Production ecrite: corrige

 Par Adi Lachgar  (?)  [msg envoyés : 400le 20-02-10 à 20:18  Lu :64622 fois
     
  
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Je prie les élèves inscrits de trouver ici le corrigé complet de la production écrite selon le plan qui leur est proposé.
NB
• Vous noterez que j’indique les parties et les paragraphes avant de les développer. Ce n’est pas ce que vous ferez le jour de l’examen. D’ailleurs, dans l’encadré « votre copie » à la fin, vous avez la version définitive du devoir.
• Les étapes de l’introduction et de la conclusion sont indiquées par un astérisque (*).
• Le développement qui vous est proposé est simplifié pour vous montrer que la question du nombre de lignes ne se pose pas : si vous respectez la rhétorique de chaque partie du développement, vous arrivez facilement à 3 pages manuscrites (avec 2 parties et 2 paragraphes par partie+introduction+conclusion)
• Vous sauterez une ou deux lignes entre les parties (en passant de l’introduction à la 1ère partie, en passant de la 1ère partie à la 2ème partie et en passant de la 2ème partie à la conclusion)
• Ne sautez pas de ligne entre les paragraphes ni à l’intérieur du paragraphe.
• N’oubliez pas de laisser un bonne marge au correcteur : si vous l’oubliez, il risque de s’en offusquer. La marge est une marque de politesse et de modestie. Mais ne laissez pas une demi page non plus.
• Si vous avez des questions et des remarques, nous en parlerons vendredi prochain.
Vous trouverez ce document mieux présenté dans la rubrique "lycée" de ce forum
Sujet
Les souvenirs d’enfance sont-ils toujours heureux ?
Vous répondrez à la question dans un développement organisé, nourri d’arguments et d’exemples précis.
INTRODUCTION
• Accroche : où l’on amène le sujet de manière « naturelle »
• Brève analyse du sujet et problématisation
• Annonce du plan
* Les souvenirs sont ce qui nous lie au passé et ce qui nous en reste. La plupart de nos souvenirs nous viennent de l’enfance. *Ils peuvent être heureux ou malheureux selon plusieurs facteurs, dont le plus important est peut-être la famille. La famille, en nous offrant une enfance heureuse, nous donne des souvenirs heureux. Mais, qu’est-ce qu’une enfance heureuse ? Et qu’est-ce qu’un souvenir heureux ? D’où vient, aussi, que nous pensons à certains moments de notre enfance avec nostalgie et à d’autre avec amertume ?*La question peut être traitée, d’abord, en cherchant ce qui fait le caractère heureux d’un souvenir d’enfance, puis, ce qui fait qu’un souvenir d’enfance peut être malheureux.
DEVELOPPEMENT EN DEUX PARTIE
PARTIE 1 :
IDEE GENERALE DE LA PARTIE : L’enfance est une période où, grâce à la famille, se « fabriquent » des souvenirs heureux.
Paragraphe 1 :
Idée du paragraphe : L’enfance est une période heureuse où la personne est protégée et choyée par sa famille.
Paragraphe2
Idée du paragraphe : Les souvenirs d’enfance sont des souvenirs d’innocence et d’irresponsabilité sympathique.
INTRODUCTION DE LA PARTIE I
DEVELOPPEMENT DU PREMIER PARAGRAPHE
DEVELOPPEMENT DU DEUXIEME PARAGRAPHE
L’enfance est, peut-être, la période la plus importante de notre vie. Elle est décisive dans la formation de l’adulte que nous serons. Cette période passe trop vite et il ne nous en reste que des souvenirs. Ces derniers sont souvent nostalgiques car ils nous ramènent à des moments heureux où on est protégé et choyé. Ce sont des souvenirs d’innocence et d’irresponsabilité sympathique.
L’enfance est une période heureuse où l’individu existe par et dans la famille. La famille, le père et la mère principalement, mais aussi les grands parents, les tantes et les oncles, offrent à l’enfant un univers protecteur qui le met en sécurité et lui procure des moments de bonheur. Les baisers, les cadeaux, les mots doux et mêmes les fessées sont des événements qui peuvent paraître anodins à l’enfant, mais peuvent devenirs historiques pour l’adulte. Je peux me rappeler avec beaucoup de nostalgie et de bonheur le jour où papa, simple maçon, m’a offert, fièrement, une paire d’espadrilles qui lui ont coûtées 50Dh et qui ne m’ont pas plu. Je peux me remémorer avec tendresse les jours où, malgré moi, maman me décrassait le corps avec une certaine violence, comme si elle voulait me rendre blanc. On peut avoir une enfance marquée par la maladie. Mais, si on est entouré par une famille qui se sacrifie, qui est tendre et rassurante, les moments durs deviennent, un peu plus tard, des moments heureux. Les souvenirs des moments familiaux deviennent heureux à l’âge adulte, car c’est à ce moment-là qu’on mesure le bonheur et la chance d’avoir eu une famille.
