Reconnaître les types de textes - tc

 Par mansour maryame  (Prof)  [msg envoyés : 2le 09-10-16 à 08:57  Lu :466 fois
     
  
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Les types de textes

1/ Objectifs Généraux :

a/ - Reconnaître les types de textes : Narratif / descriptif / argumentatif / prescriptif.

b/ - Prendre connaissance des caractéristiques de chaque type.

c/ - Fournir des outils pour identifier, comprendre et produire un type de texte.

Séquence 1 : ETUDE D'UN TEXTE NARRATIF

Activités

Supports

Objectifs

Durée

Lecture

(Texte n°1)

« je m'endormais…de la foule » , in Temps des secrets, Marcel Pagnol.

- Raconter pour créer une impression

- Caractéristique de l'autobiographie.

- Implication du narrateur.

1 H

Langue

Cf. Texte de Lecture n° 1

- Les temps du récit.

- Conjugaison : Imparfait / Passé simple

1 H

Activité Orale

- Raconter une expérience personnelle

1 H

Production Ecrite

- Produire un texte narratif

- Raconter un souvenir

1 H

Lecture

(Texte n°2)

- « Etant enfant… applaudissements » in, Ma vie de clown », D'après Grock.

- Repérer les indicateurs spatio-temporels.

- Repérer et interpréter le point de vue.

1 H

Langue

Cf. texte de lecture n° 2

- Les indicateurs spatio-temporels.

1 H

Production Ecrite

- Il vous est arrivé d'aider quelqu'un. Racontez.

1 H

Evaluation

- Etre capable de reconnaître une autobiographie.

- Etre capable de rédiger un texte narratif.

1 H

Séquence 2 : Le texte descriptif : décrire pour créer une impression / informer

Activités

Supports

Objectifs

Durée

Lecture

(Texte n°3)

« Quand j'étais tout enfant … la rivière disparaissait »

- Décrire un lieu

- L'organisation de la description

- Le point de vue : description valorisante / dévalorisante

1 H

Langue

- Lexique de la description

1 H

Activité Orale

- description d'un lieu

- description d'une personne

Production Ecrite

- Décrire un lieu à partir d'un point de vue (valorisant / dévalorisant).

1 H

Lecture

(Texte n°4)

« Resté dans l'angle, …dans les rangs », d'après G. Flaubert, Mme Bovary.

- Décrire une personne.

- Description objective / subjective.

1 H

Langue

- La caractérisation par la relative

- les modalités appréciatives.

1 H

Production Ecrite

- Décrire une personne de manière antipathique

1 H

Evaluation

- Brosser le portrait d'une personne qui vous a marqué.

1 H

Séquence 3 : Le texte argumentatif : convaincre / organiser son raisonnement

Activités

Supports

Objectifs

Durée

Lecture

(Texte n°5)

« Vous avez signé votre méfait », par Virginie Henry, in Sélection, Avril 1995.

- repérer la stratégie argumentative.

- s'intéresser aux problèmes de l'environnement

1 H

Langue

- l'organisation des arguments : parallèle/gradation/priorité

1 H

Activité Orale

Débat : un sujet d'actualité

1 H

Production Ecrite

Construire une argumentation à partir d'une trame.

1 H

Lecture

(Texte n°6)

« De l'événement à la réflexion », Thèmes transversaux, La sécurité (Larousse)

- Comprendre la structure d'un raisonnement inductif dans une argumentation.

1 H

Langue

- les formes de raisonnement inductif / déductif / opposition

1 H

Production Ecrite

Rédiger un texte argumentatif pour réfuter.

1 H

Evaluation

Rédiger une réflexion

1 H

Séquence 4 : Le texte prescriptif

Activités

Supports

Objectifs

Durée

Lecture

(Texte n°7)

« Les conseils de Jabeur Danguir » in, « Afrique Magazine »

- Repérer et analyser les moyens pour prescrire.

1 H

Langue

- Lexique de la prescription : conseil / ordre.

1 H

Activité Orale

- Jeux de rôles à partir de diverses situations de communication.

1 H

Production Ecrite

- Ecrire un texte prescriptif : donner des conseils, des recommandations.

1 H

Lecture

(Texte n°8)

« Pour aborder l'été en pleine santé », in, « Femme Actuelle »

- Analyser le discours prescriptif.

