Pourquoi pas une piéce marocaine en langue francaise

 Par ABOUHAJAR RACHID  (Prof)  [msg envoyés : 14le 17-03-10 à 15:50  Lu :3158 fois
     
  
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Entant qu enseignant de français ,je suis tout le temps confronté à un grand problème de culture pendant l étude de l œuvre LE BOURGEOIS GENTILHOMME.Mes élèves se sentent dépasser par cette pièce dans la mesure ou ils ne comprennent pas ce langage et ces expressions ainsi que ce français difficile à saisir, à rappeler que la plupart de ces élèves ont de très grande difficultés en français.Rien que les noms semblent étranges si je ne dis pas bizarres.Moi j aimerai bien que l un de nos illustres responsables vienne nous rendre visite pour reconnaitre la bêtise et la supercherie dans laquelle nous vivons avec nos élèves .Alors pourquoi (s il est impératif d étudier une pièce de théâtre)ne pas écrire une pièce marocaine plus simple plus adéquate à notre te à notre culture ainsi nos élèves s y reconnaitront et s y identifieront .est ce si difficile?

  



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 Réponse N°1 3169

ce n'est pas une question de difficulté
  Par   Adi Lachgar  (CSle 19-03-10 à 15:46

La question, cher collègue, ne se pose pas en termes de facilité ou de difficulté. Il y a parmi nos écrivains nationaux des gens qui prennent un malin plaisir à rendre "illisible" leur littérature. Il est cependant vrai que le Bourgeois Gentilhomme n'est pas la pièce de théâtre la mieux adaptée pour faire accéder les élèves à la littérature théâtrale classique et moliéresque. L'Avare aurait été meilleur puisqu'il y s'agit d'un type universel, facilement reconnaissable dans notre culture. La pièce a d'ailleurs été adaptée avec assez de bonheur par, M. Ahmed Taîb Laâlej (si mes souvenirs sont bons). Le B.G. par contre, fait référence à des valeurs et à des notions idéologiques et historiques qui ne font pas partie de notre culture: nous n'avons eu ni une noblesse ni , surtout, une vraie bourgeoisie. Cependant, il serait très judicieux d'amener les élèves à se faire une idée plus claire sur ces deux notions qu'ils ont découvertes en matière d'histoire.

Pour ce qui de la dimension morale de la pièce, je pense qu'on peut facilement mettre les élèves dans le cadre en faisant référence à toute la littérature marocaine, arabe et musulmane qui condamne la singerie. Une condamnation qui va jusqu'à l'immoralité, paradoxalement. Je vous ferai remarquer à ce propos que M. Jourdain, au fond est un homme bon et généreux, même si ses motivations sont discutables. Il est berné par tout le monde, y compris par les membres de sa propre famille. Il est le seul puni à la fin de la pièce. Le mérite-il? Voici une bonne question de débat.

Cordialement vôtre.





 Réponse N°2 3177

C'est une question de langue
  Par   Akram Adam  (Profle 20-03-10 à 01:15

Je me permets de vous dire cher collègue que je partage votre point de vue. Nous sommes des enseignants de langue et non pas de littérature et je crois que personne ne peut nier que nous les enseignants de la langue française ,nous sommes tous monsieur Jourdain . On ne sait plus ce que nous sommes et notre mission . Nous sommes là pour faciliter aux apprenants le contact avec la langue française pour pouvoir décoder ses messages et préparer des diplômes .

C'est ce que je pense et merci




 Réponse N°3 3181

REFERENCE CULTURELLE
  Par   salmi fatiha  (CSle 21-03-10 à 21:11

je crois que les responsables ont programme justement une pièce française pour enrichir la culture des élèves. parler par exemple des notion de la noblesse la bourgeoisie ;;;




 Réponse N°4 4340

faire aimer la langue
  Par   oumaki abdelouahed  (CSle 25-05-10 à 21:00

chers collègues, bonjour. Il est vrai que la langue et le style du bourgeois gentilhomme sont relativement difficiles. Mais la réception de cette pièce est favorable( une de mes classes). A mon sens, les élèves ont pu comprendre le caractère du personnage principal pour deux raisons: primo ce personnage est ambitieux( les ados sont de grans réveurs); secundo, M. Jourdain renie ses origines(la quete de l'identité chez les ados).

Ainsi, à mon avis, la réception de l'oeuvre doit dépasser le sens étroit des phrases pour s'intérésser aux caractères des personnages afin que les élèves réagissent positivement. En fin de compte, que cherche-t-on? des élèves qui aimeront la langue francaise et pourront par la suite se rappeler tel peronnage, telle situation et se rendre comte que le francais est une langue qui dévoile leurs inquiétudes? une langue et une culture qui peut donner des solutions à nos angoisses.




