition puisque l'entrée d'harpagon introduira le comique. synthèse

cette scène nous renseigne sur la passion de cléante pour mariane et son incapacité de subvenir aux besoins de celle-ci et sa mère, faute de l'avarice de son père!

le registre tragique ne va pas au-delà des deux scènes d'exposition pour céder la place au registre comique, dans la troisième scène, coïncidant avec l'entrée en scène d'harpagon, objet de satire moliéresque.

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séance 3

activité : langue

durée : 1h

public cible : tronc commun

support : extraits de la scène 3 acte i et la scène 7 acte iv de l'avare de molière.

capacité à viser: s'approprier le lexique théâtral pour pouvoir l'employer dans l'analyse de la pièce.

déroulement de la leçon:

i. demander à 2 élèves de lire le corpus suivant:

extrait de la scène 3 acte i:

scène iii

---------

harpagon, la fleche.

harpagon

hors d'ici tout à l'heure, et qu'on ne réplique pas!

allons, que l'on détale de chez moi, maître juré filou, vrai gibier de

potence!

la fleche, à part

je n'ai jamais rien vu de si méchant que ce maudit

vieillard, et je pense, sauf correction, qu'il a le diable au corps.

harpagon

tu murmures entre tes dents?

la fleche

pourquoi me chassez-vous?

harpagon

c'est bien à toi, pendard, à me demander des raisons! sors

vite, que je ne t'assomme.

la fleche

qu'est-ce que je vous ai fait?

harpagon

tu m'as fait, que je veux que tu sortes.

la fleche

mon maître, votre fils, m'a donné ordre de l'attendre.

harpagon

va-t'en l'attendre dans la rue, et ne sois point dans ma

maison, planté tout droit comme un piquet à observer ce qui se passe et

faire ton profit de tout. je ne veux point avoir sans cesse devant moi

un espion de mes affaires, un traître dont les yeux maudits assiègent

toutes mes actions, dévorent ce que je possède, et furètent de tous

côtés pour voir s'il n'y a rien à voler.

la fleche

comment diantre voulez-vous qu'on fasse pour vous voler?

etes-vous un homme volable, quand vous renfermez toutes choses et

faites sentinelle jour et nuit?

harpagon

je veux renfermer ce que bon me semble et faire sentinelle

comme il me plaît. ne voilà pas de mes mouchards qui prennent garde à

ce qu'on fait? (a part.) je tremble qu'il n'ait soupçonné quelque

chose de mon argent. (haut.) ne serais-tu point homme à aller faire

courir le bruit que j'ai chez moi de l'argent caché?

la fleche

vous avez de l'argent caché?

harpagon

non, coquin, je ne dis pas cela. (a part.) j'enrage!

(haut.) je demande si malicieusement tu n'irais point faire courir le

bruit que j'en ai.

la fleche

hé! que nous importe que vous en ayez ou que vous n'en

ayez pas, si c'est pour nous la même chose?

harpagon

tu fais le raisonneur! je te baillerai de ce

raisonnement-ci par les oreilles. (il lève la main pour lui donner un

soufflet.) sors d'ici, encore une fois.

la fleche

hé bien, je sors.

harpagon

attends. ne m'emportes-tu rien?

la fleche

que vous emporterais-je?

harpagon

viens çà, que je voie. montre-moi tes mains.

la fleche

les voilà.

harpagon

les autres.

la fleche

les autres?

harpagon

oui.

la fleche

les voilà.

harpagon, désignant les chausses

n'as-tu rien mis ici dedans?

la fleche

voyez vous-même.

harpagon, tâtant le bas de ses chausses

ces grands hauts-de-chausses

sont propres à devenir les receleurs des choses qu'on dérobe, et je

voudrais qu'on en eût fait pendre quelqu'un.

la fleche, à part

ah! qu'un homme comme cela mériterait bien ce

qu'il craint, et que j'aurais de joie à la voler!

harpagon

euh?

la fleche

quoi?

harpagon

qu'est-ce que tu parles de voler?

la fleche

je dis que vous fouillez bien partout pour voir si je vous

ai volé.

harpagon

c'est ce que je veux faire. (il fouille dans les poches de

la flèche.)

la fleche, à part

la peste soit de l'avarice et des avaricieux!

harpagon

comment? que dis-tu?

la fleche

ce que je dis?

harpagon

oui. qu'est-ce que tu dis d'avarice et d'avaricieux?

la fleche

je dis que la peste soit de l'avarice et des avaricieux!

harpagon

de qui veux-tu parler?

la fleche

des avaricieux.

harpagon

et qui sont-ils, ces avaricieux?

la fleche

des vilains et des ladres.

harpagon

mais qui est-ce que tu entends par là?

la fleche

de quoi vous mettez-vous en peine?

harpagon

je me mets en peine de ce qu'il faut.

la fleche

est-ce que vous croyez que je veux parler de vous?

harpagon

je crois ce que je crois; mais je veux que tu me dises à

qui tu parles quand tu dis cela.

la fleche

je parle... je parle à mon bonnet.

harpagon

et moi, je pourrais bien parler à ta barrette.

la fleche

m'empêcherez-vous de maudire les avaricieux?

harpagon

non; mais je t'empêcherai de jaser et d'être insolent.

tais-toi.

la fleche

je ne nomme personne.

harpagon

je te rosserai si tu parles.

la fleche

qui se sent morveux, qu'il se mouche.

harpagon

te tairas-tu?

la fleche

oui, malgré moi.

harpagon

ah! ah!

la fleche, lui montrant une des poches de son justaucorps

tenez,

voilà encore une poche. etes-vous satisfait?

harpagon

allons, rends-le-moi sans te fouiller.

la fleche

quoi?

harpagon

ce que tu m as pris.

la fleche

je ne vous ai rien pris du tout.

harpagon

assurément?

la fleche

assurément.

harpagon

adieu. va-t-en à tous les diables.

la fleche

me voilà fort bien congédié.

harpagon

je te le mets sur ta conscience au moins! voilà un pendard

de valet qui m'incommode fort, et je ne me plais point à voir ce chien

de boiteux-là.

molière, l'avare, scène 2 acte l.

de quelle nature est cette oeuvre?

c'est une pièce de théâtre.

2.a quoi, le reconnaissez-vous?

elle est composée d'actes et de scènes.

acte: est l'une des grandes subdivisions d'une pièce de théâtre. dans le théâtre classique comme c'est le cas de l'avare une pièce de théâtre se compose de 5 actes. scène: un acte se subdivise en scènes. la scène correspond à l'entrée ou la sortie d'un ou de plusieurs personnages.

3. le passage d'un acte à un autre nécessite un moment de repos. comment appelle-t-on ces moments de repos entre les actes?

entre actes: le moment de détente se trouvant entre les actes. il a une changement du décor.

4. qui parle dans cette scène?

harpagon et la flèche

5. comment les appelle-t-on?

des personnages.

6. sont-ils réels?

non, ils sont des personnages fictifs car ils ne sont que le fruit de l'imagination de molière.

le personnage: -comme pour tout récit, les personnages d'une pièce de théâtre sont des êtres fictifs. ce sont des rôles destinés à être joués par des acteurs.

