Trois sujets en un seul jour

 Par jamal adib  (?)  [msg envoyés : 206le 25-05-10 à 00:56  Lu :3023 fois
     
  
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Salut tout le monde.
Production écrite: Sujet: Dans le Dernier Jour D'un Condamné de Victor Hugo, le condamné a fait un rêve cauchemardesque, rédigez dans quelques lignes un rêve que tu as fait. Modèle de réponse: Un rêve cauchemardesque Voilà deux semaines que j’habite avec une seule pensée au point de devenir insomniaque et permanent casanier. Des piles de bouquins dispersés par terre, téléphone mobile éteint à dessein pour me garer de tout appel prévisible et me voilà avec un tempérament revêche et intenable auquel se heurtaient tous ceux qui me côtoyaient. S’apercevant que j’étais bel et bien embrouillé, ma mère cherchait à apaiser mes soucis par des mots consolateurs en me conseillant d’accorder un peu de temps à mes loisirs et en m’exhortant au repos car pour elle, l’examen ne vaut pas la peine de passer des nuits blanches à s’éreinter et de devenir un pantouflard. Dans mon for intérieur, j’aimerais bien me plier au gré de ma mère, mais je suis du type persévérant, quand je fixe un objectif, je ne reviens plus sur mes décisions. Je quittai mon bureau à contrecœur car j’étais dans l’obligation de répondre à l’appel de mon père qui demandait un coup de main. Revenu à ma chambre, le sommeil commença à s’emparer de mes yeux, j’étais vraiment au bout de mes forces. Je me suis allongé sur le divan qui trônait au coin de ma chambre et j’ai fermé mes yeux. Quelle horreur ai-je rêvé ? J’ai rêvé que c’était un jour ensoleillé, je me trouvais au lycée devant le tableau d’affichage où il y avait foule d’élèves qui y affluaient pour s’enquérir de leurs numéros et salles d’examen. J’ai noté mes coordonnées sur un petit bout de papier et j’ai repris le chemin chez moi en compagnie d’un ami loquace qui ne cessait pas de me faire part de ses soucis quant à l’insuffisance de l’enveloppe horaire réservée à quelques matières, je lui ai répondu sur un ton péremptoire que c’était une question de l’habilité du candidat à gérer son temps le jour de l’examen, une réponse à laquelle il s’opposait catégoriquement. Esquivant d’ergoter avec lui, je lui ai cédé la parole en laissant mon esprit divaguer vers quel passage des œuvres programmées serait proposé. J’avais un pressentiment que cela serait la Boîte à merveille ou bien Antigone, mais l’expérience et quelques conseils de mon professeur m’ont appris de ne plus se fier à ces pronostics, car ceux-ci induisent souvent en erreur. Une expérience semblable venait rafraîchir ma mémoire, celle d’un sujet de l’examen qui venait juste à l’encontre de toutes mes supputations et qui me coûtât cher quand j’étais au collège. Arrivé chez moi, j’ai quitté mon ami en échangeant avec lui les expressions coutumières de salutation en lui espérant de passer l’examen dans les conditions les plus avantageuses. Avant de regagner ma chambre, je n’avais pas manqué de supplier ma mère de demander à mes frères de descendre jouer car j’avais besoin de calme. La porte de ma chambre fermée, J’ai commencé d’emblée à réviser les résumés des œuvres à tue-tête et avec une grande frénésie. Après avoir passé en revue les différentes leçons dans une dernière tentative de les inculquer dans ma tête, je lançai un film pour me détendre un peu. Le soir tombé, je pris mon dîner et je me dirigeai sur-le-champ vers ma chambre. Réveil activé à 6 heures du matin, je ne m’attardais pas à m’endormir car j’étais esquinté après une longue journée d’agitation. Le matin, et à ma grande stupéfaction, j’ai découvert en me réveillant que le réveil n’avait pas sonné en temps utile car, à mon insu, mon horloge reculait d’une heure cinquante quand je l'avais réglée la veille, c’était 7h 50 et l’examen aura lieu à 8h. J’étais dans une fureur incomparable au point de briser mon réveil contre le mur. J’avais devant moi dix minutes pour arriver au lycée. Je m’habillai à la hâte et je pris le chemin du lycée dans un état pathétique. Je ne me rappelle pas combien de temps cela me coûtait pour trouver un taxi, mais apparemment une longue durée s’était écoulée avant de le trouver enfin. Arrivé au portail du lycée, j’étais tout à fait estomaqué car je m’étais aperçu que les élèves furent déjà entrés. Le concierge me défend de passer car le règlement était clair : Le retard encourt l’élimination de l’examen. J’avais beau le supplier de me laisser entrer, mais mes tentatives s’avéraient infructueuses. J’ai rebroussé chemin et mon affliction était à son paroxysme. Quel