Les souvenirs d’enfance sont, en effet, des souvenirs d’innocence et d’irresponsabilité sympathique. Quand on y pense, on n'est pas toujours très glorieux pendant l’enfance. On est même souvent ingrat. Mais on nous pardonne tout, on nous passe tout et on trouve sympathiques toutes ou presque toutes nos bêtises. C’est que nous ne sommes pas responsables et que nous sommes incapables de méchanceté. On peut donc raconter avec des rires et des sourires le jour où on a massacré tous les poussins de grand-mère, la fois où on a volé l’argent de son oncle, la soirée où on a pété en plein repas familial, le jour où a volé l’argent que la maman avait pris dans la poche du père… Que de belles réminiscences, que du bonheur. Même les punitions qui ont suivi sont aujourd’hui des souvenirs heureux. Enfants, nous sommes considérés comme des petits diables, des « chaîtan. » Rien de vraiment mauvais ne peut venir de nous. C’est pourquoi nous nous souvenons de ces événements avec nostalgie. Nous aimerions bien avoir, adultes, droit à un peu de cette extraordinaire indulgence.
Ainsi, il apparaît que c’est dans la famille que se font les souvenirs heureux. Que la vie soit vraiment heureuse ou malheureuse, le bonheur ou le malheur du souvenir dépend d’abord de la qualité de la présence familiale.
PARTIE II :
IDEE GENERALE DE LA PARTIE : Etre sans famille ou avoir un « mauvaise » famille fabrique des souvenirs malheureux.
Paragraphe 1 :
Idée du paragraphe : Quand l’enfant et sans famille, souvent il ne lui reste que des souvenirs douloureux de son enfance.
Paragraphe2
Idée du paragraphe : Quand enfant est né dans une « mauvaise » famille, il est marqué à jamais
INTRODUCTION DE LA PARTIE I
DEVELOPPEMENT DU PREMIER PARAGRAPHE
DEVELOPPEMENT DU DEUXIEME PARAGRAPHE
La période de l’enfance ne passe pas trop vite pour tous les enfants. Tous les enfants n’ont pas droit à l’enfance. Certains ont le malheur d’être nés sans famille. Abandonnés, orphelins ou nés dans une mauvaise famille, ces enfants ne gardent de l’enfance que des souvenirs tristes et douloureux et des marques indélébiles dans leur corps, leur cœur et leur tête.
L’enfant sans famille ne garde de son enfance, le plus souvent, que des souvenirs douloureux. L’orphelin, même lorsqu’il a la chance de ne pas se retrouver dans la rue ou dans des établissements d’assistance publique, ne se sent ni aimé ni désiré. Il est à peine supporté et tout ce qu’on fait pour lui est vécu comme une aumône. Il est, pour ainsi dire, tout le temps humilié. Souvent, l’enfant qui n’a pas de famille est appelé à affronter le monde des dures réalités très tôt. Il doit gagner lui-même son pain. Il n’a droit ni à l’école, ni à la santé. Il regarde les autres enfants avec envie et, parfois, avec rancune et haine. Si cet enfant devient un adulte avec juste de mauvais souvenirs, c’est une chance pour la société, car, des fois, il devient marginal et sa rancune devient soif de vengeance. Les souvenirs qui restent d’une enfance sans famille ne sont pas des souvenirs qu’on se remémore ou qu’on raconte. On les tait, on les noie dans l’alcool ou on les étouffe par la fumée cannabique. Il y en a de terribles, en effet. L’enfant ne peut pas se souvenir avec bonheur de la fois ou il a été violé, de toutes les fois où son mâalem l’a caressé avec une certaine insistance, du jour où il a été battu à mort et brûlé par sa lalla. Ce que désire cet enfant, c’est de pouvoir effacer sa mémoire.