-l'étymologie du mot est très significative:«persona» veut dire «masque de théâtre»

7. que nous apprennent les phrases en italique?

l'attitude du personnage et sa gestuelle avant qu'il se mette à parler.

la didascalie ou l'indication scénique: donne des précisions sur la mise en scène, le lieu, l'époque, les noms des personnages, le décor… (au début de la pièce, d'un acte ou d'une scène) et le jeu des acteurs (au début ou dans le reste du texte).

8. comment appelle-t-on les propos d'un personnage?

une réplique

la réplique: correspond à la partie de discours qu'un acteur doit prononcer sur scène quand vient son tour. dans un texte théâtral, elle est introduite par une didascalie indiquant le nom du personnage.

9. combien, avons-nous de personnages et de répliques dans cet extrait?

deux personnages et deux répliques.

le dialogue: l'enchaînement des répliques dans un texte théâtral constitue un dialogue.

en général, un dialogue est l'ensemble des paroles qu'échangent les personnages dans une pièce de théâtre.

10. comparez la longueur de la réplique d'harpagon et celles d'elise et de cléante? la réplique d'harpagon est plus longue (plusieurs phrases), on parle donc de tirade

la tirade: est une longue réplique. elle sert à informer, à convaincre à émouvoir…

observez la scène suivante
scènevii
harpagon. il crie au voleur dès le jardin, et vient sans chapeau: au voleur! au voleur! à l'assassin! au meurtrier! justice, juste ciel! je suis perdu, je suis assassiné, on m'a coupé la gorge, on m'a dérobé mon argent. qui peut-ce être? qu'est-il devenu? où est-il? où se cache-t-il? que ferai-je pour le trouver? où courir? où ne pas courir? n'est-il point là? n'est-il point ici? qui est-ce? arrête. rends-moi mon argent, coquin. (il se prend lui-même le bras.) ah! c'est moi. mon esprit est troublé, et j'ignore où je suis, qui je suis, et ce que je fais. hélas! mon pauvre argent, mon pauvre argent, mon cher ami! on m'a privé de toi; et puisque tu m'es enlevé, j'ai perdu mon support, ma consolation, ma joie; tout est fini pour moi, et je n'ai plus que faire au monde: sans toi, il m'est impossible de vivre. c'en est fait, je n'en puis plus; je me meurs, je suis mort, je suis enterré. n'y a-t-il personne qui veuille me ressusciter, en me rendant mon cher argent, ou en m'apprenant qui l'a pris? euh? que dites-vous? ce n'est personne. il faut, qui que ce soit qui ait fait le coup, qu'avec beaucoup de soin on ait épié l'heure; et l'on a choisi justement le temps que je parlais à mon traître de fils. sortons. je veux aller quérir la justice, et faire donner la question à toute la maison: à servantes, à valets, à fils, à fille, et à moi aussi. que de gens assemblés! je ne jette mes regards sur personne qui ne me donne des soupçons, et tout me semble mon voleur. eh! de quoi est-ce qu'on parle là? de celui qui m'a dérobé? quel bruit fait-on là-haut? est-ce mon voleur qui y est? de grâce, si l'on sait des nouvelles de mon voleur, je supplie que l'on m'en dise. n'est-il point caché là parmi vous? ils me regardent tous, et se mettent à rire. vous verrez qu'ils ont part sans doute au vol que l'on m'a fait. allons vite, des commissaires, des archers, des prévôts, des juges, des gênes, des potences et des bourreaux. je veux faire pendre tout le monde; et si je ne retrouve mon argent, je me pendrai moi-même après.

scène vii acte iv, l'avare de molière

11. combien de personnages a-t-on dans cette scène?

on a un seul personnage sur cette scène.

12. comment appelle-t-on la réplique d'un personnage qui parle seul sur scène? un monologue.

le monologue: le discours qu'un personnage, seul sur scène, s'adresse à lui-même et au public. il permet de faire le point sur une situation, de dévoiler les pensées cachées d'un personnage, ses intentions, ses sentiments…

-prenons ces deux autres répliques tirées de l'acte i, scène 3:

demander à deux élèves de les lire.

harpagon

hors d'ici tout à l'heure, et qu'on ne réplique pas!

allons, que l'on détale de chez moi, maître juré filou, vrai gibier de

potence!

la fleche, à part

je n'ai jamais rien vu de si méchant que ce maudit

vieillard, et je pense, sauf correction, qu'il a le diable au corps.

harpagon

tu murmures entre tes dents?

la fleche

pourquoi me chassez-vous?

13. que veut dire le mot en italique: à part?

la flèche parle sans qu'harpagon puisse l'entendre. il s'agit d'un aparté:

l'aparté: une réplique ou une partie d'une réplique qu'un personnage dit à part soi (comme c'est le cas de la réplique de coveille) ou à voix basse à l'un des personnages mais que seul le public est censé entendre.

14. comment appelle-t-on les événements qui perturbent la situation stable d'une pièce de théâtre?le noeud

le noeud: correspond au développement du conflit mis en place dans l'exposition, au surgissement d'obstacles qui contrecarrent la volonté des personnages. la crise est alors rythmée par des péripéties. certains de ces péripéties ont lieu sur scène tandis que d'autres par le souci de la bienséance et de la vraisemblance seront racontés par un ou plusieurs personnages.

15. comment appelle-t-on l'événement imprévu qui marque un retournement de situationau théâtre?

le coup de théâtre.

le coup de théâtre: est un événement imprévu et brusque qui marque un retournement de situation. les personnages sont censés ne pas savoir de quel événement s'agit-il mais ils doivent le subir car il change tout le déroulement de la pièce

16. quelle est l'appellation de la situation finale dans une pièce de théâtre?

le dénouement

le dénouement: apporte la résolution heureuse ou malheureuse du conflit et règle le sort des personnages, en offrant une sorte de morale ou de leçon. il est le rebondissement logique des tensions développées au fil de l'intrigue, il peut parvenir suite à un événement ou a une intervention d'une force inattendue. toutefois il existe des dénouements qui n'apportent aucune fin déterminée à l'action surtout dans les pièces contemporaines.

ii. récapitulation:

quels sont les différents composants du langage théâtral?

les élèves sont censés donner les définitions (acte, scène, réplique, dialogue, monologue…) qu'ils ont retenues.

lll. réemploi

essayez d'écrire un dialogue contenant deux répliques entre deux personnages en utilisant quelques composants du langage théâtral.

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séance 4

activité : production écrite

durée : 1h

public cible : tronc commun

support : consigne donnée par l'enseignant

capacités : permettre à l'élève de rédiger un dialogue qui fait rire dans lequel il va utiliser quelques composants du lexique théâtral.

pré requis : les élèves sont initiés aux caractéristiques du dialogue théâtral.

déroulement de la séance:

i-présentation du sujet:

sujet: imaginez un dialogue comique entre un avare et son fils qui vient lui demander une aide financière pour se marier.


ecrire le sujet sur le tableau:

-lecture magistrale puis individuelle du sujet.

-souligner les mots clés.

