Proposition pour les révisions !

 Par Jaafari Ahmed  (Prof)  [msg envoyés : 943le 12-04-14 à 23:55  Lu :2769 fois
     
  
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Je vous propose chers collègues une activité qui permettra à nos élèves de se préparer pour les examens.
Voilà, chaque jour, on proposera un passage d’un des chapitres (ou scènes) des œuvres au programme. Nous commencerons en ordre, et nous travaillerons œuvre par œuvre. Ainsi, nous aurons 12 passages de La boite à Merveilles, 18 d’Antigone, et plus au moins une trentaine du Dernier jour d’un Condamné.
Nous choisirons toujours les débuts de chapitres pour plus de commodité (une séquence de sens qui équivaut à la longueur des textes proposés à l’examen. Alors une fois le texte posté, tard le soir ou tôt le matin, nous le soumettrons à une batterie de questionnements de toutes sortes, (forme et fond) sens et langue, et nous lui proposerons des sujets de production écrite.
NB : Chaque collègue, chaque élève (car les élèves sont invités à y participer activement) doit répondre à la question qu’il pose. (Sauf pour les productions écrites, les élèves choisissent le sujet qu’ils veulent et essaient de le développer en quelques lignes.)
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  Djc: chapitre xiii!
  Mettre la production écrite à l'esprit du temps
  Tous les messages de Jaafari Ahmed


 Réponse N°1 33829

Voici Mon premier texte:
  Par   Jaafari Ahmed  (Profle 12-04-14 à 23:58



Le soir, quand tous dorment, les riches dans leurs chaudes couvertures, les pauvres sur les marches des boutiques ou sous les porches des palais, moi je ne dors pas. Je songe à ma solitude et j’en sens tout le poids. Ma solitude ne date pas d’hier.

Je vois, au fond d’une impasse que le soleil ne visite jamais, un petit garçon de six ans, dresser un piège pour attraper un moineau mais le moineau ne vient jamais. Il désire tant ce petit moineau ! Il ne le mangera pas, il ne le martyrisera pas. Il veut en faire son compagnon. Les pieds nus, sur la terre humide, il court jusqu’au bout de la ruelle pour voir passer les ânes et revient s’asseoir sur le pas de la maison et attendre l’arrivée du moineau qui ne vient pas. Le soir, il rentre le cœur gros et les yeux rougis, balançant au bout de son petit bras, un piège en fil de cuivre.

Nous habitions Dar Chouafa, la maison de la voyante. Effectivement, au rez-de-chaussée, habitait une voyante de grande réputation. Des quartiers les plus éloignés, des femmes de toutes les conditions venaient la consulter. Elle était voyante et quelque peu sorcière. Adepte de la confrérie des Gnaouas (gens de Guinée) elle s’offrait, une fois par mois, une séance de musique et de danses nègres. Des nuages de benjoin emplissaient la maison et les crotales et les guimbris nous empêchaient de dormir, toute la nuit.

Je ne comprenais rien au rituel compliqué qui se déroulait au rez-de-chaussée. De notre fenêtre du deuxième étage, je distinguais à travers la fumée des aromates les silhouettes gesticuler. Elles faisaient tinter leurs instruments bizarres. J’entendais des you-you. Les robes étaient tantôt bleu-ciel, tantôt rouge sang, parfois d’un jaune flamboyant. Les lendemains de ces fêtes étaient des jours mornes, plus tristes et plus gris que les jours ordinaires. Je me levais de bonne heure pour aller au Msid, école Coranique située à deux pas de la maison. Les bruits de la nuit roulaient encore dans ma tête, l’odeur du benjoin et de l’encens m’enivrait. Autour de moi, rôdaient les jnouns, les démons noirs évoqués par la sorcière et ses amis avec une frénésie qui touchait au délire. Je sentais les jnouns me frôler de leurs doigts brûlants ; j’entendais leurs rires comme par les nuits d’orage. Mes index dans les oreilles, je criais les versets tracés sur ma planchette avec un accent de désespoir.





 Réponse N°2 33830

Question 1:et sa réponse
  Par   Jaafari Ahmed  (Profle 13-04-14 à 00:07

Situez ce passsage, en citant le titre de l'oeuvre d'où il est tité, son genre littéraire, sa date de pubilcation, le nom de son auteur, la date de sa naissance et celle de sa mort , et enfin deux autres romans qu'il a écrits!

