Pourquoi la guerre ?

 Par Dakir Fouad  (Taupin(e))  [msg envoyés : 2le 08-02-15 à 09:30  Lu :1030 fois
     
  
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Pourquoi la guerre ?

La guerre serait absurde . En effet , les causes de la guerre ne s'expliquent pas ou plutôt semblent dans la contradiction .Ainsi , trouvons-nous que l'homme serait à l'origine de toute confrontation militaire .Il aurait une prédisposition naturelle à la guerre qu'illustre sa tendance à la violence excessive dans les batailles . Cependant , cette sauvagerie manifeste , la voile à peine des sentiments et des actions de fraternité et de solidarité en plein guerre . De ce fait , nous ne pouvons que confirmer le caractère irrationnel de la guerre .

Textes :

De la guerre : chapitre 28 , page 13 ,14 ; chapitrez 24,25,26 pages 42,43

les Perses : songe de la reine Atossa vers 176 et la suite

Le feu : chapitre 18

  1. La guerre serait inhérente

  • la nature humaine

L'esprit humain renferme en lui , les germes de la guerre . En effet, l'homme montre des signes évidents d'adversité et d'antagonisme (rivalité). Les circonstances propres à chaque guerre ne font qu'attiser son traité, le sentiment hostile serait préalable à une guerre . D'ailleurs, le traité est ponctué par un champs lexical qui renforce la part de ce sentiment de la guerre (instinct, violence naturelle)

Dans l'œuvre française, l'attitude des quarts cuisiniers tuant un soldat allemand illustre ce comportement instinctif : il ont agit tous les quatre ( en un seul mouvement ) sans se concentrer ) .La raison n'a pas agit, ce serait plutôt une réaction basique sauvage. Enfin , le songe de la reine Atossa, illustre bien cette prédétermination à l'adversité . Les deux belles femmes , allégories de la Grèce et la Perse , sont sœurs et paraissent se quereller comme si la tendance belliciste est naturelle en l'homme. Cette vision prémonitoire guide les péripéties de la tragédie et permet aussi de juger la nature humaine : la guerre est en l'homme .

  • L'hostilité basique nourrit la violence dans la guerre

Commandé par l'instinct , l'homme agit en situation de guerre en tant que sauvage . En effet , pour soumettre l'ordre à la volonté, toutes les violences sont permises . Clausewitz rappelle à ce propos qu'il serait absurde d'imaginer quelques formes de modération dans la guerre. Le déroulement de la guerre de Salamine en est la parfaite illustration : dans le récit de son songe , la reine Atossa est obligée de suspendre son récit devant l'ampleur de la violence et ce pour préserver la sensibilité du spectateur, conformément à la règle de bienséance dans la tragédie .

Scène pour moi terrible

à voir, et pour vous à entendre

v : 211 ,212( page 103)

Dans la suite du récit , les perses pris au piège des grecs ont été massacrés . Enfin Barbusse rappelle comment la guerre déshumanise . Le meurtre du soldat allemand dans le chapitre 18 est banalisé . La narration ne rapporte aucun état d'âme . Elle focalise davantage sur la réaction des soldats et la quête du butin. En somme , la guerre conduit l'homme à la démesure dans violence. Elle ne serait peu être que la traduction d'une tendance naturelle à l'adversité.

2. La guerre révèle pour autant la bonté naturelle de l'homme

Certes la guerre déshumanise.Cependant, elle met à jour en même temps, la bonté de l'homme. En effet , il paraît que le sentiment de haine n'est pas naturel . Bien au contraire , la guerre amène l'individu à mettre en valeur ses vertus .

  • Une haine artificielle

La haine, le sentiment hostile qui nourrit la guerre, ne serait pas naturelle .Rappelons à ce propos, le songe de la reine Atossa qui présente les deux femmes comme sœurs . C'est donc la fraternité qui unit les hommes et non l'instinct belliqueux qui les sépare. Cependant , pour les besoins de la guerre, ce sentiment doit être attisé notamment par hiérarchie militaire comme le pense Clausewitz . Dans le feu de Barbusse , les soldats prennent conscience de leur ressemblance . Ce sont tous des hommes . Les soldats allemands ne sont pas des ennemis . La responsabilité de la guerre …......... à la presse qui répond une propagande militaire française qualifié de touristes et pour allemande qualifié de méchants. En somme le sentiment haineux serait provoqué . Bien au contraire , en plein guerre , l'homme montre des signes de bonté .

  • Nous , nous ne sommes pas des soldats , nous sommes des hommes

Si pour Clausewitz, la seule vertu de la guerre serait le courage . Les conflits armés voient grandir l'humanité de l'homme . Le roman de Barbusse montre comment les soldats retrouvent progressivement leur humanité et se démarquent de leur missions . Nous , nous ne sommes pas des soldats , nous sommes des hommes. Le chapitre 12, rapporte une scène extrême : les soldats français se retrouvent en face d'un bataillon ennemi , allemand . Il parle pourtant la même langue . Rapidement, ils communiquent naturellement entre eux . Les allemands faciliteront même à un soldat français la visite de sa famille dans le pays envahi ( page 181) de la guerre, donc les hommes se rapprochent entre eux . On voit alors, Barbusse rêve d'un monde meilleur dirigé par 30 M de soldats qui ont souffert . Enfin , la pièce d'Eschyle , célèbre la victoire des grecs . Pourtant , le code de la tragédie interdit d'exposer la violence . On ne l'approche que par allégorie . Le vœux est. Que par la catharsis , le public prenne conscience du danger de la guerre . Eschyle ne célèbre pas la guerre mais condamne ses futilités .

En somme , la guerre trouve en son aimant des sentiments haineux . Paradoxalement , la guerre révèle le bon côté de l'homme . C'est tout , l'absurdité de la guerre .

Chez le groupe : CNC 2015(libres.5/2.7/2)



  



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