 Réponse N°5 4376

de quelle piece marocaine parlrz vous monsieur?
  Par   daki mohamed  (CSle 26-05-10 à 23:56

si l'on sait que les dramaturges les plus doués au maroc ont commezncé par l'adaptation de moliere et encore beaumarchais citons "hallak ichbilia" citons aussi c dramaturge taib sediki il n'est autre qu'un avatar de moliere à la marocaine .amon avis moliere a ecrit non pour les francis mais pour les hommes : il m'est arrivé un jour avec mes eleves de traduire une scene de cette piece au programme en arabe dialectal et cela a vraiment emerveillé mes eleves . cette année meme j'ai traduit aussi un bout d'antigone en arabe dialectal cela emerveille les eleves Avec des eleves plus avertis ca emerveille meme si c'est ecrit en francais il suffit de savoir extraire la part d'universalite dans l'oeuvre types et les situation n'ont rien de specialement francais ,c'est humain




 Réponse N°6 7713

projet de recherche
  Par   jabrane mohammed  (CSle 31-12-10 à 22:07

La langue française entre pratique et maîtrise

Au Maroc, la maîtrise de la langue française (FLE) est un vaste domaine de compétence, elle est le socle bâtit à partir des programmes de l’école primaire en passant par le secondaire. Une fois arrivés au lycée, le niveau de nos élèves qui est très bas ne leur permet point de pénétrer les rouages des œuvres intégrales programmées pour l’année scolaire et qui servent d’outil de base à l’apprentissage de la langue.

En tant que professeur au lycée, on prend comme récepteur les élèves du Troncs Communs, et on va voir comment faire pour leur apprendre le français en leur enseignant une pièce de théâtre intitulée ‘’Le Bourgeois gentilhomme ‘’ : une comédie de Molière faisant partie du projet pédagogique.

De ce point de vue, on se pose quelques questions, et notamment:

-Comment se comporter en classe de langue pour faire aimer un texte littéraire et faciliter sa réception ?

-Comment simplifier et rendre abordable les connaissances culturelles contenues dans cette pièce de théâtre à des apprenants de Troncs Communs?

-L’adaptation cinématographique du ‘’ Bourgeois gentilhomme’’ peut-elle constituer un prolongement naturel à l’explication de ce texte littéraire?

Face à nos élèves dans une classe de langue, on recourt à quelques techniques et procédés d’explication. Pour faire comprendre le nouveau vocabulaire de la pièce de théâtre aux élèves d’une manière simple et efficace, un certain nombre de procédé s’impose :

-On utilise l’image sous ses formes différentes : photographie, dessin, figurine.

-On associe l’image au son : l’image acoustique et l’objet qui lui correspond.

-On associe le son à l’action : exemple, tousser, applaudir…

-On recourt à la synonymie, à la substitution, aux mots de la même famille, au dictionnaire, et à l’Internet…

-On fait le rappel : à partir du déjà vu ou fait en classe.

-On recourt au procédé question/réponse : on pose des questions simples et claires pour situer le texte qui est découpé en unité de sens afin de le situer dans le lieu et dans le temps.

Une fois les mots difficiles et le paratexte sont exploités et réutilisés, les lectures individuelles sont entrecoupées de questions de compréhension et des corrections phonétiques. Pendant l’activité d’étude de texte appelée au lycée ‘’lecture méthodique’’, enseigner l’apprentissage du français de manière décloisonnée revient à enseigner pendant la même séance l’orthographe, la conjugaison, la grammaire ou la narratologie non plus séparément, mais en tant qu’outil nécessaire pour dégager les principales techniques de la construction et les principaux modes de fiction.

De cette pièce de théâtre, on cherche à faire mobiliser et extraire des connaissances culturelles. On utilise ce texte comme occasion à entraînement direct : parler en langue étrangère sur un texte étranger. Ce procédé s’appelle dans la pédagogie générale ‘’l’intégration didactique maximale’’ où la plupart des tâches langagières proposées aux élèves se réalisent à partir d’un support unique.

Ce dispositif apparaît dans la méthodologie active mais il reste reprit dans la méthodologie audiovisuelle où le texte littéraire est remplacé par un dialogue ou par des images: les élèves sont donc invités à parler du texte en reprenant ses formes linguistiques pour se les approprier en leur faisant apprendre par cœur des scènes de la pièce pour une représentation au tableau devant leurs camarades. Par la suite, l’apprenant devient conscient des nombreuses traces qui sont cachées dans un texte de théâtre: pluralité de voix ; discours rapportés ; monologue intérieur…

Au terme de la séquence didactique, on visionne l’adaptation filmique de la pièce ‘‘Le Bourgeois gentilhomme’’ dans une salle réservée à cet effet et on a toute les possibilités d’expliquer et de travailler la vision cinématographique à des élèves baignant socialement dans un univers d’images, mais enfermés par les pratiques scolaires dans l’utilisation de support écrit. D’après notre propre expérience, on considère que le cinéma adapté qui est une culture de l’image motive la culture de l’écrit car par nature, les élèves vont confronter le récit écrit à son adaptation (du récit écrit au récit filmique).

Dans nos classes, même si le niveau de nos élèves reste médiocre, l’apprentissage de la langue française s’effectue dans un univers où règne le jeu, le spectacle et l’image. Les élèves aiment le cinéma tandis qu’ils lisent de moins en moins. La tentation est grande, alors, de se servir du support audiovisuel comme appât pour les inciter à lire le texte initial. De cette façon, on croit toucher l’élève dans ce qu’il vit parce que nous supposons que les conditions appropriées pour que les objectifs d’apprentissage du français se réalisent sont presque présentes.

L’enseignant qui veut se lancer dans une telle aventure doit maîtriser un processus complexe qui va de la sémiotique du texte littéraire à l’étude de ses prolongements iconiques.

Donc pourquoi ne pas lui permettre de faire l’expérience d’une création en dehors du texte littéraire comme ‘’le cinéma adapté’’ ou comme‘’le cinéma d’auteurs’’ que l’on peut considérer comme une forme moderne qui complète l’explication du texte littéraire?





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