Soif inextinguible

 Par elmsiyah mohamed  (Etudiant(e))  [msg envoyés : 5le 07-07-15 à 23:02  Lu :415 fois
     
  
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N’avez-vous pas remarqué une chose qui hante et l’âme et l’esprit de plusieurs? Une question qui s’impose, que l’on se pose souvent, qui nous préoccupe et nous tracasse ! Une question afférente à tout et à rien ! Une question insoluble à laquelle l’on n’a jamais répondu… ! A vrai dire, l’on a beau essayé d’y réponde, mais l’échec était toujours le maitre mot ! Plusieurs réponses surgissent de temps à autre, un flux de réponse diverses et variées, mais pas tellement exactes, nullement adéquates ; pas probantes, donc dépourvues de toute importance ! Personne n’a eu le mérite de répondre à cette question sempiternelle. Et puis, en ignorant toujours cette réponse salvatrice, l’on continue à poser d’autres questions sans s’en rendre compte…des questions sans réponses aussi et qui rendent ainsi plus complexes les premières… !
N’avez-vous pas remarqué, chez presque tous les membres de votre entourage, une certaine révolte de plus en plus forte contre le présent ? Une volonté consciente et réfléchie de fuir un monde réel si ennuyeux et si morose, pour joindre un monde virtuel jugé réjouissant, voire idéal et rose? Une nostalgie du passé toujours plus marquée ? Quant-à moi, il n’y a aucun doute, Jamais de toute ma vie, je n’ai entendu tant de personnes souhaiter avoir vécu au début du siècle; quand la vie était plus simple ; valait la peine, quand se sentir heureux avait un sens, quand l’avenir était ouvert ; tant de personnes regretter, tout simplement le bon vieux temps. Personne ne parlait ainsi, quand j’étais jeune ! On était fier du présent ! Mais c’est ainsi que l’on parle aujourd’hui.
Pour la première fois dans son histoire, l’homme tente désespérément d’échapper à son temps. Nos bibliothèques sont encombrées d’une littérature d’évasion, le mot est significatif. Des revues entières sont consacrées au fantastique, à l’évasion : On fuit vers d’autres siècles passés ou futurs, vers d’autres mondes, d’autres planètes, d’autres cieux, d’autres pays. On fuit n’importe où, pourvu que ce soit ailleurs.
Nos plus grands magazines, nos écrivains et poètes, nos scénaristes et réalisateurs, nos éditeurs et acteurs …tous tentent de satisfaire ce besoin. C’est un désir universel, une aspiration passionnée, une soif terrible que l’on ressent toujours, et qui semble inextinguible. On cherche à renverser, de notre plein gré, les barrières du temps. Je suis intimement convaincu que cette formidable pression des esprits a commencé, lentement mais surement, à troubler le cours normal du temps.
L’homme, cet être doué de raison, a déréglé la grande horloge. Je crains qu’il ne la brise pour le bon. Quand cela arrivera, je vous laisse imaginer quelles heures de folie il nous restera à vivre ; les innombrables moments dont se composent nos vies, arrachés comme des débris, seront emportés dans le chaos furieux du temps.
Tout le monde raffole de l’évasion. Tout le monde cherche à tous pris le moyen pour quitter ce monde misérable. Mais quel gâchis, ce désir collectif d’échapper à ce qui pourrait être un monde de richesse et de bien-être ; de justice et de bonheur !
Notre monde pourrait permettre une vie décente à chacun de ses habitants, à chaque citoyen quel qu’il soit, et donc le satisfaire à quatre-vingt-dix-neuf pour cent... Pourquoi en est-il autrement ?

  



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