Il ne faut pas déduire de cela qu’avoir une famille est synonyme de bonheur. Parfois, c’est de la famille que viennent les malheurs et les souvenirs malheureux. Quand l’enfant tombe dans une famille indigne, il est aussi malheureux, voire plus malheureux qu’un enfant sans famille. Imaginons un enfant dont le père, ivrogne et joueur, ne pratique que la langue des gros mots et des baffes, ou dont la mère est une prostituée alcoolique et droguée. Quels souvenirs peuvent rester à cet enfant de son enfance ? Les jours où les cris de son père et de sa mère le réveillent en sursaut, tremblant ? L’autre fois où la police vient chercher son père à minuit, pour une affaire de coups et blessures? La fois où sa mère rentre avec un « monsieur », complètement grise ? Le jour où son père lui soutire les 5 dirhams que son grand-père lui avait donnés pour la fête du mouton ? L’enfant peut porter sur son corps même les marques de cette vie violente et impitoyable. Des parents pareils peuvent se montrer extrêmement violent envers l’enfant. L’enfant dont la famille n’en est pas une n’a pas d’enfance. Ses souvenirs d’enfance sont des blessures béantes à jamais.
CONCLUSION
• Bilan
• Elargissement de la perspective
* Les souvenirs d’enfance ne sont pas toujours heureux. Il y a seulement des enfants dont les souvenirs heureux sont si nombreux que les moments de malheur deviennent insignifiants et d’autres dont les moments de bonheur sont si rares qu’ils ne peuvent penser à leur enfance qu’avec amertume et angoisse. C’est la facteur familial qui est souvent décisif dans les deux cas. Bonne, aimante et tendre, une famille, pauvre ou riche, cultivée ou ignorante, peut vous donner une enfance heureuse et des souvenirs de bonheur. Absente, violente ou méchante, une famille vous vole votre enfance. * Cependant, tout n’est jamais perdu pour l’homme, car de grands malheurs d’enfance peuvent donner naissance à de grands chefs d’œuvres littéraires et artistiques.
Votre copie
Les souvenirs sont ce qui nous lie au passé et ce qui nous en reste. La plupart de nos souvenirs nous viennent de l’enfance. Ils peuvent être heureux ou malheureux selon plusieurs facteurs, dont le plus important est peut-être la famille. La famille, en nous offrant une enfance heureuse, nous donne des souvenirs heureux. Mais, qu’est-ce qu’une enfance heureuse ? Et qu’est-ce qu’un souvenir heureux ? D’où vient, aussi, que nous pensons à certains moments de notre enfance avec nostalgie et à d’autres avec amertume ?La question peut être traitée, d’abord, en cherchant ce qui fait le caractère heureux d’un souvenir d’enfance, puis, ce qui fait qu’un souvenir d’enfance peut être malheureux.
L’enfance est, peut-être, la période la plus importante de notre vie. Elle est décisive dans la formation de l’adulte que nous serons. Cette période passe trop vite et il ne nous en reste que des souvenirs. Ces derniers sont souvent nostalgiques car ils nous ramènent à des moments heureux où on est protégé et choyé. Ce sont des souvenirs d’innocence et d’irresponsabilité sympathique.
L’enfance est une période heureuse où l’individu existe par et dans la famille. La famille, le père et la mère principalement, mais aussi les grands parents, les tantes et les oncles, offrent à l’enfant un univers protecteur qui le met en sécurité et lui procure des moments de bonheur. Les baisers, les cadeaux, les mots doux et mêmes les fessées sont des événements qui peuvent paraître anodins à l’enfant, mais peuvent devenirs historiques pour l’adulte. Je peux me rappeler avec beaucoup de nostalgie et de bonheur le jour où papa, simple maçon, m’a offert, fièrement, une paire d’espadrilles qui lui ont coûtées 50Dh et qui ne m’ont pas plu. Je peux me remémorer avec tendresse les jours où, malgré moi, maman me décrassait le corps avec une certaine violence, comme si elle voulait me rendre blanc. On peut avoir une enfance marquée par la maladie. Mais, si on est entouré par une famille qui se sacrifie, qui est tendre et rassurante, les moments durs deviennent, un peu plus tard, des moments heureux. Les souvenirs des moments familiaux deviennent heureux à l’âge adulte, car c’est à ce moment-là qu’on mesure le bonheur et la chance d’avoir eu une famille.
Les souvenirs d’enfance sont, en effet, des souvenirs d’innocence et d’irresponsabilité sympathique. Quand on y pense, on n'est pas toujours très glorieux pendant l’enfance. On est même souvent ingrat. Mais on nous pardonne tout, on nous passe tout et on trouve sympathiques toutes, ou presque toutes nos bêtises. C’est que nous ne sommes pas responsables et que nous sommes incapables de méchanceté. On peut donc raconter avec des rires et des sourires le jour où on a massacré tous les poussins de grand-mère, la fois où on a cassé la moto de son oncle, la soirée où on a pété en plein repas familial, le jour où a volé l’argent que la maman avait pris dans la poche du père… Que de belles réminiscences, que du bonheur. Même les punitions qui ont suivi sont aujourd’hui des souvenirs heureux. Enfants, nous sommes considérés comme des petits diables, des « chaîtan. » Rien de vraiment mauvais ne peut venir de nous. C’est pourquoi nous nous souvenons de ces événements avec nostalgie. Nous aimerions bien avoir, adultes, droit à un peu de cette extraordinaire indulgence.
