Premiere partie d'une nouvelle:d :d :d

 Par ejrhom dyae  (?)  [msg envoyés : 19le 12-11-10 à 18:35  Lu :1454 fois
     
  
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Elle était debout, devant la tombe, s’abreuvant de ses larmes. Elle poussait le chagrin jusqu'à s’évanouir de tant à autre. Son visage était lézardé de trainées de sable .Et ses cheveux ? ses beaux cheveux d’un blond flamboyant, qui, il y a de cela des années, ensorcelait les prétendants , débordaient du foulard , et venaient mourir sur ses épaules tressautant. J’avais une envie, aussi incertaine soit-elle , de me jeter à ses pieds et de l’empêcher de verser ses larmes qui , chaque fois qu’elles effleuraient la terre , faisaient fondre mon cœur , et le transperçait d’un trou béant , créant en moi une flamme , m’annihilant de l’intérieur , me vidant de toute ma substance . Elle s’appelait Layla , l’amour de ma vie , l’étoile qui éclairait mes nuits . Je l’aimais. Or, depuis le jour où elle fut promise à un autre , je ne la revit plus . C’est alors que je décidais d’échapper de cet enfer certain, des rumeurs des bois , du charivari du village , des ruelles silencieuses , des fraicheurs crépusculaires , pour échouer dans le brouhaha des villes .
Ce n’est que lorsque je rendais visite à mes tuteurs , que j’appris la nouvelle . Son mari était mort. Je ne savais quoi penser . Etre euphorique , et risquer la mise à nu de cette attitude servile ? ou compatir en mettant de coté le désarroi dont je pâtis . a ce moment là , dans le ciel pâle , le soleil mettait une poussière de lumière blonde . C’était entre les branches sans feuillages, qu’une pluie lente de rayons teintait le tapis de feuilles aux pieds des arbres d’une couleur jaunâtre . Ce jour-là , je songeais ! A quoi ? Ou plutôt à qui ? Son image me hantait. J’hésitais . Je ne pouvais languir d’avantage . Elle était d’une beauté telle que j’avais perdu toute notion temporelle . Plus rien ne subsistait . C’est à ce moment là qu’elle posa son regard sur moi . Elle restait là , hésitante , ayant la longueur maladive d’un fleuve lointain qui rêve au pays natal . Nos yeux s’accrochèrent pour ne plus se lâcher . Elle s’avança vers moi , puis , d’une délicatesse incertaine me lança un « Bonjour » . Elle m’invita à rentrer tout en ayant la hantise des regards des autres . Ici , à HERAT , on se cache pour survivre . Elle s’agenouilla devant moi et s’accrocha à mes jambes , pleurant son mari , mais aussi l’affliction qu’elle vivrait . Maintenant qu’il était mort, la honte , l’abjection et l’abomination dont elle ferait l’objet réveillaient en elle l’agonie et l’appréhension qu’elle espérait tant abolir . c’est alors que je pris la décision de me dévoiler , de lui ouvrir mon cœur , en laissant libre arbitre aux idées qu’elle pouvait y percevoir.
- « épouse-moi ! Et tu n’auras à subir aucune de ces humiliations » .

  



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 Réponse N°1 7112

la suite
  Par   marocagreg  (Adminle 12-11-10 à 20:37

c'est très bien... vous avez un style soutenu et agréable.

on attend la suite.




 Réponse N°2 7127

Bravo Diyae!
  Par   Samira Yassine  (CSle 14-11-10 à 10:28

Bon courage ! continue à nous émerveiller Diyae par tes belles productions. On n'a pas toujours des élèves de ce bon niveau en français.




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