Professeur agrégé en france

 Par hassan  (?)  [msg envoyés : 2le 04-08-08 à 17:36  Lu :4797 fois
     
  
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Professeur agrégé (France)
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En France, un professeur agrégé est un fonctionnaire de l'éducation nationale, enseignant en général dans les classes de lycée. L'effectif des agrégés en activité était de 57 471 personnes au 31 janvier 2007.
Définition
Le corps des professeurs agrégés est constitué statutairement d'enseignants assurant leur service dans les classes de lycée (où ils représentent 26 % des enseignants), dans des établissements de formation, dans les classes préparatoires aux grandes écoles, et dans une moindre mesure (18 %) dans les classes de collège. Ils peuvent également être affectés dans des établissements d'enseignement supérieur. Il est régi par le décret n° 72-580 du 4 juillet 1972. Les professeurs agrégés doivent assurer le suivi individuel et l'évaluation des élèves et contribuer à les conseiller dans le choix de leur projet d'orientation. Ils peuvent être amené à assurer, sous l'autorité directe du chef d'établissement, l'organisation et la coordination des enseignements technologiques et professionnels ainsi que la gestion des moyens mis en oeuvre pour ces enseignements.
Recrutement
Les professeurs agrégés sont recrutés par les concours d'agrégation interne ou externe ou par promotion de professeurs certifiés inscrits sur une "liste d'aptitude".
Lauréat des concours d'agrégation exerçant dans les établissements privés
Les lauréats d'un concours d'agrégation externe exerçant dans l'enseignement privé sous contrat, ne font pas partie du corps des professeurs agrégés; ce sont des agents contractuels de la fonction publique intitulés "maître contractuel assimilé pour sa rémunération au corps des professeurs agrégés".
Ancien corps des agrégés
à l'origine, les agrégés formaient un corps différent des professeurs de lycée. Leur rang était alors situé entre celui des régents des collèges et des principaux des collèges alors que celui des professeurs de lycée étaient au dessus de celui des principaux. Ainsi, d'après le statut concernant les agrégés du 6 avril 1821, «Les agrégés sont des fonctionnaires chargés de remplacer les professeurs, et destinés à devenir professeurs eux-mêmes», «A partir du 1er janvier 1822, nul ne pourra être nommé professeur dans les collèges royaux [lycées], si déjà il n'est agrégé », « Tout agrégé qui refuserait d'accepter les fonctions auxquelles il aurait été nommé par le conseil royal, perdrait le traitement et le titre d'agrégé ». L'emploi d'agrégé est donc devenu un passage obligatoire pour devenir professeur des lycées, par conséquent rapidement tous les professeurs de lycée furent des lauréats du concours d'agrégation.
Activités
Les agrégés, censés enseigner - à l'origine - à un niveau scolaire élevé qui demande d'importantes préparations, donnent 15 heures de cours hebdomadaires devant les élèves, alors que les certifiés en donnent 18. Ces horaires n'ont pas évolué depuis les années 1950 : ils tiennent compte, bien sûr, des préparations de cours, de travaux pratiques en sciences, des corrections, des ateliers de type "théâtre" en lettres, des réunions pédagogiques, mais aussi de l'actualisation des connaissances par l'intermédiaire de stages de formation, des explorations de terrain pour les scientifiques, des lectures, des publications et des travaux de recherche éventuels (ces derniers ayant lieu le plus souvent pendant les vacances, mais cela fait partie intégrante de l'activité professionnelle). Cependant, à l'heure actuelle, de nombreux agrégés ont les mêmes conditions de travail que les certifiés (ils enseignent aux mêmes niveaux) et les 15h de cours par semaine ne se justifient donc plus que par leur statut et non pas une charge de travail plus importante.