Ainsi, il apparaît que c’est dans la famille que se font les souvenirs heureux. Que la vie soit vraiment heureuse ou malheureuse, le bonheur ou le malheur du souvenir dépend d’abord de la qualité de la présence familiale.
La période de l’enfance ne passe pas trop vite pour tous les enfants. Tous les enfants n’ont pas droit à l’enfance. Certains ont le malheur d’être nés sans famille. Abandonnés, orphelins ou nés dans une mauvaise famille, ces enfants ne gardent de l’enfance que des souvenirs tristes et douloureux et des marques indélébiles dans leur corps, leur cœur et leur tête.
L’enfant sans famille ne garde de son enfance, le plus souvent, que des souvenirs douloureux. L’orphelin, même lorsqu’il a la chance de ne pas se retrouver dans la rue ou dans des établissement d’assistance publique, ne se sent ni aimé ni désiré. Il est à peine supporté et tout ce qu’on fait pour lui est donné comme une aumône. Il est, pour ainsi dire, tout le temps humilié. Souvent, l’enfant qui n’a pas de famille est appelé à affronter le monde des dures réalités très tôt. Il doit gagner lui-même son pain. Il n’a droit ni à l’école, ni à la santé. Il regarde les autres enfants avec envie et, parfois, avec rancune et haine. Si cet enfant devient un adulte avec juste de mauvais souvenirs, c’est une chance pour la société, car, des fois, il devient marginal et sa rancune devient soif de vengeance. Les souvenirs qui restent d’une enfance sans famille ne sont pas des souvenirs qu’on se remémore ou qu’on raconte. On les tait, on les noie dans l’alcool ou on les étouffe par la fumée cannabique. Il y en a de terribles, en effet. L’enfant ne peut pas se souvenir avec bonheur de la fois ou il a été violé, de toutes les fois où son mâalem l’a caressé avec une certaine insistance, du jour où il a été battu à mort et brûlé par sa lalla. Ce que désire cet enfant, c’est de pouvoir effacer sa mémoire.
Il ne faut pas déduire de cela qu’avoir une famille est synonyme de bonheur. Parfois, c’est de la famille que viennent les malheurs et les souvenirs malheureux. Quand l’enfant tombe dans une famille indigne, il est aussi malheureux, voire plus malheureux qu’un enfant sans famille. Imaginons un enfant dont le père, ivrogne et joueur, ne pratique que la langue des gros mots et des baffes, ou dont la mère est une prostituée alcoolique et droguée. Quels souvenirs peuvent rester à cet enfant de son enfance ? Les jours où les cris de son père et de sa mère le réveillent en sursaut, tremblant ? L’autre fois où la police est venue chercher son père à minuit, pour une affaire de coups et blessures? La fois où sa mère est rentrée avec un « monsieur », complètement grise ? Le jour où son père lui a soutiré les 5 dirhams que son grand-père lui avait donnés pour la fête du mouton ? L’enfant peut porter sur son corps même les marques de cette vie violente et impitoyable. Des parents pareils peuvent se montrer extrêmement violent envers l’enfant. L’enfant dont la famille n’en est pas une n’a pas d’enfance. Ses souvenirs d’enfance sont des blessures béantes à jamais.
Les souvenirs d’enfance ne sont pas toujours heureux. Il y a seulement des enfants dont les souvenirs heureux sont si nombreux que les moments de malheur deviennent insignifiants et d’autres dont les moments de bonheur sont si rares qu’ils ne peuvent penser à leur enfance qu’avec amertume et angoisse. C’est le facteur familial qui est souvent décisif dans les deux cas. Bonne, aimante, tendre, une famille, pauvre ou riche, cultivée ou ignorante, peut vous donner une enfance heureuse et des souvenirs de bonheur. Absente, violente, méchante, une famille vous vole votre enfance. Cependant, tout n’est jamais perdu pour l’homme, car de grands malheurs d’enfance peuvent donner naissance à de grands chefs d’œuvres littéraires et artistiques.