- Identifier la grammaire de texte.

1 H

Langue

- Les moyens utilisés dans la prescription (la phrase impérative / la - Les moyens utilisés dans la prescription (la phrase impérative / la phrase infinitive) infinitive)

1 H

Production Ecrite

- Rédiger un texte prescriptif

1 H

Evaluation

1 H

Annexes

(Textes Supports numérotés de 1 à 8)

Texte n° 1

Je m'endormais peu à peu tout en faisant des rêves délicieux.

Tout à coup, je me trouvai dans une rue où se pressait une grande foule devant une très belle maison. Tous les gens regardaient en l'air. Je fis comme eux et je vis sortir du toit de longues écharpes de fumée, puis des flammes crépitantes. Toutes les fenêtres de la façade s'ouvrirent en même temps et des gens parurent affolés... D'autres là-haut, couraient au bord du toit à travers les flammes; c'est à ce moment-là que la fenêtre du dernier étage, juste au milieu de la façade, s'ouvrit toute seule, et qu'Isabelle parut...

Je m'élançai à travers la foule. Je courus vers la porte embrasée. Des gens criaient. C'est un fou ! Retenez-!e !

La voix de l'oncle Jules dominait toutes les autres :

« - Pense à ton père! Pense à ta mère ! »

Mais rien ne pouvait maîtriser mon indomptable résolution. En quelques bonds prodigieux, j'atteignis le haut de l'escalier qui s'effondrait au passage sous mes semelles brûlantes. Je pris Isabelle dans mes bras... Je l'emportai légère comme une plume...

C'était la première fois que je sauvais une jeune fille et que je J'emportais dans mes bras, aux applaudissements de la foule.

Le Temps des secrets “ Souvenirs d'enfance“

Marcel Pagnol

TEXTE n° 2

Etant enfant, je consacrais beaucoup de mon temps à marcher sur la corde raide. Le moindre fil m'attirait d'une manière irrésistible.

Pour m'encourager, mon père m'acheta un fil qu'il tendit au travers de la cour, à un mètre au-dessus du sol. Il me fallait un mois pour faire l'aller et le retour. J'attachais le fil chaque fois un peu plus haut, jusqu'à atteindre finalement trois mètres. Au début je m'aidais d'un balancier, puis, je pris l'habitude de m'en passer.

Le jour de première représentation arriva de manière inattendue. C'était la fin mai. On avait fait une vaste publicité et les curieux se pressaient sur la place. Le fil était tendu à la hauteur du troisième étage entre l'hôtel et le café. D'en bas on le voyait à peine.

Au dernier moment, on s'aperçut que l'on ne pouvait pas fixer le filet de sécurité. A l'annonce de cette nouvelle, Bourquin, le funambule qui devait faire le numéro pâlit.

- Je n'irais pas. Je ne peux pas...

- Je vous remplace, monsieur Bourquin, m'écriai-je.

- Es-tu fou? Je te demande de ne pas courir ce risque.

- Vous ne pouvez pas renvoyer tous ces spectateurs ! Vite, courez voir mon père et demandez-le-lui !

Sans méfiance, il tomba dans le piège.

A peine Bourquin était-il parti que je saisis le lourd balancier et montais au troisième étage. J'escaladais l'appui de la fenêtre, le fil était tendu sous celle -ci.

Au moment de poser le pied sur le fil, je regardais encore une fois en bas et la peur me crispa. Au dessous de moi, quelqu'un commença d'applaudir, bientôt imité par la foule. Impossible de reculer. Mes deux pieds avaient pris possession du fil. Les yeux droits devant moi, j'avançai. Je ressentais une enivrante sensation d'équilibre. Avec le balancier, c'était un jeu d'enfant ! J'étais plus heureux, plus libre que jamais. Quel dommage que mon père ne soit pas là pour me voir I Avant de m'en rendre compte j'atteignis l'autre fenêtre. J'entendais de vigoureux applaudissements.

D'après Grock “Ma vie de Clown“ (dans 15 histoires de cirque)

Texte n° 3 :

L'enfant et la rivière.

Quand j'étais tout enfant, nous habitions à la campagne. La maison qui nous abritait n'était qu'un petit bâtiment isolé au milieu des champs. Là, nous vivions en paix...

Autour de nous, on ne voyait que champs, longues rangées d'arbres, petites cultures et deux ou trois fermes solitaires.