péché ai-je commis pour mériter une telle récompense ? Comment aurai-je l’audace d’affronter mes parents qui s’attendaient à ma réussite ? Moi qui avais toujours fait preuve de lucidité et de zèle ? Alors que je songeais à ce drame qui venait me frapper sans rémission, une main douce sur les épaules Accompagnée d'une voix rassurante qui m’était familière arrivait à mes oreilles. Je me suis levé en sursaut baignant dans une mare de sueur et submergé par les paroles lénifiantes de ma mère qui s’angoissaient de l’état déplorable dans lequel j’étais. Ma langue s’avérait impuissante de décrire mon ineffable joie qui a atteint son apogée quand je me suis rendu compte que ce n’était qu’un rêve, un rêve cauchemardeux. Prof Jamal- Le 31-03- 2010 Version adaptée au niveau des élèves. Bonne chance
Prof Jamal
Merci de votre attention.
Sujet: racontez un événement funeste Je jouis parmi mes camarades d'une grande estime. Peut-être pour ma docilité et ma longanimité. Pourtant mon point faible serait sans conteste que je suis oublieux. Un défaut que j'ai longtemps tâché de pallier et à propos duquel les griefs de mes camardes ne se sont plus démentis. Pourtant un événement ne veut que me cohabiter indéfectiblement en me traquant sans relâche. Cela remontait un peu plus loin quand j'étais encore enfant. C'était par une après-midi de juillet. Il faisait une écrasante canicule qui métamorphosait ma chambre en une véritable fournaise. En effet, je séjournais dans un petit patelin du nord, où les gens impécunieux comme moi étaient condamnés à passer presque toute la journée à domicile et ne sortir que le soir car la mer faisait défaut dans ce coin de la terre. J'ai beau éventé de l'air pour rafraîchir l'ambiance qui m'entourait, mais mes tentatives étaient infructueuses. Une sorte de torpeur m'envahissait et j'ai fini par succomber au sommeil. En effet c'était une aubaine pour moi car m'assoupir était le seul exutoire dans cette monotonie qui transformait mon quotidien en un véritable calvaire. Alors que je dormais sereinement, des cris stridents vinrent m'arracher de ma léthargie, j'ai tenté de déceler la nature de ce bruit et je me suis finalement aperçu que c'était une altercation féminine. Je me suis levé à la hâte en jetant l'anathème sur celles qui m'ont privé de mon sommeil irrécupérable. J'avais du mal à comprendre pourquoi les gens se chamaillaient dans ce climat qui ne donne même pas l'envie de remuer les lèvres. Une fois quitté ma chambre, et à ma grande panique, j'ai vu ma mère dans une situation bel et bien piteuse. Je l'ai vue absorbée par un grabuge violent avec une voisine. Ce n'était que crêpage de chignon, imprécations, et des qualificatifs bizarres que chaque protagoniste assignait à son adversaire. J'ai failli recevoir un coup de poing adressé par le fils de notre voisine qui déclara la guerre contre moi à peine suis-je franchi le seuil de la porte dans une tentative de séparer ma mère de cette écoeurante femme qui ne voulait plus lâcher prise et qui tentait à chaque reprise de prendre témoins de la vilenie de ma mère les badauds qui s'attardaient sur ce spectacle sans daigner intervenir pour mettre terme à cette dispute. D'abord, j'étais désemparé, je ne savais quoi faire, mais l'insistance de mon rival qui m'adressait une gifle en pleine figure m'a libéré de mon hésitation. Alors j'ai déchaîné contre lui et combien était-il stupéfait quand je l'ai renversé par terre et m'abattant sur lui avec plein de coups de poing et de coups de pied. Car de coutume, j'étais le garçon le plus aimable voire candide de notre quartier, c'est pour cette raison qu'il ne s'attendait plus à ma réaction et que son courage à mon compte était fort acharné. Cette querelle pourrait virer au drame n'était-ce l'intervention de mon père qui se précipitait à le libérer de mes mains en m'exhortant au calme. Quand la colère m'eut quitté, je m'avisai que mon père et notre voisin le mari de la mauvaise femme étaient parvenus à calmer les deux femmes en leur enjoignant l'ordre de regagner leurs maisons. Plus tard, et d'après la version de fait de ma mère, j'ai appris que c'était notre voisine qui a provoqué la querelle car elle enviait toujours ma mère qui n'avait commis que la faute de jouir auprès des voisines d'un grand respect et que cette brute essayait en maintes reprises de semer la zizanie entre ma mère et les voisines en ébruitant de mensongères rumeurs. Je ne peux pas vous cacher que c'était la première et la dernière querelle de ma vie jusqu'à présent. Dieu merci ! J'attends impatiemment vos critiques.

