Quelle figure?

 Par brahim el harfi  (Prof)  [msg envoyés : 234le 01-02-12 à 01:03  Lu :2436 fois
     
  
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Quelle figure de style s'agit-il dans la phrase suivante
des yeux qui rient
voici le contexte
"Et puis, dit ma mère, elle est si jolie ! Toujours souriante, toujours vive. Son mari peut
remercier Dieu de lui avoir fait présent d'une brune si délicieuse. N'aimes-tu pas cette peau
hâlée au grain si fin, ces grands yeux qui rient ?

  




 Réponse N°1 16883

re
  Par   Nadia Mimouni  (CSle 01-02-12 à 01:26



personnification .





 Réponse N°2 16885

re
  Par   brahim el harfi  (Profle 01-02-12 à 08:19

merci Nadia la La personnification est une figure de style qui consiste à attribuer des propriétés humaines à un animal ou à une chose inanimée (objet concret ou abstraction) que l'on fait vouloir, parler, agir, à qui l'on s'adresse etc

dans notre exemple, les yeux comme le rire sont des caractéristiques humaines

Cordialement




 Réponse N°3 16886

re
  Par   marocagreg  (Adminle 01-02-12 à 09:46



selon la perspective, on peux soit évoquer la synecdoque (partie pour le tout - les yeux pour la personne), soit une métaphore (les yeux sont comparés implicitement à la bouche), soit une synesthésie, puisque le regard prend les attributs de l'ouïe.





 Réponse N°4 16893

re
  Par   marocagreg  (Adminle 01-02-12 à 14:17

je partage l'avis de M. El Harfi : on ne peut parler de personnification ici, puisque l'oeil fait partie de la personne en question : personnification d'une partie qui fait elle-même partie de la personne, ce serait presque tautologique.

si j'ai à donner une seule réponse, je dirai, c'est une métaphore.

pour le rire, ce n'est pas seulement la bouche qui rit, c'est tout le visage, y comprit les yeux.




 Réponse N°5 16898

re
  Par   ED-DARRAZ Mohamed  (CSle 01-02-12 à 14:36



d'après ma simple connaissance: puisque on a remplacé la personne par les yeux = partie pour le tout . il ya la une relation logique donc métonymie particularisante comme dit monsieur Dkhissi cé synecdoque. et ne peut etre une métaphore vu qu'il n ya pas de ressemblance entre les deux mots entre ''elle'' et ''ses yeux'' donc, il n ya pas de sèmes communs. alors une seule possiblilité = synecdoque.





 Réponse N°6 16899

Personification
  Par   Nadia Mimouni  (CSle 01-02-12 à 14:43



M Brahim Al harfi a dit:"dans notre exemple, les yeux comme le rire sont des caractéristiques humaines"

Les yeux ne sont pas une caractéristique humaine .L'oeil est un organe ,un membre du corps humain ou animal . Il ne peut agir, parler ou rire. les yeux sont inanimés sauf s'ils vivent dans un corps animé .

Peut -on dire aussi qu'il s'agit d'une métaphore ou d'une synecdoque dans les exemples suivants?

- les mains de mon père,nous saluèrent tristement .

- Son nez reconnait immédiatement ce beau parfum; c'est bien celui de Marie.

- Ses jambes, toujours si fières, refusent d'obéir .

-Sa petite tête ne lui soufflait plus aucun mot.

Ma réponse :non il s'agit comme dans le premier exemple d'une personnification.





 Réponse N°7 16903

re
  Par   ED-DARRAZ Mohamed  (CSle 01-02-12 à 15:06



métaphore = personnification = ressemblance = sèmes commun

métonymie= synecdoque= relation logique

dans cet exemple il n ya pas de ressemblance. impossible de parler de la métaphore ou de personnification





 Réponse N°8 16904

re
  Par   marocagreg  (Adminle 01-02-12 à 15:44



On parlera de synecdoque seulement si les yeux désignent ici la personne elle-même : partie qui renvoie au tout. Or ici "les yeux qui rit", si j'ai bien compris ne désignent pas la personne elle-même qui rit, mais il s'agit d'une description des yeux (certaines personnes ont des yeux qui rient, enjoués même quand la personne elle-même ne rit pas). donc ce n'est pas une synecdoque.

