Pédagogie - didactique : une notion - un jour...

 Par Idoubiya Rachid  (Prof)  [msg envoyés : 1316le 27-04-12 à 18:51  Lu :2597 fois
     
  
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Je propose un projet autour de notions relatives à la pédagogie et à la didactique. Chaque jour, je vais tenter une réflexion qui m'arrêtera pendant ma pratique de la classe...
1- Qu'est qu'un bon élève?
Un bon élève est celui qui obtient de bons résultats, qui entretient de bonnes relations avec ses enseignants et ses condisciples. Un bon élève est discipliné et motivé. Un bon élève participe en classe et reste aussi docile qu'attentif... Est-ce assez? Le bon élève est souvent jugé tel en le comparant avec le "mauvais" élève! Cela fait donc partie d'un jugement institutionnellement généralisé... Ne s'agit-il pas de préjugés, d'idées reçues, sans aucun fondement ni jugement vrai?
Maintenant, est-ce que tout enseignant, qui qualifie un élève de ce vocable: bon élève, l'était lui-même? On a parfois tendance à oublier qu'il fut difficile d'être excellent dans toutes les matières! Que certains élèves, jadis qualifiés de "mauvais" élèves, ont largement réussi leurs études supérieures dans le domaine qu'ils ont choisi... Que des élèves scolaires n'ont jamais su réussir en dehors de leurs études "brillantes"
Un bon élève n'est jamais assez bon pour l'être!
Un mauvais élève n'est jamais assez mauvais pour l'être!
Ouverture: pourquoi ne pas parler d'un élève adapté au système et un autre qui ne l'ai plus?

  




 Réponse N°1 20488

Bon#mauvais
  Par   LOUMATINE Abderrahim  (Profle 27-04-12 à 19:59



Salam;

La première chose sur laquelle je veux revenir ce sont d'abord les termes employés." Bon" ou "mauvais" sont des jugements de valeurs qu'on colle aux élèves et que ne peuent que leur nuir.En tant qu'enseignant on ne doit jamais juger la personne"élève" mais plutôt ses"performances. De ce fait, ces termes sont à bannir de notre dictionnaire. Ailleurs mais aussi chez nous, grâce à la pédagogie différenciée, on parle plutôt d'élève en "réussite","en difficulté" ou en "échec".Les élèves peuvent être répartis en groupes de besoins qui auront des activités différentes qui permettent d'atteindre le même objectifs.Ainsi les élèves peuvent passer d'un groupe à un autre car comme vous l'avez dit un élève ne peut pas être"bon" dans toutes les matières et même au sein de la même matière:certains maitrisent la lecture d'autres la conjugaison...Certes le travail de groupe est impossible dans des classes de 44 élèves, mais,on pourrait en user lors de la semaine de régulation.Ainsi on évite de coller des étiquettes qui vont peut-être accompagner des élèves toute leur vie scolaire et vont ruiner en eux toute motivation. En plus comme vous l'avez dit lors d'une autre discussion, les intelligences multiples ne sont malheureusement pas prises en considèration dans notre enseignement.

Respects





 Réponse N°2 20502

re
  Par   marocagreg  (Adminle 27-04-12 à 21:23



Bonne initiative Rachid...





 Réponse N°3 20507

c'est celui qui le dit qui l'est
  Par   Adi Lachgar  (CSle 27-04-12 à 21:46



Salut Rachid et merci pour l'idée.

Je dirais qu'un bon élève est simplement celui qui a conscience de sa fonction d'élève et qui œuvre pour l'honorer. C'est comme pour un bon prof, un bon père, une bonne mère ( pas une bonne femme, qui doit être simplement belle (2nd degré))

Imaginez que les résultats soient l'aune à laquelle on mesurerait le degré de "bonté" des parents: on serait de très mauvais pères et mères. Sans parler des maris...





 Réponse N°4 20528

Force collective, compétence individuelle!
  Par   Idoubiya Rachid  (Profle 28-04-12 à 08:23

Force collective, compétence individuelle!



2- Compétence:




Un mot souvent aux lèvres, dans les réunions, dans les discours... Qu'en est-il de sa vie réelle? Comme beaucoup de notions, le mot compétence est comme une ombre fugace: on y court, elle nous fuit!

Avons-nous besoin d'être compétents? J'ai toujours répondu à cette question en me promenant à Casa, dans les souks et les marchés! Et tous ces jeunes: « ratés de l'école », qui se débrouillent- résolvent des problèmes et gagnent leur vie! Ces jeunes intelligents et méritants sont plus compétents que tous les pseudo cadres, avec leurs costumes et leur snobisme!

L'école est injuste! Elle propose un service aux uns aux dépends des autres!

Ce qui est étonnant chez certaines personnes, c'est qu'elles ont appris à tricher et cela leur est devenu une habitude incurable! Même ayant gravité des échelles très poussés de responsabilité, elles continuent à copier, et sans discernement aucun!



Adopter précipitamment une approche sans y comprendre ni visée ni philosophie, c’est de la mauvaise tricherie !
Les Européens cherchent, au niveau individuel, à développer l'esprit d'initiative, d'autonomie et de compétitivité! Compétences qui leur font défaut: dans une grande mesure!

En Europe, il y’ a force collective, avec faiblesse au niveau individuel ! Au Maroc, certes les systèmes en général sont moins compétitifs et plus désordonnés, mais au niveau individuel, les compétences ne manquent pas! Ce qui manque vraiment, ce sont des supports didactiques modernes - dans le vrai sens du terme-, une ouverture sur le monde des TICE, une très grande simplicité au niveau du rapport avec le monde du savoir...

Les Européens ont compris cela! Nos responsables, les singent!...



Nos élèves seront-ils dépourvus de compétences au terme de leurs études ? Je trouve cette question insensée ! La vraie question est la suivante : nos élèves savent-ils lire, c’est-à-dire analyser, synthétiser, regrouper… Savent-ils écrire, c’est-à-dire réfléchir et structurer leur pensée? Savent-ils calculer, c’est-à-dire organiser un budget, planifier une sortie, préparer une retraite ?!






 Réponse N°5 20533

Bonne idée
  Par   ELHOUSSAINI Lahoussine  (Profle 28-04-12 à 10:49



Salut cher Rachid

Vous avez pleinement raison .On a tendance à émettre des jugements de valeur sur l'élève et non sur ses compétences. Il nous faudra une nouvelle grille d'évaluation pour pouvoir juger.

Merci pour le partage





 Réponse N°6 20602

Savoir adapter son enseignement...
  Par   Idoubiya Rachid  (Profle 29-04-12 à 11:00



Il n'y a pas un élève unique, il n'y a pas un enseignement unique! Tout est différencié!



3- Module:
Il s'agit d'une expression qui fut à la mode. Ce fut bien sûr pour un certain temps. Son emploi dans le curriculum marocain lui a conféré cette notoriété...

Pourtant, certains points restent à l'ombre dès qu'on veut examiner ce terme, en qualité de sa place dans la maîtrise de l'acte d'enseignement apprentissage...

Pourquoi l'enseignement modulaire? A cette question plusieurs réponses sont données: l'enseignement modulaire est une réponse aux différentes carences et insuffisances notées dans l'enseignement par unité d'enseignement. Cette pratique qui se focalisait sur le contenu plus que sur les apprenants... Le module est donc utilisé / venu comme stratégie pour répondre à la différenciation des besoins et des intérêts des apprenants!

Cette pratique de l'enseignement modulaire s'appuie sur le principe selon lequel il y'a non pas un groupe-classe homogène et uniforme, mais des groupes de besoins et d'intérêt. C'est le souci de la différentiation des démarches d'enseignement, des supports et des continus qui motive l'adoption de l'approche modulaire pour l'enseignent!



Moduler n'est-il pas adapter? On adapte un contenu, une démarche, des supports en fonction des besoins, des attentes des apprenants...


Mais si l'enseignement modulaire différencie le contenu, la démarche et les supports, il oublie de faire de même avec l'évaluation! Il s'agit de moduler l'évaluation, comme c'est le cas pour les autres composantes de l'acte d'enseigner précités...

Pour schématiser: Approche modulaire= différentiation des : contenus - supports - démarches - évaluation... pour répondre aux différents groupes de besoins et d'intérêt!