-quelle est la question posée?qu'est ce qu'on me demande?

rédiger un dialogue qui fait rire

ii-limites du sujet:

quel est le caractère du père?

c'est un avare

que vient lui demander son fils?

de l'argent pour pouvoir se marier.

a votre avis le père va-t-il répondre favorablement à sa demande?

non, son avarice l'empêcherait d'aider son fils

donc sur quoi allons-nous insister pour faire rire le spectateur?

les répliques du père avaricieux doivent contenir un registre comique.

iii-recherche des idées:

-répartir le groupe- classe en petits groupes de quatre ou cinq élèves

-collecte des idées (après un moment de réflexion):

le fils: entrant à la maison après une promesse de mariage faite à sa bien-aimée, vous voilà mon père, savez-vous bien combien je vous aime?

le père: (à part, hochant la tête) dieu sait combien je vous aime mon argent!

le fils: qu'avez-vous dit cher papa?

le père: eh, moi aussi je t'aime fiston.

le fils: j'ai une bonne nouvelle pour vous.

le père: quoi? t'as gagné une bonne somme d'argent?

le fils: mieux que ça!

le père: alors, t'as trouvé un trésor? où est ce qu'il est? montre-le-moi vite ou je te chasse de chez moi.

le fils: mais non mon père, j'ai trouvé mon âme soeur, et vous croyant heureux de cette nouvelle, je vous prie mon cher père de m'aider à me marier comme fera tout père à des circonstances pareilles.

le père: comment puis-je t'aider mon fils? et que fera un père à des circonstances pareilles?

le fils: eh bien cher papa, il me faudra de l'argent pour réussir la cérémonie du mariage!

le père: ah!je ne sais pas ce qui m'arrive aux oreilles! Ô ciel! je suis devenu sourd!!

le fils: faisant des gestes pour lui montrer qu'il veut de l'argent

le père: Ô ciel! il paraît que je ne vois plus!qui a éteint la lumière? j'ai perdu aussi la vue me semble-t-il! quel péché ai-je commis pour que tout cela m'arrive? oh mon fils emmène moi à l'hôpital!non, attends, l'hôpital demande énormément d'argent ces temps-ci! il vaut mieux que je gagne mon lit, peut être cela va m'aider à reprendre mes sens .guide moi s'il te plait!

le fils, fâché de la réaction du père, quitte la scène.

le père: tant mieux, je l'ai échappé belle!

iv-rédaction:

-quelques élèves vont essayer de donner un exemple oralement en se basant sur les idées inscrites sur le tableau.

-demander aux groupes de rédiger le dialogue.

-quelques élèves vont lire leurs productions, et la meilleure d'entre elles sera écrite sur le tableau.

v-affinement et relecture:

le texte sera lu en vue de corriger les fautes d'orthographe, d'éviter les répétitions et les maladresses et d'effacer ou d'ajouter des éléments pour que le texte soit cohérent.

enfin deux élève vont jouer le dialogue.

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séance 5

activité : lecture

durée : 1h

public cible : tronc commun

support : scène 3 acte i

démarche : -lecture et analyse

-cours dialogué

-prise de notes par les élèves

capacité à viser : -découvrir l'entrée en scène d'harpagon

-comprendre le rôle des répliques

déroulement de la séance:

a l'arrivée du protagoniste qui entre en scène, acte i, scène 3 ?

harpagon le spectateur a-t-il déjà rencontré ce personnage ?

non, il a entendu parler de lui dans les deux premières scènes qu'a-t-il entendu dire à son sujet ?

le personnage a un caractère avare et autoritaire. cette scène confirme-t-elle ce que l'on vient d'apprendre ?

oui

5- quelle est donc la fonction de cette scène ?

présenter l'avare directement: son entrée en scène coïncide avec l'entrée du comique, car on essaie de ridiculiser et dénoncer cet avare par ses mots, ses gestes et son caractère.

b le portrait moral et physique d'harpagon

1- quel type de phrase harpagon emploie-t-il lorsqu'il s'adresse à la flèche, au début de la

scène ? pourquoi ?

phrases impératives montrant la tyrannie d'harpagon

2- de même, quel type de phrase la flèche emploie-t-il au début de la scène, et pourquoi ?

phrases interrogatives, montrant la peur et la soumission

3- cette tendance varie-t-elle dans la suite de la scène ? pourquoi ?

non, dans la suite de la scène, la flèche se moquera de son maitre en ayant recours à l'aparté.

4- comment imagines-tu harpagon ?

5- contrairement au roman, dans un texte théâtral, il n'y a pas de narrateur présent pour

brosser le portrait du protagoniste. quels sont alors les moyens mis en oeuvre pour

réaliser le portrait d'un personnage ?

6- repère les faits et gestes d'harpagon dans cette scène (observe pour cela les

didascalies : elles ont une grande importance car elles donnent des précisions sur les

gestes des personnages). en quoi les faits et gestes d'harpagon sont-ils révélateurs de son

caractère autoritaire et violent ?

vérifie tes réponses dans le corrigé.

c le comique de la scène

1- malgré la dureté de la scène, celle-ci reste comique : relève quelques éléments qui le

montrent.

2- qui de la flèche ou harpagon l'emporte globalement dans cette scène ? justifie ta

réponse.

le portrait d'un personnage au théâtre

dans un texte théâtral, il n'y a pas de narrateur pour faire une pause et introduire

le discours descriptif. le spectateur se fera donc une idée du personnage en faisant

attention aux jeux de scène (aux didascalies pour le lecteur), aux répliques du

personnage, aux types de phrase employés.

d la mise en scène

1- d'après la première réplique d'harpagon, qui est déjà sur scène lorsque harpagon arrive ?

2- imagine quels gestes peut faire l'acteur qui joue harpagon lorsqu'il prononce la réplique :

« sors vite, que je ne t'assomme. ».

3- trouve une didascalie qui indique la même gestuelle dans cette scène.

4- imagine quels gestes peut faire l'acteur qui joue la flèche lorsque harpagon lui demande

de montrer ses « autres » mains et qu'il obéit en disant : « les voilà ».

5- « (À part) » : à qui est destinée la phrase qui suit cette didascalie : « j'enrage. » ?

6- comment l'acteur peut-il faire pour montrer qu'il s'adresse au public ?

7- « hé bien ! je sors » : la flèche sort-il vraiment ? imagine le jeu de scène qui accompagne ces deux répliques.

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séance 6

activitéorale : visionnement et discussion autour de l'adaptation cinématographique de l'avare de molière (interprété par louis de funès)

durée : 1h

public cible : tronc commun

support : l'avare, film de louis de funès et jean girault (sur dvd).

capacités : - pouvoir mettre en analogie les données d'une scène de théâtre (scène 4, acte i) et leur actualisation sous forme de long métrage.

objectifs communicatifs : -caractériser un personnage ; décrire un dispositif scénique, un décor, des costumes ; expliquer les relations entre les personnages ; comprendre le rôle de la mise en scène (en espace, en voix, en lumière…)

déroulement de la séance:

présentation

le professeur explique aux apprenants que, dans une adaptation réalisée par jean girault et servie par le talent de louis de funès, le réalisateur filme la passion obsédante d'harpagon pour sa cassette. mobiliser les connaissances théâtrales, culturelles.

recenser les représentations et les expériences des élèves su r le théâtre:

citez les noms d'auteurs dramatiques que vous connaissez.

