Texte : le travail des enfants

 Par marocagreg  (Admin)  [msg envoyés : 2213le 18-07-11 à 20:24  Lu :19134 fois
     
  
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Le travail des enfants
Le travail des enfants est la participation de personnes mineures à des activités à finalité économique et s'apparentant plus ou moins fortement à l'exercice d'une profession par un adulte.
Au niveau international, l'Organisation internationale du travail (OIT) le définit en comparant l'âge à la pénibilité de la tâche, du moins pour les enfants de plus de douze ans (voir plus bas pour les détails).En pratique, parmi les enfants travailleurs, on distingue le travail «acceptable» (léger, s'intégrant dans l'éducation de l'enfant et dans la vie familiale, permettant la scolarisation) et le travail «inacceptable» (trop longtemps, trop jeune, trop dangereux, etc.); c'est ce dernier que recouvre généralement la notion de «travail des enfants». On estime qu'environ 350 millions d'enfants sont concernés dans le monde; plus de 8 millions se trouvent dans une des «pires formes de travail des enfants»: enfants soldats, prostitution, pornographie, travail forcé, trafics et activités illicites.
Le travail des enfants est le sujet de nombreuses idées reçues dans le monde occidental, car il est surtout connu par les scandales médiatisés: un enfant au travail est vu typiquement comme un «enfant-esclave», dans un pays du tiers monde, employé dans un atelier textile asiatique pour une grande marque de vêtements ou enfant des rues en Amérique du Sud. En réalité, il y a des enfants au travail dans quasiment tous les pays du monde, y compris des pays développés comme l'Italie ou les États-Unis; les usines et les ateliers textiles masquent le fait que plus des trois quarts de ce travail se trouve dans l'agriculture ou les activités domestiques, dans la sphère familiale; et si les enfants-esclaves existent, ils ne forment qu'une minorité. Il existait aussi bien avant l'industrialisation ou la mondialisation, même si ces deux phénomènes ont rendu le travail des enfants plus visible.
Si l'élimination des «pires formes de travail» n'est pas discutée, l'abolition est en revanche un sujet de débat pour les autres enfants; la lutte contre la pauvreté et les mauvaises conditions de travail reste un objectif commun aux «abolitionnistes» comme aux organisations plus pragmatiques.
Le travail des enfants reste un phénomène mondial, auquel aucun pays ni aucune région n'échappe. Les crises de toutes sortes - catastrophes naturelles, chocs économiques, pandémie du VIH/SIDA, conflits armés - ont notamment pour effet de pousser un nombre croissant de jeunes vers des formes de travail débilitantes, parfois illégales et clandestines comme la prostitution, le trafic de drogue, la pornographie et d'autres activités illicites.
L'Unicef et d'autres organisations font la distinction entre le travail acceptable, qui apporte formation et statut à l'enfant et le travail intolérable, qui entrave son développement intellectuel, physique et psychologique.
A quoi travaillent-ils ? :
D'un bout à l'autre de la Terre, on retrouve des enfants dans les champs, dans les mines, les ateliers ou dans les cuisines. L'agriculture est encore la plus grande utilisatrice d'enfants. Ce travail est souvent organisé de telle manière que les enfants doivent travailler aussi longtemps et durement que leur parents. La mortalité, la malnutrition et l'analphabétisme sont presque partout plus élevés dans les campagnes que dans les villes. Dans les grandes entreprises, la réglementation sur l'âge et la durée du travail est, en général, respectée. Ce n'est pas le cas des petites entreprises ou des petits ateliers non déclarés qui utilisent abusivement cette main-d'œuvre très économique. On trouve des enfants qui fondent des tôles d'acier, tissent des tapis ou fabriquent des allumettes.Les locaux sont souvent sans air et sans lumière : on les appelle les "ateliers à sueur". Les enfants qui travaillent comme domestiques sont en général loués ou même vendus à des familles plus riches. Dans l'immense majorité, il s'agit de fillette, souvent de moins de 13 ans, qui habitent chez l'employeur.Bien des enquêteurs pensent que les cas de mauvais traitement sont fréquents. Ce sont peut-être, de tous les enfants au travail, ceux qui sont le plus exploités et qui peuvent le moins se défendre car ils vivent totalement isolés. Et puis il y a tous les enfants des rues : certains jeunes chassés de chez eux par la misère, ou orphelin, vivent entièrement dans la rue. Ils survivent en vendant des cigarettes ou des chewing-gums, cirent des chaussures, lavent des voitures, chantent sur les trottoirs ou bien mendient. Beaucoup d'entre eux basculent dans la délinquance et la prostitution.
Pourquoi les enfants travaillent-ils ? :
Arrachés à l'enfance pour des raisons économiques et/ou politiques, ils font les frais de la misère, d'une crise, d'une guerre... parce qu'il constitue une main d'œuvre docile, l'enfant est de plus en plus exploité : des champs à la mine rien ne lui est épargné. Recherché pour sa souplesse et son petit gabarit, il piochera dans les mines de charbon en Colombie, s'intoxiquera les poumons dans les tanneries du Pakistan... Depuis 30 ans le phénomène a considérablement évolué, et le travail de l'enfant s'apparente de moins en moins à un apprentissage.La crise économique, l'endettement des pays pauvres, les programmes d'ajustement structurel et d'austérité économique imposés par le Fond Monétaire International (FMI) et la Banque Mondiale ont conduit à des coupes claires dans les budgets sociaux et d'éducation. Certaines multinationales n'hésitent pas à recourir à cette main d'œuvre bon marché. Les enfants ont été contraints de travailler pour survivre, et des employeurs sans scrupules ou poussés eux aussi par le besoin, se sont précipités sur cette main d'œuvre. Dans bien des cas c'est l'enfant qui subvient aux besoins de la famille.
Des conséquences graves sur leur santé et leur avenir :
Dans la plupart des activités effectuées par les enfants, les risques d'une détérioration rapide de leur santé sont important.L'utilisation de produits chimiques dans le cas des industries de la chaussure, de l'orfèvrerie et du textile mais aussi dans l'agriculture intoxiquent l'organisme fragile des enfants. Dans l'industrie du tapis ou du tissage, les enfants sont entassés dans des lieux sombres et pollués de poussières de laine. Ils abîment leurs yeux et leurs poumons. Les enfants chiffonniers sont souvent atteint de maladie de peau.Ils risquent de se couper et de contracter le tétanos. les enfants qui travaillent dans la construction ont des troubles de croissance et des déformations en raison du port de charges trop lourdes. Les enfants qui travaillent dans les carrières et les mines sont exposés à la silicose.les enfants qui se prostituent sont de plus en plus fréquemment atteints par le SIDA. Pour la plupart d'entre eux ils sont condamnés à l'analphabétisme à vie car ils ne vont pas à l'école. Isolés, souvent privés de leur famille, ils souffrent de carences affectives dont ils risquent de garder des séquelles à vie.






