Situation initiale en 8 chapitres!

 Par abdeslam slimani  (Prof)  [msg envoyés : 365le 23-03-12 à 20:12  Lu :4733 fois
     
  
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Je viens de suivre sur Arrabia une présentation de la boîte à merveilles faite par une inspectrice qui a cherché à appliquer le schéma narratif au roman, elle a considéré les 8 premiers chapitres comme une situation initiale: ce qui m'a paru "tiré par les cheveux", qu'en pensez-vous?
(moi je ne travaille pas sur le roman, et ça fait longtemps que je l'ai lu(et oublié))

  




 Réponse N°1 18891

intrigue classique vs autobiographie
  Par   kasbaoui abdelaziz  (Autrele 23-03-12 à 21:05

Merci M. Slimani pour cette remarque intéressante.

je me suis toujours demandé si le traitement d'un roman classique à intrigue "parfaite" serait identique à celui d'un "roman autobiographique". la biographie est plutôt un ensemble de souvenirs qui obéissent généralement au schéma suivant:

1. présentation des circonstances

2. récit singulatif d'une expérience ou d'une tranche de vie.

3. commentaire.

Vouloir appliquer le schéma narratif dans sa pureté théorique à tout type de roman revient à tordre le cou à la création littéraire qui se refuse au standardisme qui prétend être toujours scientifique.

Il est, en tout cas, peu profitable pédagogiquement de se lancer dans ce type "d'analyses" formalistes, destinées en principe à des étudiants avertis. Nos élèves ont besoin d'apprendre D'ABORD la langue..et ensuite, si les conditions cognitives et intellectuelles sont favorables, un peu de métalangue.





 Réponse N°2 18895

re
  Par   brahim el harfi  (Profle 23-03-12 à 21:28



bonjour chers collègues

le récit commence par la perturbation: insomnie " je ne dors pas" solitude "je songe à ma solitude"

tristesse "le cœur gros" "morne" le schéma classique est transgressé.

Bien à vous





 Réponse N°3 18900

TOUT-A -FAIT RAISON
  Par   Benlahmar Mohammed  (Agrégatif(ive)le 23-03-12 à 22:19



Je partage l'idée de l'inspectrice: le vrai élément perturbateur du narrateur est le départ du père dans la séquence 2 du chapitre IX. Et la réussite finale du père, lorsqu'il revient de la campagne, coincide avec le retour triomphant de sidi Mohammed à ses amis, les objets de la Boite à Merveilles. Ce retour est la fin de son insomnie, car vers la fin le sommeil l'atteint; mais il n'a pas voulu dormir. Les amis de la boite remplacent les monstres hideux qui le tourmentent pendant la nuit.





 Réponse N°4 18910

Situation initiale
  Par   Samira Yassine  (CSle 24-03-12 à 11:54



J'approuve ce que vient de dire M Benlahmar. En effet , depuis que je travaille ce roman, j'ai toujours procédé comme cette inspectrice. D'ailleurs, en consultant les analyses, elles s'accordent toutes sur le même schéma narratif. Alors même si celà m'a semblé un peu trop de consacrer tous ces chapitres pour la situation initiale, j'ai essayé de lui trouver une explication.

Seuls les événements en rapport direct avec le personnage principal et sa famille sont pris en considération dans le schéma narratif. Par conséquent l'événement majeur dans l'histoire est celui de la perte du capital qui va perturber la vie de l'enfant et sa famille. Ainsi le retour du père constitue le retour à l'équilibre.

Toutefois, je trouve ce raisonnement illogique dans la mesure où les autres événements ne sont pas d'une moindre importance, telle la disparition de Zineb par exemple.

Le problème reste posé si on demande aux élèves de situer un passage des 8 premeirs chapitres , ils diront sans la moindre hésitation, qu'il s'agit de la situation initiale et ils risquent de perdre un point s'ils ne donnent pas cette réponse!!!

Je remercie M Slimani d'avoir évoqué ce sujet .





 Réponse N°5 18915

Remerciements
  Par   Samira Yassine  (CSle 24-03-12 à 12:51



Je vous remercie, cher collègue, pour vos éclaisrcissements qui confirment ce qui a été dit. Mais je m'inquiète ,quand même, pour les élèves à qui on a donné ces explications erronnées.