auteur / dramaturge

dates / époque

pièce(s) de théâtre

genre dramatique1


robert lamoureux

1920-


le charlatan l'amour foot

comédie contemporaine théâtre de boulevard

molière

1622 -1673


l'avare george dandin les fourberies de scapin

comédie classique


gérald sybleyras

contemporaine


le banc le vent des peupliers

comédie moderne

beaumarchais le

1732 -1779


mariage de figaro le barbier de séville

comédie classique


Éric-emmanuel schmitt

1960 -


la nuit de valognes m. ibrahim et les fleurs du coran l'Évangile selon pilate

drame contemporain


pierre corneille

1606 -1684


nicomède le cid le menteur

comédie classique


jean anouilh

1910 -1987


antigone l'alouette l'invitation au château

comédie moderne

pouvez-vous citer quelques genres théâtraux ?

avez-vous souvent vu des pièces de théâtre (au théâtre, à la télévision) ? avez-vous étudié le théâtre à l'école ou au collège? quel(s) souvenir(s) en gardez-vous ?

les activités suivantes sont des mises en route.

distribuer à un groupe les répliques des deux personnages: harpagon, la flèche

groupe 1 : À deux, complétez le dialogue en imaginant les répliques manquantes (celles d'harpagon).

groupe 2 : À deux, complétez le dialogue en imaginant les répliques manquantes (celles de la flèche).

mise en commun : les tandems jouent tour à tour les dialogues obtenus.

visionner la scène sans le son.

faites un schéma qui représente l'espace scénique en faisant apparaître toutes ses caractéristiques

(taille, hauteur, forme, matière, couleur…)

comparez ce schéma avec celui qui a été réalisé par votre voisin.

mise en commun et réalisation d'un schéma définitif au tableau.

que représente cet espace ? un espace de vie réel

visionner à nouveau la scène sans le son.

situez chacun des personnages et des objets présents dans la scène. indiquez les déplacements au moyen de flèches de couleur (une couleur par personnage).

mise en commun.

en vous appuyant sur ce schéma, faites des hypothèses sur la situation, l'identité des personnages, la nature de leurs relations, leurs paroles.

visionner la scène avec le son pour vérifier les hypothèses.

identifier, décrire et qualifier les personnages.

visionner le début de la scène correspondant à l'entrée d'harpagon.

décrivez l'entrée du personnage sur scène. racontez ses gestes, son attitude, les expressions de son visage, ses vêtements, son allure… visionner la scène dans son intégralité.

remplissez le tableau suivant:

personnage 1

personnage 2

personnage 3

l'identité :

- quel est son nom ?

- est-ce un personnage principal ou

secondaire ?

- est-ce un personnage historique,

une figure traditionnelle, un

personnage imaginaire, anonyme ?

le physique :

- est-il grand, petit, gros, maigre,

beau, laid ?

le costume :

- est-il habillé élégamment ou

simplement ?

- de quelles couleurs sont ses

vêtements ?

- sont-ils datés ou actuels ?

la gestuelle, la mimique

- le personnage est-il énergique ou

nonchalant ?

- fait-il face à ses partenaires, au

public ?

- quelles sont les expressions de son

visage ?

le caractère :

- est-ce un homme peu intelligent et

crédule, un valet rusé et intrigant,

une jeune fille amoureuse et

romantique, un père autoritaire ?...

le rôle, la fonction :

- À quel moment fait-il son entrée ?

- reste-t-il longtemps en scène ?

- que fait-il ?

- quelle mission doit-il remplir ?

le discours :

- parle-t-il beaucoup, peu, souvent,

longtemps ?

- sur quel ton ?

avec les apprenants, définir la structure d'une fiche d'identité pour un personnage.

quels sont les différents renseignements utiles pour présenter un personnage de théâtre ?

(exemples : maquillage, costume, voix, gestes, postures, corpulence, allure générale, attributs, accessoires, statut – personnage principal ou secondaire -, traits de caractère, fonction sociale, symbolique…) mise en commun à l'oral puis visionnage de la scène. diviser la classe en petits groupes : un groupe par personnage. complétez la fiche d'identité que vous avez créée. mise en commun. commentez les oppositions ou ressemblances entre les personnages.

comprendre les relations entre les personnages.

visionner la scène.

répondez aux questions suivantes.

qui est en scène ?

quels sont les liens entre ces personnages ?

(liens de parenté, alliés ou adversaires politiques, relations amoureuses réciproques ou unilatérales, rapport de subordination - prince / sujet ; maître / valet ; père / enfants -)

quel est l'enjeu de leur dialogue ?

(séduction, explication, épreuve de force, provocation, complot, tromperie, négociation, confidence…)

quelles sont les issues possibles ?

(affrontement, réconciliation, trahison, révélation…)

jeux de rôles:

des élèves vont jouer la scène devant leurs camarades

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séance 7

evaluation de la deuxième séquence:

lisez bien la scène 5, acte i

quel est selon vous:

- le ton de la scène :

mélancolique burlesque poétique

- la fonction dramatique de la scène :

scène d'exposition scène de crise scène de dénouement

- le genre5 de la pièce :

comédie classique tragédie drame moderne

séquence iii

séance 1

activité: lecture analytique

démarche: cours dialogué

durée: 1h

public cible: tronc commun

support: acte iv, scène 3

compétence: étudier une comédie classique.

capacité: identifier le coup de théâtre dans cette scène.

déroulement de la leçon

la confrontation d'harpagon et de son fils

quel stratagème frosine envisage-t-elle pour détourner harpagon? il s'agirait de lui présenter une prétendue marquise«venu de basse bretagne» dont l'argent suffirait à satisfaire le vieillard. que doit tenter marianne d'obtenir auprès de sa mère? c'est gagner sa mère, c'est faire beaucoup que de rompre ce mariage. que remarque harpagon à la scène 2 entre mariane et cléante?

il découvre un mystère; parce que cléantebaise la main de mariane d'une manière bizarre. que décide-t-il alors?

harpagon décide d'éloigner mariane de cléante.

en quoi, au cours de cette scène, l'expression: «prêcher le faux pour savoir le vrai» prend-elle tout son sens?

harpagon propose à son fils cléante d'épouser une veuve; la mère de mariane afin de découvrir sa véritable inclination. a quel moment cléante tombe-t-il dans le piège tendu par son père?

quand harpagon dit: je suis bien aise d'avoir appris un tel secret, et voilà ce que je demandais. comment harpagon réagit-t-il à l'aveu de son fils?

harpagon demande à son fils de cesser ses poursuites auprès de mariane car il veut l'épouser.

etude du tutoiement et du vouvoiement identifiez les trois parties de cette scène en délimitant les passages au cours desquels cléante est tutoyé par son père puis vouvoyé et à nouveau tutoyé?

on a le tutoiement: «début de la scène…..vous déplaire»

le vouvoiement:«lui avez-vous rendu visite…pour moi»

le retour au tutoiement«comment pendard…..la fin de la scène» relevez toutes les marques de ce tutoiement et de ce vouvoiement?

les indices du tutoiement: te, à toi, tu, ton

les indices du vouvoiement: vous, votre, vos quelles valeurs donnez-vous à ces deux formes de discours?

la valeur de tutoiement: quand l'adulte adresse la parole à un enfant

la valeur du vouvoiement: elle inverse la situation du tutoiement; l'enfant à l'adulte.

etude du ton des personnages relevez quelques phrases témoignant de la docilité de cléante envers son père au début de la scène?