 Réponse N°7 20634

ça, c'est intéressant !
  Par   Samira Yassine  (CSle 30-04-12 à 11:03



J'ai toujours dit qu'un cours dépend nécessairement du professeur qui le dispense et surtout du destinataire, de l'élève qui devrait l'assimiler; alors il faut varier les méthodes et les modules selon le niveau de la classe avec laquelle on va travailler ce cours.

Mes remerciements les plussincères M idoubiya pour ce dévouement pour la matière et la profession.





 Réponse N°8 20638

élève
  Par   brahim el harfi  (Profle 30-04-12 à 12:50

bonjour chers collègues

un grand merci pour notre cher Rachid qui a ouvert ce cycle de réflexion afférent à la didactique.

j'aimerais réagir par rapport à cette notion de compétence. Enseignons-nous par compétence ou par objectif? l'acte d'enseignement-apprentissage dans nos classe, permet-il à l'élève de devenir compétent?

Combien de nos élèves rejoignent les grandes écoles? combien d'élèves tirent avantage de l'enseignement dispensé dans nos écoles, dans leurs vies professionnelles?

Seront pris en compte, pour avancer dans le débat, trois volets:

1-Que signifie la Compétence? et C'est quoi un enseignant Compétent?

2- Quel contenu est susceptible de favoriser l’acquisition des compétences?

3- Comment peut-on évaluer les compétence?

Cordialement





 Réponse N°9 20640

une bonne initiative
  Par   Dounia Azouz  (Autrele 30-04-12 à 13:59



M. Rachid, merci pour la démarche. Les questions posées par vous et par les collègues sont pertinentes. Ces notions de compétence, de capacité sont très floues chez les didacticiens eux-mêmes. Il est judicieux de réfléchir au problème.

Vous avez utilisé le terme "adapté". Quand il s'agit d'adapter ou de s'adapter, aussi bien pour le professeur que pour l'élève, nous sommes face à un dilemme. Prenons l'exemple du programme de français préconisé pour le lycée:

comment peut-on adapter ce programme, conçu au départ pour des OLF?

comment faire lire des oeuvres littéraires, philosophiques à des élèves en difficulté?

comment faire lire des élèves ayant une désaffection pour la lecture en général?

comment susciter le plaisir de lire?

Vouloir à tout prix calquer des démarches pédagogiques "made in France" ou autre, n'est-ce pas une utopie?

Il me semble que le sort de l'enseignant est comme celui d'un héros grec, une espèce de Sisyphe.





 Réponse N°10 20674

L'évaluation est un indice!
  Par   Idoubiya Rachid  (Profle 30-04-12 à 23:19



Vos remarques chers(ères) collègues sont pertinentes et entrent exactement dans le cadre de mes préoccupations! Oui, M. brahim el harfi, vous lavez élégamment dit lorsque vous utilisez une question rhétorique: nous enseignons par objectif! Voilà ma preuve:

4- L'évaluation: Evaluer, c’est juger! Dans l'évaluation, on calcule un score! Cela s'appelle de la mesure! On mesure l'exactitude et la pertinence d'un item, en lui octroyant une qualité mesurable: la note!

Dans la plupart des systèmes éducatifs, l'évaluation a toujours requiert une importance capitale, que ce soit pour connaître le niveau "réel" d'un ou ensemble d'élèves, ou pour une sorte de remédiation: mesurer l'écart entre les objectifs tracés au départ de l'acte d'enseignement et les résultats atteints... Cela s'appelle évaluation formative - pour l'enseignant - et formatrice pour l'apprenant, qui prend conscience des ses réussites et de ses lacunes...

Or, dans l'évaluation formative, il y'a persistance quant à l'utilisation de cet instrument, non pour répondre aux vrais besoins des élèves, mais pour "mieux" leur assimiler le programme : régulation, arrêt-bilan, révision, et j'en passe...

Un exemple: Les élèves passent ce qu'on appelle communément un contrôle continue. Si on est dans la logique des « unités » d'enseignement, les élèves seront notés, en fonction de leur aptitude à répondre aux différentes questions posées. Y'a-t-il une différentiation des supports, des contenus, en fonction des disparités et des besoins qui nécessairement sont différents? La réponse est bien sûr non!

Mais d'après le curriculum marocain, on a choisi l'approche modulaire! Mais cette stratégie présente des contradictions! Le module vise à répondre aux différents besoins des apprenants en essayant d'y adapter supports et contenus... –

Pourtant, est-ce que la chose se passe ainsi?! La réponse est bien sûr non!

Voilà ce que je propose: au niveau de l'évaluation dite formative, si nous avons une classe de 30 élèves... Si à l'issu d'un contrôle continu, on constate que 10 élèves ont eu entre 15 et 20 points. 10 autres élèves ont obtenu entre 10 et 14 et 10 élèves n'ont eu qu'une note inférieure à la moyenne...

La méthode "classique" consiste à élaborer des grilles pour connaitre les fréquences d'erreurs communément commises par les élèves afin de préparer des "remédiations"..., qui profite dans une large mesure aux élèves qui n'en ont pas besoin!

Maintenant, pour donner à l'approche modulaire sa raison d'être, pourquoi ne pas procéder de la manière suivante: après la distribution des notes, l'enseignant établit un nouveau contrat! Les élèves qui n'ont pas eu leur moyen vont passer une autre évaluation... Cela après la phase "remédiation"... Les élèves ciblés vont sûrement redoubler d'attention et de travail afin d'obtenir les résultats escomptés... ( Certes c'est un peu coûteux au niveau effort pour l’enseignant, mais l'effort fourni ici sera récupérer là-bas! )

Remarque: il y'a quelque temps où l'un de nos collègues a parlé de sa propre expérience quant à sa façon de contrôler ses élèves lors des évaluations! A mon avis, il faut désacraliser les contrôles continus, la note et les résultats! Les évaluations sont là pour donner des informations sur l'acte d'enseignement-apprentissage et non pour "apprécier" les valeurs des élèves!

Ce qui est étonnant dans l'approche modulaire, c'est que dans les universités, les étudiants ne passent à un grade supérieur que s'ils réussissent tous les modules. Ce système doit être instaurer dans le collègue et le lycée...

Maintenant, ma réponse à M. brahim el harfi. L'approche par compétence permet à l’apprenant de trouver des solutions à des situations problèmes, qui ne sont pas nécessairement limitées à ce qui est scolaire... Est-ce que les élèves sont évalués sur leur aptitude à résoudre des problèmes, ou sur leurs capacités à restituer des connaissances? L'approche par compétence adopte des pédagogies dites actives, comme la pédagogie de projets... Au Maroc, on parle seulement de projet pédagogique et rien de plus...

Pour madame aziz hayat, vous avez raison de constater que les élèves sont incapables d'être motivés par un contenu qui ne répond pas à leur aptitude: ils ne savent - dans une très grande mesure - pas lire! On ne peut pas demander à un athlète de courir 40 Km alors que sa capacité n'est que de 5 ! Les rapports d'organismes internationaux attestent des difficultés qu'ont nos élèves à lire correctement et à comprendre les messages les plus élémentaires! Quant à l'étude des œuvres littéraires classiques, c'est une catastrophe!

Ce qui revient à dire que nous sommes entrain de jouer l'une des pièces les plus absurdes de Samuel Beckett...





 Réponse N°11 20699

désacraliser les contrôles
  Par   brahim el harfi  (Profle 01-05-12 à 12:48



bonjour chers collègues

vos soucis chère collègue Aziz sont partagés et justifiés.

je rejoins votre excellente analyse de la situation cher Rachid Idoubiya. En effet, ne serait-ce que prononcé ce mot "maux" fatal "contrôle" pour voir le malheur s'afficher sur les visages des apprenants. Ces derniers, depuis leurs bas ages, redoutaient ces mots "contrôle, test évaluation examen...". La machine de terreur exercée par l'institution scolaire, a laissé des séquelles indélébiles chez ces pauvres élèves. Peut-on produire ou exceller dans la peur? Les enseignants dans l'examen professionnel ne ................ la documentation? Commençons par changer notre conception à l'égard de la docimologie!

Maintenant, les élèves rassurés, l'enseignant est en mesure d'élaborer et de CONSTRUIRE son contrôle où il prend en considération tous les niveaux de sa classe. un contrôle où tous les apprenants obtiennent 19 ou une note inférieure à la moyenne, témoigne de l’échec de l'enseignant.

Le contrôle est une construction, de difficulté croissante, avec des consignes claires.