Vive l'échange sur ce site.





 Réponse N°6 18923

re
  Par   brahim el harfi  (Profle 24-03-12 à 20:18



bonjour

vers la fin du roman, c'est la boite à merveilles qui a permis à l'enfant de dormir et non le retour du père

Cordialement





 Réponse N°7 18930

Etude du genre au lieu de la structure narrative
  Par   bensaidi brahim  (CSle 24-03-12 à 22:49



Il est évident que le roman autobiographique "la boite à merveilles" n'obéit pas à la trame narrative classique.D'ailleurs ,le narrateur, et à travers lui l'auteur, souligne dans les premières pages de cette oeuvre, dans une séquence discursive qu'il lui reste cet album càd le roman pour égayer sa solitude et prouver à lui même qu'il n'est pas encore mort.Un album laisse entendre des souvenirs d'enfance qui défilent dans la mémoire de l'auteur/narrateur et qui se superposent sous sa plume.Personnellement,je ne vois pas de lien entre le voyage du père et la multitude d’évènements qui le précédent.Ce récit autobiographique gagnera mieux en intérêt s'il est abordé sous l'angle du genre que s'il est étudié selon le schéma narratif.

cordialement





 Réponse N°8 18935

point de vue
  Par   charifi hajjoub  (CSle 25-03-12 à 11:55



bonjour mes chers collègues. moi aussi j'ai procédé comme cette inspectrice. l'élément perturbateur n'est-il pas la perte du capital?





 Réponse N°9 18942

la langue à partir de l'oeuvre et non l'inverse.
  Par   kasbaoui abdelaziz  (Autrele 25-03-12 à 14:39

je partage le point de vue des collègues MM. El Omari Elalaoui et Bensaidi.

En étudiant une œuvre, nous sommes confrontés à deux positions méthodologiques: ou bien l’œuvre est un prétexte pour l'étude de la langue, ou bien la langue n'est qu'un moyen pour étudier l’œuvre.

Il est évident que la deuxième position interpelle des élèves qui ont une maitrise suffisante de la langue qui leur permettrait de s'aventurer dans des analyses théoriques et formelles (narratologiques, sémiotiques, linguistiques, ..) des œuvres.

Nous sommes alors contraints d'adopter la première position. L'étude des extraits se ferait en fonction des difficultés textuelles, linguistiques et langagières qui alimenteraient le projet pédagogique en contenus adéquats (lecture, langue, grammaire, lexique, communication, écrit, valeurs, culture, ...). On pourrait (si cela s’avère nécessaire, vraiment nécessaire) doter les élèves , en le DOSANT et en le diluant dans le temps, d'un petit arsenal conceptuel utile à l'analyse ..qui serait proposé en fonction de sa relation pertinente avec le genre retenu. Dans le cas de l'œuvre de Sefrioui, on pourrait se limiter à trois ou quatre notions telles que : contrat autobiographique, travail de la mémoire, va et vient entre les temps du récit et temps de l'énonciation.




 Réponse N°10 18953

un vrai dilemme
  Par   lamri nadia  (CSle 25-03-12 à 19:46



concernant le schéma narratif il y en a plusieurs dans le roman :pour le père la mère rahma lalla aicha et bien sur sidi med mais le malheur c'est que je m'adresse à des élèves qui ,parfois,ne savent même pas conjuguer ni aux temps simples ni aux temps composés sans pour autant oublier le coté linguistique,tout cela peut également suggérer leurs niveaux en rédaction .Je me sens vraiment bloquée quand je heurte ce genre d'obstacle (très nombreux)





 Réponse N°11 19040

La honte, la honte et la honte!
  Par   berbara abderrezak  (Profle 27-03-12 à 23:20



Bonjour,

J'ai eu l'occasion de suivre certaines séances et activités sur la dite chaîne. Je n'ai pas à trop parler la-dessus: c'est la honte ce qu'on présente .





 Réponse N°12 19046

Le schéma narratif
  Par   Idoubiya Rachid  (Profle 28-03-12 à 09:24



Voilà le schéma narratif tel que je l'ai travaillé il y'a quelques années.