-c'était pour vous plaire.

-il est vrai qu'elle n'est pas forte à mon goût; mais pour vous faire plaisir, mon père, je me résoudrai à l'épouser, si vous voulez. en quels termes peut-on qualifier le ton de cléante à la fin de cette même scène? justifiez votre choix à l'aide de quelques phrases de la scène?

ce ne sont point ici les choses où les enfants soient obligés de déférer aux pères, et l'amour ne connaît personne.

toutes vos menaces ne feront rien.

etude de la place et la fonction de l'extrait dans l'oeuvre pourquoi l'aveu de cléante est-il un coup de théâtre pour son père?

car harpagon prétend de se marier avec mariane. quelle est la définition d'un coup de théâtre?

le coup de théâtreest un événement inattendu qui casse le déroulement normal des événements. quelles conséquences peut-il avoir sur la suite de l'intrigue?

il y aura une concurrence entre harpagon et son fils, il va interrompre l'amour entre cléante et mariane. expliquez en quoi cette scène est à la fois tragique et comique?

tragique: par le fait que harpagon veut épouser mariane; la fille que son fils aime passionnément en utilisant l'autorité parentale.

comique: harpagon est un vieillard qui veut épouser une jeune fille.

synthèse:

la scène3 confronte de nouveau le père et le fils, et oppose leurs deux tempéraments. les négociations comiques de maître jacques, qui s'efforce de réconcilier comme il peut les deux ennemis, viennent atténuer provisoirement la tension familiale, qui reparaît néanmoins dans la scène suivante.

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séance 2

activité: orale

durée: 1h

public cible: tronc commun

support: des extraits choisis de toute la pièce

démarche: exposé des élèves puis récapitulation par le professeur

capacités: relever les défauts humains critiqués par molière à savoir:

l'avarice, l'autorité, la jalousie et l'égoïsme

déroulement de la séance diviser les élèves en petits groupes; le relevé des défauts humains mentionnés à travers quelques personnages de la pièce (précisément les scènes déjà étudiées); l'explication de chaque défaut par un groupe.

les défauts qu'on peut relever:

l'avarice: est un état d'esprit qui consiste à ne pas vouloir se séparer de ses biens et richesses. l'avarice est l'un des sept péchés capitaux définis par le catholicisme. elle peut se traduire par une thésaurisation complète d'argent, sans aucune volonté de le dépenser un jour. À l'extrême limite, l'avare se prive de tout pour ne manquer de rien.

l'autorité: correspond au droit de pouvoir commander, d'être obéi. elle implique les notions de légitimité, de pouvoir, de commandement et d'obéissance, sa source de légitimité peut varier, et elle peut enfin s'exprimer selon un rapport de force ou un rapport de compétence.

la jalousie: est une émotion empreinte d'agressivité qui est la conséquence de la peur de perdre l'être aimé ou l'exclusivité de son amour, au profit d'une autre personne – sentiment qui peut être fondé sur l'imagination.

l'égoïsme: est un trait de caractère, l'attitude d'une personne dont les actions ou les idées sont uniquement orientées par ses propres intérêts, sans prendre en compte les nécessités d'autrui.

le défaut critiqué

exemple tiré de l'oeuvre

l'avarice:

harpagon

c'est fort mal fait. si vous êtes heureux au jeu, vous en deviez profiter et mettre à l'honnête intérêt l'argent que vous gagnez afin de le trouver un jour. je voudrais bien savoir, sans parler du reste, à quoi servent tous ces rubans dont vous voilà lardé depuis les pieds jusqu'à la tête, et si une demi-douzaine d'aiguiettes ne suffit pas pour attacher un haut-de-chaussures?....

acte i, scène4

l'autorité:

harpagon

tu ne te tueras point, et tu l'épouseras. mais voyez quelle audace! a-t-on jamais vu une fille parler de la sorte à son père?

acte i, scène5

la jalousie:

harpagon

c'est qu'il faut songer, s'il vous plaît, à vous défaire de votre amour, à cesser toutes vos poursuites auprès d'une personne que je prétends pour moi, et vous marier dans peu avec celle qu'on vous destine.

acte iv, scène3

l'égoïsme

harpagon

comment, pendard! tu as l'audace d'aller sur mes brisées? acte iv, scène3

synthèse

molière fait la satire des vices et défauts humains qui sont communs dans toutes les sociétés et les ères par le biais des tournures comiques qui permettent de ridiculiser et de critiquer afin de créer des changements sur le plan social, politique et surtout les moeurs et les attitudes basées sur le culte du paraître. dans cette pièce harpagon est un personnage symbolique à travers lequel molière concrétise les défauts et les comportements de toute une société.

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séance 2

activité: langue

public cible: tronc commun

support: l'avare,

durée: 1h

thème: les registres littéraires: pathétique et comique

capacité: identifier le registre pathétique et comique.

déroulement de la leçon

i-observation:

le corpus:

texte1:harpagon (il crie au voleur dès le jardin, et vient sans chapeau.) : au voleur ! au voleur ! a l'assassin ! au meurtrier ! justice, juste ciel ! je suis perdu, je suis assassiné, on m'a coupé la gorge, on m'a dérobé mon argent. qui peut-ce être ? qu'est-il devenu ? où est-il ? où se cache-t-il ? que ferai-je pour le trouver ? où courir ? où ne pas courir ? n'est-il point là ? n'est-il point ici ? qui est-ce ? arrête. rends-moi mon argent, coquin… (il se prend lui-même le bras.) ah ! c'est moi. mon esprit est troublé, et j'ignore où je suis, qui je suis, et ce que je fais. hélas ! mon pauvre argent, mon pauvre argent, mon cher ami ! on m'a privé de toi ; et puisque tu m' es enlevé, j' ai perdu mon support, ma consolation, ma joie ; tout est fini pour moi, et je n' ai plus que faire au monde : sans toi, il m'est impossible de vivre. c'en est fait, je n'en puis plus ; je me meurs, je suis mort, je suis enterré. n' y a-t-il personne qui veuille me ressusciter, en me rendant mon cher argent, ou en m'apprenant qui l'a pris ? euh ? que dites-vous ? ce n'est personne. il faut, qui que ce soit qui ait fait le coup, qu'avec beaucoup de soin on ait épié l'heure ; et l'on a choisi justement le temps que je parlois à mon traître de fils. sortons. je veux aller querir la justice, et faire donner la question à toute la maison : à servantes, à valets, à fils, à fille, et à moi aussi. que de gens assemblés ! je ne jette mes regards sur personne qui ne me donne des soupçons, et tout me semble mon voleur. eh ! de quoi est-ce qu'on parle là ? de celui qui m'a dérobé ? quel bruit fait-on là-haut ? est-ce mon voleur qui y est ? de grâce, si l'on sait des nouvelles de mon voleur, je supplie que l'on m'en dise. n'est-il point caché là parmi vous ? ils me regardent tous, et se mettent à rire. vous verrez qu'ils ont part sans doute au vol que l'on m'a fait. allons vite, des commissaires, des archers, des prévôts, des juges, des gênes, des potences et des bourreaux. je veux faire pendre tout le monde ; et si je ne retrouve mon argent, je me pendrai moi-même après.