Amicalement





 Réponse N°12 20718

La méthode expositive...
  Par   Idoubiya Rachid  (Profle 01-05-12 à 16:32

Les méthodes d’enseignement les plus utilisées aujourd'hui sont au nombre de trois: la méthode expositive, la méthode interrogative et la méthode active...

5- La méthode expositive: dite frontale, magistrale ou encore de transmission, est parmi les plus utilisées par les enseignants. Cette approche de l'enseignement entraîne la passivité des élèves qui restent démunis face à la "puissance" académique des enseignants. On fait tout connaître et tout apprendre! L'élève est considéré comme un objet, une sorte de vase à remplir... Loin de devenir autonome, une sorte de petit chercheur à la quête du savoir, en s'aventurant par l'essai et l'erreur, en s'émerveillant face à ses découvertes lorsqu'il réussit et à ses déceptions lorsqu'il "échoue", on lui donne tout, on le gave de tout!

Aujourd'hui et plus que jamais, nos élèves sont prisonniers de certaines pratiques qui l'empêchent d'évoluer. Il faut les aider à développer leur autonomie, à devenir innovants, imaginatifs, en leur assurant des capacités de recherches pour qu'ils puissent travailler seul... L'élève doit apprendre à apprendre, il sera heureux de considérer l'apprentissage comme une chose qu'il doit continuer à pratiquer tout au longue de sa vie.

Comment?

- Je préfère apprendre à mes apprenants à consulter, à lire et à comprendre des mots à partir de dictionnaires que de leur en inscrire des centaines sur le tableau!

- Je préfère passer des heures à apprendre à mes élèves à prononcer, à dire des textes oralement, à lire de façon correcte que de leur "imposer" des lectures méthodiques dont je serais la "vedette"!

- Je préfère distribuer des exposés pour amener mes apprenants à consulter des références et à élaborer des plans que de les bombarder de "connaissances" qu'ils seront condamnés à oublier!

- Je préfère avoir des apprenants que d'avoir des élèves, car avec les premiers, je suis formateur et simple guide, avec les seconds, je suis un maître omniscient dont l'arrogance n'est égalée que par la dictature de la parole que je leur impose!





 Réponse N°13 20855

Mes hommages à Benjamin Bloom!
  Par   Idoubiya Rachid  (Profle 03-05-12 à 22:13



Pourquoi la simplicité est-elle éternelle, immuable et grandiose? Parce que originelle! Tout ce qui est exhaustif est lourd, car mangeur d’énergie, et tout ce qui est pertinent est léger, car élégant!
La pédagogie de maîtrise...est tout à fai une bonne méthode! Pourtant peu de curricula l'adoptent! Pourquoi? Parce que c'est une pédagogie "simple"! En quoi au juste cette pédagogie consiste-t-elle? 




6- La pédagogie de maîtrise: Benjamin Bloom affirment déjà en 1968 que tout apprenant est perfectible et peut arriver à "maîtriser" la plupart des notions, des capacités et des méthodes enseignées, si on lui laisse assez de temps et qu'on utilise des supports appropriés: des support simples et des contenus accessibles...


Bloom démontre que l'apprentissage est une question de temps, qui varie d'un apprenant à un autre. L'éducabilité est donc une question de rythme, pas plus! L'équation est donc simple: donnez leur (les élèves) suffisamment de temps, abolissez les progressions et appliquez une pédagogie différenciée, vous aurez des élèves compétents! Cette méthode, je la trouve généreuse car démocratique! Elle ne vise pas seulement la formation d'une "élite" scolaire, mais le plus grand nombre des élèves sont concernés! 


Personnellement, j'utilise la pédagogie de maîtrise et je sais -par expérience- les résultats qu'elle pourrait générer...


Ses principes sont simples: Une séquence didactique de départ, faites/élaborée après un test diagnostique-pronostique de départ: pour classer les groupes en fonction de leurs besoins et de leurs attentes/intérêts... Après la prestation d'enseignant et celle des apprenants, une évaluation dite formative est programmée: je parle d'évaluations formative: minimum trois pour chaque classe! - Chaque évaluation répond à des objectifs spécifiques et à une démarche propre... - On comprend facilement que je différencie même les évaluations! 




Maintenant, la deuxième étape de la pédagogie de maîtrise est l'exploitation des résultats retenus des dites évaluations et la mesure des écarts entre les objectifs de la séquences réalisés et les résultats obtenus...


Après cela, une phase de remédiation est planifiée afin de remplir les lacunes constatées...


Pour moi, j'ajoute une autre étape: la refaite de l'évaluation aux élèves qui veulent améliorer leur note: faire d'une pierre deux coups: faire apprendre plus, en motivant plus!




La pédagogie de maîtrise est une méthode simple car son but est généreux: prendre la main de tous les élèves, avec leurs différences, leurs besoins et leurs aptitudes! Adoptant cette pédagogie, on ne pourra jamais passer à un savoir ou à un savoir-faire qu'en ayant déjà "maîtriser" les Savoirs antérieurs... C'est au SIMPLE que cela!


Et c'est l'essence même de l'enseignement modulaire, dont j'ai déjà parlé plus haut...


NB- Voilà madame Yassine, Bloom reste toujours d'actualité...




 Réponse N°14 20856

Le bon vieux temps
  Par   Samira Yassine  (CSle 03-05-12 à 22:50



vous savez cher ami , avant même de lire la dernière phrase de votre sujet, j` ai pensé ,avec une certaine nostalgie, au zèle d`autrefois et surtout à la fameuse question qui closait vos commentaires, vous l`avez devinée " qu`en pensez-vous madame yassine ?" Et tout de suite, je me mettais au travail vous répondant. Maintenant, je ne pourrai plus le faire.

Merci infiniment cher ami, M Idoubiya





 Réponse N°15 20857

Mes respects madame.
  Par   Idoubiya Rachid  (Profle 03-05-12 à 23:00



Vous avez chère amie toutes les compétences requises pour engager n'importe quelle discussion dans le domaine de la didactique...

Mes respects madame.





 Réponse N°16 20867

« projectum de projicere »
  Par   Idoubiya Rachid  (Profle 04-05-12 à 09:54



Il n'y a pas de vie chez les êtres humains sans cette nécessité: avoir un Projet de vie..! Un Projet se décline en plusieurs petits projets, une sorte de chaîne...


Bien qu'il soit relativement récent dans le domaine éducatif, le mot projet est tout à fait intégré en tant que terme usuel: ne dit-on pas projet de mariage, d'avoir des enfants, une maison ?...


7- Projet pédagogique : Élaborer un projet pédagogique demande une certaine organisation... Un projet est un ensemble d’objectifs tracés pour répondre à des besoins identifiés. Il nécessite une planification et une organisation au niveau du temps comme au niveau des moyens: supports, contenus, activités... En plus, le projet est un point de départ dont on ne pourrait jamais prévoir l’infaillibilité de l'arrivée! C'est pourquoi, une évaluation des objectifs à atteindre, de la démarche à suivre et les moyens et supports utilisés est indispensable...


Tout projet demande de l'action...Lorsqu'on projète de faire quelque chose, on doit penser aux éléments suivants: Projeter, c'est à dire anticiper, planifier, organiser- coordonner, évaluer...


Un projet pédagogique est donc une sorte d'anticipation visant à réaliser et à atteindre un ensemble d’objectifs avec ses propres élèves. - Seuls les tests diagnostiques/ pronostiques du début de l'année déterminent ces besoins! Il n' y a donc pas de projets passe partout! Empreinter à un collègue un projet pédagogique et vouloir l'appliquer à une classe est un non sens! L'enseignant doit inévitablement connaitre le vrai niveau de ses propres élèves: besoins pour les uns et intérêts pour les autres afin de répondre à leurs attentes... 


Pour qu'un projet atteigne son but, il doit donc répondre à des attentes...


L'évaluation formative n'est qu'un contrôle de la prestation de l'enseignant: peut-être trop ambitieux en fonction des différentes capacités propres de ses apprenants...








 Réponse N°17 20943

apprendre à apprendre et cela tout au long de la vie!
  Par   Idoubiya Rachid  (Profle 05-05-12 à 22:48



C'est la raison d'être de beaucoup de systèmes éducatifs! Depuis toujours, l'école fut l'enceinte de transmission de connaissances...