La situation initiale: Nb- Il n’y a pas de situation initiale : Le récit adopte la forme de l’incipit « in medias res » = perturbation. L’histoire est déjà commencée. Un puissant effet dramatique est exprimé et ressenti par le personnage. Ch.1

Perturbation: Le problème dont souffre le personnage principal est présenté dès les deux premières phrases : solitude et insomnie : « … moi, je ne dors pas. Je songe à ma solitude et j’en sens tout le poids. Ma solitude ne date pas d’hier. » Ch.1

Péripéties: Pour le narrateur la décision d’écrire son récit de vie devient une façon de conjurer la souffrance et de donner un sens à sa vie : « Il me reste cet album pour égayer ma solitude, pour me prouver à moi-même que je ne suis pas encore mort. » Ch. 1

NB- C'est l'histoire racontée que Ahmed Sefrioui choisit comme moyen pour conjurer sa solitude et son insomnie...

Résolution: coïncide avec le retour du père et la victoire de celui-ci contre ses problèmes financiers. Il a réglé ses problèmes financiers. Ch.12

NB- C'est une sorte d'autopsie psychanalytique que l'auteur s'est effectué: voir le chapitre 09: " Un grand silence s’établit, un silence lourd, moite, huileux, et noir comme la suie. J’étouffais. Je désirais de toutes mes forces qu’une porte claquât, qu’une voisine poussât un cri de joie ou un gémissement de douleur, que quelque événement extraordinaire survînt pour rompre cette angoisse. Je voulais parler, dire n’importe quelle sottise mais ma gorge se serra et une plainte expira sur mes lèvres.

Mes parents ne bougeaient pas, se transformaient peu à peu en personnages de cauchemar. Plus j’écarquillais les yeux pour les voir, plus ils devenaient fluides, insaisissables, tantôt transparent, tantôt d’un noir agressif, mais sans contour précis. Pour la première fois, j’eus la sensation du vide absolu, de la solitude sans miséricorde. Mon cœur se remplit de peine. Une boule dure se forma dans ma poitrine, gênant ma respiration. Je priai avec ferveur. Je me sentais abandonner aux portes de l’Enfer.

Non, je n’ai pas oublié ces instants. Seigneur ! Je me souviens. Je me souviens de cette solitude vaste comme les immenses étendues des planètes mortes, de cette solitude où le son meurt sans écho, les ombres se prolongent dans des profondeurs d’angoisse et de mort. Et le cœur qui saigne ! Source intarissable de peine, torrent surchauffé par les feux de mes chagrins et de mes douleurs ; cri de ma chair écrasée sous le poids de ta malédiction. Je n’étais qu’un enfant, Seigneur ! CH.9"

NB- Ne s'agit-il pas d'un traumatisme à la freudienne dont était victime l'auteur?

Situation finale: Le retour du père, le sommeil et le rêve avec les vrais amis qui « sauraient partager (la) joie. », du narrateur- écrivain. Ch. 12

NB- Le narrateur s'est expliqué avec lui-même: sa solitude et sa différence, il se les a justifiées: lui, il donne de l'importance aux fleurs et voit l'invisible; alors que les enfants de son âge se contentent du visible et leur joie se résume dans des sucreries!

Donc la solution est trouvée: sa solitude n'est plus que normale;

De plus, comment ne va-t-il pas triompher de son insomnie alors que son père a triomphé de ses problèmes financiers?

" Ma mère me rappela à voix basse:

- Sidi Mohammed! Viens chercher le plateau.

J'allais la retrouver à la cuisine. Le plateau pesait lourd à mes bras d'enfant. Je m'acquittai de cette fonction avec un certain orgueil..."

C'est la volonté du père qui donne de la force au personnage adulte, qui est Ahmed Serfoui: il a tout compris, il s'est comprit... "

Moi aussi j'avais des amis, ils sauraient partager ma joie..." Il avait au passé des amis et peut-être dans le futur, il partageront sa joie de vivre et l'aideront à combler sa solitude: il a enfin pu dormir: "Toutes les figures de mes rêves m'y attendaient": ses vrais amis retrouvés... donc il n'a jamais en faite était seul: la notion de la solitude est relative, comme beaucoup d'autres choses d'ailleurs...