par contre dans l'exemple :

les mains de mon père,nous saluèrent tristement

là c'est clair, c'est une synecdoque. là les mains désignent le père comme le montre l'adverbe tristement





 Réponse N°9 16905

re
  Par   ED-DARRAZ Mohamed  (CSle 01-02-12 à 16:29



Et puis, dit ma mère, elle est si jolie ! Toujours souriante, toujours vive. Son mari peut

remercier Dieu de lui avoir fait présent d'une brune si délicieuse. N'aimes-tu pas cette peau

hâlée au grain si fin, ces grands yeux qui rient ?

si nous prenons un peu le contexte , nous allons constater que le texte évoque deja le cararctère de cette personne et qu'il ne s'agissait pas seulement des yeux qui rient mais de la personne elle-meme''Toujours souriante, toujours vive'' cela veut dire ce ne sont pas les yeux qui rient mais la personne toute - entière. autrement dit c'est une synecdoque. la relation de la partie pour le tout et l'absence de ressemblance au niveau du sémème des deux mots substitués illimine toute possibilité de confusion ni avec la métaphore ni avec la personnification.





 Réponse N°10 16906

des yeux qui rient
  Par   ABKARI HAMID  (Profle 01-02-12 à 16:45



bonjour tout le monde!

c'est réconfortant de trouver ce genre de discussion ici, surtout au sujet des figures de style.

oui, certaines expressions sont tellement difficiles à classer meme pour des professeurs. cela fait pencher parfois pour la solution facile, voire pour l'arbitraire, question de ne pas trop se casser la tete :).

je dis toujours à mes élèves:"vous avez les définitions de chaque figure de style, vous avez votre cerveau, alors faites tourner la machine". c'est un excellent exercice. je leur conseille aussi de visiter le site le plus souvent possible.

revenant à cette expression " des yeux qui rient": il faut reconnaitre que ce n'est pas évident de désigner la figure de style.

A mon humble avis, je rejoins l'argumentation de Mr Marocagreg : parler de synecdoque est un peu tiré par les cheveux. il n'y a pas non plus lieu de parler de personnification.

Or, c'est un fait que les yeux sont des organes expressifs, de meme que le regard peut exprimer des sentiments - ne dit-on pas le langage des yeux :) - . Ainsi, on trouve aussi des expressions comme "des yeux moqueurs, un regard sévère, un regard qui en dit long sur ...., des yeux fous, ...etc.

d'autre part, il va de soi que les yeux ne rient pas. Donc, il y a bien une figure de style dans cette expression. Ce n'est pas une personnification, ce n'est pas non plus une synecdoque.

considérons la métaphore et voyons si elle est défendable.

On peut qualifier des yeux de cette manière s'ils sont plissés de sorte qu'ils donnent l'impression que la personne est entrain de rire, meme quand cette personne ne rit pas. c'est comme si la personne en question riait tout le temps, simplement parce que ses yeux sont plissés.......

attendez! qu'est-ce je viens de dire ? " c'est comme si la personne riait, ou alors comme si les yeux riaient".

je crois que je pencherai volontier pour la métaphore.





 Réponse N°11 16908

re
  Par   brahim el harfi  (Profle 01-02-12 à 19:13



chers collègues bonjours

pour parler de la métaphore, il faut que le comparé et le comparant appartiennent à deux domaines différents, alors que dans la métonymie les deux mots sont afférents au même domaines; à titre indicatif: l'amour est un feu; une mer de manifestants

amour est un sentiment

feu:élément dégageant de la chaleur et de la lumière par combustion

mer: vaste étendue d'eau salée

manifestant: personne qui prend part à une manifestation

pour la métonymie: le verre et l'eau appartiennent au même domaine

cette expression "les yeux qui rient" traduit la gaieté d'une personne. maintenant, est-ce qu'on entend par les yeux, l’organe de la vue, le visage, ou toute la personne? d'après le contexte, c'est toute la PERSONNE, alors, comme l'a dit M Marocagreg, il s'agit d'une synecdoque.

dans la même expression, deux sens sont sollicités: la vue et l’ouïe. le regard et le rire: le narrateur associe, à dessein, des sensations diverses, c'est une synesthésie.

concernant la personnification, je rapporte l'avis d'un collègue Abdellatif OMARI