8- Connaissance
: vient-on pour acquérir des connaissances ou pour développer des compétences? C'est l'une des musique qu'on entend depuis une décennie, sans qu'on puisse en apprécier l'harmonie! Cela définit même les relations qui régissent, d'un côté les enseignants et de l'autre les élèves: les têtes qui savent et les têtes qui ont besoin de savoir! L'élève qui se trouve dans un état de manque cognitif vient pour remplir un vide. L'enseignant qui possède des "qualités" cognitives est chargé d'une mission: transmettre un savoir, des connaissances...

Pourtant, beaucoup d'indices le montrent bien: les connaissances ne peuvent jamais donner des intellectuels. Des personnes capables d'innover et d'inventer! On est jamais devenu poète en connaissant la versification! On n'a jamais écrit un roman en maîtrisant les règles de la narratologie, comme on a jamais devenu artiste en étudiant des savoirs et des connaissances au niveau artistique!

Surtout, chez nous, les connaissances sont assimilées pour être ingurgitées par la suite sous forme de passation d'évaluations et d'examens! - Les élèves ne se servent pas des connaissances pour créer des plus value!

De plus, rien n'assure que les connaissances acquises à l'école perdurent et s'étendent sur d'autres qu'on acquiert durant toute la vie: apprendre à apprendre et cela tout au long de la vie!



Nous sommes loin des compétences et parfois même loin des connaissances!






 Réponse N°18 20953

Cohérence comportementale.
  Par   ELMALEK HOUDA  (CSle 06-05-12 à 01:38



Apprendre c'est apprendre à apprendre tout au long de la vie . C'est acquérir d'abord une bonne cohérence comportementale.





 Réponse N°19 20991

Le désir d'apprendre: cela s'appelle motivation...
  Par   Idoubiya Rachid  (Profle 07-05-12 à 12:29



On le dit et le redit, on n'apprend rien sans un penchant, une tendance vers quelque chose: que ce soit au niveau d'un savoir scolaire ou de connaissances pratiques ou encore d'expériences de vie! Cela s'appelle bien sûr Motivation...



9- Motivation:
Beaucoup de jeunes et d'enfants trouvent des difficultés à donner du SENS aux différentes connaissances qui leur sont enseignées aux établissements scolaires... La raison qui les amène à une posture de démotivation... C'est le rôle de l'enseignant d'éveiller cher l'élève le désir d'apprendre et l'envie de s'intéresser aux savoirs scolaires...

La motivation est en quelque sorte une certaine énergie qui alimente notre action. Apprenez à mieux communiquer le but de tout apprentissage pour éveiller les intérêts et les désirs d'apprendre! Que les activités d'apprentissages répondent à des attentes... Des élèves engagés ne peuvent l'être que s'ils se sentent concernés par les contenus qu'on leur propose...



Que toute action d'enseigner soit expliquée et justifiée.
Un élève motivé s'implique davantage dans ses études qu'un élève qui ne voit aucun intérêt dans ce qu'on lui enseigne...



L'enseignement est donc l'art de la motivation!
Enseigner, c'est motiver, c'est donner l'envie, c'est apporter du sens... L'objectif de tout enseignement est d'apporter l'essentiel: une certaine considération de la chose enseignée et aura de l'importance aux yeux des élèves.



Développer le goût et l'envie d'apprendre, voilà ce qu'on veut dire par motiver et intéresser!




Que l'élève soit aidé à percevoir les bénéfices des capacités construites et des savoirs acquis! Que l'élève comprenne que la réussite scolaire n'est pas la réussite aux examens, mais le développement et l'envie de continuer cette route extraordinaire vers le champs, combien fructueux, du désir d'apprendre. Cela durant toute la vie...




Quels sont les moyens qui permettent la motivation, un certain désir d'apprendre et de se cultiver?






 Réponse N°20 21041

L'échec scolaire...
  Par   Idoubiya Rachid  (Profle 08-05-12 à 22:00





Redoublement, situation d'échec scolaire, plusieurs vocables pour dire la même chose: il y' a un problème! Beaucoup d'élèves sortent chaque année sans diplômes, ni même qualification. Cela s'appelle:




10- Échec scolaire:
Beaucoup d'élèves rencontrent des difficultés à s'adapter au système scolaire: rythmes scolaires, programmes, pédagogies d'enseignement, etc. La fainéantise s'installe donc comme la manifestation d'un refus, conscient ou inconscient, d'un système qui privilégie les uns aux dépends des autres. Il y'a et il y'aura toujours ceux qui réussissent et ceux qui échouent! Disent certains!

Une question cependant. L'échec scolaire est-il une fatalité?

Pourrions-nous trouver des solutions pour donner ou redonner le désir d'apprendre? Pourrions-nous préparer un climat favorable à l'apprentissage?



Certains élèves disent qu'ils ne refusent pas l'apprentissage, mais l'école!
Ils ne refusent pas de réussir, mais ils refusent le système! Un système qui place l'enseignant et les savoirs au centre du processus éducatif! Qu'en est-il des contenus des programmes: théoriques et abstraits, des méthodes d'enseignement, se basant sur l’assimilation et non sur la réflexion, des évaluations qui se focalisent sur la mémorisation et non sur l'exercices des capacités et de l'esprit critique? Les élèves ressentent de grandes difficultés à assimiler et à comprendre! Ils souffrent d'un cuisant sentiment d'être abandonné, et ont une véritable absence de confiance en eux. Pourquoi ne pas leur donner du temps, une certaine flexibilité quant à leur propres manières d'apprendre!?



Beaucoup d'élèves restent donc hors du circuit éducatif, car personne ne les y avait invité réellement!


On entend souvent l'expression suivante: « mettre l’enfant au cœur du système éducatif » Mais savons-nous vraiment ce qu'on avance? Pensons-nous vraiment à ce que veut dire: intérêt, motivation, désir, différenciation des méthodes, des contenus, des évaluations, des rythmes d'apprentissages?! En effet, très souvent, si un enfant n’apprend pas les notions qu'on lui enseigne, ne s'applique pas en classe, ne fait pas ses "devoirs" chez lui à la maison, c'est parce qu’il n’en éprouve ni le besoin, ni ne y sent de l'intérêt!

Doit-on incriminer le milieu socioculturel des élèves? L'environnement familial est-il responsable? On a tendance à le croire et à le dire. Mais comment expliquer une somme importante d'intelligence qui parte en fumée à cause de solutions qu'on aurait dû prendre, mais par pur hasard ou non, on n'a rien fait?!



Il faut repenser toute la méthodologie d'enseigner et d’apprendre! Ce n'est pas une fatalité! C'est une exigence!






 Réponse N°21 21141

Les créanciers et les débiteurs...
  Par   Idoubiya Rachid  (Profle 11-05-12 à 11:23



"Les créanciers ont meilleure mémoire que les débiteurs."Proverbe de Benjamin Franklin ; Almanach du pauvre Richard - XVIIIe s.



11- Mémoire:
Il faut cultiver chez nos élèves le culte de la mémorisation. La mémoire est une capacité qui permet d’accéder à la connaissance: des élèves qui ne mémorisent rien n'apprennent rien! Mémoriser, cela implique de l'intelligence et du bon sens! On ne mémorise pas pour restituer! On ne mémorise pas pour ingurgiter, mais pour garder des traces de savoirs qu'on a avalé avec appétit! Sinon, on risque de tomber au plus bas degré de bachotage et de bavardage! Comme l'a dit Paul Guth, "Tes maîtres ne t'ont rien fait apprendre par coeur. Tu as beau gratter ta mémoire, tu n'y trouves que toi."

Lorsqu'on mémorise, on ne doit pas pratiquer de la photographie! L'acte de mémoriser implique l'art de fixer, mais aussi celui de transformer pour intégrer! J'aime Pablo Picasso car il ne se contente pas de restituer le réel... Mais, l'intégrant, il le transpose pour donner des chefs d'oeuvre...

D'ailleurs, notre mémoire est très intelligente: on ne peut pas lui jouer des tours! Dès qu'on se met à mémoriser des connaissances pour les restituer machinalement, elle nous trahit, le plus simplement du monde! - Il suffit de se rappeler les jours des examens où on oublie tout car un mot nous échappe!



La mémorisation intelligente
est celle qu'on doit apprendre à cultiver chez ses élèves: une mémorisation active et réflexive...

Un proverbe chinois pour conclure: "En buvant l'eau du puits, n'oubliez pas ceux qui l'ont creusé."