texte2: je passai la nuit entière à veiller près d'elle, et à prier le ciel de lui accorder un sommeil doux et paisible. Ô dieu!* que mes voeux étaient vifs et sincères!* et par quel rigoureux jugement aviez-vous résolu de ne les pas exaucer!*.

pardonnez, si j'achève en peu de mots un récit qui me tue. je vous raconte un malheur qui n'eut jamais d'exemple. toute ma vie est destinée à le pleurer. mais quoique je le porte sans cesse dans ma mémoire, mon âme semble reculer d'horreur, chaque fois que j'entreprends de l'exprimer.

abbé prevost, histoire du chevalier des

grieux et de manon lescaut, 1731.

demander aux élèves de lire le corpus silencieusement et repérer le registre comique et le registre pathétique. le texte1:scène7, acte iv------------registre comique le texte 2------------------registre pathétique

ii-appropriation qu'est est ce qu'un registrelittéraire? le registre littéraire ou tonalité désigne l'impression ou l'effet particulier que provoque un texte sur le lecteur. quels sont les types de registres littéraires? le tragique, le comique, l'épique, le lyrique, l'ironique, le pathétique, le fantastique. comment peut-on l'identifier?

on l'identifie avec des outils tels que le lexique, les figures de style, la syntaxe et la présentation graphique.

1-les élèves doivent dégager du texte1 les passages où il y a le comique. demander aux élèves ce qu'ils remarquent dans ce passage. l'emploi des figures de style d'opposition: l'oxymore «mon pauvre argent» l'emploi des figures de style de substitution: la personnification de l'argent «mon cher ami», «sans toi, il m'est impossible de vivre». l'emploi des figures de style d'amplification avec des phrases ternaires:«voleur, assassin, meurtrier», «je suis perdu, je suis assassiné», «on m'a coupé la gorge».

- le comique de situation:

adresse au public (relever tous les termes qui désignent les interlocuteurs d'harpagon): «que dites-vous?»

-le comique de geste:

demander aux élèves d'étudier les didascalies: «il se prend lui-même le bras».

2-les élèves doivent procéder de la même manière dans le chapitre xxvi, en repérant, cette fois, les passages dans lesquels on éprouve un sentiment de chagrin et de mélancolie. faire appel aux remarques des élèves dans ces passages. il suscite la compassion du lecteur. il utilise le champ lexical de la douleur. des procédés expressifs (*) des images qui amplifient l'émotion.

iii-conceptualisation:

1-le registre comique:

le registre comique caractérise toutes les formes d'expression qui visent à provoquer le rire ou le sourire. il déforme ainsi la réalité, et par là, connaît une grande extension : le comique peut être subtil ou grossier, léger ou grave, naïf ou profond... ses formes mettent en jeu le langage mais aussi les gestes et les situations. l'ordre habituel des choses, la logique du langage, des gestes et des comportements sont tout à coup mis en cause par une rupture inattendue

2- le registre pathétique:

il renvoie à la souffrance (pathos), ce registre suscite la compassion du lecteur, il utilise le champ lexical de la douleur, des procédés expressifs, une ponctuation forte (exclamation par exemple) et des images qui amplifient l'émotion du lecteur. il est fréquent de recourir au registre pathétique dans les documents présentés dans la presse ou à la télévision qui cherche à toucher la sensibilité.

iv-application:

- demander aux élèves de lire la scène 1, acte iii et de dire de quel registre il s'agit? en donnant la justification (exemples tirés du passage).

- il s'agit du registre comique: on assiste à différents types de comique:

de gestes: -harpagon mettant la main sur la bouche de maître jacques

-maître jacques changeant d'habit

de mots: harpagon : « les armes à la main; je vous commets au soin ; le gouvernement des bouteilles» (l. 4-8) — maître jacques : « châtiment politique » (l. 11)

de caractère: -harpagon : son avarice, ses préventions maniaques et tatillonnes — la merluche et brindavoine, deux gaillards benêts et balourds— valère, flatteur fanatique qui pousse jusqu'à l'absurde les obsessions de son maître

de situation: -harpagon priant son fils de « régaler d'un bon visage » (l. 47) sa future belle-mère (mariane)

- le domestique qui, pour complaire à son maître, l'accable d'injures

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séance 4

activité: etude de texte

public cible: tronc commun

support: l'avare, scène 7, acte iv

durée: 1h

compétence: etudier une comédie classique.

capacité: savoir la visée de molière en étudiant la scène du monologue d'harpagon.

déroulement de la leçon

i-mise en situation:

harpagon vient de s'apercevoir que sa cassette a été volée. il entre en scène et se lance dans un monologue désespéré. dans la scène qui précède, la flèche montre à son maître cléante la précieuse cassette qui contient le trésor d'harpagon, qu'il vient de voler.

ii- identification du texte: quel est le type du texte? c'est un monologue car le personnage est seul sur scène criant au voleur, informant le public du vol de sa cassette et révélant ainsi son sentiment de chagrin. de quelle oeuvre est-elle extraite? ce texte est extrait de l'oeuvre intitulée l'avare. quel est son auteur? c'est molière. quel est son genre? une pièce de théâtre. qui parle-il dans ce passage? c'est harpagon. a qui parle-il? a lui-même.

iii- les axes de lecture: la folie d'harpagon:

1-agitation du personnage:

quel est le type de la syntaxe utilisé dans cette scène? phrases nominales, interjections, rythmes saccadé, accélérations de rythme. quels sont les indices qui révèlent ses déplacements? les indices de ses déplacements: ou courir?où ne pas courir? n'est-il point là, n'est-il point ici?

2- perte d'identité:

- quel est le type de ce texte?

- c'est un monologue.

- comment le mot «monologue» est-il composé?

- il est composé de deux éléments: mono / logue

- qu'est-ce que vous entendez par le mot monologue?

- un personnage seul sur scène parle à voix haute et informe ainsi les spectateurs de ses pensées, ses sentiments, et ses intentions.

- de quel type de monologue s'agit-il?

- c'est un faux monologue: il s'agit d'un dédoublement de personnalité.

- relevez les phrases interrogatives dans cet extrait?

- on a des questions réponses:

qu'est-ce? – ah c'est moi!

où courir? – où ne pas courir? – n'est-il point là, n'est- il point ici?

utilisation du questionnement:«mon esprit est troublé, et j'ignore, où je suis, qui je suis et ce que je fais.»

3- vers la mort:

quel est le champ lexical utilisé dans ce monologue? champ lexical de la mort, de la dépossession.

quelle figure de style employée? gradation ascendante:« je me meurs, je suis mort, je suis entouré.»

mort annoncée:«je me prendrai moi-même après.» le comique:

1-le comique de langage:

quels sont les figures de style employées?

personnification: «mon pauvre argent»

personnification: de l'argent: «mon cher ami», «sans toi, il m'est impossible de vivre».

exagération: avec le groupe ternaire«voleur, assassin, meurtrier».

2- le comique de situation:

a qui harpagon s'adresse-t-il successivement? il s'adresse au public.

relevez les termes qui désignent les interlocuteurs d'harpagon? « que dites-vous»

3- le comique de geste:

après l'étude des didascalies, relevez quelques gestes comiques? il se prend lui-même le bras. la satire de la justice: dénonciation d'un vice: quels sont les traits de caractères d'harpagon confirmés par ce monologue? ici, molière caricature, ridiculise et dénonce en faisant rire, il dénonce l'avarice comme l'un des sept péchés capitaux par la tradition.

