Nos filles et les diables


OMARI Abdellatif  (Prof) [176 msg envoyés ]
Publié le :2012-07-09 14:03:09   Lu :1006 fois
Rubrique :Discussion générale  
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Heureux d’entendre votre voix chère Altesse Samira, j’allais répondre à Monsieur JAAFARI et à Madame Lakhder Nezha, je le fais maintenant pour toutes vos réponses. Pour moi, que l’enseignant soit un vrai intellectuel ou non, son appartenance demeure à l’élite dont la fonction principale est d’éclairer et d’éduquer les goûts et les couleurs. Il est inconcevable qu’on demande à nos apprenants ce qu’ils pensent des saints, de la superstition, de certaines croyances et coutumes, de la magie, etc, et que nous soyons nous-mêmes dans le doute ou croyions à Bouya Omar et à la probabilité d’être habité par le diable. Dans nos établissements, nous constatons que la même mentalité d’une certaine Lalla Zoubida ou Lalla Aicha, transmise par héritage, existe toujours chez nos jeunes filles. En témoignent les cris aigus et prolongés, les vociférations, les étranges contorsions dont ces filles se voient affectées lorsqu’elles veulent exprimer leur réaction, suite à un tel ou tel affront insupportable. Elles se croient possédées par le diable parce que l’idée leur était inculquée non seulement par des paroles mais aussi par des faits en assistant à des scènes d’Alhayra comme celles représentées par Lalla Zoubida et sa voisine Rahma lors de la dispute ou par Lalla Zoubida et son amie Lalla Aicha devant le catafalque de Sidi Ali Boughaleb. Il en est de même envers l’idée du mariage, de la dot, des festivités, de Nagafa ….Quand, lors du débat, mes élèves veulent savoir mon avis personnel, j’explique le phénomène en partant d’une logique : Pourquoi les hommes ne connaissent-ils pas ces vociférations et ces contorsions dont nos femmes se voient affectées ? A-t-on jamais vu dans la réalité une femme française, allemande ou américaine connaître le même sort ? Je m’arrête là en leur demandant de réfléchir. Souvent, je préfère répondre à certaines de leurs questions cul-de-sac hors classe.
Notre ami JAAFARI et notre chère collègue Lakhder Nezha pensent que, pour une raison ou pour une autre, ces phénomènes deviennent comme imposés. Soit ! Mais nous, dans notre esprit, dans nos pensées et convictions, avons-nous opéré une rupture définitive avec ces phénomènes ? Du moins, si nous étions battus dans notre combat, nous ne serions que spectateurs, et de loin, assis seuls dans un coin comme Antigone. S’impliquer sera compris comme un consentement, adieu les principes. J’ai toujours pensé, comme Jean Jaques, que la liberté n’est pas faire ce qu’on veut mais à ne pas faire ce qu’on ne veut pas.




 Réponse N°1 24959

ne pas faire ce qu’on ne veut pas
  Par   Samira Yassine  (CSle 2012-07-09 14:38:50



Je vous remercie M Omari.

Ce sujet m'intrigue dans la mesure où je commence à remarquer que les autres, et en particuliers nos propres enfants, ne voeint plus les choses de la même façon.

Oui M Omari, on peut imposer notre façon de voir, on peut même réussir à ne pas faire ce qu'on ne veut, dans la mesure du possible, mais comment faire admettre à nos propres enfants certaines valeurs auxquelles nous avons toujours tenu et qu'eux négligent , ignorent et refusent même.

On a du mal à faire inculquer à nos propres enfants nos convictions , ce sont nos convictions et on croyait facile de les leurs faire adopter et je parle de valeurs éthiques.

Ils ne comportent d'une façon particulière qu'on jugerait impolie voire grossière et ils défendent bien leur façon de voir les choses.

Je n'arrive pas à m'esprimer plus clairement mais ce que je peux dire , c'est dur ce que nous souffrons avec cette nouvelle génération, vraiment dur, il est pour moi , en tout cas .





 Réponse N°2 24960

Comment fêtrons-nous leur mariage?
  Par   Samira Yassine  (CSle 2012-07-09 14:46:21



La question qui se pose et s'impose: " Aurons-nous notre mot à dire? " " Aurons-nous le droit de décider de quoi que ce soit?"

En abordant ce sujet avec mon mari, il a commencé par une condition que je ne me permettrais pas , moi" je ne veux pas de mixité dans la fête de mariage que j'organiserai pour mes filles"

Je ne comprends pas comment leur interdire une chose qu'on s'est permise, nous, il y a presque un quart de siècle. certes, certains de nos amis, des membres de la famille ont banni la mixité, ces dernières années, mais on ne peut aucunement l'imposer à nos enfants sauf s'ils en sont convaincus.

J'ai cité un exemple des plus clairs, parce que je ne veux pas parler du menu, de la néggafa, de la musique, de l'endroit , de ......

Je pense que le conflit de génération a toujours existé, on en a toujours parlé, mais je n'en ai jamais ressenti le poids comme en ces jours-ci et surtout après votre évocation du problème M Omari.





 Réponse N°3 24970

Précision
  Par   OMARI Abdellatif  (Profle 2012-07-09 20:48:08



Le problème que je soulève, chère Altesse, n’a de rapport ni avec le conflit de générations ni avec les anciennes valeurs. Le problème existait, existe et existera. Le problème est celui des fausses croyances, des fausses coutumes, des fausses traditions, cette horrible confusion entre religion et superstition. Pour que nos enfants comprennent cela il faut que le problème pour nous soit, d’abord, définitivement résorbé. Des enseignants universitaires, des princesses, des cadres dans l’état voyagent loin pour consulter, par rendez-vous, l’un de ces puissants fkihs soussis dont les talismans, dit-on, sont infaillibles. Qu’en est-il alors de l’instituteur ou de la maitresse ?





 Réponse N°4 24977

Hors sujet
  Par   Samira Yassine  (CSle 2012-07-09 22:36:29



Je ne me défenderai pas, cher collègue.

J'ai un défaut: une fois un sujet me tient à coeur il me touche au point où je le vois partout. Votre sujet sur la façon dont on fêtera les mariages m'a occupé l'esprit alors, je n'ai pas fait attention et j'ai continué à parler du sujet.

Pour les superstitions, je suis d'accord, on remarque ceratines contradictions dans les convictions de certaines personnes "cultivées" "intello ".





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