Petites scènes

 Par Adi Lachgar  (?)  [msg envoyés : 341le 18-02-10 à 16:20  Lu :1621 fois
     
  
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Dans le cadre d'un projet nommé "français, mine de rien" il m'arrivait de faire jouer des petites scènes aux élèves en difficulté, essentiellement pour les pousser à articuler et à parler à voix haute.
En voici 3
Lachgar Azdine
LYBT
SAYNETTE 1
SOLITUDE D’UN ELEVE
Ah ! (interjection) Ah ! Solitude ! (apostrophe) Mortelle solitude !(hyperbole) Que tu me pèses ! (phrase exclamative)
Je me sens aussi seul qu’un oiseau tombé du nid (comparaison).
Ma solitude tumultueuse (oxymore), dans ma tête et mon cœur. Toute mon âme en est glacée (Et ça, je ne sais pas).
Ma solitude aux cheveux longs (allégorie). Elle n’est souvent que chevelure qui, des fois lisse en vagues me porte, me transporte et m’emporte (gradation et dérivation). Des fois rets (métaphore) moirés aux reflets tantôt noirs, tantôt roux, tantôt blonds ; oh ! les beaux épis ! (allitération en [R] et assonance en [o])
Elle a le visage de toutes les femmes que je vois, mais toujours le nom, le même que lui donne mon secret. Cahiers, livres, stylos, feuilles doubles et feuilles simples, (énumération). Français, maths, arabe, physique, de huit heure à midi et toute l’après-midi. La coupe est pleine et le sac à dos. Passe l’heure, passe la journée. Les cours s’en vont, je demeure(intertextualité Apollinaire) Pourvu que ça sonne, le portable ! Que cesse enfin ma solitude !
Lachgar Azdine
LYBT
SAYNETTE 2
AU MARCHE LA CANTINE
La tomate est toute moite.
Les oignons, c’est mignon.
La patate tend la patte.
L’aubergine a l'angine.
Le chou-fleur est un leurre.
Les carottes marmottent .
Les navets sont mauvais.
Les petits pois prennent du poids.
Lachgar Azdine
LYBT
SAYNETTE 3
LE MOUTON ET LE COCHON
COCHON : Bonjour Monsieur Mouton.
MOUTON : Bonjour Cochon.
COCHON (offusqué) Oh ! En voici des manières ! Je vous salue et vous m’insultez ?
MOUTON (étonné) : Je vous ai insulté, moi ?
COCHON : C’est cela, faites votre étonné. Ne m’avez-vous point appelé Cochon ?
MOUTON : Et ne l’êtes-vous donc point ?
COCHON (outré) : C’est que vous insistez !
MOUTON : Comment devrais-on donc appeler Monsieur ? Porc?Goret ? Verrat, peut-être ?
COCHON (encore plus outré): Oh ! Quel goujat vous faites !
MOUTON : Ce n’est tout de même pas moi qui vous ai ainsi baptisé ?
COCHON : Non, mais un homme comme il faut ne dirait point Cochon.
MOUTON (moqueur) : Et que dirait donc votre homme comme il faut ?
COCHON (pontifiant) : Il dirait Monsieur Cochon, Maître Cochon, Monseigneur Cochon.
MOUTON (railleur) : Ainsi donc, quand on vous sert on dira Monsieur Cochon est servi.
COCHON : Par exemple.
MOUTON : Monseigneur Cochon est bon.
COCHON : Tout à fait.
MOUTON : Il n’y a rien à jeter dans Maître Cochon.
COCHON : Plaît-il ?
MOUTON(riant franchement) : Je disais que rôti, Mouton ne vaut guère Cochon.
COCHON : Ah ! le cochon ! (il s’éloigne en grognant)

  



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