Question

 Par Rochdy Elmostafa  (Prof)  [msg envoyés : 117le 16-06-12 à 18:43  Lu :1980 fois
     
  
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Le condamné a-t-il entamé l'écriture de son journal à Bicêtre ou à la conciergerie?

  



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 Réponse N°1 23798

Re
  Par   atif hassani  (Profle 16-06-12 à 19:03



A Bicêtre





 Réponse N°2 23800

Re
  Par   OMARI Abdellatif  (Profle 16-06-12 à 20:02



Oui, à Bicêtre, cher collègue, cinq semaines après sa condamnation. A la conciergerie, il voulait écrire son histoire.





 Réponse N°3 23808

Mais
  Par   Rochdy Elmostafa  (Profle 16-06-12 à 22:49



En êtes-vous sûrs? lisez ces extraits tout en prenant en considération le principe de la rétrospection ou  l'analepse qui est mise en œuvre par le narrateur.

Chapitre V :"Ma jeunesse, ma docilité, les soins de l'aumônier de la prison, et surtout quelques mots en latin que j'adressai au concierge*, qui ne les compris pas, m'ouvrirent la promenade une fois par semaine avec les autres détenus, et firent disparaître la camisole où j'étais paralysé. Après bien des hésitations, on m'avait donné de l'encre, du papier, des plumes, et une lampe de nuit."

Chapitre XXV à la conciergerie:" j'ai demandé une table, une chaise, et ce qu'il faut pour écrire.On m'a apporté tout cela."

-Concierge: c'est le responsable de la conciergerie. Il veillait à la sécurité, salubrité et à l'approvisionnement de la prison de la conciergerie, et avait la charge de la distribution de la nourriture. Responsable de la direction de la prison de la conciergerie, il dirigeait une équipe de geôliers et de porte-clefs, accompagnés de redoutables molosses.






 Réponse N°4 23823

Dans ce cas M Rochdy
  Par   Samira Yassine  (CSle 17-06-12 à 01:02



Comment expliquer sa phrase du premier chapitre à Bicetre " Voilà cinq semaine que j'habite avec cette pensée"

Une fois à la conciergerie, ce n'était plus cinq semaines.

Merci pour vos éclaircissements des plus intéressants.





 Réponse N°5 23830

RE
  Par   Rochdy Elmostafa  (Profle 17-06-12 à 11:47



Certes, le condamné a esquissé l’itinéraire tragique qui mène inéluctablement vers la guillotine ’’ Je n’ai plus que trois pas à faire : Bicêtre, la Conciergerie, la Grève’’. Ce parcours, à la fois linéaire et graduel, ne peut guère être autrement. Or, Un lecteur avisé peut cerner que le projet d’écriture du journal du condamné est amorcé dans la prison de la conciergerie et non à Bicêtre comme le croient beaucoup de lecteurs (cela je l’ai démontré là-dessus). Donc, le condamné, quand il était à la conciergerie, n’hésita pas à repasser amèrement sa vie d’incarcération à Bicêtre" Analepse", son procès au Palais de Justice « conciergerie », puis son transfert à Bicêtre ensuite son retour à la conciergerie pour subir avec résignation sa toilette . Les charrettes, parquées devant la conciergerie, l’ont transporté à l’hôtel de ville et enfin à la place de grève.






 Réponse N°6 23832

J'admets
  Par   Samira Yassine  (CSle 17-06-12 à 12:05



vu votre raisonnement concerant la toilette du condamné qui eut lieu à la conciergerie et non à l'Hôtel de ville comme le croient la majorité des élèves, basant leur information sur les dires de leurs professeurs, je ne peux qu'accepter votre deuxième affirmation qui me semble logique.

Mais je vais faire une autre lectuure de l'oeuvre où j'essaierai de bien faire attention à ce genre de récit parsemé d'analepses.

Merci encore cher collègue.

PS: et si on essayait de refaire l'oeuvre dans l'ordre chronologique des événements?

Serait-ce facile ? réussirions-nous à avoir le même ordre?





 Réponse N°7 23841

En y réfléchissant
  Par   Samira Yassine  (CSle 17-06-12 à 15:46



Je suis de plus en plus convaincue que c'est effectivement à la Conciergerie que le condamné a écrit son journal de souffrances.

Je vous demande de nous en donner, encore , de ces précisions.

Vous êtes vraiment un lecteur avisé. Chapeau !

Mes respects M Rochdy.

Il faut dire que vous aussi , vous avez disparu , toute une année.

Bon retour, cher collègue.