 Réponse N°22 21169

De la discipline...
  Par   Idoubiya Rachid  (Profle 11-05-12 à 22:35





Rien ne se fait sans un véritable ordre! L'organisation, que ce soit de l'esprit ou de l'action, demande une vraie dose de discipline ...




12- La discipline:
est une sorte de règle de conduite. C'est une façon de respecter les règles dictées par l'institution. La discipline est souvent prise et vue de la part des éducateurs envers les élèves. Aujourd'hui, on parle de chartes de bonnes conduites: de la part de l'élève, mais aussi de l'enseignant et des personnels de l'administration... La discipline est un atout?

Voilà un texte du philosophe Alain qui explique l'importance de la discipline dans la réalisation de tout progrès éducatif:

Propos X

" Socrate remarquait déjà qu'un père, si éminent qu'il soit, ne sait pas bien instruire ses propres enfants. J'en ai vu l'exemple en une grand'mère fort instruite, qui n'arriva jamais à enseigner à sa petite-fille le calcul et l'orthographe. Ce paradoxe irrite ; car les parents sont toujours disposés à croire que le maître manque de zèle ; et ils s'étonnent lorsqu'ils constatent, par leur propre exemple, que le zèle ne suffit pas, je dis bien plus, je dis que c'est le zèle qui nuit.




Il est clair que l'enseignement est un métier comme un autre. Mais je ne crois point trop non plus aux procédés. Au surplus, j'ai vu des maîtres, et qui savaient le métier, réussir fort mal avec leurs propres enfants, soit pour le violon, soit pour le latin. La force du métier n'est point où nous la cherchons ; elle est au-dessous. Voici un maître payé, qui vient à l'heure juste et qui s'en va de même ; c'est qu'il va à d'autres leçons. Il y a un ordre inflexible et étranger qui se montre ici. Que l'enfant soit bien disposé ou non, on n'y pense point. On ne renverra pas sans de grandes raisons un maître qui se présente à l'heure accoutumée. Ainsi les leçons prennent le visage de la nécessité. C'est ce qui importe ; car l'enfant ne se résignera jamais au sérieux et à l'attention s'il a la moindre espérance de perdre un peu de temps. Chacun sait bien qu'un père qui veut se faire instituteur n'est pas tout à fait esclave de l'heure ; aussi l'enfant ne se prépare point. N'étant point tenu par une règle qui ne donne jamais ses raisons, il ne prend point cette précieuse habitude de se mettre au travail tout entier et en un instant. Il ruse. Or, la principale de toutes les leçons, et de bien loin la plus importante, c'est qu'on ne peut ruser devant la nécessité. Celui qui apprend le sens de ces petits mots « Il faut », sait déjà beaucoup.




Autre conséquence. Le père se plaît à une leçon qui va bien ; il la prolonge. C'est encore une grande erreur de soutenir l'attention au delà du temps fixé. Ceux qui règlent l'entraînement des coureurs savent bien qu'il ne faut jamais céder à un genre d'emportement qui fait qu'on ne sent pas la fatigue. Le maître payé serait moins sage peut-être, mais heureusement la nécessité extérieure l'appelle ; il se lève à la sonnerie de l'horloge. Il n'y a rien de meilleur à tout âge qu'un travail qui n'use point le plaisir. On ferme le livre, on passe à d'autres occupations, et c'est alors que la lecture retentit de son propre élan, et achève de mûrir par un genre d'inattention. Cela est encore plus vrai pour l'enfant.




Ajoutons que le père est exigeant, et bientôt impatient, par de belles raisons ; c'est qu'il espère beaucoup ; c'est qu'il compte trop sur cet autre lui-même, qui n'a pourtant point son âge ni son expérience. Le pire est qu'il compte sur le sentiment, de façon que la moindre faute est prise au tragique. Cet enfant, qui fait voir la légèreté, de son âge, est soupçonné aussitôt de ne pas aimer son père. Ainsi la moindre sévérité lui paraît une horrible injustice. Lui-même joue ce jeu ; il se sait aimé ; il veut être pardonné ; ces petits drames, suivis de réconciliations, ces signes mêlés de la tendresse et du dépit l'intéressent beaucoup plus que la grammaire. Les sentiments sincères et profonds ont ceci de redoutable qu'ils comptent pour rien ce qui n'est pas leur propre victoire. On veut être aimé, et sans montrer qu'on le mérite ; tout ce qui ressemble à un marché et à une récompense est profondément méprisé. C'est pourquoi il y a de la coquetterie dans tout sentiment vrai, et un essai pour voir jusqu'où l'on peut déplaire impunément. Et, comme il est évident pour tous deux que l'orthographe ne compte guère devant le sentiment, cette belle pensée ne tarde guère à noyer grammaire, histoire et calcul."










 Réponse N°23 21175

mémorisation et discipline!
  Par   Jeafari Ahmed  (CSle 11-05-12 à 23:19



Oui, cher ami, c'est une bonne recette! à consommer sans modération.

N.B: On parle bien sûr de La mémorisation des passages de textes littéraires, et de poèmes, qui a fait ses preuves!

D'ailleurs, la mémorisation du coran développe les compétences chez les enfants.qui progressent dans toutes les matières: non pas par la baraka du coran, qui peut avoir sa part aussi, mais parce qu'ils développent la mémorisation , qui est la base de tout apprentissage!

c'est garanti , mettez votre enfant dans un programme de mémorisation du coran: mosquée, m'sid.., et vous verrez que ces résultats scolaires vont nettement s'améliorer!





 Réponse N°24 21199

Qu'est-ce qu'apprendre?
  Par   Idoubiya Rachid  (Profle 12-05-12 à 12:21





Un jour, un de mes enseignants nous a dit: on vient à l'école pour apprendre, pour connaître des choses, pour développer des savoir, et la liste est longue! Avait-il raison? A l'époque: oui! Aujourd'hui: non! Pourtant, cette question reste problématique...Vient-on à l'école pour cumuler des savoirs ou pour apprendre à apprendre?




13- Apprendre:
à prime abord, apprendre, c'est mémoriser des connaissances, des faits afin de les restituer lors d'une évaluation ou le jour de l'examen... Ce vocable requiert une charge sémantique négative dès lors qu'on considère non l'acte d'enseigner, mais celui d'apprendre par rapport aux contenus... Le métier d'élève a changé! Ce n'ai plus l'être docile qui écoute, apprend et restitue! C'est un apprenant qui se prend en charge et assume son propre apprentissage. Le système éducatif est donc en position de proposer aux apprenants des situations et des contenus et les laisser travailler! Seulement, le rôle de l'enseignant devient celui de guide, d'accompagnateur, de directeur des travaux que celui détenteur d'un savoir qu'il transmet à qui le veut! L'art d'enseigner est celui de motiver, de donner l'occasion d'apprendre...



L'objectif est de permettre aux apprenants d'apprendre à apprendre durant toute leur vi
e
, en les dotant d’aptitudes qu'ils auraient développer pendant leur période de scolarisation...

Voici un texte qui fait l'apologie de l'apprentissage sur son homme!



LE BONHEUR D'APPRENDRE




APPRENDRE
, c'est un effort. Aucune machine, aucune recette, aucune pilule ne peut le faire à notre place. Au jeu de l'apprentissage, il faut toujours payer de sa personne. Ce qui est donné instantanément, qui ne requiert aucun entraînement, aucune recherche, aucune étude, n'apporte rien. Des maîtres peuvent nous guider, des méthodes nous aider, des machines nous assister, des professeurs nous instruire, mais il nous faudra toujours parcourir le chemin si nous voulons arriver au but.



APPRENDRE,
c'est un enrichissement. Non pas de l'avoir, mais de l'être. Jouer d'un instrument, pratiquer un sport, maîtriser une langue, comprendre une philosophie, connaître un pays ou cultiver les roses de son jardin, peu importe le hobby ; dès lors que nous le pratiquons avec constance et passion, c'est notre personne qui prend de la valeur, pas notre patrimoine. Et ce profit-là, nul impôt, nulle dévaluation ne nous le reprendra.



APPRENDRE,
c'est une aventure. Certainement pas un voyage organisé dont les étapes et le point d'arrivée sont annoncés sur le programme des agences. Impossible de prévoir les plaisirs, les émotions, les étonnements et, pourquoi pas, les répulsions. Il faut prendre ses risques et ne pas lâcher à la première difficulté. La montagne est toujours la même quand on la découvre depuis le belvédère où s'arrêtent les cars de touristes le temps d'une photo, elle ne sera jamais pareille pour ceux qui tenteront de l'escalader à pied. Pour les uns, ce sera une image ; pour les autres, une histoire.