Destinateur (Son imagination et sa volonté de vivre)

Destinataire (Son égo : l’équilibre de sa personnalité)

Objet (Retrouver la joie de vivre et le sommeil)

Sujet (Ahmed Sefrioui)

Adjuvants (Les souvenirs, l’autobiographie)

Opposants (Sa différence et sa solitude)





 Réponse N°13 19055

Re
  Par   Idoubiya Rachid  (Profle 28-03-12 à 13:47



Les théories des formalistes font parti désormais de la grande Histoire. Cela n'empêche pas qu'au niveau didactique, on peut les utiliser afin d'aider au mieux nos élèves à cerner la trame de histoire: ici celle du jeune Sidi Mohamed.

NB- Je n'ai jamais rencontré une théorie, ni au niveau de l'analyse sémiotique des textes, ni chez le groupe d'entrevernes concernant leur méthode, qui devrait se limiter aux contes. Les deux schémas: actanciels et narratifs ne sont que des moyens pour rendre plus accessible les différentes parties d’évènements qui composent un tout.





 Réponse N°14 19057

le schéma actanciel
  Par   kasbaoui abdelaziz  (Autrele 28-03-12 à 14:40

le schéma actanciel proposé par M. Idoubiya donne lieu aux remarques suivantes:

1. Il met au même niveau des instances autobiographiques dont le statut narratologique et autobiographique est pourtant différent: l'auteur et la narrateur, ces deux instances et le statut d'actant.

2. Ce schéma se veut standard et prétend rendre compte de toute la complexité "actancielle" de l’œuvre; alors que la faiblesse de ces schémas réside justement dans le fait qu'ils ne sont pas permanents dans un récit long à rebondissements, à personnages nombreux et à péripéties régulières. D'où la remarque pertinente de notre collègue Elomari Elalaoui relative au rapport de ce schéma aux textes à formes fixes.

Il a été déjà dit que l'application de ces schémas, dans leur PURETE THEORIQUE et dans leur STANDARDISME FORMEL, sont généralement incapables de rendre compte de la complexité et de l'originalité des œuvres. D'autant plus que , comme l'a montré M. Idoubiya pertinemment, ce ne sont que des outils susceptibles de "gérer" sémantiquement une œuvre donnée, mais je pense qu'ils le sont pour des étudiants avancés.

Cordialement.





 Réponse N°15 19065

Non au schéma narratif passe-partout
  Par   bensaidi brahim  (CSle 28-03-12 à 16:48

S'agissant du modèle actanciel,les formalistes russes dont Vladimir Propp(" morphologie du conte") l'ont appliqué sur des récits standardisés qui offrent l'opportunité de dégager les forces agissantes dans les contes russes.Les travaux de ce précurseur structuraliste ont énormément inspiré par la suite la sémiologie narrative qui se focalise sur la matrice actancielle mettant en jeu les significations que revêtent les actants en tant que fonctions et signes dans les récits.Appliquer ce procédé dans sa "macro matrice" avec souci de vulgarisation en classe aidera certainement,comme l'ont souligné MM.Idoubiya et Kasbaoui, les élèves à saisir la signification d'une oeuvre narrative.Toutefois,en faire un outil passe-partout devant tous les écrits narratifs serait à côté du bon sens didactique.Car,et M.Elomari l'a bien soulevé,le problème du relevé des faits de langue n'est pas du tout fortuit. Dans la lecture méthodique en effet les moyens linguistiques sont étudiés pour servir la construction du sens chez l'élève.Les enjeux des approches à adopter pour l'étude des oeuvres intégrales posent les contraintes de choisir celle qui s'impose par sa pertinence, sa prédominance et son effet sur la réception des oeuvres. C'est pour cette raison que "la boîte à merveilles"se prête à merveille à l'approche du genre et non aux étapes du schéma narratif.On peut y étudier à titre d'exemple:

le pacte autobiographique

l'alternance récit/commentaire

le problème de la sincérité dans l'autobiographie

le récit rétrospectif

la progression psychologique du "je"

les instances auteur/narrateur/personnage principal

les thèmes majeurs

l'ancrage spatio-temporel...