Les professeurs agrégés dans les établissements d'enseignement supérieur
Professeurs agrégés (Pr.Ag) affectés aux universités
Les professeurs agrégés, comme les professeurs certifiés, les professeurs des lycées professionnels et les professeurs d'EPS, peuvent être affectés dans un établissement d'enseignement supérieur, leurs obligations de services sont régis par le décret 93-461 à hauteur de 384 heures par an et peuvent être aménagé selon le décret 2000-552.
Lorsqu'il est affecté dans un établissement d'enseignement supérieur, le professeur agrégé n'est pas un enseignant-chercheur, et effectue de ce fait un service complet d'enseignement. Bien que ce ne soit pas sa mission, il peut être amené à s'intégrer aux équipes de recherches de l'établissement.
Les professeurs agrégés affectés dans un établissement d'enseignement supérieurs sont généralement désignés dans le jargon de l'enseignement supérieur par le pseudo acronyme « PrAg » construit à partir des deux premières lettres des mots « Professeurs » et « Agrégés ».
Les conditions d'affectation des enseignants du second degré dans les établissements d'enseignement supérieur sont détaillées dans le Bulletin officiel
Agrégés-préparateurs et agrégés-répétiteurs des écoles normales supérieures
Les professeurs agrégés de l'enseignement du second degré peuvent être appelés à exercer à titre temporaire, pour une durée de trois ans reconductible deux fois, les fonctions de préparateur ou de répétiteur dans les écoles normales supérieures, dans les conditions fixées par les statuts ou les règlements intérieurs de ces établissements. Ils sont tenus d'accomplir un service d'enseignement en présence des étudiants d'une durée annuelle qui peut varier entre la moitié et la totalité de celle prévue à l'article 2 du décret du 25 mars 1993, compte tenu des missions autres que celle d'enseignement qui peuvent leur être confiées.
Rémunération
Le corps des professeurs agrégés est réparti en deux classes :
- La hors-classe qui comprend six échelons ;
- La classe normale qui comprend onze échelons.
L'avancement d'échelons peut se faire suivant plusieurs mécanismes.
Le professeur agrégé peut également bénéficier de promotions par changement de classe, ce qui se traduira par une augmentation de sa rémunération et des perspectives futures de salaire.
Pour traduire l'importance des différences en termes de salaire selon le rythme d'avancement, le tableau ci-dessous utilise les notions de « salaire minimum », qui correspond à l'indice atteint par un enseignant avançant essentiellement à l'ancienneté dans la classe normale, et celui de « salaire maximum », qui correspond à l'indice atteint par un enseignant avançant au grand choix (par inspection) et terminant sa carrière à la hors-classe.
Les salaires nets mensuels indiqués ci-dessous s'entendent hors perception de l'indemnité de résidence et toutes cotisations sociales déduites (cotisation « pension civile », RDS, CSG, contribution solidarité). Ils n'incluent pas le supplément familial de traitement éventuellement perçu.
Situation Salaire minimum Salaire maximum
stagiaire
1 423€ 1 423 €
Après 2 ans de carrière 1 944 € 1 944 €
Après 10 ans de carrière 2 226 € 2 384 €
Après 20 ans de carrière 2 939 € 3 082 €
Après 30 ans de carrière 3 083 € 3 615 €
Rémunérations complémentaires :
- une indemnité de suivi et d'orientation des élèves de 1 138 € à 2 206 € annuellement (le second chiffre concerne les professeurs principaux)
- une heure supplémentaire hebdomadaire : 1 750€ annuels
- une heure de première chaire (enseignement de 6 h minimum dans des classes à examen de niveau différent) : 1 750 € annuels