Réponse: c'est l'incipit (le début) de La Boite à merveilles, roman autobiographique, édité en 1954 , de son auteur Ahmed Sefioui, né en 1915 et mort en 2004. Il a écit entre autres, Le Chaplet d'ambre, et La Maison de servitude.




 Réponse N°3 33831

re
  Par   marocagreg  (Adminle 13-04-14 à 07:30

Merci mon cher ami. La proposition est très bonne. Elle coïncide avec le début des vacances ce qui peut influencer les participations. Dès hier, il y a déjà une baisse de trafic notable par rapport aux jours précédents.




 Réponse N°4 33832

OUi merci cher ami!
  Par   Jaafari Ahmed  (Profle 13-04-14 à 11:40



Justement, il faut que nos élèves sachent que ces vacances sont l'ultime étape pour se préparer, et se mettre à niveau, s'ils ratent cette dernière station, ils souffriront beaucoup dans leurs préparations .





 Réponse N°5 33835

suite,
  Par   Jaafari Ahmed  (Profle 14-04-14 à 21:20



1- Dans ce passage, il y a deux voix qui racontent : l’une utilise le présent, l’autre l’imparfait.

a- à qui appartiennent-elles ?

- L’auteur et le personnage (le petit enfant)

b- et pourquoi Cette différence des temps ?

- l’auteur qui parle au présent (commente)

- Le personnage qui raconte au passé (le souvenir)

c- Comment appelle-t-on ce procédé narratif ?

- L’énonciation

2- De quel sentiment souffre le narrateur ? (la tristesse)

a- Relevez quatre mots du champ lexical qui correspondent à ce sentiment.

- Solitude, le cœur gros, triste, gris, (désespoir…)

b- Quelle figure de style utilise-t-il dans la phrase : ma solitude ne date pas d’hier ?

- Une litote :

c- Quel effet de sens ajoute-t-elle à son sentiment ?

- elle ajoute l’intensité, la solitude est ancienne (de longue date).

3- Quelle différence y a –t-il entre « voyante »et « sorcière »?

La voyante « voit » l’avenir, la sorcière essaie de « modifier » l’avenir





 Réponse N°6 33838

Le genre
  Par   LOUMATINE Abderrahim  (Profle 15-04-14 à 20:20



« La Boîte à Merveille » est un roman autobiographique. Quels indices le montrent ?

Réponse :

a- Le narrateur raconte sa propre vie. Il est le centre du récit. Il emploie le pronom « Je »

b- Il s’agit d’un récit rétrospectif (le narrateur raconte son enfance). Il emploie les temps du récit au passé.

c- Le narrateur personnage (Sidi Mohamed) est différent de l’auteur (Ahmed SEFRIOUI))





 Réponse N°7 33839

Suite:
  Par   Jaafari Ahmed  (Profle 15-04-14 à 21:45

-- Quels éléments du dernier paragraphe renvoient au côté « sorcière » de la voyante? et quel effet cela produit-il sur l'enfant?

(la fumée, la musique des instruments bizarres, les gesticulations , les couleurs des robes les jnouns…) ( cela enivrait l’enfant, et l’effrayait .)

- Quels sont les trois sens qui ont permis à l’enfant de décrire le rituel de la Chouwafa ? justifiez du texte

(L’odorat :  les aromates, l’odeur du benjoin,../ la vue : la fumée ; les silhouettes, robes rouges…/ l’ouïe : tinter…j’entendais des you-you…)

- Identifiez les figures de styles contenues dans cette phrases, et expliquez l’effet de sens qu’elles produisent !Les lendemains de ces fêtes étaient des jours mornes, plus tristes et plus gris que les jours ordinaires.

(Jours mornes tristes : personnifications)

(Plus tristes / plus gris : comparaisons),

En réalité , c’est l’enfant qui devient plus triste qu’il ne l’est les autres jours.





 Réponse N°8 33840

Suite:
  Par   Jaafari Ahmed  (Profle 15-04-14 à 21:55

Pourquoi l'enfant criait-il ses versets en se bouchant les oreilles? et pourquoi avec un accent de désepoir ?

(C'est pour chasser l'mpression de la présence des démons qu'il ressent autour de lui. Il la sent si forte cette présence, qu'il doute de l'efficacité des versets contre les démons noirs).