 Réponse N°16 19070

Re
  Par   Idoubiya Rachid  (Profle 28-03-12 à 19:19

A Mr elomari elalaoui,

Je pense que vous ne m'avez à deux reprises pas bien lu. Je vous dis pourquoi:

Remarque 1

Si j'écris: "Les théories des formalistes font parti désormais de la grande Histoire.", cela ne veut pas dire: "Avouez qu'il faudrait avoir une énorme auto-suffisance pour condamner Propp, Tomachevski, Greimas...à l'oubli et à les balayer de la sorte du champ de la critique littéraire." Même si vous utilisez le conditionnel: "il faudrait"

Dire que "Les théories des formalistes font parti désormais de la grande Histoire.", cela veut dire tout simplement que ces "théories" ont fait leur preuve et qu'elles deviennent en quelque sorte des classiques. Maintenant, c'est à l'enseignant de les utiliser à bon escient pour faciliter l'accès aux oeuvres pour ses élèves.

Remarque 2

Dire cette phrase: "Maintenant soit on assimile bien une théorie et on l'applique à bon escient , soit on la laisse tranquille pour la bonne histoire."

C'est juger l'autre sans le connaître!

Ma réponse donc est la suivante:

Voilà la définition du mot "actant" citée par (Greimas et Courtès, 1979:3) “les actants sont les êtres ou les choses qui, à un titre quelconque et de quelque façon que ce soit … participent au procès”

Dans cette définition, on ne parle ni de personne ni de personnage! On parle d'"êtres"! Mais la boîte est un cas particulier où le narrateur, l'auteur et le personnage principal se confondent...

Maintenant, la question de l'applicabilité ou non des schémas actanciels et narratifs est discutable cas par cas.

Une remarque amicale: les réponses avec un "oui" ou un "non" radical et catégorique sont marrantes, mais ne permettent pas à un débat - s'il y en a une- d'aboutir à quoi que ce soi.





 Réponse N°17 19074

Excuse
  Par   bensaidi brahim  (CSle 28-03-12 à 21:23



Veuillez excuser,M.Idoubiya ,ce titre formulé par inadvertance dans mon texte précédent où j'ai essayé quand même de faire la part des des deux méthodologies discutées .Vous avez tout à fait raison:En didactique, comme d'ailleurs dans d'autres domaines, les réponses catégoriques qui ne laissent pas de place aux nuances et à la relativité sont évidemment à écarter.Si j'ai réagi de la sorte c'est dans l'espoir d'avancer dans ce débat instructif.Il n'en demeure pas moins que le fait de ne pas trancher dans des cas précis comme celui-ci laisse les portes grandes ouvertes à tous les hasards.Et la didactique comme la lucidité en payeront sans doute le prix.





 Réponse N°18 19075

Re
  Par   Idoubiya Rachid  (Profle 28-03-12 à 21:32



Sur un point on est d'accord,

Dire son point de vue et le défendre est le but même de l'échange fructueux. Cela est un fait.

Reste à dire, comme je venais de le mentionner plus haut, que dans le cas de l'autobiographie, il est déjà admis que le personnage et la personne=auteur se combinent. Certes ils ne peuvent pas être interchangeables et échangeables dans tous les cas, mais ils se confondent entre un va et vient permanent dans le trame du récit: évènements vécus par le personnage et commentaires et réactions divers de la personne en cher et en os qui dit "je"...

En tout cas, les deux schémas, narratifs et actanciels, - comme je l'ai dis plus haut doivent être utilisés à bon escient, c'est-à-dire avec prudence: il s'agit d'aller vers ce qui est simple et pratique pour l'élève.

Pour moi la chose doit donc être relativisée: ce ne sont pas les schémas qui font défaut, mais c'est la manière avec laquelle on les introduit dans la séquence didactique et la plus-value qu'ils ajoutent dans l'éclaircissement de l'oeuvre sur lesquelles ils sont appliquées.





 Réponse N°19 19077

Re
  Par   Idoubiya Rachid  (Profle 28-03-12 à 21:55

A monsieur bensaidi brahim,

Vous n'avez pas à vous excuser car vous avez donné votre point de vue, que normalement tout le monde doit respecter. Cela n'empêche pas qu'il y'aura toujours intérêt à discuter et à échanger.

Recevez cher collègue tous mes respects.