APPRENDRE,
c'est une initiation. L'apprenti s'engage sur une route tracée par d'autres : en mettant ses pas dans les leurs, il rejoint leur communauté. Celle des astronomes amateurs ou des chercheurs de fossiles, des fous d'opéra ou des accros d'lnternet, des passionnés d'histoire ou des peintres du dimanche, celle d'autres hommes qui partagèrent la même passion. Toute culture nous fait pénétrer dans un savoir constitué, un art élaboré. Apprendre, c'est toujours s'approprier une parcelle d'un patrimoine immense, celui de l'humanité.



APPRENDRE
, c'est un plaisir. Dans nos souvenirs scolaires, le bonheur est associé à la réussite, pas au travail. Nous nous sommes embêtés pendant des années et puis, un jour, nous avons sauté de joie en découvrant notre nom sur une liste de reçus. En l'absence de cette gratification, nos efforts n'auraient eu aucun sens ; ne nous auraient procuré aucune satisfaction. A ce jeu, nous avons oublié que le plaisir de découvrir existe en soi et pour soi, qu'il ne dépend pas de sa rémunération. Certes, l'apprentissage comporte des étapes fastidieuses, répétitives, harassantes. Il faut faire des gammes pour assouplir son corps et son esprit, et le noviciat n'est guère gratifiant. Il vaut mieux le savoir. Mais quel bonheur à chaque progrès ! Un bonheur ignoré de ceux qui, rebutés par les premières difficultés, ont préféré le plaisir clé en main des services gadgétisés.



APPRENDRE,
c'est beaucoup plus qu'apprendre. Car cette initiation n'est pas un cul-de-sac, elle nous conduit à un point de départ. Une fois maître de son art, qu'il s'agisse d'informatique ou de musique, de yoga ou d'équitation, de philosophie ou de mécanique, chacun en use à sa façon. L'apprentissage ouvre une infinité de voies, peut-être inexplorées. On n'apprend jamais que pour la suite.



APPRENDRE,
c'est un art de vivre. L'art d'entretenir dans son âge adulte ce feu que Montaigne voulait allumer chez l'enfant. Voilà qu'on nous propose chauffage et climatisation, pelisses et palais, lampes et fluos pour nous baigner de lumière et nous tenir au chaud. C'est fort bien, je n'aime pas les engelures. Mais ce confort-là ne réchauffe pas le cœur. Seule la flamme vive d'une attente aux aguets, d'une rencontre inespérée, d'une envie renaissante, d'une quête sereine et déraisonnable, nous tient éveillés dans ce monde hypnotique. C'est elle qui, face aux plaisirs mercantiles, nous garde à la bonne distance : non pas celle qui nous inflige la pénitence, mais celle, au contraire, qui nous procure la vraie jouissance. Lorsqu'on porte en soi ses propres passions, on ne se laisse plus abuser par les réclames tapageuses, on attend du progrès ce qu'il peut nous donner : des commodités et rien de plus." François de Closets, Le bonheur d'apprendre, 1997- Éd. du Seuil - Points pp. 405-407.





 Réponse N°25 21204

Apologie de la mémoire à l'ère du net!
  Par   Jeafari Ahmed  (CSle 12-05-12 à 12:57



Cher ami, n'est-ce pas là une bonne recette?! Mémorisation et discipline.

"Mémoire: Il faut cultiver chez nos élèves le culte de la mémorisation. La mémoire est une capacité qui permet d’accéder à la connaissance: des élèves qui ne mémorisent rien n'apprennent rien!

Comme l'a dit Paul Guth, "Tes maîtres ne t'ont rien fait apprendre par coeur. Tu as beau gratter ta mémoire, tu n'y trouves que toi."

Lorsqu'on mémorise, on ne doit pas pratiquer de la photographie! L'acte de mémoriser implique l'art de fixer, mais aussi celui de transformer pour intégrer!

La mémorisation intelligente est celle qu'on doit apprendre à cultiver chez ses élèves: une mémorisation active et réflexive..."

"De la discipline:il ne prend point cette précieuse habitude de se mettre au travail tout entier et en un instant. "

Mais elle est vieillotte , cette recette, comme toute bonne chose de grand-mère! et hélas à l'ère du numérique " rien ne se crée, rien ne se perd, tout se transforme", nos jeunes et moins jeunes n'ont plus besoin de mémoriser , tout est là à portée de main; Il suffit de copier-coller. sans même lire. Et pire, s'approprier .

une telle profusion d'écrits, que ça donne le vertige, et que cela aboutit à un non sens!

Que n'ont-ils pas mémoriser un tant soit peu?, et au moment de produire, transformer et enrichir.Cette fameuse mémorisation réflexive dont vous parlez.

remarquez que quand nos étudiants manquent de moyens , ils s'ingénient à produire. Et puis, imaginez qu'à force de recourir au net, et à lui faire confiance, on ne se procure plus de livres, comme c'est le cas, pour plusieurs. Et puis un jour une panne de connexion ou d('ordinateur? Et c'est le vide total.

Je donne Zéro à des étudiants qui me viennent avec des exposés dans une clé et pas de papier:et par hasard, le fichier ne s'ouvre pas, l'ordinateur est déchargé, pas d'électricité, mon binôme est absent( il a la clé)... j'ai une clé mais c'est votre PC monsieur....





 Réponse N°26 21211

La créativité...
  Par   Dounia Azouz  (Autrele 12-05-12 à 13:57



Merci à vous cher collègue pour toutes les notions et surtout votre conviction des choses. Vous êtes un militant dans un domaine où la plupart ont baissé les bras.

Je reviens à la mémorisation: n'est-ce pas le recours exclusif à la mémorisation qui fait l'échec de notre enseignement? La mémoire de l'enfant est saturée par un ensemble d'informations qu'il ne comprend pas ou qu'il n'utilisera jamais.

On n'encourage pas chez lui la découverte, la créativité.

A mon humble avis c'est à travers des activités ludiques qu'on peut lui donner envie d'apprendre.

Si je ne conçois pas la récitation dans une théâtralisation du texte, je ne vois l'intérêt de la mémorisation.

Vous avez conjugué le verbe "apprendre" à d'autres verbes. C'est bien. Apprenons à nos élèves à être curieux, à cultiver leur jardin, à construire leur savoir... Dans un monde qui profuse d'informations, développons leur esprit critique! Mon évaluation prendra en considération la pertinence, l'originalité, la persévérance...

Merci pour la réflexion.





 Réponse N°27 21214

Encore une fois!
  Par   Jeafari Ahmed  (CSle 12-05-12 à 14:27



Chère collègue, Mme Aziz, vous êtes judicieuse!

Et j'aimerais profiter de votre réponse pour réitérer une demande, humble et simple: et vous allez m'approuver parce que vous ressentez la même chose: évitons de généraliser les questions, et de recourir à toutes les notions d'un thème: parce que la plus part des fois, on se retrouve devant des explicatifs de postulats. Nous savons tous, ce que vous dire ceci et cela, et les théories, etc...et ce qui est déjà admis et approuvé ( encore faut-il qu'il ait été) et essayons de limiter la réflexion au fragment discuté. parce que cela éviterait à chacun une longue justification ou préambule avant de cibler son intervention.

Pour ce qui est de la mémorisation M; Rachid en a fait l'apologie, dans le côté positif, et je le rejoins. "et j'ai précisé les extraits de textes: un petit paragraphe choisi, une strophe d'un poème... mais pas les règles de grammaire ni la conjugaison,( ni l'histoire-géo ni autre). rappelez-vous, les vertus de l'auto-dictée, de la reconstitution de texte...

D'ailleurs la mémorisation dont vous parlez, personne n'en fait plus aujourd'hui. Soit par conscience soit par paresse, parce qu'il fallait une bonne dose de sang-froid pour subir sa monotonie. (remarque: peut-être , c'est ce qui rendait les instituteurs autrefois méchants, ce n'est pas de ne pas avoir mémorisé, mais plutôt, de se taper la chanson 40 fois le matin et quarante fois l'après-midi, dans le meilleur des cas).

Mes hommages!