 Réponse N°9 33841

Suite:
  Par   Jaafari Ahmed  (Profle 15-04-14 à 22:12

Autrefois, c'étaient les femmes qui consultaient les voyantes (ou les voyants), de nos jours les hommes le font aussi. Que pensez-vous de cette pratique. Qu'est-ce qui poussent ces gens à croire en ces charlatans?

-  c'est surtout l'ignorance qui conduit les gens à croire en ces pratiques. C'est vrai qu'on peut parler de la pauvreté qui empêche les gens d'aller chez les médecins en cas de maladie, ou de désespoir quand il s'agit de malchance, mais c'est c'est enfin de compte l'ignorance qui les laisse croire que ces charlatans puissent leur venir en aide.





 Réponse N°10 33844

Propositions de productions écrites:
  Par   Jaafari Ahmed  (Profle 15-04-14 à 23:21

-1- "Que préférez-vous, jouer tout seul ou avec des amis?

2- " Que préfères-tu avoir un animal de compagnie ou un ami?

3- De nos jours , les gens sont encore superstitieux ? d'où vient ce phénomène d'après vous?

4- Quels sont les avantages et les inconvénients d'être un enfant unique?"

5- "Que pensez-vous des gens qui font les fêtes de mariage, dans un grand fracas de musique et de chants jusqu'au matin, sans se soucier des voisins?"

etc...

NB: biensûr , pour chaque sujet, il faut argumenter et illustrer par des exemples tirés de la vie quotidienne!




 Réponse N°11 33845

exemple d'une production écrite
  Par   Jaafari Ahmed  (Profle 16-04-14 à 18:57

Sujet : « Quels sont les avantages et les inconvénients d’être un enfant unique ? »

Introduction
:

Amener le sujet : Beaucoup de parents pour une raison ou une autre, n’ont qu’un enfant.

Poser le problème
: mais comment cet enfant vit-il cette situation ?

Annoncer le plan : être un enfant unique présente des avantages et des inconvénients.

Développement : Un enfant unique profite de tous les avantages de cette situation. En effet, ses parents s’occupent mieux de lui, et arrivent à lui garantir un confort matériel.

D’abord, ils s’occupent bien de sa santé parce qu’ils peuvent l’emmener chez les bons médecins ,et puis, ils le nourrissent convenablement. Ensuite, ils l’inscrivent à la maternelle, et plus tard dans de bonnes écoles. Et enfin, il lui réservent sa propre chambre dans la maison.

Cependant, le confort matériel n’est pas suffisant pour rendre un enfant heureux. La solitude qui le menace, comme le cas de Sidi Mohamed dans la Boîte à merveilles, le fait souffrir et lui fait sentir le besoin d’un frère, d’une sœur ou d’un ami de son âge, avec qui il peut jouer, se disputer, partager les goûts, les idées et les découvertes.

Conclusion:

La famille nombreuse vit certes des conditions parfois difficiles, mais la richesse des relations qui existent entre ses membres remplace le confort matériel.





 Réponse N°12 33856

Deuxième texte:
  Par   Jaafari Ahmed  (Profle 19-04-14 à 19:53

Le MARDI, jour néfaste pour les élèves du Msid, me laisse dans la bouche un goût d'amertume. Tous les mardis sont pour moi couleur de cendre.

Il faisait froid, ma nuit avait été peuplée de cauchemars. Des femmes échevelées menaçaient de me crever les yeux, m'envoyaient au visage les pires injures. Parfois, l'une d'elles me balançait à travers la fenêtre et je m'enfonçais lourdement dans le vide. Je criai. Une main, combien douce, se posa sur mon front.

Le matin, je me rendis au Msid selon mon habitude. Le fqih avait son regard de tous les mardis. Se yeux n'étaient perméables à aucune pitié. Je décrochai ma planchette et me mis à ânonner les deux ou trois versets qui y étaient écrits.

À six ans, j'avais déjà conscience de l'hostilité du monde et de ma fragilité. Je connaissais la peur, je connaissais la souffrance de la chair au contact de la baguette de cognassier. Mon petit corps tremblait dans ses vêtements trop minces. J'appréhendais le soir consacré aux révisions.

Je devais, selon la coutume, réciter les quelques chapitres du Coran que j'avais appris depuis mon entrée à l'école.

À l’heure du déjeuner, le maître me fit signe de partir. J’accrochai ma planchette. J'enfilai mes babouches qui m’attendaient à la porte du Msid et je traversai la rue.