 Réponse N°20 19086

changer d'enseignement
  Par   abdeslam slimani  (Profle 29-03-12 à 09:34

Réduire l’étude d’une œuvre à l’application de schémas et de grilles serait condamner l’analyse et surtout la dégustation, le plaisir du texte à disparaître; ca ne sera plus une initiation à la littérature, à la lecture, au bon goût, mais un simple formalisme stérile qui se contente d’un jargon abscons souvent problématique et mal maitrisé ; c’est le cas des figures de style par exemple qui suscitent sur ce même forum un débat interminable. A quoi m’avancera le fait de savoir s’il s’agit d’une antithèse ou d’un oxymoron si le principal est de remarquer qu’il y a une opposition ? Hugo réaliste ou romantique et après ? C’est vouloir appliquer des étiquettes sur des auteurs et partant sur leurs œuvres, ce qui est très dangereux : Hugo, justement est un inclassable !

Quand on jette un coup d’œil sur les épreuves du bac, on est presque interloqué par des questions du genre qui a écrit le texte ou connaissez vous d’autres textes du même auteur ; où est l’intelligence de la question ? A quoi sert la réponse ? A tester si l’élève a appris son cours de français par cœur, comme c’est le cas pour d’autres matières ?

Quand on demande à des élèves de relever des figures de style ou à les identifier sans en montrer l’intérêt, là c’est du formalisme gratuit

Même les rédactions se réduisent désormais à des sujets « standards » d’invention qu’on prépare à l’avance et qu’on apprend par cœur ;

Où sont passés les sujets de réflexion où on demandait aux élèves de se prononcer sur un sujet et d’argumenter ?

C’est pour cela que les élèves obtiennent au bac des notes « extraordinaires » en français alors que leurs compétences de compréhension et de rédaction disent tout à fait le contraire.

Je reviens à ce que j’ai déjà défendu sur ce forum : une langue étrangère ne doit pas être enseignée avec les méthodes d’une langue maternelle, elle doit être utilisée comme un moyen de communication et pour cela, elle ne doit pas être enseignée comme une matière à part entière, mais simplement comme un moyen pour apprendre d’autres savoirs.

Il est peut être temps de revoir l’enseignement du français au lycée et pourquoi pas revenir à ce qu’on appelait « les approches communicatives » où le français était enseigné à l’élève dans le but de l’utiliser pour communiquer. Les textes supports étaient alors plutôt du genre informatif, extraits de la presse etc ;





 Réponse N°21 19092

Re
  Par   Idoubiya Rachid  (Profle 29-03-12 à 12:45

Voilà le point sur lequel - je crois- on s'est entendu: vous avez écrit: "Je ne veux rien trancher, j'expose mon point de vue que vous avez le droit de ne pas adopter.

L'échange reste échange." ___Sur ce point je suis d'accord avec vous. Chacun a le droit de dire son point de vue et le défendre. S'il peut y arriver! Mais avec des arguments, non comme vous faites.

Je m'explique: vous avez écrit: "De plus, vous transmettez là une information qui manque de rigueur pour ne pas dire fausse à vos élèves. Donc, vous utilisez mal une composante (le schéma actanciel) d’une théorie."

Et c’est là pour moi le vrai problème avec vous et la source du désaccord.

Pour le schéma narratif, vous dites qu'il n'y a pas de situation initiale dans ce roman; j'en conclue que nous ne pouvons pas parler de schéma narratif."

Quelles sont vos preuves? Il n'y a aucune preuve ici! Observez votre raisonnement: "Pour le schéma narratif, vous dites qu'"il n'y a pas de situation initiale dans ce roman; j'en conclue que nous ne pouvons pas parler de schéma narratif." Cela est un raisonnement faux: lier l'absence dans le schéma narratif de la situation initiale, cela veut dire ne pas l'utiliser, est un raisonnement FAUX! La varie question doit être la suivant: quelle est la pertinence de l'utilisation d'un outil d'analyse dans mon projet pédagogique? Que ce soit les schémas ou autre chose!

Quand vous dites que: ""De plus, vous transmettez là une information qui manque de rigueur pour ne pas dire fausse à vos élèves. Donc, vous utilisez mal une composante (le schéma actanciel) d’une théorie."

Ce raisonnement est également FAUX! Parce que ce que vous avancez n'est pas un argument mais un point de vue! Un point de vue qui se transforme très vite en jugement!

VOILA LE VRAI DÉSACCORD ENTRE NOUS!

- Je réitère donc ma position:

* les outils d'analyse sont au service de la construction de la signification et non le contraire.

