Putsch en egypte

 Par marocagreg  (Admin)  [msg envoyés : 2213le 05-07-13 à 21:48  Lu :915 fois
     
  
 accueil

on peut détester la façon de gouverner des Ikhawane mouslimine en Égypte, on peut même être parfaitement contre leur idéologie, mais que les putschistes (l'armée et ses guignols de l'opposition, de Alazhar et de l'église Orthodoxe) égorgent la légitimité électorale après une année seulement du gouvernement de Morsi... C'est intolérable ça va conduire l’Égypte à une guerre sanguinaire (à l'algérienne) et à la dictature d'une armée qui a vu les manifestants de tahrir et s'est aveuglée devant les manifestants de Rabiaa Al Adaouia. Quelques minutes seulement après son putsch, Sissi ordonne la fermeture des chaînes religieuses, emprisonne les membres du gouvernement, musèle toutes les voix opposantes, en prétendant, quelle ironie, défendre les droits des médias ! Il faudrait encore des centaines d'années pour que l'armée en Égypte apprenne que sa place naturelle c'est dans les frontières et les casernes et non dans l'arène politique.
Et Vous que pensez-vous des événements actuels en Égypte ?

  




 Réponse N°1 31906

dé con certant
  Par   fatih brahim  (Profle 05-07-13 à 22:25



Dans une vraie démocratie, ce sont les urnes qui décident

du sort des peuples et non les militaires. «Le vote vise à donner une légitimité à la décision en montrant qu'elle ne vient pas d'un individu isolé. »Ce qui s’est passé en Égypte est vraiment déconcertant : est-ce qu’on brandira à chaque fois ce dégage si un président élu démocratiquement (dont le mandat n'a pas encore expiré) n’a pas tenu toutes ses promesses ?





 Réponse N°2 31907

L'ARTICLE 10.
  Par   Jaafari Ahmed  (Profle 06-07-13 à 00:34



(de la) DÉCLARATION SOLENNELLE DES DROITS DE L’HOMME DANS L’ÉTAT SOCIAL par Jean-François Varlet (1793)

ARTICLE 10.

L’EXERCICE DE LA SOUVERAINETÉ DES NATIONS se divise en huit parties également distinctes les unes des autres ; c’est le droit qu’ont les HOMMES DANS L’ÉTAT SOCIAL, 1° d’élire sans intermédiaires à toutes les fonctions publiques ; 2° de discuter les intérêts de la SOCIÉTÉ ; 3° D’EXPRIMER PARTIELLEMENT DES VŒUX, DES INTENTIONS, COLLECTIVEMENT DES VOLONTÉS, AUX MANDATAIRES COMMIS POUR PROPOSER DES LOIS, ET CONCOURIR AINSI PERSONNELLEMENT A LEUR FORMATION (5) ; 4° de rappeler et faire punir des délégués qui trahissent les intérêts de leurs COMMETTANTS ; 5° de constater la nécessité des contributions publiques ; de les consentir LIBREMENT, d’en suivre l’emploi, d’en déterminer la quotité, l’assiette, le recouvrement et la durée ; 6° de demander compte à tout fonctionnaire public, administrateur, agent, dépositaire des deniers NATIONAUX de leur gestion ; 7° d’examiner, refuser ou sanctionner les décrets que proposent les mandataires pour leur donner force de Lois, et les rendre exécutables ; 8° le droit des CITOYENS pris en masse dans un État, de revoir, refondre, modifier, changer LE CONTRAT SOCIAL quand il leur plaît.





 Réponse N°3 31909

L'après-démocratie
  Par   hammoumi rachid  (CSle 06-07-13 à 02:44

On est dans l'ère d'"Après la démocratie" (E.Todd) ou de "L'après-démocratie" (E. Werner). Ce n'est plus le peuple qui choisit, car son cerveau est court-circuité par les médias, par la sur-consommation, par l'embrouillement de toute idéologie, de tout méta-récit, par l'incertitude et le soupçon. Tous ces éléments se regroupent pour effacer la notion de l'individu, du sujet, pour donner une indécision générale, pour créer un étant télé-guidé par l'émotion, par l'impression et non plus par la raison, par la logique, par la rationalité. Le "jeu" politique - déjà l'appellation le montre- est devenu similaire à un match de foot, un jeu de carte, on perd une partie pour gagner une autre, on triche quand l'arbitre n'est plus présent. Mais ce qu'on oublie c'est que sur le terrain du jeu, les joueurs ne sont que des acteurs, on anime l'émotion des spectateurs pour que le gain passe au près des meneurs du jeu. ces derniers, on les voit jamais. Dans les coulisses, ils préparent les manœuvres. Et qu'on soit de cette équipe ou de l'autre, on travaille pour eux, qu'on soit conscients ou non, c'est toujours le même résultat. La vraie sagesse, c'est que ces joueurs, ces pions de l'échiquier politique doivent finir cette fausse querelle pour construire ensemble leur vrai humanisme, leur réelle individualité.




 Réponse N°4 31910

re
  Par   marocagreg  (Adminle 06-07-13 à 10:36

Oui changer le contrat social quand cela leur plaît, on est d'accord. On conçoit d'ailleurs qu'une large frange de la population égyptienne en avait marre du gouvernement de Morsi qui n'a pas tenu toutes ses promesses et qui a essayé de monopoliser les pouvoirs, mais de là à passer au Putsch, sachant qu'une autre frange de la société continue à soutenir le pouvoir légitime et que ce même pouvoir a gouverné dans des conditions exceptionnelles où on lui mettait constamment les bâtons dans les roues pour l'empêcher de faire quoi que ce soit. Est-ce que l'intrusion de l'armée dans la chose politique était inévitable ? est-ce qu'il n'y avait pas des moyens plus légitimes pour imposer la volonté du peuple ?

En tout cas, en ce qui me concerne, il y a quelque chose de mauvais et de dérangeant dans ce qui s'est passé ces derniers jours en Egypte !




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