  




 Réponse N°1 2849

remarque
  Par   assamidi samira  (CSle 20-02-10 à 21:06

pardonnez moi monsieur ADI mais c'est pas un peu trop onirique voire utopique d'attendre une rédaction pareille de la part d'un élève marocain car le meilleur élève de ces jours... n'arrive pas à écrire un paragraphe CORRECTE




 Réponse N°2 2850

Propositon !
  Par   Samira Yassine  (Profle 20-02-10 à 22:15

Je tiens tout d'abord à remercier M Lagare pour cet échantillon de travail que doivent suivre nos élèves, dans la rédaction de leurs productions écrites. En lisant ce sujet, on y retrouve M lagare avec son humour, son audace à révéler des réalités cachées de certaines familles. En lisant ce travail, on savoure le style châtié de notre collègue. En effet, M lagare appelle les choses par leur nom. Mais la question que je me pose: Un élève du niveau que nous avons dans nos classe arrivera –t-il à réaliser un tel travail, avec ses deux longues parties, bien argumentées? Je ne demande pas de réponse. Je propose à mes collègues de donner ce sujet à leurs élèves comme production écrite dans une évaluation du 2ème semestre, et on publiera, dans cet article même, le travail du meilleur élève et celui de l'élève plutôt de niveau faible. Il serait préférable de tenter l'expérience avec les élèves les plus motivés à savoir les 1ères années vu qu'ils ont un examen à passer, alors ils prennent les choses un peu plus au sérieux. On reproduira le travail en recopiant le sujet de nos élèves qu'on exploitera par la suite comme corpus qui nous permettra de diagnostiquer le problème, les lacunes dont souffre le bon élève, et les problèmes sérieux dont on ne peut débarrasser l'élève de niveau faible. Je renouvelle mes remerciements pour M lagare pour son travail laborieux qui nous donne aussi une idée sur la belle enfance qu'il a vécue




 Réponse N°3 2851

Ce qu'ils peuvent, ce que nous pouvons
  Par   Adi Lachgar  (CSle 20-02-10 à 23:16

Vous aurez remarqué, chère collègue et, désormais, amie, que je me sers un peu de notre forum comme d'une plate forme où j'invite les élèves inscrits à mon cours de soutien à venir chercher quelques documents. Le corrigé proposé ci-dessus est donc d'abord adressé à ces élèves.

Ce que peut faire un élève est un gros problème. Mais dois-je sacrifier l'authenticité à la médiocrité? Je ne pense pas. Je fais comprendre à l'élève que le sujet de réflexion demande un développement composé d'une introduction, d'un développement (2parties, minimum) et dune conclusion. Je lui fais comprendre comment fonctionne chacune de ces parties de la rédaction, théorie et exemples à l'appui. Un élève me dit "mais le correcteur, Monsieur. Il va pas aimer qu'on écrive beaucoup (sic)" C'est grave. Que l'élève trouve dans la supposée lâcheté du correcteur (donc du professeur) une excuse à sa médiocrité, montre assez à quel point nous avons baissé dans les yeux de l'élève. Je lui explique que nous n'aimons pas beaucoup les corvées "correctionnelles" mais que notre métier est de corriger, justement. Je lui révèle que, lors des corrections, il y a deux types de copies que nous montrons aux collègues: la copie particulièrement "poubelesque", truffée d'erreurs et sale en bonus, et la copie particulirement soignée, où on reconnaît l'intro, le développement et la conclusion. L'élève doit faire son travail selon les règles de l'art et le professeur idem. Je m'occupe de classes de BTS. Mon contrat dit clairement: "0 à toute rédaction de moins de 50lignes." C'est arbitraire, oui. Mais je ne vois pas comment on peut respecter la rhétorique de la rédaction en écrivant un texte de 5, 10 ou même 20 lignes manuscrites. Maintenant, suis-je un rêveur? Demandé-je l'impossible? Non. La preuve en est que j'obtiens de mes élèves, extrêmement faibles, des copies que j'annote "Effort louable de construction mais beaucoup d'erreurs et expression maladroite." Effort de construction: c'est ce que l'école marocaine ne demande plus à l'élève. C'est ce que vous et moi ne pouvons sacrifier.