 Réponse N°12 16909

Abdellatif OMARI
  Par   brahim el harfi  (Profle 01-02-12 à 19:16



A savoir que cette question a été posée l'année dernière dans l'examen régional

voila texto son message qui m'est parvenu

Cher ami, bonjour,

Aucune idée que l’expression a fait l’objet d’une question à un examen, cependant, j’étais sûr que la tendance est de la considérer comme une personnification. Cela prouve que les concepteurs d’examen mêmes ne sont sûrs de rien et tâtonnent. Selon Molinié, le plus grand maître de la rhétorique, la personnification consiste à personnifier des choses abstraites, des inanimés ou des animaux (en leur impliquant une relation personnelle humaine), ce qui exclue les êtres humains. La mère parle de Rahma qui est un être humain, et puis, qu’y a-t-il de plus animé chez un être humain que les yeux ? Et qui reflète l’âme et l’intérieur chez une personne si ce n’est les yeux ? C’est en ce sens qu’on parle des yeux endormis, fatigués, tristes, profonds, riants… pour signifier l’état d’âme de la personne reflété sur son aspect physique. Et lorsqu’on dit de quelqu’un que « sa bouche riait » ou « ses yeux riaient », c’est parce que cela est vrai. La preuve est qu’on ne peut pas trouver un effet de sens à ce verbe (sens connotatif) parce qu’il ne constitue pas à proprement parler un écart. A la rigueur, la question, par exemple, devait être comme suit :

Dans le fragment « ces grands yeux qui rient », le verbe « rire » signifie que l’aspect de Rahma exprime :

- la joie et la gaieté ?

- La moquerie ?

- L’innocence ?

Relevez La bonne réponse

De même, le verbe ne peut pas constituer une synecdoque parce qu’on dit aussi de quelqu’un que « son visage riait »

Autre chose, j'ai lancé mon article sur la focalisation le 31/30/2012, il n'est pas paru encore, est-cela prend du temps?

Amicalement

OMARI





 Réponse N°13 16914

re
  Par   ED-DARRAZ Mohamed  (CSle 01-02-12 à 21:17



la métaphore est une figure de substitution qui consiste a remplacer un nom "X" par un autre "Y" entre les deux il doit avoir une ressemblance. On a remplacé "elle" par " ces yeux" si c'est une métaphore j'aimerais bien savoir où est la resemblance? sinon , je dirai il s'agissait d'une synecdoque étant donné que entre les deux élèment il ya une relation logique la partie = ces yeux, et le tout = elle . si on parle de métaphore dans l'autre sens de métaphorisé et métaphorisdant il faut souligner premièrement une incompatibilité au sens propre puis passer au sens figuré mais en passant au sens figuré il donner la ressemblance où sémantiquement parlant relever le sème commun entre les deux éléments.





 Réponse N°14 16917

Pauvres élèves
  Par   kasbaoui abdelaziz  (Autrele 01-02-12 à 22:04

ce débat passionnant m'a fait penser aux élèves. Si, nous, avec toute notre culture stylistique, nous n'avons pas pu trancher sur la nature d'une figure, je ne pense pas que les élèves peuvent le faire.

Ces différences de points de vue sont tout à fait logiques car on peut trouver rarement une figue de style PURE: certaines appartiennent à une catégorie donnée : expression, analogie, construction,... dont elles partagent quelques éléments constitutifs

Une révision des choix didactiques en matière de figures de style est donc à adopter. On peut, dans l'état actuel des choses, se limiter aux quatre ou cinq figures les plus utilisées dans les textes d'auteur. Proposer aux élèves un inventaire de figures avec définitions et illustrations ...ne pourra jamais être favorable à l'acquisition d'une culture stylistique.

merci à tous




 Réponse N°15 16919

re
  Par   ED-DARRAZ Mohamed  (CSle 01-02-12 à 22:40

dans le cas des élèves je pense que la questions est plus simple. il faut justifier et trancher il ne faut jamas cmbler l'élève. justifier suivant l'argumentation simple de l'élève et foncer vers une figure et surtout ne pas hésiter ou tout simplement éviter les choses ambigues





 Réponse N°16 16927

la metonymie ou encore la synecdoque
  Par   daki mohamed  (CSle 02-02-12 à 20:15



la métonymie ou la synecdoque ne serait pas la figure de style en œuvre dans cette phrase?

c'est la personne qui rit et non les yeux:c'est la partie pour le tout





 Réponse N°17 16929

re
  Par   ahbar brahim  (CSle 02-02-12 à 22:56



Salut,

D'abord, voici une page où j'ai appris des choses et des choses!