 Réponse N°8 23844

Erreur fatale
  Par   OMARI Abdellatif  (Profle 17-06-12 à 17:17



Votre question de départ, cher ami Rochdy Elmostafa , était sur le début de l’écriture, et non sur l’écriture intégrale   journal. J’ai répondu que l’écriture a été entamée à Bicêtre. Cela est vrai, parce que si vous consultez n’importe quel ouvrage critique sur l’œuvre, vous allez remarqué que tous les critiques sont d’accord que les chapitres I à XXI sont rédigés à Bicêtre, les chapitres XXII à XLVII sont rédigés à la conciergerie et les chapitres XLVIII à XLIX sont rédigés à l’hôtel de ville. Sur ce point, on ne peut être plus royaliste que le roi. Vous, vous semblez défendre une idée selon laquelle l’œuvre toute entière a été rédigée à la conciergerie. Impossible de rencontrer cette idée dans n’importe quelle étude concernant l’œuvre. Et puis, ce que vous avancez, cher ami, pour défendre cette idée est inconcevable. D’abord le mot « concierge », dans son sens propre, signifie « gardien », il peut l’être d’un immeuble ou d’une prison. Ensuite, si c’est à la conciergerie que les geôliers ont donné au condamné de l'encre, du papier, des plumes, et une lampe de nuit, pourquoi il leur a demandé encore ce qu’il faut pour écrire ? Puis, toutes les analepses dont l’œuvre sont des retours en arrière pour relater une séquence et non une partie du journal. Enfin, vous parlez de charrette qui va transporter le condamné de l’hôtel de ville à la place de Grève. Voyons, cher collègue, la place de grève est à deux pas de l’hôtel de ville , elle est en face, le condamné, pendant qu’il y était, voit et entend tout, la guillotine et le peuple (la place est là, et au dessous de la fenêtre l’horrible peuple qui aboie, et m’attend, et rit / au-dessus j’ai vu au dessous des têtes ces deux bras rouges, avec leur triangle noir au bout, dressés entre les deux lanternes du quai, le cœur m’a failli, ch XLVIII ).





 Réponse N°9 23852

J'ai pour vous un autre plat , Cher ami!
  Par   Jaafari Ahmed  (Profle 17-06-12 à 18:23



J'ai fait quelques objections sur le conditionnel , mais je voudrais vous soumettre une autre phrase à discuter:

" Vive M.Omari" ( c'est juste pour rire que j'ai choisi votre nom, bien que vous le méritiez)

comment analyser le premier segment de cet énoncé: "Vive"!

Nature , fonction, particularités..





 Réponse N°10 23866

Mme Yassine, M. JAAFARI
  Par   OMARI Abdellatif  (Profle 17-06-12 à 22:11



j'aimerais tout d'abord savoir si notre chère dame SAMIRA YASSINE, après ma réponse n°8, est toujours convaincue que le journal du condamné a été rédigé intégralement à la conciergerie ou uniquement une partie.

Si vous dites, cher JAAFARI, que vous avez pour moi un autre plat, c'est qu' il l'est sans doute. Mais il faut le soumettre à tous les collègues sur un autre forum, c'est une question de taille à ce qu'il me semble.





 Réponse N°11 23869

M Omari
  Par   Samira Yassine  (CSle 17-06-12 à 22:30



Ce que vous avez dit dans votre réponse 8, est exactement ce que je pensais avant. Mais depuis que vous avez répondu, tous les deux à mon élève Khawla , confirmant ce que je disais sur la toilette du condamné, j'ai une confiance totale dans votre analyse à tous les deux.

Quand M Rochdy a posé la question, j'étais sûre que l'écriture a commencé à Bicêtre, pas l'ombre d'un doute, mais ayant confiance en son raisonnement, j'ai dû remettre en cause toutes mes convictions sur les lieux de l'écriture. Me basant sur la définition que donne M Rochdy du concierge , je ne peux qu'accepter ses explications avec la grande convictions mais si le mot concierge peut avoir, à l'époque, un autre sens alors ,cela donnera à réfléchir.

Pour le moment, je suis partagée entre vos deux avis, aussi convaincant l'un que l'autre.

Pour ce qui est du voyage vers la place de Grève, je crois que M Rochdy voulait dire son voyage à l'Hôtel de ville et la Place de Grève en même temps.

Merci chers collègues.





 Réponse N°12 23870

analepse
  Par   brahim el harfi  (Profle 17-06-12 à 22:32



bonsoir chers collègues

les analepses donnent raison à M OMARI

Ch VI:

le condamné/narrateur, décrit les tourments qui l’animent, «ses angoisses», «terreurs», «tortures» des dernières heures qui précèdent son exécution.

«Ce journal de mes souffrances»

ChVI: «[ces feuilles] Publiées peut-être un jour» , «A moins qu’après ma mort le vent ne joue dans le préau avec ces morceaux de boue [...]».





 Réponse N°13 23873

Cher ami, Abdellatif;
  Par   Jaafari Ahmed  (Profle 17-06-12 à 23:05



Vous avez compris que j'ai posé ma question bien sûr?!

C'est analyser " Vive...!"

Parce que vous me faites peur quand vous dites c'est une question de taille, on parle bien de la même chose?

Si oui,? vous voulez que je la pose à tous les collègues?





 Réponse N°14 23875

Oui, il s'agit de "vive"
  Par   OMARI Abdellatif  (Profle 18-06-12 à 00:03



C'est ce que je vous ai demandé de faire cher Jaafari , oui, posez la à  tous les collègues.





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