L'UNICEF demande 6 mesures pour éliminer le travail des enfants :
  1. l'élimination immédiate de l'emploi des enfants à des tâches dangereuses
  2. l'organisation d'un enseignement gratuit et obligatoire
  3. l'élargissement de la protection légale des enfants
  4. l'enregistrement de tous les enfants à leur naissance (de manière à pouvoir déterminer leur âge sans fraude possible)
  5. une collecte et un contrôle adéquats des données (de manière à connaître avec exactitude l'ampleur du travail des enfants)
  6. l'établissement de codes de conduite

Les conventions internationales en vigueur concernant l'hygiène, la sécurité, la discrimination , les horaires, la durée d'activité, la protection….

C'est seulement depuis 1919 que l'OIT (Organisation Internationale du travail) a fait adopter par tous les pays signataires des conventions particulières qui font état de normes relatives au travail des enfants.


Les principaux facteurs du travail des enfants :
Pauvreté
Analphabétisme
Différence de salaire négligeable entre adultes et enfants
Décès ou absence permanente du père
Le niveau de sous-développement rural
Conditions de vie dans les quartiers pauvres de la ville
Impossibilité du système scolaire de garantir un emploi futur
Exigences physiques spécifiques pour effectuer certaines tâches ( mines, tissage des tapis, etc.)
Enfants abandonnés ou errants
Ecole buissonnière
Familles nombreuses
Emploi des parents.

  



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