Raisons paralysant la prise de parole en classe de fle

 Par setli jihane  (?)  [msg envoyés : 4le 10-09-11 à 10:38  Lu :6851 fois
     
  
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la passivité verbale est due à plusieurs facteurs:
1-des raisons didactiques et pédagogiques
2-des raisons psychologiques
3-des raisons d'ordre socioculturel
4-des raisons intellectuelles.
RAISONS PARALYSANT LA PRISE DE PAROLE EN CLASSE DE FLE :
Conformément aux hypothèses émises, la passivité verbale est due aux plusieurs facteurs, ces derniers peuvent être classés en trois grands groupes : ceux d'ordre didactiques et pédagogiques ; autrement dit les méthodes et les procédures adoptées dans l'opération d'enseignement / apprentissage visant les compétences communicatives et interactionnelles. Les facteurs d'ordre psychologiques sont liés aux élèves et à leurs comportements dans le milieu pédagogique (classe) et tout ce qui se rapporte à la personnalité de l'apprenant et à ses réactions vis-à-vis ses professeurs ou ses collègues. Et enfin les facteurs qui relèvent du milieu socioculturel et son incidence sur l'apprentissage des langues étrangères.
1. Raisons didactiques et pédagogiques :
Les raisons qui pourraient déterminer cette passivité communicationnelle sont variées. Dans un premier temps, ce sont des raisons portant sur la manière d'enseigner ou de faire apprendre la langue française comme langue étrangère, le choix des démarches permettant la maîtrise des langues est décisif, les outils et les activités didactiques sont déterminants dans la mesure où ils sont capables d'atteindre les compétences et les finalités visées. L'enseignant a le grand rôle dans l'acquisition et l'expression verbale chez l'apprenant, son génie s'avère dans la création d'un climat favorisant les échanges et aspirant de former des élèves causeurs et homogènes dans une classe groupe. De même pour tout ce qui est institutionnel ou encore structurel, c'est-à-dire une classe de conversation n'adoptant pas, à notre avis, le même schéma qu'une autre classe, l'espace pédagogique nécessite d'être propice aux interventions langagières, il doit stimuler les apprenants de façon à les motiver et à susciter leurs envie de prendre la parole. De surcroît, l'expression orale doit s'écarter de la pédagogie qui s’articule autour de l’interaction du type question-réponse entre enseignant et apprenant, elle ne semble pas être particulièrement efficace pour inviter les apprenants à communiquer en langue étrangère c'est pourquoi, il faudrait envisager d’autres pédagogies plus appropriées et plus performantes qui permettent d'inciter les élèves à parler, en leur faisant vaincre les dits obstacles pour qu'ils puissent s’exprimer en une langue dont ils n’ont pas une bonne maîtrise.
2. Raisons psychologiques :
La difficulté de prendre la parole en classe de français comme langue étrangère est liée à des facteurs psychologiques, l'élève se trouve contraint en présence d'autres élèves, cette relation lui empêche parfois de mieux s'exprimer même en langue maternelle et par conséquent, il se trouve dépourvu de toute imagination et d'initiative; Par contre il se sent à l'aise et se comporte différemment lorsqu'il est seul ou avec un ami intime. Dans ce cas, la question qui se pose :
Pourquoi ne pas parler en classe de français (FLE) ?
Chaque élève a un degré de timidité naturel, une habitude à parler chez lui ou dans les lieux qu’il fréquente, une aptitude à l’oral tout en respectant la forme (aisance, débit, tonalité de voix, intonation, style syntaxique) et le fond (esprit de synthèse, culture générale, positionnement personnel) qui se conforme au milieu et au contexte énonciatif y compris les actants et les circonstances . On ne peut pas donc exiger le même niveau de réponse et de participation pour chaque élève. On doit cependant veiller à ce que chacun acquiert une méthodologie et développe un niveau minimum dans cette compétence de prise de parole et surtout que le contact de la classe agit comme un facteur aggravant.
