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Une issue miraculeuse
Par   KIBARI MILOUD (Prof)  [msg envoyés : 2le 17-12-11 à 21:16   Lu :234 fois

Une issue miraculeuse

par Miloud Kibari

Il était une fois, deux tribus qui s'affrontaient et se haïssaient de toute la haine d'un domestique pour son maître. L’une surnommée Le Cactus Amer, s’est emparé des terres les plus fertiles du côté de la mer; ses chefs et ses habitants menaient une vie décente, tandis que l’autre, la Mauvaise Herbe, vivait dans le dénuement et ses habitants, enclavés dans des zones arides et des terres incultes, subvenaient à peine à leurs besoins alimentaires; son chef était encerclé et soumis à une surveillance permanente. Souvent, des adolescents lançaient des pierres sur des chars pour les empêcher de pénétrer dans leur territoire. Et pour comble de tout, un gigantesque Mur fut érigé à la frontière des deux communautés ce qui avait accentué leur frustration et remué le coteau dans la plaie.

Le chef de la tribu « Le Cactus Amer » avait un enfant unique, nommé Rayan. Ce dernier s’était éperdument épris d’une jeune fille nommée Sara, de la tribu adverse. Elle était d’une beauté rarissime. Elle gardait un souvenir douloureux de son père mort de chagrin pour son champ d’oliviers spolié…Rayan annonça son projet de mariage à ses parents qui avaient reçu la nouvelle comme une insulte à leur honneur. Mais, lui, bien décidé à l’épouser, menaçait de mettre fin à ses jours au cas où cette relation amoureuse ne serait concrétisée par un mariage. Aussi, le consentement fut-il arraché aux parents, rien que pour éviter le pire.

Quelques jours après, une cérémonie grandiose fut organisée dans un vaste palais communiquant avec un grand jardin où des lanternes pendaient comme des fruits de saphir et d’émeraudes ; les parfums les plus précieux mêlaient leurs aromes à celles des fleurs. Les tables étaient garnies de viande d’antilopes, de moutons entiers, de gigots de chamelles et de toutes espèces de coquillages. C’était la liesse, les invités étaient subjugués par la qualité de l’accueil et du festin. La fête battait son plein au moment où les deux mariés s’étaient retiraient dans la chambre nuptiale afin de découvrir les délices du jardin de l’amour. Hélas ! ils se heurtèrent à l’imprévisible, la rencontre des deux corps ne put s’accomplir.

La mariée supplia son cavalier de rêve, torturé par l’angoisse d’appétits inapaisés, de ne pas céder au désespoir. Ils se purifièrent avec une eau bénie, se parfumèrent, se vêtirent de blanc puis brulèrent de l’encens et se mirent à prier le ciel. Le lendemain à l’aube, apparut un Ange qui les invita à prendre place sur un tapis volant déployé devant eux et s’envolèrent jusqu’au Mur maudit. Et là, une voix divine leur recommanda de jeter chacun sept cailloux sur la Muraille, qui en un clin d’œil s’effondra tel un petit château de sable. De nouveau, l’Ange les ramena sur ses gigantesques ailes au lit nuptial.

Le matin, les invités félicitèrent le couple .Et personnes indiscrètes épièrent un tissu blanc tacheté de sang au centre d’un plateau doré. A leur grande surprise, les deux communautés s’émerveillèrent à la vue des fleurs de toutes espèces et des arbres fruitiers exotiques qui avaient poussé à la place du Mur…Et bientôt se répandit la nouvelle de Sara qui portait l’enfant de la paix et de la réconciliation.




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Réponse N°1 15668

l'enfant de la paix
Par   Boulahnine Khalid  (Profle 18-12-11 à 22:34

Salut Si Miloud

Je viens de lire ton joli conte

l'histoire, apparemment,relate un sujet d'actualité dont les commencements remontent, cependant, à bien longtemps. tout laisse entendre ainsi que les noms choisis pour désigner les deux tribus ont une portée symbolique dans la mesure où ils réfèrent à la situation au proche orient, notamment entre palestiniens et israéliens.

l'ouverture de ton récit rend-compte du calvaire des victimes à travers une présentation antithétique qui peut-être lue aussi comme une dénonciation de la cruauté de l'ennemi . laquelle s'illustre dans ton travail par une série d'images qui, par le fait même, souligne la position du narrateur.

le récit, par ailleurs, peut-être conçu comme une invitation à la réconciliation qui sollicite les deux belligérants d'oublier leur différend et penser à demain" Sarah qui portait l'enfant de la paix". Cette réconciliation est rendue explicite dans ton travail à travers cette union inattendue des personnages principaux(qui vont, toutefois, se trouver heurtés à de nombreux obstacles) et l'arrivée prochaine de l'enfant de la paix.

Le caractère merveilleux que revêt, cependant, la clôture dans ton histoire, sous-entend qu'aucun arrangement ne peut-être envisagé, en réalité.

Merci beaucoup pour le partage et bonne continuation.

Cordialement


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