Ma mère me reçut assez froidement. Elle souffrait d’une terrible migraine. Pour enrayer le mal, elle avait les tempes garnies de rondelles de papier copieusement enduites de colle de farine.

Le déjeuner fut improvisé et la bouilloire sur son brasero entama timidement sa chanson.

Lalla Aïcha, une ancienne voisine, vint nous rendre visite. Ma mère la reçut en se plaignant de ses maux tant physiques que moraux. Elle affectait une voix faible de convalescente, s'étendait sur les souffrances de telle partie de son corps, serrait violemment des deux mains sa tête empaquetée dans un foulard. Lalla Aïcha lui prodigua toutes sortes de conseils, lui indiqua un fqih dans un quartier éloigné, dont les talismans faisaient miracle.

Questions
:

1- Complétez le tableau suivant :

- Titre :

- Année d’édition :

- Genre littéraire :

- Auteur :

- Date de naissance :

- Date du décès :

- Deux autres œuvres du même auteur :

2- Situez le passage par rapport à ce qui le précède
!

NB: la première question de l'identification sera  répétée autant de fois que possible pour qu'elle soit apprise apr coeur! 

PS: Je réitère mon invitation aux  collègues et aux  élèves pour qu'ils participent à ce travail, en posant des questions et en y répondant! c'est dans l'intérêt de nos élèves et de nos enfants! Merci infiniment





 Réponse N°13 33857

réponses:
  Par   Jaafari Ahmed  (Profle 19-04-14 à 20:07

1- Complétez le tableau suivant :

- Titre : La Boîte à Merveilles

- Année d’édition : 1954

- Genre littéraire : Roman autobiographique

- Auteur : Ahmed Sefrioui

- Date de naissance :1915

- Date du décès : 2004

- Deux autres œuvres du même auteur : Le Chapelet d'ambre , Le Jardin des soretilèges, (et/ ou) (La Maison de servitude )

2- Situez le passage par rapport à ce qui le précède !

(Ici nous sommes dans le chapitre 2)

Après la rude épreuve du Bain maure (Dimanche), Sidi Mohamed assiste à la dispute de sa mère avec Rahma à cause du tour de lessive(Lundi) , il finit par s'évanouir devant tant de violence. nous sommes le lendemain.




 Réponse N°14 33861

Suite :
  Par   Jaafari Ahmed  (Profle 20-04-14 à 18:35



1- Pourquoi le mot « MARDI » est écrit en majuscule ?

2- « Néfaste » veut dire ici, « qui fait du mal ». Pourquoi le narrateur qualifie-- t-il ainsi le « Mardi » ?

3- Relevez quatre mots du champ lexical de la douleur , et justifiez leur emploi!

4- Est-ce que les femmes qui le menacent sont réelles ?

5- Qu’est- ce qui a provoqué son cauchemar ?

6- À qui appartient la main qui vient le sauver ?

7 – si le registre tragique présente les personnages écrasés par la fatalité d’un destin sans issu, et si le pathétique provoque la pitié et la compassion devant des situations de souffrances insupportables , comment classeriez-vous ce passage ? justifiez du texte !





 Réponse N°15 33862

réponses:
  Par   Jaafari Ahmed  (Profle 20-04-14 à 20:34

1- le MARDI est un jour qui fait peur au narrateur ( et à ses camarades du Msid). Il se distingue des autres jours parce que c'est celui de la récitation du Coran, et donc de la punition en cas d'oubli...de ce fait , il devient inoubliable lui-même.

2- Néfatse parce que dans un Msid, surtout autrefois, la tradition était à l'apprentissage par coeur, sans chercher à comprendre, mais  sans commettre aucune "faute". bien sûr, il y a toujours des lacunes, accompagnées de coups de cognassier; et le fiqih est impitoyable .

3- hostilité, souffrances, trembler , cognassier, (maux physiques et moraux)

le narrateur se sent victime sans protection, dans un univers d'adultes sans pitié , qui ne savent faire que du mal...

4- Non, ces femmes font partie du cauchemar qu'il a fait pendant la nuit précédente.

5- Il a revécu la bagarre de sa mère avec Rahma, et leur violente dispute qui lui a fait perdre connaissance.

6- C'est la main réelle de sa mère qui le rassure dans son sommeil agité.