Please, je ne parle pas de vous en particulier et je vous considère comme une sœur, alors ne me balancez pas une réponse costaude: Une souris, ça vous démolit un homme en  un clin d’œil!(et je ne suis pas costaud)





 Réponse N°28 21220

Un mea culpa
  Par   Dounia Azouz  (Autrele 12-05-12 à 16:07



M. Jeafari, ne vous sous estimez pas. Vous, et bien d'autres collègues, avaient le savoir que je reconnais ne pas avoir et c'est pour cette raison que je suis là. Vous me motivez, vous me poussez à me dépasser, vous m'apprenez. Ce que je possède c'est une petite dose de savoir que j'essaie de bien utiliser, de l'intuition, de la passion et le goût de l'aventure et du risque.

Mon mea culpa: je l'ai déjà avoué et je crois que c'est M. Omari qui m'avait dit qu'il faut lire le message dans son intégralité. Quand c'est trop long, avec beaucoup de théorie, cela fatigue mon regard et donc je butine un mot par-ci un autre par-là. J'essaie de participer à la discussion à partir de ma modeste expérience.

Je voudrais bien une rubrique un jour, une expérience.

M. Jeafari, que faites-vous des joutes verbales? Allez-y avec une métaphore filée: la souris est une vache ruminant des vacheries pour en faire du fromage avec lequel elle embobinera le marié...

Pardon, M. Idoubiya pour cette intrusion. Mes hommages.





 Réponse N°29 21222

OK! à lalla!
  Par   Jeafari Ahmed  (CSle 12-05-12 à 16:22



Joutez-moi tant que vous voudrez; je suis fait pour et de ça!

Du moment que cela vous fait plaisir. Et, c'est de bon cœur! Mais s'il y a une chose que je ne fais pas, c'est me sous estimer, car en réalité, parfois-même, je me surestime! mais un bref rappel à l'ordre , me fait vite rebrousser chemin! et cela vous l'avez surement deviné avec votre intuition de souris! et puis, s'il y a quelqu'un qui se sous estime, dans cette histoire, c'est bien vous, parce que ou bien vous ne savez pas votre vraie valeur, ou bien vous jouez l'innocente !

Vous avez plus de savoir et de savoir faire et de savoir dire que toute la gente sourimine réunie, Mais enfin, face à votre perspicacité, que trouverait un chat à dire?

à propos comment s'est terminée l'histoire du diner brûlé?( sourire....)

Sincèrement amicalement!





 Réponse N°30 21224

Ko...
  Par   Dounia Azouz  (Autrele 12-05-12 à 16:38



Le chat m'a déchiquetée! Maintenant je dois recourir à la chirurgie réparatrice. Je ne retrouve plus une oreille... Je ne sais pas si ce genre de soins est remboursable.

Merci pour votre soutien.

Veuillez m'excuser M. Rachid pour ces digressions.





 Réponse N°31 21233

En trois rendes: partie 1
  Par   Idoubiya Rachid  (Profle 12-05-12 à 19:26



Salut mes amis(ies), J'étais dans mon lycée, par invitation de l'un des mes collègues: enseignant de langue arabe, pour assister à la signature d'un livre regroupant une série de nouvelles consacrées à la région de Toudgha: le lieu qui m'abrite...

Je n'ai donc pas assisté à cette jolie discussion entre deux de mes amis(es) que je respecte beaucoup.

Mon attention est arrêtée sur l'une des remarques les plus intéressantes! Voilà ce qu'à dit M.Jeafari Ahmed: " ... essayons de limiter la réflexion au fragment discuté parce que cela éviterait à chacun une longue justification ou préambule avant de cibler son intervention."

C'est tout à fait pertinent de faire ce constat! En effet, il y'a certaines discussions qui n'aboutissent, dans la plupart des fois, sur rien de concret! La cause: les digressions et la lecture précipitée des textes émis! Par respect aux auteurs des messages émis pour être partagé, il est nécessaire qu'on prenne le temps d'une lecture attentive, avant d'aborder une discussion ou un débat...

Cela donnera de la valeur certaine et du charme à l'échange engagé... Donc chapeau Monsieur Jeafari Ahmed.





 Réponse N°32 21234

En trois rendes: partie 2
  Par   Idoubiya Rachid  (Profle 12-05-12 à 19:41



La galanterie l'exige, donc je commence par les femmes.

En effet, madame aziz hayat, le but essentiel que doit suivre tout système éducatif est la culture de l'esprit critique et réflexif, et non un esprit monotone, exécutif! C'est essentiellement ce qu'on veut dire par compétence! Donc, je suis tout à fait d'accord avec vous sur ce point! D'ailleurs, vous l'avez dit avec vos mots: "On n'encourage pas chez lui la découverte, la créativité."

Mais, comme l'a rappelé notre ami monsieur Jeafari, ce n'est pas seulement la tête bien faite qu'il faut cultiver chez nos apprenants- si le vocable est judicieux dans ce sens- mais aussi la tête bien pleine!

Oui, une tête avant qu'elle soit bien faite, elle doit être programmée et de manière fertile... La qualité n'a jamais été que la petite fille de la quantité! Comment une tête vide pourrait-elle être bien faite?! C'est un non sens!

Mais, ce qui est condamnable, c'est cette mémorisation mécanique, insipide qui risque de tuer toute forme d'intelligence chez nos jeunes esprits.

Voilà madame, nous sommes sur la même fréquence d'andes.

Mes respects madame Aziz Hayat.





 Réponse N°33 21237

En trois rendes: partie 3
  Par   Idoubiya Rachid  (Profle 12-05-12 à 20:24



Pour mon ami Jeafari Ahmed. Je vais commencer par donner mon point de vue sur un des passages qui m'a arrêté: " ... remarquez que quand nos étudiants manquent de moyens , ils s'ingénient à produire. Et puis, imaginez qu'à force de recourir au net, et à lui faire confiance, on ne se procure plus de livres, comme c'est le cas, pour plusieurs. Et puis un jour une panne de connexion ou d('ordinateur? Et c'est le vide total.

Je donne Zéro à des étudiants qui me viennent avec des exposés dans une clé et pas de papier:et par hasard, le fichier ne s'ouvre pas, l'ordinateur est déchargé, pas d'électricité, mon binôme est absent( il a la clé)... j'ai une clé mais c'est votre PC monsieur...."

Savez-vous Monsieur Jeafari que je ne quitte pas - à quelque exceptions près: lorsqu'il y'a la programmation d'une activité culturelle...- la salle multimédias! Je travaille avec le data-show, en utilisant donc sons et images...Et j'utilise des PowerPoints et du supports Word... Et ce sont les élèves, dans la plupart des cas, qui donnent le "cours" : exposés! Ici à Tinghir!

Des exemples d'activités que je programme pour la semaine prochaine: J'ai demandé à un groupe de quatre élèves de préparer la biographie de Molière sous forme d'un PowerPoint: son (musique classique de l'époque) image ( peintures présentant Molière) Contenu: (vie, étude et oeuvre du dramaturge...)

Une autre équipe "concurrente" aura la même tâche et on demandera lequel des deux travaux est réussi! ( bien sûr que le but est l'émulation, ni plus ni moins )

J'ai encore demandé le téléchargement des scènes 1 et 2 de l'acte 3, via YouTube... ( Les élèves sont vraiment compétents dans ce domaine... C'est un groupe également qui se charge de présenter cette séquence...)

Un autre groupe est chargé de présenter le jargon du théâtre en général et celui de la comédie Ballet en particulier, via un PowerPoint, etc.

Maintenant, pourquoi je présente cette expérience? Cela pour dire tout simplement que l'enseignement qui se base sur le contenu est très dépassé! Avant, on enseignait les connaissances pour leurs carences... Aujourd'hui, on est gavé d'informations de tout genre! Ce qui manque, c'est la façon de se comporter, vis-à-vie de cette incroyable masse de savoir dont nous disposons...

Que vont apprendre mes apprenants de cette expérience?

1- L'information: quantitativement est très présente, mais aussi qualitativement! Il faut donc opérer des choix!

2- La propriété intellectuelle est sacrée: toujours indiquer la source de ses recherches: cela s'appelle de l'éthique ( charte de l'utilisateur du net!)

3- L'information recherchée et trouvée vaut mille fois l'information reçue et subie!

4- Plus on travaille sur l'information, en la manipulant, en la réorganisant, en la résumant, plus on va l'intégrer!

