Phèdre de platon : résumé des grandes étapes

 Par marocagreg  (Admin)  [msg envoyés : 2213le 22-08-12 à 11:23  Lu :26918 fois
     
  
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Phèdre de Platon: Résumédes étapes importantes


pages 75-87

Socrate rencontre son ami Phèdre, celui-ci vient de chez Lysias, orateur grec, après avoir écouté un discours que ce dernier a composé. Phèdre adore écouter les discours c'est sa passion, et Socrate est lui aussi un passionné de discours. Phèdre fait semblant de ne pas avoir le discours écrit mais Socrate finit par découvrir le rouleau caché et il insiste pour le lire. Phèdre lit le discours de Lysias où celui-ci veut convaincre un jeune garçon d'accorder ses faveurs à un prétendant non amoureux en le préférant à un prétendant amoureux capable de lui nuire.

Pages 87-90

Phèdre demande à Socrate son avis à propos du discours de Lysias. Socrate tente de fuir la question de manière polie pour ne pas blesser Phèdre qui admire Lysias, mais il finit par dire la vérité: le discours de Lysias n'a rien de nouveau et pour le prouver il dit qu'il est capable de proférer un discours pareil. Phèdre le prend sur parole et lui lance un défi: celui de prononcer un discours semblable reprenant différemment la thèse de Lysias. Phèdre encourage Socrate à accepter le défi en lui proposant une statue en or comme récompense.

Pages 90-100

Socrate hésite et fait semblant d'être un simple amateur et prétend qu'il n'est pas à la hauteur de Lysias mais il finit par prononcer son discours qui respecte les règles générales de l'art oratoire.

Socrate affirme que ce sont les nymphes qui lui ont inspiré son discours et qu'il a été possédé par les dieux en parlant (fausse modestie).

Pages 101-105

Socrate dit à Phèdre que ce n'est qu'à la fin de son discours qu'il s'est aperçu que ce qu'il a dit constitue une offense pour le dieu de l'amour Éros et qu'il est donc nécessaire de se racheter en prononçant un discours contraire dans lequel il se rétracte afin de ne pas subir la colère des dieux (discours expiatoire ou palinodie).

Pages 105-125

Socrate prononce son discours expiatoire qui est long et qui réunit plusieurs procédés de l'art oratoire et qui fait l'éloge de l'amour.

Pages 126-130

Socrate démontre à Phèdre que les hommes politiques qui font semblant de dénigrer les discours admirent en secret le métier d'écrire mais ils ont peur pour leur statut social et appréhendent la réaction de la société vis-à-vis de leurs écrits.

Pages 130-131

Socrate, pour encourager Phèdre à poursuivre la conversation, lui raconte le mythe des cigales: il y avait des hommes qui étaient charmés par le chant des muses et qui les imitaient en chantant sans cesse au point d'oublier de boire et de manger alors ils étaient morts sans le savoir car ils continuaient à chanter et les dieux les ont transformés en cigales qui chantaient et qui rapportaient aux muses les paroles et les noms des hommes qui les vénéraient.

Pages 131-142

Socrate et Phèdre posent une question importante: qu'est ce qui définit le fait de bien ou de mal parler?

Socrate répond à cette question en apportant un premier critère définissant une bonne manière de parler à savoir la vérité: il faut connaître la vérité du sujet que l'on veut traiter. Phèdre affirme qu'il a entendu dire que cela n'est pas nécessaire, qu'il suffit de connaître le vraisemblable pour persuader les autres. Socrate, lui, voit que sans une connaissance préalable du vrai on ne peut avoir un vrai art oratoire. Il montre à Phèdre que Lysias n'a pas montré la vérité dans le sujet qu'il traite et qu'il profite de la polysémie du mot amour pour tromper son auditoire et le persuader de ce qu'il veut.

Pages 142-144

Socrate relève un autre défaut dans le discours de Lysias. Il ne respecte pas l'ordre logique car il commence par la fin au lieu de commencer par une introduction ou une définition de l'amour.

Pages 144-148

Socrate montre l'importance de deux procédés importants de l'art oratoire que lui a respecté dans son discours à savoir la division et le rassemblement des parties qui constituent l'objet dont on veut parler.

Pages 148-151

inventaire de quelques livres de l'art oratoire et des meilleurs orateurs grecs.

Pages 151-154

Socrate démontre que même quand on connaît les procédés de l'art oratoire (le savoir) on demeure incapable de maîtriser l'art oratoire (le savoir-faire et l'art).

Pages 154-160

la maîtrise de l'art oratoire exige, d'après Socrate, un don naturel, une élévation de la pensée, un perfectionnement du travail et une connaissance de la nature de l'âme.

Pages 160-164

Socrate critique la méthode facile d'acquérir l'art oratoire qui consiste à se contenter du vraisemblable au lieu du vrai.

Pages 164-171

Réflexion sur l'utilité de l'écriture et comparaison entre le discours écrit et le discours parlé= l'écriture a une simple fonction remémorative et rien ne peut remplacer la parole qui est la seule à pouvoir transmettre un savoir réel. Socrate insiste sur la suprématie des discours parlés car il est contre l'écriture, toute sa philosophie est orale.

Pages 171-176

récapitulation des points essentiels du dialogue et reformulation des messages à transmettre à Lysias, aux autres orateurs et une prière aux dieux.



  




 Réponse N°1 26690

Merci,
  Par   Jaafari Ahmed  (Profle 22-08-12 à 17:35



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