7- Ici, nous avons le registre pathétique: l'enfant (et ou l'auteur) suscite la pitié et la compassion chez le lecteur , qui le voit persécuté par des situtions qui le dépassent, même si elles ne sont pas catastrophiques. ( ou plus simplement : nous partageons les sentiments de l'enfant même si la situation n'est pas grave)




 Réponse N°16 33864

troisième texte
  Par   Elmzouri mostafa  (Autrele 21-04-14 à 17:12

Ces deux jours et demi de repos passèrent très vite. Le vendredi après déjeuner, je me retrouvai à l'école, hurlant les versets coraniques et scandant les mots sur ma planchette à coups de poings.

Une mèche de cheveux ornait le côté droit de ma tête. Elle tournoyait aux quatre vents pendant que j'apprenais frénétiquement ma leçon. Mes doigts me faisaient mal à force de cogner sur ma planchette de buis. Chaque élève se livrait à ce jeu avec passion. Le maître somnolait, sa longue baguette à la main. Le bruit, les coups répétés sur les planchettes m'enivraient. J'avais chaud aux joues. Mes tempes bourdonnaient. Une tache de soleil d'un jaune anémique traînait encore sur le mur d'en face. Le maître se réveilla, distribua au hasard quelques coups de baguette et se rendormit.

La tache de soleil diminuait.

Les cris des enfants s'étaient transformés en torrent, en cataracte, en bruit de rafale.

La tache de soleil disparut.

Le maître ouvrit les yeux, bâilla, distingua au milieu de toutes ces voix, celle qui déformait une phrase vénérée, rectifia le mot défectueux et chercha une position confortable pour reprendre son somme. Mais il remarqua que le soleil avait disparu. Il se frotta les yeux, son visage s'éclaira et la baguette nous fit signe de nous rapprocher. Le bruit cessa brutalement. Installés tout contre l'estrade du fqih, nous chantâmes la première sourate du Coran. Les plus petits comme les plus grands la connaissaient. Nous ne quittions jamais l'école le soir sans la chanter. Le vendredi nous' la faisions suivre de quelques vers de Bnou Achir consacrés au rituel des ablutions et d'une ou deux prières pour implorer la miséricorde de Dieu en faveur de nos parents et de nos maîtres morts et vivants.

Nous étions heureux quand commençaient ces litanies. Elles signifiaient la fin de nos souffrances, le retour à la maison, la course dans les ruelles humides. Enfin, le maître nous libéra un par un. Avant de partir nous nous dirigions vers l'estrade pour le saluer une dernière fois et lui baiser la main.

Chacun prit ses babouches de dessus une étagère placée à l'entrée de la salle d'école et s'en alla.

Il faisait déjà sombre quand j'arrivai à la maison.

Questions:

 1- Quels sont les indicateurs qui désignent le déroulement du temps dans ce texte.

Comment interprétez cette façon de désigner le temps ?

 2- Dans ce texte, le champ lexical du bruit est abondant, relevez en 4 termes. Quel est le rôle de cette abondance ?





 Réponse N°17 33865

Essai de réponse :
  Par   Elmzouri mostafa  (Autrele 21-04-14 à 17:30



1- après déjeuner

Une tache de soleil d'un jaune anémique traînait encore sur le mur d'en face

La tache de soleil diminuait

La tache de soleil disparut

Il faisait déjà sombre

Le narrateur désigne le temps de cette façon parce qu’il n’y avait pas de montre dans le Msid ! En outre, il était interdit aux élèves de sortir pour voir quel temps il faisait et puis c’est plus expressive d’utiliser cette façon.

1- 1- hurlant, 2- scandant, 3-Le bruit,4- ces voix,5- Les cris ,6- torrent,7- en cataracte,8- en bruit de rafale, 9-chantâmes…

Le rôle de cette abondance : on est dans une école coranique, c’est le lieu par excellence du bruit ; Le narrateur met l’accent sur la méthode traditionnelle d’enseigner le coran et la tradition musulmane.





 Réponse N°18 33870

Merci cher ami!
  Par   Jaafari Ahmed  (Profle 21-04-14 à 19:02



Votre contribution, combien précieuse, vient au moment où je commençais à désespérer face au silence des collègues, et des élèves!





 Réponse N°19 34004

Mercii
  Par   hayani houda  (CSle 04-06-14 à 22:11



mercii cher prooof ca m a beaucoup aidéé ; svp j ai besoin de votre aide au niveau de la production écrite j espère que vous allez m aider





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