5- L' informations et sa cueillette est une chose, la façon de se l'approprier en est une autre: le choix pertinent et la manipulation sont le vrai travail intellectuel!

Voilà donc comment j'opère personnellement avec mes élèves...Heureusement, jusqu'à maintenant, la salle multimédias de mon établissement est vacante! Mais jusqu'à quand?

Merci Monsieur Jeafari ... Et je vous conseille de profiter de cette salle le plutôt possible.





 Réponse N°34 21240

merci cher ami!
  Par   Jeafari Ahmed  (CSle 12-05-12 à 21:33



Nous nous comprenons parfaitement si Rachid.

Et je dois préciser que je parle de mes étudiants à la fac des sciences. Et non ceux du lycée, car hélas, il n ' y a pas moyen de travailler de la sorte, et une seule fois, j'ai demandé le vidéoprojecteur, pour travailler dans ma classe, et je ne vous raconte pas les contraintes que j'ai du subir, et le dérangement, des autres élèves qui passent dans les couloirs ( l'autre fois quand j'ai parlé de respect et de politesse et... vous devez vous estimer heureux de travailler loin de la métropole : j'ai débuté moi aussi dans un petit village, et c'était la belle époque.)

à la fac, les étudiants ont trois heures de langue communication obligatoires, après un test de positionnement: A, B, C, : ils en ont besoin pour appréhender les matières scientifiques dispensées en français et quel français, s'il vous plait, c'est du soutenu car la plupart des enseignants sont de la vieille école, ou ont été formés à l'étranger, et ils maitrisent bien la langue.

Alors dis_je dans la plan d'urgence, il y a le manuel"cap université", je ne sais pas si vous l'avez déjà vu, mais il est bien fait, avec de petits textes autour de thématiques scientifiques, et de petites leçons de langue, en cas de besoin, et de l'écrit, de petits projets à réaliser...

Je vous jure que ce serait profitable de l'utiliser au lycée à la place des œuvres, qui ne leur servent pas beaucoup: candide,... ?! d'ailleurs j'en fais des photocopies que je travaille avec mes élèves de lycée!

Donc à la fac, nous avons des salles équipées et nous travaillons la méthode actionnelle par tâches...et tout le travail se fait par projection. Et je voulais juste dire que très peu d'étudiants utilisent un papier devant les yeux pour  y recourir en cas de besoin. Ils se contentent de lire ce qu'il y a dans les diapos. alors que l'exposant ne doit pas lire ce que les autres peuvent lire eux mêmes. Ils doit mettre juste les grands points et les sous parties: comme un plan détaillé, et ensuite parler en jetant des coup d'œil à sa feuille en cas de besoin.

Et puis quand son fichier ne marche pas, ou il perd la clé... Il n' y a rien...

C'est ce que je voulais signaler. Quand, il prennent la peine d'écrire, il leur en reste quelque chose...

Mais vous avez raison de chercher le KO, au troisième round, et surtout de commencer par les femmes. Là ça me fait plaisir de savoir que les femmes passent d'abord...rire...





 Réponse N°35 21247

pédagogie des adultes....
  Par   Idoubiya Rachid  (Profle 12-05-12 à 23:33



C'est un plaisir de constater que vous pratiquez l'expérience de la pédagogie des adultes. C'est une chose intrigante cette confrontation avec une jeunesse qui se cherche une identité...

Pourtant, une idée m'a arrêté: " il y a le manuel"cap université", je ne sais pas si vous l'avez déjà vu, mais il est bien fait, avec de petits textes autour de thématiques scientifiques, et de petites leçons de langue, en cas de besoin, et de l'écrit, de petits projets à réaliser...

Je vous jure que ce serait profitable de l'utiliser au lycée à la place des œuvres, qui ne leur servent pas beaucoup: candide,... ?! d'ailleurs j'en fais des photocopies que je travaille avec mes élèves de lycée!"

En effet, cher ami, une chose est claire: beaucoup d'enseignants s'ennuient et cela depuis longtemps! De la littérature pour des adolescents, c'est une manière de leur dire fuyez tout contact avec la langue de Voltaire et de Montaigne! Mais pourquoi ne pas chercher la simplicité: des textes fonctionnels qui motivent et éclairent, invitent à la réflexion et à l'argumentation? Des manuels qui parlent de musiciens, de footballeurs, d'athlètes, de journalistes et d'associations? Des manuels qui parlent de grippe et d'écologie, de chanson et de voyage...Une langue vivante, c'est une langue qui raconte la vie, non la mort!

Quant au KO, j'ai voulu commencer par Vous, mais j'ai tombé sur une gentille et agréable femme! ( rrriirree)





 Réponse N°36 21249

Merci; cher ami!
  Par   Jeafari Ahmed  (CSle 12-05-12 à 23:59



Je viens juste de renter, famille oblige. tout à l'heure, j'ai répondu à la hâte parce qu'on m'appelait au téléphone à l'autre bout de la ville!

Détrompez-vous cher ami; la souris n'est pas aussi gentille qu'elle le laisse paraître. Et cette histoire d'oreille arrachée ou déchiquetée, on sait pas à qui elle appartenait! est-ce le pauvre siamois ou la gentille souris!rire!

et puis, qui aime bien...!





 Réponse N°37 21300

Travaillons-nous ensemble...
  Par   Idoubiya Rachid  (Profle 14-05-12 à 13:25





"non, je préfère le faire tout seul!"
On a beau entendu dire des mots qui affirment haut et fort: :" je travaille mieux tout seul. Je n'aime pas travailler au sein d'un groupe car celui-ci m'empêche d'avancer..." Quel est l'intérêt du travail au sein d'une équipe? Qu'entendons-nous par équipe pédagogique?





13- Equipe pédagogique:
" Si tu veux rester avec nous, il faudra prendre l'esprit d'équipe et t'habituer à tout mettre en commun."
(Jean Paul Sartre) Une équipe est un groupe de personnes ayant le même but et devant accomplir un travail en commun. Cela demande de la coopération, avec une répartition des tâches, sans qu'il ait un esprit de leadership! C'est ce qui la différencie du groupe qui peut se former sans avoir ni but, ni travail en commun! C'est pourquoi, on parle d'équipe pédagogique, qui doit normalement travailler en commun pour réaliser des projets... L'équipe est donc plus précise et plus "rationnelle", tant au niveau de ses objectifs que celui de ses stratégies... C'est une sorte de structure collective de l'action... Loin d'encourager l'individualisme et le culte de l'ego, l'esprit d'équipe encourage un certain dynamisme collectif. Mais pourquoi choisit-on l'acte individuel plutôt que collectif?







 Réponse N°38 21589

D'abord, il faut répondre à leurs besoins...
  Par   Idoubiya Rachid  (Profle 19-05-12 à 19:22



En parlant de projet pédagogique, les orientation pédagogiques avancent la phrase suivante: "Sa pertinence réside dans le fait qu'il permet de placer les élèves dans de véritables situations díapprentissage et qu'il offre à l'enseignant l'opportunité de s'intéresser au parcours de chacun."

En parlant toujours de projet pédagogique, les RP parle de: "c'est la nécessité d'avancer aux rythmes des apprenants pour éviter les situations d'échec..."

Ceci tout en suivant une démarche:



"A. Une évaluation diagnostique (en début d'année) lui permettant de dégager le profil de la classe ;

B. La négociation et la formulation en termes contractuels du projet permettant d'associer les élèves à leur propre production et partant à leur propre formation ;"


Cela pour répondre à une exigence: les vrais besoins des élèves...



14- Besoins:
Les RP sont claires dans ce sens: "Le module, dans sa mise en oeuvre, s'inscrit dans la démarche du projet et prend en compte les besoins spécifiques de l'apprenant ".

Ceci dit, comment donc pourrions-nous "mouler"/ adapter l'acte d'enseignement apprentissage pour rendre notre acte conforme à l'esprit des RP? C'est à dire, en répondant aux vrais besoins des élèves, c'est à dire de façon différenciée? Pourquoi des élèves restent-ils marginalisés car ils n'ont pas les préacquis pour pouvoir suivre? Que faudrait-il donc faire? Beaucoup d'élèves sont incapables de fournir le moindre effort devant une situation non négociée! Savoir répondre à ces questions, c'est bien sûr savoir trouver des solutions pour plus de différenciation, de contractualisation envers les élèves...





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