* l'utilisation de tout outil d'analyse doit être raisonné et bien ciblé, en fonction des objectifs tracés dans la séquence didactique préparée d'avance.

Maintenant la vraie question sur laquelle on doit se focaliser est la suivante: est-il didactiquement efficace d'utiliser les schémas narratifs et actanciels, dans l'incipit= ici le pacte autobiographie? Cela dépend des capacités et des compétences de chaque enseignant.

Mais l'essentiel dans tout cela, c'est la rigueur de la préparation de l'enseignant, sa maîtrise du contenu et sa bonne préparation, et non autre chose. Je donne l'exemple de l'enseignant qui vient pour découvrir le texte sur lequel il veut faire travailler ses élèves. Sans préparation aucune! Pour le découvrir ensuite avec ses élèves: pas de stratégie, pas de vue d'ensemble. Certains enseignants restent une demie heure et plus à parler du para-texte, sans donner le temps nécessaire aux élèves pour découvrir le texte en question...Tout cela est le vrai problème! Les élèves ne lisent pas. C'est un constat presque général. Mais peut-être parce qu'ils n'ont pas appris à le faire!

NB- Qui vous a dis que je n'ai pas lu et relis ce qui a été dit plus haut dans le forum? Donc encore une remarque amicale: n'avancez pas de jugements comme ça, sans avoir une certitude. Cela n'avance rien. Tout au contraire.




 Réponse N°22 19095

Ma dernière réponse
  Par   Idoubiya Rachid  (Profle 29-03-12 à 14:33

Voilà ma dernière réponse sur le sujet:

Vous avez écrit: "Un schéma narratif sans situation initiale , c'est le comble de l'absurde. Soit vous pouvez repérer un schéma narratif clair et complet; soit il n' y en a pas!"

Voilà un contre argument: Dans l'étude de l'incipit, il se peut qu'on y découvre la formule classique où il est question de - pause descriptive, avec tout un jargon relatif à la description, où il se peut qu'il y'ait d'autres techniques que tout le monde connaît- pas la peine de les rappeler-.

****Cela n'empêche d'étudier les différents incipits, avec leurs particularités propres: cela s'appelle avancer des hypothèses de lecture et les valider! - Jusqu'à quel point les caractéristiques de l'incipit classique - répétitives sont-elles respectées ou non dans le passage étudié?

µµµµ C'est exactement le cas pour l'application des deux schémas en question: sont-elles conformes à leur usage classique ou non et POURQUOI?

Maintenant, pour avancer un raisonnement il est nécessaire qu'il ne soit pas en contradiction avec les différentes pratiques qui s'exercent déjà dans le champ didactique: j'ai rencontré dans mes modestes lectures des centaines d'applications des deux schémas en question où il n'y a pas question de toutes leurs composantes. D'ailleurs l'on parle de schéma triadique... - où il s'agit de trois étapes, de schéma quinaire,

Vladimir Propp a trouvé 26 étapes...

Voilà ce que vous avez vous-même écrit à ce sujet - question de vous montrer, encore une fois par la preuve, que je lis bel et bien ce qu'on écrit dans le forum..."

Vous avez écrit: "Pour la sémiotique, il y a six actants principaux qui n’apparaissent pas tous forcément dans un récit ; dans plusieurs cas, un acteur manifeste en même temps plusieurs actants et, parfois, un même actant est représenté par des acteurs différents."

Cela veut dire que toutes les composantes du schéma actanciel ne peuvent pas apparaître de façon manifeste dans une trame narrative. C'est vrai! On peut par conséquent les interpréter... - Cela montre qu'il est tout à fait légitime d'utiliser le schéma actanciel même en l'absence de l'une des composante...(( Lisez bien ce que j'écris))

Deuxième argument: vous pouvez faire une petite recherche dans le net pour constater qu'on peut trouver des applications du schéma narratif dans l'incipit « in medias res » où il n'est pas question de situation initiale! Les personnes qui ont eu recours au schéma narratif, je suis d'accord avec elles!

Votre phrase: "Un schéma narratif sans situation initiale , c'est le comble de l'absurde. Soit vous pouvez repérer un schéma narratif clair et complet; soit il n' y en a pas!" montre que vous avez des lacunes dans ce sens!