Je rejoins l'avis de Mr ED-DARRAZ Mohamed ; il faut éviter à tout prix l’ambiguïté qui sème l'incertitude dans l'esprit déjà instable et inconsistant de l'élève en lui épargnant ces démonstrations trop académiques pour son âge et ses "intérêts".

Merci beaucoup pour ce débat riche!





 Réponse N°18 16930

re
  Par   ED-DARRAZ Mohamed  (CSle 02-02-12 à 23:03



JE pense que, dans le cas des figures de style soit les figures de substitution , d'analogie, d'amplification , d'atténuation ou du signifiant, l'enseignant (devait ) etre le plus scientifique possible. essayer de simplifier suivant une logique simple pour que l'élève comprenne de quoi s'agissait.





 Réponse N°19 17022

réponse
  Par   benhamou mohssine  (CSle 05-02-12 à 11:13



salut chers camarades aid mobarak saiid pour la figure de style je croois que c'est une métonymie ou une synecdoque





 Réponse N°20 17134

avis d'une collègue
  Par   brahim el harfi  (Profle 08-02-12 à 12:16



je rapporte l'avis d'une collègue khadija LOURIDI

Le contexte

"Et puis, dit ma mère, elle est si jolie ! Toujours souriante, toujours vive. Son mari peut remercier Dieu de lui avoir fait présent d'une brune si délicieuse. N'aimes-tu pas cette peau hâlée au grain si fin, ces grands yeux qui rient ? »

Le contexte et l’intention sont très importants et doivent être pris en considération sinon, si on coupe la phrase de son contexte, toutes les réponses citées peuvent être considérées justes puisqu’on prend la liberté de considérer cette figure de style sous différents aspects. Mais tant qu’il y a un contexte et un auteur (ou narrateur ou personnage qui parle), on est obligés de se référer à son intention.

Là, « ces grands yeux qui rient » fait partie d’une description qui a commencé par l’aspect général puis qui est passée à des parties du corps ; donc aucune intention de désigner cette personne par ses yeux uniquement (la partie pour le tout). La mère décrivait cette personne et, arrivée à ses yeux, elle les qualifia de rieurs (qui rient). Donc, à l’évidence, les yeux qui appartiennent à la classe « objet/inanimé » sont assimilés à une personne sachant que le rire est humain (si on fait abstraction de certains animaux ) mais pas forcément cette personne à qui appartiennent ces yeux (car, cette personne décrite par la mère, peut très bien ne pas rire mais garder des yeux rieurs car c’est l’effet ou l’impression qu’ils donnent à ceux qui les regardent).

Dans ce cas, on se contente de la personnification.

Merci

A vous lire

KL





 Réponse N°21 17191

pessonnification
  Par   najib boumerhy  (CSle 10-02-12 à 21:56



A mon humble avis, c'est une personnification claire et simple.





 Réponse N°22 17211

l'origine de la question
  Par   brahim el harfi  (Profle 11-02-12 à 19:21



cette question a été proposé à l' Examen régional : Académie de Tadla-Azilal (Session : juin 2010)

Observez la phrase suivante : (1 pt) «..ces grands yeux qui rient? »

a). La figure employée dans cette phrase est:

A- une comparaison

B- une personnification

C- une antithèse

Choisissez la bonne réponse

le corrigé officiel proposé : B- une personnification





 Réponse N°23 17447

FIGUR
  Par   Boumhidi khadija  (CSle 18-02-12 à 04:26



SALUT

J pense qu'il n'y a pas d figure dans cette phrase car l'expression traduit une constatation vraie "des yeux qui rient", ce sont les yeux qui communiquent l'état d'âme et non les autres organes, ds le cas d'un événement triste même si la bouche sourit ou rit, ça reste artificiel et sans expression car les yeux sont tristes.

Et le meilleur exemple des yeux qui rient est la JOCONDE dont les yeux rient alors que la bouche est fermée.

Salut





 Réponse N°24 17519

Personnification
  Par   Benaddy Med  (Profle 19-02-12 à 20:19



Il s'agit d'une personnification





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