  



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 Réponse N°1 213

intervention de M.JEAN-MICHEL L?OST
  Par   marocagreg  (Adminle 04-08-08 à 20:04

Suite au même sujet, voila l'intervention de M. JEAN-MICHEL LéOST (président de l'association des agrégés de l'Université en France) lors du colloque organisé par FPAM. Il y fait un peu le bilan de l'agrégation en France :



INTERVENTION DE JEAN-MICHEL LéOST

Président de la Société des agrégés de l'Université

Je suis heureux de me retrouver avec vous pour cette journée d'études sur l'Agrégation marocaine à la croisée des expériences française et tunisienne, organisée par l'association Forum des professeurs agrégés du Maroc, Alors que l'avenir des concours de recrutement en France est incertain, il est réconfortant de réfléchir avec vous au rôle de l'agrégation dans le système d'éducation et de formation. Je puiserai sans doute dans vos travaux des arguments supplémentaires pour défendre une agrégation menacée.

Je voudrais tout d'abord vous rappeler brièvement l'histoire de l'agrégation, très ancienne dans notre pays, mais toujours aussi jeune par les valeurs qu'elle représente. J'expliquerai ensuite les principes que défend l'association que je préside, la Société des agrégés de l'Université, principes qui découlent tout naturellement de ce que représente l'agrégation. Je vous donnerai pour terminer quelques exemples concrets de notre action.

***

C'est une longue histoire que celle de l'agrégation. Depuis sa création par Louis XV, en 1766, jusqu'au concours de 2008 qui se déroule actuellement, l'agrégation a traversé l'Histoire pendant plus de 240 ans, ne disparaissant que quelques années pendant la période révolutionnaire puis sous le Second Empire, s'imposant peu à peu comme « la clef de voûte de notre enseignement », selon la formule de Jean Zay, Ministre de l'éducation nationale en 1937.

A l'origine, il s'agissait de recruter pour l'enseignement du second degré des maîtres capables de succéder aux Jésuites, chassés de France par un arrêt du Parlement de Paris, en date du 6 août 1762. En effet, bien qu'ils soient réputés pour la qualité de leur enseignement, les Jésuites avaient éveillé très vite la méfiance des rois Bourbon qui les jugeaient trop indépendants. Lors du premier concours, vingt-et-un candidats furent proclamés « docteurs agrégés », le 11 octobre 1766, en philosophie, rhétorique et grammaire.

Aujourd'hui, l'agrégation compte une trentaine de spécialités dans des disciplines littéraires, scientifiques, techniques ' il existe même une agrégation d'éducation physique et sportive. Le nombre de places à l'agrégation externe a longtemps approché des 2000, voire davantage, mais subit, depuis peu, une baisse sensible, pour des raisons plus budgétaires que pédagogiques : 1940 en 2005, 1440 en 2006, 1443 en 2007 et 1245 pour la session 2008.

La création du premier concours de l'agrégation obéissait donc au souci de recruter des maîtres dont la qualification scientifique et pédagogique ne fût pas inférieure à celle des Jésuites et de constituer un corps de maîtres dévoués à leur mission.

Cette double finalité caractérise encore de nos jours l'organisation des concours de l'agrégation. Il s'agit, selon le statut actuel des agrégés, de recruter des maîtres capables d'enseigner dans les classes de lycée, dans les classes préparatoires aux grandes écoles, dans les établissements de formation et dans l'enseignement supérieur, exceptionnellement en collège.

Ce concours difficile, où la sélection est très dure, a aussi une valeur sociale. Concours national, avec ses nombreuses épreuves écrites corrigées sous couvert de l'anonymat et ses épreuves orales jugées collégialement, l'agrégation est un modèle de recrutement. Elle puise ses lauréats dans l'ensemble du corps social. Un rapport sur La fonction enseignante dans le second degré a montré, en 1974, que l'origine des agrégés était plus démocratique que celle des maîtres auxiliaires. Le prestige de l'agrégation s'étend au-delà de nos frontières, puisque les ressortissants européens peuvent s'y inscrire ' et ce sont souvent les plus ardents défenseurs de ce concours.

La solidité de la formation scientifique des agrégés est incontestable : ils sont souvent passés par les classes préparatoires aux grandes écoles dont chacun connaît les exigences ; ils ont ensuite poursuivi leurs études dans les écoles normales supérieures, s'ils ont réussi ces concours eux-mêmes très sélectifs, ou dans les universités où ils sont généralement parmi les meilleurs étudiants; ils doivent posséder une maîtrise ou un master 1, beaucoup de candidats possèdent un DEA (diplômes d'études approfondies) ou un master 2, voire une thèse ; de plus, ils bénéficient d'une année entière de préparation au concours, avec des programmes très exigeants. Cette solide formation explique la facilité avec laquelle les lauréats de l'agrégation, placés à l'articulation du secondaire et du supérieur, s'adaptent à une extrême variété de situations d'enseignement.