  



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 Réponse N°1 4320

Un cadeau!
  Par   Idoubiya Rachid  (Profle 25-05-10 à 01:12



Salut, cher Adib.

Voila un cadeau pour toi et pour les fidèles adhérents à marocagreg. Et à marocagreg.

La lettre est un message qu’on écrit pour communiquer des informations et pour partager des pensées. Chacun de nous peut écrire une lettre pour exprimer ses émotions et ses sentiments. La lettre devient un moyen pour mettre sur papier un message qui pourra durer plus que les paroles : l’adage dit : les paroles s’envolent, mais les écrits restent...

NB- Je n'ai pas encore lu votre lettre: peut-être chacun de nous va lire la lettre de l'autre en même temps...

La lettre:

Chère petite fille, chère Marie…C’est ton père qui te parle, un être vivant aujourd’hui mais qui sera mort quelques heures plus tard ! Car la société m’a jugé coupable ! Car la société préfère ne plus me voir parmi les hommes de la terre. Pardonne-moi ma fille car j’ai fait une grande faute ! Mais moi seule est coupable alors que toi, qui est entrain de jouer sans te soucier de quoi que ce soit, la société te condamne car elle tue ton père, lui qui t’aime et toi qui aurais pu l’aimer ! La société croit rendre justice en tuant un homme fautif, mais la société se trompe en privant un homme de sa fille, qui a tant besoin de lui ! La société juge son acte légitime car légal ! Mais les lois changent ! Mais la société commet une grande erreur en privant une fille de son père, en privant une femme de son mari, en privant une mère de son fils ! Car ma petite fille, rien ne peut justifier la mort par la mort ! Mieux vaut un homme fautif qu’une société qui tue au nom de la justice…

Ma fille chérie, j’ai tant de chose à te dire, j’ai tant d’amour à te donner… Mais la société me croit digne de la guillotine, et ne voit en moi qu’un procès à juger, qu’une sentence à prononcer, qu’un corps à exécuter ! La société oublie que seule Dieu, le Juge Dernier, qui donne la vie, peut la reprendre. Seule Dieu, le clément et le miséricordieux, a droit de vie et de mort sur les êtres et les choses de cette terre.

Chère Marie, la vie est précieuse, ne soit pas triste à cause de ma disparition, soit heureuse et ne dis jamais que ton père est un criminel. Certes ton père est coupable mais il n’est pas un assassin. La société l’a jugé mais toi, sa fille, ne le juge plus car ton père n’est ni un tueur ni un criminel : c’est un homme comme tous les hommes, c’est un père comme tous les pères, c’est un être humain comme tous les êtres humains ! Sa seule faute, il la paye de sa vie, de ta vie, de la vie de sa femme et de sa mère !

Ma lettre pourra un jour mettre la lumière sur les souffrances d’un père, les souffrances d’un mari, les souffrances d’un fils ! Je plains une société qui, au lieu d’éduquer juge et condamne et exécute ! Non la société doit changer, la société doit favoriser la paix, car rien ne peut justifier la mort par la mort !

Chère Marie, ton père qui t’aime plus que tout au monde te souhaite une vie pleine de joie et de bonheur. Chère petite, ta vie à toi, tu devrais la vivre pleinement car elle est digne d’être vécue ! Moi, je suis obligé par les hommes de quitter cet univers des hommes, qui jugent et qui tuent. Je vais quitter ce monde en souhaitant qu’un jour il changera : que ce monde d’aujourd’hui devienne un monde où on ne tue plus !

Chère Marie, ton père qui t’aime veut être à tes côtés, mais il ne peut pas le faire, ton père veut te donner une éducation de père mais il ne peut pas le rêver, ton père veut se racheter en faisant du Bien, mais on ne le laisse pas ! On ne lui donne pas cette chance ! Au nom de la justice des hommes, les hommes disent non ! Est-ce que ton père peut te demander pardon ? Toi, sa fille, l’être le plus cher pour lui ! Car je t’aurais donné ma vie si tu le désirais… Cette vie qui est le plus précieux don de Dieu !

