Un roman réaliste?

 Par Idoubiya Rachid  (Prof)  [msg envoyés : 1316le 11-04-10 à 15:59  Lu :3228 fois
     
  
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Le roman : Le Père Goriot, n'est pas un roman réaliste!

  




 Réponse N°1 3451

Pourquoi?
  Par   Samira Yassine  (CSle 11-04-10 à 17:49

Bon retour à M Idoubiya, qui nous a privés de ses intéressants articles tout au long de ces trois derniers mois.

Alors je vous demande pourquoi Le père Goriot n'est pas un roman réaliste, si son auteur lui même affirme que "all is true" ?





 Réponse N°2 3455

Roman romantique!
  Par   Idoubiya Rachid  (Profle 11-04-10 à 21:07



Mon credo: rien n'arrive qu'avec de l'effort!

Salut à tout le monde:

"- Oui, ce Moriot a été président de sa section pendant la Révolution ; il a été dans le secret de la fameuse disette, et a commencé sa fortune par vendre dans ce temps-là des farines dix fois plus qu’elles ne lui coûtaient. Il en a eu tant qu’il en a voulu (...) Ce Loriot, qui vendait du blé aux coupeurs de têtes, n’a eu qu’une passion. Il adore, dit-on, ses filles. Il a juché l’aînée dans la maison de Restaud, et greffé l’autre sur le baron de Nucingen, un riche banquier qui fait le royaliste. Vous comprenez bien que, sous l’Empire, les deux gendres ne se sont pas trop formalisés d’avoir ce vieux Quatre-vingt-treize chez eux ; ça pouvait encore aller avec Buonaparte. Mais quand les Bourbons sont revenus, le bonhomme a gêné monsieur de Restaud, et plus encore le banquier. Les filles, qui aiment peut-être toujours leur père, ont voulu ménager la chèvre et le chou, le père et le mari ; elles ont reçu le Goriot quand elles n’avaient personne ; elles ont imaginé des prétextes de tendresse. « Papa, venez, nous serons mieux, parce que nous serons seuls ! » Etc. Moi, ma chère, je crois que les sentiments vrais ont des yeux et une intelligence : le cœur de ce pauvre Quatre-vingt-treize a donc saigné. Il a vu que ses filles avaient honte de lui ; que, si elles aimaient leurs maris, il nuisait à ses gendres. Il fallait donc se sacrifier. Il s’est sacrifié, parce qu’il était père : il s’est banni de lui-même. En voyant ses filles contentes, il

comprit qu’il avait bien fait. Le père et les enfants ont été complices de ce petit crime. Nous voyons cela partout.

Honoré de Balzac, Le père Goriot, partie 1.

Salut, madame Kerzazi,

En étudiant ce passage, vous allez constater qu'il y' a des contradictions dans la plantation du personnage: "le père Goriot": clin d'œil...

Faites-en une analyse et on discutera par la suite...

Le libelle: jusqu'à quelle mesure pourrions-nous considérer cette page comme la marque de la présence du courant: au choix ( réaliste/romantique)?

Cordialement, madame!





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