Les détracteurs de l'agrégation, qui sont souvent des personnes qui ont échoué au concours ou ont évité de l'affronter, prétendent que les agrégés sont peut-être savants, capables d'acquérir de très nombreuses connaissances, mais qu'ils ne savent que les asséner à leurs élèves, comme si leur science les rendait inaptes à enseigner. Or ' et on ne le répètera jamais assez ' le meilleur fondement de la pédagogie est une bonne maîtrise de la discipline. Un savant n'est pas nécessairement un bon pédagogue, mais celui qui maîtrise mal sa discipline sera à coup sûr un mauvais pédagogue ou n'enseignera que du vent. « On ne saurait faire qu'un professeur ignorant rende un élève savant », se plaisait à dire Guy BAYET, qui fut président de la Société des agrégés de 1960 à 1990.

Les agrégés peuvent aussi devenir enseignants-chercheurs dans les universités. L'agrégation devrait d'ailleurs être un titre nécessaire pour devenir maître de conférences ou professeur des universités. En effet, l'agrégé est, dans sa discipline, un généraliste ; le titulaire d'une thèse est un spécialiste ; l'enseignant-chercheur qui est agrégé associe les qualités du généraliste et du spécialiste.

C'est pour défendre l'agrégation et les agrégés que fut créée en 1914 la Société des agrégés. Je voudrais vous expliquer les principes qui l'animent.

***

Depuis sa création, la Société des agrégés a bien sûr évolué, mais elle est restée fidèle à des principes fondamentaux, qui montrent que son action va bien au-delà des revendications catégorielles. En juin 2006, me portant candidat pour la première fois à la présidence de l'association, j'ai rappelé les principes fondamentaux qui guideraient mon action.

C'est d'abord l'indépendance : à l'égard du pouvoir, à l'égard de tous les pouvoirs. Une association comme la nôtre ne peut être efficace et respectée que si elle sait garder, comme elle l'a toujours fait, l'autonomie de jugement, l'esprit d'indépendance, le refus de la complaisance et de la démagogie qui lui permettent, dans toutes les circonstances, d'exprimer et de défendre ses analyses et ses propositions.

C'est ensuite la primauté du savoir : c'est parce que nous avons le souci de l'élève que nous mettons le savoir au centre du système éducatif : c'est le savoir qui est le fondement de l'esprit critique, de l'égalité des chances, de la promotion sociale.

Au savoir, il faut associer la culture, à laquelle tous les élèves ont le droit d'accéder. La culture n'est pas réservée à une élite, encore moins à des « héritiers », comme disait Pierre Bourdieu, socialement privilégiés. Chacun doit en avoir sa part, à commencer par ceux qui ne la trouvent pas dans leur milieu familial. Renoncer à cette ambition pour tous les élèves, c'est oublier l'apport irremplaçable de la culture dans la vie professionnelle, sociale et individuelle de chacun.

C'est enfin la défense des concours nationaux du CAPES et de l'agrégation : tous les élèves, quels qu'ils soient, ont le droit d'avoir des professeurs de qualité, recrutés à un haut niveau. Il est essentiel que les professeurs aient un savoir disciplinaire élevé.

Vous voyez que le savoir que revendiquent les professeurs agrégés leur impose également des devoirs et d'immenses responsabilités.

La Société des agrégés reste fidèle à ces principes. Elle ne se limite pas à une action catégorielle, elle a le souci de l'ensemble des questions relatives à l'enseignement. Elle n'est pas recroquevillée sur de prétendus privilèges, elle veut défendre un enseignement de qualité, dispensé par des professeurs hautement qualifiés ; elle n'est pas nostalgique d'un passé idéalisé, elle veut faire vivre, dans l'école du XXIème siècle les grands principes de l'école républicaine ; elle ne se contente pas de rappeler ces principes, elle cherche et propose les modalités permettant de les appliquer dans un monde en évolution.