Ce paysage monotone m'attristait.

Mais au-delà coulait une rivière.

On en parlait souvent, à la veillée, surtout l'hiver, mais je ne l'avais jamais vue. Elle jouait un grand rôle dans la famille, à cause du bien et du mal qu'elle faisait à nos cultures. Tantôt elle fertilisait la terre, tantôt elle la pourrissait. Car c'était, paraît-il, une grande et puissante rivière. En automne, au moment des pluies, ses eaux montaient. On les entendait qui grondaient au loin. Parfois elles passaient par-dessus les digues de terre et inondaient nos champs. Puis, elles repartaient, en laissant de la vase.

Au printemps, quand les neiges fondaient dans les montagnes, d'autres eaux apparaissaient. Les digues craquaient sous leur poids et de nouveau les prairies à perte de vue ne formaient qu'un seul étang. Mais, en été, sous la chaleur torride, la rivière disparaissait.

D'après Henri Bosco.

Texte n° 4 :

Resté dans l'angle, derrière la porte, si bien qu'on l'apercevait à peine, le nouveau était un gars de la campagne d'une dizaine d'années environ, et plus haut de taille qu'aucun de nous tous. Il avait les cheveux coupés droit sur le front, comme un chantre, l'air raisonnable et fort embarrassé. Bien qu'il ne soit pas large des épaules, sa veste de drap vert à boutons noirs devait le gêner autour des bras et laissait voir des poignets rouges habitués à être nus. Ses jambes, en bas bleus, sortaient d'un pantalon jaunâtre. Il était chaussé de souliers mal cirés et garnis de clous.

On commença la récitation des leçons. Il les écouta, attentif, n'osant s'appuyer sur les coudes. Quand la cloche sonna, le maître fut obligé de l'avertir pour qu'il se mette avec nous dans les rangs.

D'après G. Flaubert, Madame Bovary.

Texte n° 5:

Texte n° 6

De l'événement à la réflexion

Blessures, coups de poing, coups de pied, brutalités diverses, la violence envahit les stades. Le football est un des premiers touchés, il n'est pas le seul, mais son caractère populaire braque sur lui l'actualité. La France entière a frémi devant sa télévision, lors de la demi-finale de la Coupe du monde de football, à Séville, en 1982, en voyant Patrick Batiston, dans le coma, évacué sur une civière, victime de l'agression du gardien de but allemand qui, sortant de ses limites (les seize mètres), s'était violemment jeté sur le joueur français .pour l'arrêter.

Diego Maradona, le footballeur le plus cher du monde, cible préférée de I'équipe adverse à chacun de ses matches, a failli voir sa carrière trop vile interrompue par une fraclure de la jambe. Deux cas exemplaires, mis en avant parce que les martyrs sont des stars.

La violence n'est-elle pas essentiellement l'apanage (I) des divisions inférieures ? Quand on n'a pas une très bonne tactique, qu'on ne brille pas par ses accélérations, quand on n'est pas le roi de la feinte, il ne reste plus que la brutalité pour surpasser l'adversaire. C'est le manque de qualités physiques ou techniques, 1'entraînement insuffisant, l'absence de tactique qui bien souvent font dégénérer l'engagement physique en violence mal contrôlée. Ainsi, chaque semaine, plusieurs dossiers sont transmis à une commission spéciale de la Fédération française de football qui décidera des sanctions à prendre contre les clubs et contre les joueurs (matches ou suspension).

Voilà pour la répression La solution serait plutôt la prévention : c'est-à-dire l'éducation, la formation que peuvent dispenser les éducateurs sportifs el les responsables de clubs.

Le sport est un jeu et non une forme de guerre. L'objectif, c'est le ballon et non l'homme. ,

Calmer le jeu c'est peut-être aussi désacraliser (2) la victoire, ne pas inciter (notamment par des moyens financiers) les membres d'une équipe à gagner quels que soient les moyens employés. Rappelez-vous, tout l'idéal du sport repose sur celte petite phrase :

« L'important, c'est de participer »

Thèmes transversaux, La sécurité (Larousse).

(1) l'apanage: le 101, le privilège,

(2) désacraliser: faire perdre son caractère sacré,

Mme ANNICH Laîla, lycée Lahcen Lyoussi



  



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