Mp résumé sur table n°1 proposition de corrigé

 Par RAY AIMAD  (?)  [msg envoyés : 7le 14-02-10 à 14:02  Lu :2839 fois
     
  
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Présentation du texte :
Le texte de Joël Figari, paru dans la revue Perspectives philosophiques en 1998, est une réflexion
sur le proverbe "L'argent n'a pas d'odeur".
Historiquement, cette affirmation est attribuée à Vespasien qui fut empereur de 70 à sa mort. Il fut
un gestionnaire rigoureux de l'Empire Romain, grâce notamment à une politique d'imposition
majeure, souvent décriée par ses contemporains. Ainsi, Vespasien avait décidé de créer un impôt sur
l'urine qui, à Rome, était collectée pour le dégraissage des vêtements. Son fils Titus, le futur
empereur, lui reprochait cette nouvelle taxe. Vespasien déposa alors devant son fils les sacs de
pièces rapportées par ce nouvel impôt et lui demanda s'il était importuné par l'odeur. L'empereur
donna ainsi son nom aux urinoirs publics, les vespasiennes.
Au delà de l'anecdote, la question est de savoir quelles relations l'argent entretient avec la morale.
Analyse de la structure du texte :
Le texte se compose de 3 grands mouvements : une introduction (§1 et 2, jusqu'à "hiérarchie des
vertus" ligne 14) qui pose la question du rapport de l'argent avec la morale, une première partie
(jusqu'à "en vue du résultat" ligne 48) qui énonce la thèse adverse, à savoir que l'argent est "audelà"
de la morale (donc, il n'a pas d'odeur), puis une seconde (jusqu'à la fin du texte) qui explicite la
position de l'auteur selon laquelle il faut "normer notre rapport à l'argent" (parce qu'il "pue").
Plan détaillé :
Introduction :
• Lignes 1 à 3 : énoncé de la problématique : l'utilité peutelle
être le seul critère d'un usage
moral de l'argent ?
• Lignes 4 à 14 : mise en place de la thèse adverse : l'argent "se moque de toute morale".
Transition : "A quoi cette indifférence morale de l'argent estelle
due et jusqu'où vatelle
?" ligne
15
Partie 1 :
• Lignes 15 à 30 : première raison.
Explication (lignes 15 à 24) : l'argent n'est qu'un symbole facilitant les échanges.
Conséquences (lignes 25 à 30) : il peut ainsi passer pour neutre et impartial, voire juste.
• Lignes 31 à 39 : deuxième raison : l'argent crée des richesses et est le produit du travail.
• Lignes 39 à 48 : Conséquences : l'argent est valorisé et les moyens mis en oeuvre pour
l'obtenir négligés.
Transition : "On voit à quoi peut mener l'"argent sans odeur"". ligne 49.
Partie 2 :
• Lignes 52 à 58 : l'argent a toutes les odeurs : "il pue".
• Lignes 59 à 69 : peutil
exister des lois pour régler l'usage moral de l'argent ? Aristote
montre que oui.
Rédaction :
Le service qu’il rend estil
le seul critère de moralité applicable à l’argent ? Parce qu’il est
utile à tous et de la même neutralité, quels qu’en soient l’origine et le propriétaire, l’argent peut
ignorer le jugement moral.
Cette amoralité de l’argent tient [50] d’abord à sa nature symbolique dont la finalité est de
permettre l’échange : en ce sens, son usage est juste et fertile. Puis l’argent exalte le travail et la
seule considération de ce qu’il procure pourrait autoriser toutes les conduites.
Pourtant l’amalgame de toutes ses origines [100] donne son odeur à l’argent. Estil
alors
possible de le soumettre à des lois ? Aristote, déjà, répondait que oui.
Nombre de mots : 121.
Questions de vocabulaire :
L'argent se moque donc de toute morale :
L'expression repose sur une personnification : l'argent est présenté comme une entité animée,
indifférente à la morale. Plus spécifiquement, l'expression "se moquer de" peut dénoter un
comportement cynique, voire méprisant à l'égard de l'éthique. Concrètement et dans le contexte, J.
Figari affirme que l'argent ne garde aucune trace des opérations auxquelles il a servi, qu'elles aient
été honnêtes ou malhonnêtes. L'argent n'est donc ni moral ni immoral, il est amoral, au delà du bien
et du mal.
Il devient dès lors possible de normer notre rapport avec l'argent :
"Normer notre rapport à l'argent" signifie utiliser des règles et des lois pour établir de la morale
dans l'utilisation et la possession de l'argent : si certains usages sont condamnables au nom de
l'éthique, il convient que le politique les définisse et les interdise. Si les hommes, à l'état naturel et
par euxmême
en sont incapables, l'état doit s'en charger. Ce qui nous autorise à penser cette
régulation possible, c'est l'autorité que constitue la réflexion d'Aristote.

  



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