2-faire réfléchir en utilisant le rire:

dans quel but molière utilise-t-il le rire?

molière nous demande de rire, ou d'essayer de rire, de nos malheurs, de nos vices de l'avarice, de l'usure ou du fonctionnement aberrant de la société et de la psychologie humaine.

iii- synthèse:

ce célèbre monologue, qui s'inspire de plaute, cette longue complainte pendant laquelle d'ailleurs harpagon menace de se pendre si l'on ne retrouve pas le pendard qui l'a volé, vient magnifiquement conclure cet acte.

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séance 5

activité: production écrite

public cible: tronc commun

support: l'avare de molière

durée: 1h

compétence: pouvoir débattre d'un sujet.

capacité: - savoir prendre la parole pour exprimer son point de vue sur le sujet de l'argent et du bonheur.

-savoir employer les connecteurs logiques.

déroulement de la séance:

thème:

«l'argent, c'est la vie. monnaie fait tout.» le père goriot, balzac.

partagez-vous ce point de vue?

lire l'énoncé et souligner les mots clés.

extraire la problématique: l'argent fait-il notre bonheur?quel est sa valeur dans la vie?

collecte des réactions:

collecter et inscrire les réactions sur le tableau:

pour

contre

-l'argent garantie la sécurité

-donne le pouvoir

-le bien-être et le confort

-une clé magique ouvrant toutes les portes

-tous les voeux deviennent réalisables

assouvir tous les besoins quotidiens: nourriture, habit, logement…

-l'argent peut conduire à l'injustice

-l'abus excessif du pouvoir

-le nerf de la guerre

-la suprématie

-détruit l'esprit de famille

-détruit l'amitié, l'amour

-anéantissement de l'autre

-un bonheur éphémère

synthèse:

l'argent apporte à l'homme le bonheur, certes, mais ce bonheur est éphémère; il disparait aussi rapidement qu'il est apparu. dieu a fourni à l'homme des éléments tel l'amour, l'amitié et les sentiments qui sont capables de lui procurer un bonheur perpétuel.

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séance 6

activité: etude de texte

public cible: tronc commun

support: l'avare, scène 5, acte v

durée: 1h

compétence: etudier le dénouement d'une comédie classique.

capacité: savoir les caractéristiques d'un dénouement.

déroulement de la leçon

analyser le dénouement de la pièce acte v, le dénouement

relis l'acte v avec soin puis réponds aux questions suivantes.

1- qui maître jacques accuse-t-il du vol ?

valère

2- que peux-tu dire de sa description du vol ?

3- relis la scène 3 de l'acte v. quelle forme de comique se trouve présente dans cette scène ?

À quoi ce comique est-il dû ?

4- qu'apprend-on sur valère et marianne ?

5- quelle est la véritable identité d'anselme et de qui est-il le père ?

6- comment nomme-t-on ce genre « d'imprévu » ?

le coup de théâtre

un coup de théâtre ou retournement de situation est un événement inattendu qui vient

bouleverser la situation des personnages : les comédies sont riches en rebondissements

de ce genre.

7- qui propose à harpagon de lui rendre sa cassette et à quelle condition ?

8- quel est donc le dénouement de la pièce ?

9- ce dénouement est-il heureux ?

synthèse

le dénouement apporte la résolution du problème et met fin à l'intrigue. il règle le sort

de chacun des personnages. il occupe les dernières scènes de la pièce. le dénouement

d'une comédie doit être heureux (dans l'avare, les jeunes gens se marient selon leurs

voeux et harpagon retrouve sa cassette).

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séance 8

activité: production écrite

public cible: tronc commun

support: consigne sur le tableau

durée: 1h

compétence: etudier une comédie classique.

capacité: - exprimer son point de vue par écrit.

-savoir employer les connecteurs logiques.

déroulement de la séance

présentation du sujet:

ecrire le sujet sur le tableau: «bon nombre de personnes pensent que l'argent est source de bonheur»

partagez-vous un tel point de vue?

-lecture magistrale et individuelle du sujet.

-souligner les mots clés: l'argent, le bonheur.

-expliquer la problématique:«l'argent assure le bonheur; êtes-vous pour ou contre?» limites du sujet:

relevez la thèse dans ce sujet: l'argent est source de bonheur.

quelle est l'antithèse? l'argent ne peut en aucun cas garantir le bonheur.

recherche des idées:

répartir le développement en deux parties: la thèse: certains pensent que l'argent procure le bonheur

collecter les arguments l'antithèse: d'autres affirment que l'argent ne peut en aucun cas garantir le bonheur.

collecter les arguments rédaction:

individuelle: les élèves doivent rédiger leurs productions à partir des idées inscrites sur le tableau.

collective: les meilleurs productions seront écrites sur le tableau. affinement:

le texte sera lu en vu de l'affiner en évitant la répétition, les fautes d'orthographes et en éliminant ou en ajoutant des éléments pour que le texte soit cohérent. relecture:

un élève sera invité à lire le texte à haute voix et d'une manière expressive.

evaluation générale: l'avare de molière

contrôle des connaissancessur le théâtre:

a quel siècle a vécu molière?

molière a vécu au xviième siècle

citez deux autres pièces écrites par molière.

tartuffe, le bourgeois gentilhomme.

qu'est ce qu'une tragédie ?

une oeuvre dramatique en vers, présentant une action tragique dont les événements, par le jeu de certaines règles ou bienséances se traduisent essentiellement en conflits intérieurs chez des personnages illustres aux prises avec un destin exceptionnel; donnez le nom de deux auteurs de tragédie.

jean racine et pierre corneille.

dans quel pays est né le genre théâtral? expliquez l'origine de ce mot.

la tragédie apparaît à athènes au vesiècle av. j.-c..

ce mot tragôidía est composé de trágos, «bouc» ôidế, «chant», il veut dire le «chant du bouc». mais les raisons d'un tel vocable ne sont pas très claires. la tragédie pourrait avoir été d'abord liée au satyre, compagnon de dionysos, mi-homme mi-bouc.

qu'est-ce qu'une scène d'exposition? a quoi sert-elle?

la scène d'exposition d'un spectacle est en général la première scène; elle fournit les éléments nécessaires à la compréhension de la situation initiale. comparable à l'incipit d'un roman. elle est soumise à des règles qui consistent à présenter l'intrigue (c'est-à-dire la situation de l'histoire), le contexte (spatio-temporel...) les décors de la pièce, qu'est-ce qu'un quiproquo? un aparté? une didascalie?

-on parle de 'quiproquo' pour un dialogue qui s'articule autour d'une confusion (erreur sur une personne ou un sujet non nommé).

-un aparté est une réplique de théâtre prononcée par un personnage sur scène et que, par convention, les autres personnages n'entendent pas, au contraire du public.