Pour l'apprenant, prendre la parole, c’est s’exposer aux évaluations , prendre le risque d’être jugé, d’être contre dit, de rencontrer un désaccord. Cela lui prive de la confiance en soi, d'avoir peur de commettre des erreurs ou de dire des bêtises et d'être ridiculisé par les autres élèves ou par l’enseignant, qui est amené nécessairement à juger sa performance, et plutôt d'être une cible de sarcasme. Oser participer et se placer sous le regard des autres est une contrainte affective où la peur de mal faire est prédominante. La pression psychologique et la timidité excessive constitue une exclusion du groupe classe et une entrave paralysant la participation orale et bridant l'autonomie des élèves.
La réticence des élèves à communiquer et à s’exprimer était, entre autre, due au fait qu’ils manquaient de confiance en eux, qu’ils avaient le sentiment que prendre la parole en français relevait de l’impossible. Par ailleurs, en plus d’avoir une piètre opinion d’eux-mêmes, certains élèves avaient une peur panique de prendre la parole en classe et surtout s'il n’y avait pas une ambiance. Par la crainte des jugements et des moqueries de leurs pairs, les élèves préféraient donc garder le silence plutôt que d’avoir à ressentir la peur de s’exprimer et de perdre la face devant les autres. Cette attitude est largement compréhensible dans la mesure où prendre la parole est aussi une façon de se dévoiler.
3. Raisons d'ordre socioculturel :
Une culture est un ensemble de schèmes interprétatifs, des principes et de conventions qui guident les comportements des apprenants. Ces derniers se trouvent dominés par les considérations socioculturelles. Cette définition inclut la culture comme connaissance mais y ajoute une dimension concrète et active, en mettant l’accent sur la mise en œuvre de la culture lors des interactions.
La culture d’origine des élèves n'encourage pas les discussions en langue française. La pratique de l’oral fait émerger des différences lexicales et syntaxiques dont les élèves ont conscience et qui peuvent jouer le rôle de frein dans la participation orale. C'est ainsi que l’écriture demeure le principal moyen de communication. Si les apprenants s’expriment rarement en français, c'est parce qu'il leur manque la pratique orale dans les milieux fréquentés d’où le fait d'avoir beaucoup du mal à s’exprimer en langue française. Par conséquent, ils se sentent insécurisés lorsqu’ils sont amenés à communiquer lors des cours et à la classe de conversation où ils sont censés ne pas rester silencieux.
D'après les résultats rassemblés, ce sont les facteurs qui engendrent l'oisiveté et l'inaptitude d'expression orale auxquels on peut justement ajouté d'autres raisons de type intellectuel ou cognitif.
4. Raisons intellectuelles
L’élève explique ses réticences à prendre la parole par la non maîtrise des compétences relatives au savoir. Il avoue sa pauvreté lexicale et grammaticale, son incapacité phonologique. Dans ce cas, l’élève est, lui-même, sensible à l’imperfection des énoncés produits, ce qui le démotive pour prendre régulièrement la parole au sein de la classe comme milieu privilégié de la participation verbale. A cause du manque d'outils linguistiques, l’élève craint de donner de lui-même une image dévalorisante. En conséquence, il trouve dans le silence le refuge convenable.

  



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  Par   sqalli khadija  (CSle 10-09-11 à 23:48



C'est la liberté qui nous manquent chère Jihane. Il y a des enfants qui vivent ds des maisons qui ne connaissen qu'un seul mot:"skout", tais-toi!le père le dis à la mère; elle le transmet aux enfants qui arrivent en classe croyant que tt le monde ressemble à leur père et à leur mère, et que s'ils osent parler on va les faire taire.

Que Dieu nous guérisse!





 Réponse N°2 14258

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Chez nous on constate, ses dernirièresannées, un recul phénominal du sens de résponsablité qui donne ligitimité à toute activité accomplie. Ce recul qui a bien sûr ses raisons a de graves conséquences: à titre d'exemple dans le secteur de l'enseignement public l'enseignant a perdu, surtout au primaire, son regne en tant éducateur du 1er degré pour etre remplacer par l'irresponsabilité et ...





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bibliographie pour cet article
  Par   Papp Sara  (CSle 23-07-15 à 09:02



Bonjour, votre article m'interesse. Je le trouve tres interessant. Pourriez-vous m'indiquer quelques etudes academiques qui ont influencer votre reflexion?

Merci bien,

Sara





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