A dieu Marie ! Nous nous verrons au Paradis, à côté de Dieu, le Clément et le Miséricordieux ! Car, si la justice humaine est injuste pour toi, celle de Dieu sera juste pour nous tous ! Pardonne moi ma fille du tords que je t’ai causé et à Dieu !

Un père qui aime sa fille, un père privé de sa fille !





 Réponse N°2 4321

Des idées éxubérantes
  Par   jamal adib  (CSle 25-05-10 à 01:22

Merci cher Idoubia. Je suis très épaté par l'éxubérance des votre style. Cela me demande des années pour arriver à un tel professionalisme.

C'est vraiment un cadeau pour nos chers élèves.

Prof Jamal




 Réponse N°3 4322

Déjà un style...
  Par   Idoubiya Rachid  (Profle 25-05-10 à 01:33

Salut M. Adib, vous avez déjà un style!

Ce n'est pas des paroles en l'aire! Écrire trois sujets en une journée, c'est déjà une performance! J'espère que vos trois rédactions servent à quelque chose dans marocagreg...

Imaginons que nous avons trois Adib qui écrivent dans le site? Alors on aurait pu voir neuf rédactions en cette journée du : nous sommes déjà le Mardi 25 Mai à la première heure...

Cordialement et merci pour tout...

NB- N'oubliez pas de prendre votre stylo et d'écrire sur papier...( Les mentions, cela sert à quelque chose au Maroc!)




 Réponse N°4 4324

Un thème parmi d'autres
  Par   jamal adib  (CSle 25-05-10 à 12:34

Salut tout le monde. Je voudrais bien attirer l'attention de nos chers élèves que l'endettemnt est parmi les thèmes contenus dans la Boîte à Merveilles de SEFRIOUI. (Moulay Larbi qui a prêté de l'argent à son associé Abdelkader. Sans l'aide de Moulay Larbi, son associé ne pouvait pas se marier).

Prof Jamal :)




 Réponse N°5 4337

Merci
  Par   Colin Aurelie  (CSle 25-05-10 à 17:49

Alalala qu'est-ce-qu'on peut faire sans vous ?

. Merci énormément pour vos efforts . Vous vous souciez pour nous et j'espère que nos résultats seront à la hauteur .

Merci pour la remarque Monsieur ADIB , je ne manquerai pas d'essayer de rédiger une petite rédaction sur ce sujet ( l'endettement)

Merci à tous , cordialement




 Réponse N°6 4338

Un objectif escompté
  Par   jamal adib  (CSle 25-05-10 à 18:03

Salut tout le monde. Bienvenue chez nous M. Colin. Je suis extrêmement enchanté de voir les élèves s'intéresser aux sujets que je dépose sur ce forum. J'aime que tous les élèves atteigniez leur objectif escompté.

Prof Jamal




 Réponse N°7 4339

remerciement
  Par   Mortada Abmjid  (CSle 25-05-10 à 19:00

M.Adib et M.Idoubiya :-c'est très bien élaboré

-un style vraiment impeccable

J'espère que les collègues peuvent aider nos élèves dans le sujet suivant:

le chapitre 47 dans le dernier jour d'un condamné est intitulé: MON HISTOIRE

mais pour des raisons le condamné ne l'a pas racontée.

Imaginez et rédigez cette histoire.

Merci à tous , cordialement




 Réponse N°8 4342

c'est déjà fait!
  Par   Samira Yassine  (CSle 25-05-10 à 21:30

M.Mortada, le sujet a déjà été rédigé par notre collègue M Adib.

Cordialement




 Réponse N°9 4632

Une lycéenne se demande .... !
  Par   Jamil Lamya  (CSle 05-06-10 à 15:46

Bonjour tout le monde ... .

En récapitulatif , je voulais juste remercier monsieur Jamel Adib et les autres professeurs , pour tout les efforts q'il fournissent ... .

Au fait , je désire bien savoir - si cela ne vous pose pas grand problème - les outils qui peuvent m'aider à pouvoir atteindre une telle façon ,si harmonieuse et si sophistiquée , d'écrire comme celle que vous possédez monsieur Jamel , ainsi que les autres professeurs .... .

Merci infiniment à vous tous.... .

Lamya ... .





 Réponse N°10 4633

Remarque
  Par   zakaria Talbi  (CSle 05-06-10 à 16:51

Bonjour,

Je pense qu'au régional on n'aura que des sujets de raisonnement relatifs aux thèmes abordés dans les oeuvres. Pourtant je trouve beaucoup de sujets sur des sujets de création.





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