Ses détracteurs, souvent des personnes qui s'autoproclament pédagogues sans pratiquer l'enseignement, ou qui ne font pas l'effort de s'informer pour pouvoir formuler des jugements objectifs, l'accusent d'être réactionnaire. J'ai même reçu dernièrement une lettre anonyme, me traitant de « dinosaure ». Je l'ai pris plutôt pour un compliment : les dinosaures sont résistants, et il a fallu un cataclysme pour les faire disparaître. Les détracteurs de l'agrégation, aveuglés par leurs préjugés, ne se rendent pas compte que ce sont eux les passéistes et les obscurantistes, incapables de se remettre en question!

***

Je voudrais revenir sur des exemples concrets de l'action de la Société des agrégés, qui se fonde sur les principes que j'ai tout à l'heure énoncés.

Nous entretenons des relations régulières avec les autorités de l'Etat : nous sommes reçus par les conseillers du Président de la République, du Premier Ministre ; nous avons des audiences régulières auprès des Ministres chargés de l'enseignement, actuellement Valérie Pécresse pour l'Enseignement supérieur et la Recherche, Xavier Darcos pour l'éducation nationale, ou auprès de membres de leurs Cabinets. Nous rencontrons également l'Inspection générale. Nous sommes auditionnés par la Commission des Affaires culturelles du Sénat sur de grands sujets, comme les classes préparatoires aux grandes écoles ou le baccalauréat. Les relations que nous entretenons avec nos interlocuteurs sont généralement bonnes, même lorsque nos points de vue divergent, car ils reconnaissent la hauteur de vue de nos analyses et apprécient notre indépendance d'esprit.

Nous formulons également des demandes et des propositions pour la carrière des agrégés, et, en particulier, pour leurs affectations. Nous estimons que les agrégés doivent avoir une place spécifique dans l'enseignement secondaire et dans l'enseignement supérieur, ce qui n'est pas toujours respecté par routine administrative ou du fait d'un égalitarisme niveleur qui aboutit parfois à un gâchis scandaleux des compétences.

Nous prenons position sur toutes les grandes questions relatives aux concours, aux programmes et aux disciplines, de même que sur les questions pédagogiques et structurelles. En voici quelques illustrations.

En 2006, nous avons approuvé l'initiative de Gilles de Robien, alors Ministre de l'éducation nationale, qui visait à rendre plus rigoureux l'enseignement de la grammaire à l'école primaire et au collège. En effet, la grammaire est nécessaire à l'apprentissage de la lecture et de l'écriture ; elle est nécessaire à la formulation exacte de sa pensée et à la compréhension de la pensée d'autrui ; plus généralement, elle est nécessaire pour communiquer, pour concevoir et pour créer.

De la même façon, nous avons approuvé la réforme des programmes de l'école primaire et le recentrage sur les fondamentaux ' français, calcul, lecture, écriture ', mis en oeuvre par le Ministre Xavier DARCOS, car il n'y a pas de progrès possible dans l'acquisition du savoir sans de solides bases. A ceux qui prétendent que c'est un retour à des conceptions passéistes, nous répondons que c'est un retour au bon sens, qui n'a pas d'âge.

Autre exemple : nous défendons un baccalauréat national, qui offre la garantie absolue que tous les élèves sont instruits selon les mêmes exigences et les mêmes programmes. De plus, par l'anonymat lors des corrections des épreuves écrites, il constitue pour les candidats un rempart contre l'arbitraire et leur épargne l'injustice de notes qui se fonderaient sur d'autres critères que la seule lecture et la seule correction de leurs copies. C'est pourquoi nous sommes opposés à une extension du contrôle continu pour cet examen. Le baccalauréat a aussi une valeur symbolique d'initiation qui incite les élèves à l'effort et au travail. Enfin, les résultats obtenus lors de la préparation de cet examen les conduisent à une réflexion sérieuse et circonstanciée à l'égard de leur orientation dans l'enseignement supérieur.