-une didascalie, dans le texte d'une pièce de théâtre ou le scénario d'un film, est une note ou un paragraphe, rédigé par l'auteur à destination des acteurs ou du metteur en scène, donnant des indications d'action, de jeu ou de mise en scène. elle permet de donner des informations, notamment, sur le comportement, l'humeur ou encore la tenue vestimentaire d'un personnage.

contrôle des connaissances sur l'avare:

expliquez le nom de ce personnage: harpagon,

harpagon: fig. homme avare et avide. c'est un harpagon. j'avais affaire à un harpagon. classez les personnages principaux en trois familles. (chaque famille doit compter au moins 3 personnages)

famille d'harpagon: harpagon, cléante, elise

famille d'anselme: anselme, valère, mariane

voici un résumé de la pièce:

harpagon, l'avare, aurganise pour ses enfants cléante et elise des mariage d'intérêt. il se réserve, quant à lui, d'épouser la jeune et charmante marianne. mais cléante qui est amoureux de la jeune fille, et elise, fiancé en secret avec valère, le faux intendent de la maison, refusent d'obéir à leur père. le trésor de l'avare est volé puis rendue à son propriétaire, ce qui permet d'exercer un chantage grâce auquel l'amour est vainqueur.

dans ce résumé, 5 fautes d'orthographe se sont glissées, à vous de les corriger: organise,des mariages,intendant relevez deux adjectifs, deux verbes, deux noms. amoureux, fiancé, organiser, obéir enfant, maison relevez une proposition subordonnée. mais cléante qui est amoureux de la jeune fille, et elise, fiancé en secret avec valère, le faux intendant de la maison, refusent d'obéir à leur père. -relevez une personnification.

l'amour est vainqueur.

grammaire:

voici 5 affirmations sur l'avare. faites l'accord du participe passé. la jeune fille que valère a sauvée de la noyade est elise. elise est fiancée avec valère. harpagon a courtisé marianne. les 10000 écus qui ont été volés ont finalement été (rendre). anselme a reconnu ses enfants.

v.production écrite

sujet:«l'avarice est-elle un comportement ou un caractère ? illustrez votre production par des arguments que vous jugez pertinents!»

correction

pourquoi est-on avare ? avare, radin, grippe-sou… d'où vient cet attachement excessif à l'argent?est-ce de l'égoïsme ? l'angoisse de manquer demain ? un besoin deréassurance matérielle ? pourquoi certains d'entre-nous débordent-ils

de générosité quand d'autres paniquent à l'idée même d'ouvrir leur porte-monnaie ?harpagon, dans la pièce l'avare, en est l'illustration parfaite. près de sessous, amassant précieusement tout ce qu'il gagne, strict dans toutes ses

dépenses, redoutant le moindre excès, et surtout passionné par sa cassette

il est bien plus qu'économe.

l'avarice est bien plus un attachement à l'argent, attachement qui tient du compulsif donc de la pathologie. c'est accumuler, se priver, priver les autres pour en avoir toujours plus. le désir immodéré de l'argent, lorsqu'il ronge et domine le coeur, il ne connaît pas de limite et il est avide.

«la cassette, ô ma chère cassette» d'harpagon dans l'avare de molière; l'avarice concerne à mon sens davantage les gens aisés, car plus on a, moins on a tendance à donner. ceux qui ont peu, même s'ils certains font attention afin de se préserver pour l'avenir, pour une survie on va dire alors que l'avarice n'a rien à voir avec un instinct de survie car ces besoins sont satisfaits.

en revanche,on est contre le gaspillage et les dépenses inutiles pour assouvir au présent des plaisirs futiles. mais l'avarice ne se compte pas seulement en argent, ou en monnaietrébuchante : l'avarice peut être partout : quand il manque unsourire, un geste protecteur, une main tendue… l'avarice n'est pas un trouble du comportement ou un trouble de personnalité. c'est un trait de personnalité.

voltaire disait : ' les hommes ne haïssent les avares que parce qu'ils savent qu'il n'y a rien à gagner avec eux '.

l'expression la plus connue sur la radinerie est ' a père avare, fils prodigue'.

conclusion:

au terme de ce travail, il convient de rappeler ce que nous avons pu mettre en lumière. d'abord, dans la première séquence nous avons préparé l'entrée dans l'oeuvre à travers l'étude du paratexte, des caractéristiques de la comédie classique, l'écriture moliéresque et le classicisme. ensuite, nous avons pris en compte l'initiation de l'élève, dans la deuxième séquence, aux caractéristiques des scènes d'expositions, ensuite nous avons effectué un visionnement d'une scène de la pièce. en outre, nous avons abordé le comique et ses effets pour comprendre la visée critique de molière qui ridiculise les vices d'un bourgeois avaricieux. enfin, la troisième séquence, quant à elle, aborde le célèbre monologue d'harpagon, les scènes de dénouement ainsi que la séance de l'évaluation des acquis des élèves.

en fait, l'intérêt de notre travail consiste d'une part en l'approche d'un genre littéraire, en l'occurrence le théâtre dont les élèves auront appris les caractéristiques et à saisir son importance dramaturgique. d'autre part notre intérêt linguistique consiste en la consolation des connaissances acquises au niveau linguistique et stylistique. enfin un intérêt didactique, qui vise la performance des capacités discursives des élèves.

ce travail ne prétend aucune exhaustivité, car il peut être approché sous bien des angles selon le public cible.

après avoir effectué notre stage, nous avons été confrontés directement au niveau réel des élèves, ce qui a enrichi notre expérience en matière de pédagogie et de didactique adéquates pour ce projet.

bibliographie

oeuvre: molière, l'avare, hachette, biblio collège, 2009, paris.

note ministérielle

programmes et orientations pédagogiques concernant l'enseignement de la langue française à la première année du cycle du baccalauréat, version finale, avril 2006

documents sur internet

alalettre.com (mars2009). le site littéraire
bacdefrancais.net (février 2009). bac de francais 2009
bnf.fr (mars2009). bibliothèque nationale de france,
culturesfrance.com (mars 2009). livre et écrit - culturesfrance
etudes-litteraires.com (mai 2009). etudes littéraires
lettres.net (mars 2009).
marocagreg.com (mai 2009). agrégation de lettres modernes au maroc et en france.

table des matières

remerciement

répartition séquencielle

introduction………………………………………………………………..……………

introduction de la première séquence…………………………………...……………..

séance 1………………………………………………………………………..…………

séance 2………………………………………………………………………..…………

séance 3………………………………………………………………………..………..

séance 4…………………………………………………………………………..…….

introduction de la deuxième séquence………………………………………………..

séance 1………………………………………………………………………………….

séance 2………………………………………………………………………………….

séance 3……………………………………………………………………………..…..

séance 4………………………………………………………………………………...

séance 5……………………………………………………………………………….…

séance 6………………………………………………………………………………….

séance 7………………………………………………………………………………….

introduction de la troisième séquence……………………………………………......

séance 1…………………………………………………………………………………

séance 2………………………………………………………………………………….

séance 3………………………………………………………………………………….

séance 4………………………………………………………………………………….

séance 5…………………………………………………………………………………

séance 6

séance 7

séance 8

conclusion

bibliographie



Pour citer cet article :
Auteur : SAHIR Youness et Lemdoune Mustapha -   - Titre : Mémoire pédagogique enseigner Lavare de Molière au lycée,
Url :[https://www.marocagreg.com/doss/monographies/memoire-pedagogique-avare-moliere-sahir+lemdoune.php]
publié : 2010-10-14

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