 Réponse N°4 2853

Je n'ai du temps que pour lire!§§/.?
  Par   Idoubiya Rachid  (Profle 20-02-10 à 23:44



Salut, chère, cher collègues.

Ah! Si j'ai un peu de temps pour écrire!

Le projet, le projet, le projet...

M. Lagare, je vais certainement vous répondre! Mes doigts me brûlent pour le faire. Mais que faire?...

Madame kerzazi fatiha, vous répondre est une joie, mais que faire.

Entre nous, vous êtes allée aux c............ce s...r? (R..........e (s))




 Réponse N°5 2854

exercice
  Par   Adi Lachgar  (CSle 21-02-10 à 00:13

Voici, pour vous amuser un bel exercice à trous. Je ne donne que les premières lettre des mots.

B...-v...? D... T... ou d... l... b...? C'... s... c... ç... l... s... d'h... O... s... l... g... t... A... u... p... d... b... o... u... p... d'a... n... p... f... q... d... d... b...




 Réponse N°6 2856

exrcice
  Par   Samira Yassine  (Profle 21-02-10 à 10:54

Cher collègue, ami, je vous remercie pour votre réponse à mon commentaire. Pour ce qui est de l'execrcice ci-dessus, c'est tès vague, la langue fraçaise contient des milliers de mots commençant par les lettres indiquées. Il serait préférable de guider le leteur par une idication sur le contexte. peut être que de cette façon on arriverai à compléter cet exercice à trous qui sera amusant et intéressant la fois. Merci.

Pour vous M idoubiya, vous n'avez bien sur pas le droit de jouer , eh bien ça alors c'est tout ce qui manquait, allez au travail. Moi je pars au c.............de s........(r.....e)




 Réponse N°7 2861

un souci!!
  Par   hsini ablah  (CSle 21-02-10 à 15:55

Bonjour cher collègues,

Au fait j'ai un petit problème avec mes élèves de T.C au niveau de la production écrite car jusau'à maintenant ils n'arrivent pas à dépasser 10 lignes dans leurs productions; vous savez pourquoi? parce qu'ils se sont habitués à ne cet exercice au collège; faut dire que j'ai beau éssayé avec eux mais rares sont ceux qui sont parvenus à se "liberer" de ce problème. Merci à vous.




 Réponse N°8 9204

quelle conception faites-vous du bonheur? est-il simple d'être heureux?
  Par   boubekraoui hafsa  (CSle 20-02-11 à 21:50



Le bonheur est un état durable de plénitude et de satisfaction, état agréable et équilibré de l'esprit et du corps,d'où la souffrance, le stress, l'inquiétude et le trouble sont absents.

Le concept de bonheur est un concept si indéterminé que malgré le désir qu’a tout homme d’arriver à être heureux.

pour moi pour etre heureux il faut que des conditions realisèes :

avec de petites joies simples :retrouver une amie d'enfance, entendre que l'on dit du bien de vous, avoir un homme qui vous aime, une famille formidable,confiance de soi, accomplir nos devoirs et savoir nos droits,la satisfaction morale, être en bonne santé, rire aux éclats, sentir l'odeur d'une tarte qui sort du four, faire un gros câlin à vos enfants, se faire une joie d’aider les autres.

finalement Le parfait bonheur ne peut exister sur terre. Comme le dit Sophocle : « Ne proclamons heureux nul homme avant sa mort. » On peut bien vivre heureux sur terre, mais le bonheur suprême ne peut exister qu’après le jugement de Dieu et le gain du Paradis.





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