Certains élèves, à la suite de difficultés personnelles, familiales ou d'accidents, abandonnent prématurément leurs études, sans obtenir le baccalauréat : c'est pourquoi nous proposons d'augmenter le nombre de lycées qui pourraient accueillir, dans des classes adaptées, les adultes qui voudraient reprendre un cursus scolaire. Il conviendrait aussi de soutenir les universités qui, dans le cadre de la formation continue, mettent en place des préparations au DAEU (diplôme d'accès aux études universitaires) qui offrent à des adultes de tout âge la possibilité d'obtenir l'équivalence du baccalauréat et de poursuivre ensuite des études supérieurs ou de progresser dans leur profession.

Un dernier exemple de notre action : nous défendons les classes préparatoires aux grandes écoles et nous proposons des mesures d'accompagnement, financières et pédagogiques, pour permettre aux élèves issus de milieux défavorisés d'y accéder plus facilement. 

D'une façon générale, nous voulons mener une politique constructive en élaborant nous-mêmes des projets ou des contre-propositions.

Vous pouvez constater que cette action est cohérente avec les principes que nous défendons.

Nous éditons d'autre part, six fois par an, une revue, L'Agrégation, qui donne toutes les informations utiles concernant le statut et la carrière des agrégés, qui publie des analyses des projets des Ministères et nos propres propositions, qui contient des tribunes libres et des notes de lecture sur les publications de nos adhérents (thèses, essais, ouvrages pédagogiques, romans, recueils de poésie...). Nous envisageons de l'enrichir encore avec les contributions de personnalités qui donneraient leur point de vue sur le système éducatif.

Nous sommes également attentifs à tous les évènements liés à l'enseignement et nous prenons position, dans des communiqués de presse, chaque fois que nous le jugeons utile.

Nous faisons enfin un important travail d'information et de conseil auprès des sociétaires.

***

Je voudrais pour terminer remercier les organisateurs de cette journée de m'avoir invité pour vous faire part de mon expérience de professeur agrégé, pour vous expliquer les principes et les valeurs que défend la Société des agrégés, et témoigner du rôle, irremplaçable à mon sens, que tient l'agrégation dans l'enseignement français et dans la vie intellectuelle de la France.

Je souhaiterais qu'au-delà de cette visite au Maroc, nous entretenions des relations, que nous fassions des échanges d'informations, pour défendre ensemble et faire mieux connaître dans tous les pays cette institution remarquable qu'est l'agrégation.

Je souhaite une longue vie aux agrégations marocaines et tunisiennes.

Jean-Michel LEOST Président de la Société des agrégés







 Réponse N°2 214

à nos responsables de comparer
  Par   hassan  (CSle 04-08-08 à 20:34



je tiens à vous remercier pour cet article

..............................................

Les agrégés peuvent aussi devenir enseignants-chercheurs dans les universités. L'agrégation devrait d'ailleurs être un titre nécessaire pour devenir maître de conférences ou professeur des universités. En effet, l'agrégé est, dans sa discipline, un généraliste ; le titulaire d'une thèse est un spécialiste ; l'enseignant-chercheur qui est agrégé associe les qualités du généraliste et du spécialiste.





 Réponse N°3 215

re-
  Par   marocagreg  (Adminle 05-08-08 à 09:52

C'est moi qui vous remercie...




 Réponse N°4 217

remarque
  Par   abdelhaq  (CSle 07-08-08 à 09:31

Cette comparaison avec les agrégés français et tunisiens nous stimule a faire un grand effort pour creuser ce chemin vers l'établissement d'un vrai statut pour nous les agrégés marocains, sinon on va rester dans l'attente et personne ne va nous écouter; militons pour notre statut. Même les prochains agrégatifs l'attendent et même nos familles::::::

agrégation




 Réponse N°5 218

Demande
  Par   Mohamed ES SBAI  (CSle 07-08-08 à 12:19

Ces articles sont très intéressants. je vous demande de publier aussi l'intervention de Mr Mehdi Fouad si c'est possible.




 Réponse N°6 219

re-
  Par   marocagreg  (Adminle 07-08-08 à 14:12

Pour voir toutes les interventions du colloque organisé par FPAM, visitez le site officiel de l'association :

http://www.fpamaroc.org





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