- Ce n'est pas moi qui le dis, mais ce sont vos propres mots qui le disent!

- avec toujours des jugements maquillés par des points de vue: "c'est le comble de l'absurde."

Troisième argument: Pour ce qui est du travail de la langue pour permettre aux élèves d'améliorer leur niveau, vous avez écrit: "Mon point de vue sur l'enseignement du français comme langue étrangère, je l'ai exprimé ci-dessus, mais je ne vois aucun mal à le rappeler:

Il vaut mieux enseigner le vocabulaire, l'orthographe, la conjugaison, la syntaxe, la diction... au lycée."

Là vous parlez au niveau de la description de la langue: l'approche structurale...

Ma position est la suivante: - et je rejoins dans ce sens ce que notre collègue abdeslam slimani dit:

"Je reviens à ce que j’ai déjà défendu sur ce forum : une langue étrangère ne doit pas être enseignée avec les méthodes d’une langue maternelle, elle doit être utilisée comme un moyen de communication et pour cela, elle ne doit pas être enseignée comme une matière à part entière, mais simplement comme un moyen pour apprendre d’autres savoirs.

Il est peut être temps de revoir l’enseignement du français au lycée et pourquoi pas revenir à ce qu’on appelait « les approches communicatives » où le français était enseigné à l’élève dans le but de l’utiliser pour communiquer. Les textes supports étaient alors plutôt du genre informatif, extraits de la presse etc ;"

Son intervention est pertinent à plus d'un titre:

D'un côté, beaucoup de chercheurs ont rejeté l’enseignement de la langue via la maîtrise des règles: quelqu'un qui maîtrise les règles de la langue n'est pas forcemment quelqu'un qui maîtrise les techniques de la communication! C'est la pratique de la communication qui augmente sa maîtrise!

D'un autre côté, les textes supports contextualisés où il est question des problèmes de la jeunesse, du sport, de l'environnement, des droits et des devoirs, de la femme, du troisième âge, des mass médias, la citoyenneté, l'écologie, le développement durable, du racisme et de la tolérance, des moyens de communication: TIC sont à introduire dans nos écoles. Cela afin de construire de vrais citoyens en leur apprenant à développer leurs capacités d'analyse et synthèse...

Enfin, la langue française va devenir comme l'a bien dit Mr.abdeslam slimani un moyen pour lire, s'informer et communiquer le plus simplement du monde!





 Réponse N°23 19098

Changeons d'enseignement!
  Par   Alami Hanane  (élèvele 29-03-12 à 16:35



Je suis tout à fait d’accord avec vous M. Slimani, cet engouement pour tout ce qui est figure de style, schéma narratif, analyse pragmatique, paradigmatique…n’apporte pas vraiment grand-chose à l’enseignement. Le plus important c’est qu’un élève sache bien s’exprimer et qu’il ait un sens de l’observation et une analyse critique personnelle vis-à-vis de tout ce qu’il lit. Il devrait apprendre à savoir comment se comporter face à n’importe quel texte et non pas recourir à des études toutes faites alors qu’il pourrait par lui-même arriver aux mêmes conclusions avec un peu de réflexion et un cerveau actif.





 Réponse N°24 19100

re
  Par   marocagreg  (Adminle 29-03-12 à 16:42



salut mes chers amis, il vaut mieux éviter de gaspiller votre énergie dans des discussions marginales (disputes verbales), qu'en dites-vous ?





 Réponse N°25 19512

OUI pour l'inspectrice
  Par   ahmed haddaoui  (Profle 06-04-12 à 14:19



bonjour

je crois que le roman n'est pas un roman type. Au niveau de la narration la tructure est irregulière. oui la situation initiale s'étend sur plusieurs chapitres des evenmenr qui ont marqué la vis de l'enfant de près et de loin , une varitaion de sentiments, une variation d'evenements en ralation avec l'ethnographie ce qui va bien sûr avec le but , tant critique de Ahmed Sefrioui, distraire les français à l'époque.

puis vient le fait perturbateur un fait qui va toucher en profandeur la vie de l'enfant , le quotidien a changé. la maison devient un orphelinat

les péripities desciption du utidien durant l'absence du pèren la metamorphose de la boîte et la visite des saints .

dénouement: absent

situation finale: retour du père

à vous les commentaires

à moi l'oreille attentive





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