Texte descriptif : supports

 Par salim saloua  (Prof)  [msg envoyés : 1le 03-02-16 à 14:47  Lu :499 fois
     
  
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Lycée CHAABANE Professeur : Najoua SALIMI

Niveau : Tronc commun

Module : 1 ; Séquence : Le texte descriptif


  1. Lullaby s'arrêta, émerveillée. Jamais elle n'avait vu une aussi jolie maison. Elle était construite au milieu des rochers et des plantes grasses, face à la mer, toute carrée et simple avec une véranda soutenue par six colonnes, et elle ressemblait à un temple en miniature. Elle était d'un blanc éblouissant, silencieuse, blottie contre la falaise abrupte qui l'abritait du vent et des regards.

LECLEZIO, Lullaby 1978

  1. Un side-car rouge et jaune venait de s'arrêter devant le portail de la maison. Quel side-car ! Un engin pétaradant, crachant une épaisse fumée noire. Il était rafistolé, rapiécé comme le manteau d'un clochard. Depuis le deuxième étage, je distinguais les morceaux de fil de fer qui retenaient ensemble les différentes pièces de la moto. Un immense guidon, en forme de fer à cheval, pointait vers le ciel. Maman m'avait rejoint à la fenêtre. Elle me poussait du coude pour mieux voir.

JEAN-PAUL NOZIERE, Pépé Révolution 1995


2- La nuit venait, une chaude nuit d'été qui descendait lentement, étendait ses ombres tièdes sur la terre brûlante et lasse. Au loin, de place en place, par la mer, des feux s'allumaient sur les caps, au sommet des promontoires, et des étoiles aussi commençaient à paraître à l'horizon obscurci, et je les confondais parfois avec les phares.

Le parfum des orangers devenait plus pénétrant ; on le respirait avec ivresse, en élargissant les poumons pour le boire profondément. Quelque chose de doux, de délicieux, de divin semblait flotter dans l'air embaumé.

Guy de MAUPASSANT, les sœurs Rondoli, 1884.


4- Un vieillard vint à monter l'escalier. À la bizarrerie de son costume, à la magnificence de son rabat de dentelle, à la prépondérante sécurité de la démarche, le jeune homme devina dans ce personnage ou le protecteur ou l'ami du peintre ; il se recula sur le palier pour lui faire place, et l'examina curieusement, espérant trouver en lui la bonne nature d'un artiste ou le caractère serviable des gens qui aiment les arts ; mais il aperçut quelque chose de diabolique dans cette figure, et surtout ce je ne sais quoi qui affriande les artistes. Imaginez un front chauve, bombé, proéminent, retombant en saillie sur un petit nez écrasé, retroussé du bout comme celui de Rabelais ou de Socrate ; une bouche rieuse et ridée, un menton court, fièrement relevé, garni d'une barbe grise taillée en pointe, des yeux vert de mer ternis en apparence par l'âge.

Honoré de Balzac, Le Chef-d'œuvre inconnu, 1832.



  



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