Mme de sévigné , (suite)

 Par Jeafari Ahmed  (?)  [msg envoyés : 326le 14-06-12 à 12:27  Lu :923 fois
     
  
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I- L’AUTEUR ET SON ÉPOQUE
1 - La France au XVIIème siècle
Après la mort de Richelieu et de Louis XIII en 1642-43, débute le règne de Louis XIV. Le nouveau roi n’a que cinq ans et sa mère Anne d’Autriche gouverne en tant que régente avec le cardinal Mazarin.
Cette régence est marquée par une période de troubles et de guerre civile appelée la Fronde (1648-1652), d’où Mazarin et le pouvoir monarchique sortent vainqueurs.
Le désordre engendré par la Fronde renforce paradoxalement la monarchie absolue, qui paraît être le seul système de gouvernement capable d’assurer l’ordre dans le royaume.
« Voilà sans doute la plus grande leçon de la Fronde : la nécessité de la présence royale, pleinement et spectaculairement réintégrée au cœur de l’institution monarchique… »
À la mort de Mazarin, en 1661, Louis XIV décide de ne pas prendre de premier ministre et de gouverner seul.
« Le métier de roi est grand, noble, délicieux….Mais qui veut régner doit travailler. »
C’est sous son règne que la monarchie absolue atteint son apogée : le roi de France, roi « très chrétien », ne tient son pouvoir que de Dieu. C’est l’affirmation pleine et entière d’une monarchie de droit divin.
Cet apogée de la monarchie sous Louis XIV s’explique à la fois :
- par la personnalité du roi, qui impose le respect à son entourage par sa majesté naturelle
- par un état de guerre permanent qui renforce l’emprise de l’État sur le territoire
- par le traumatisme des troubles de la Fronde.
Ces facteurs favorisent l’affirmation d’un État fort.
Le gouvernement est dominé par la personne du roi qui prend seul les décisions finales :
Il dirige des Conseils qui ont chacun un rôle précis :
• le Conseil d’en haut (affaires importantes, guerres et paix)
• le Conseil des finances
• le Conseil des dépêches (correspondance avec les provinces)
• le Conseil des parties (affaires de justice)
Le roi est assisté de quelques ministres d’État qui siègent au Conseil d’en haut : Colbert (finances), Louvois (armée) sont restés les plus célèbres.
Le chancelier est le chef de la justice, le Contrôleur général des finances gère le budget et quatre secrétaires d’État sont en charge de la guerre, des Affaires étrangères, de la Maison du roi et de la Marine.
Un intendant, dans chaque généralité , dirige l’administration et lève l’impôt au nom du roi.
Louis XIV est un roi en constante représentation. Il choisit pour emblème un soleil rayonnant sur le globe, avec pour devise latine : Nec pluribus impar, ce qui signifie « Au-dessus de tous » (comme l’est le soleil, qui est aussi une référence au dieu Apollon).
Il organise et fabrique les images de sa gloire militaire : tapisseries, sculptures, peintures, gravures, médailles, poésies, opéras.
Ex. le passage du Rhin en 1672 (pendant la guerre de Hollande) est célébré par les écrivains Racine, Boileau et Bossuet.
On peut parler à son sujet d’un véritable « absolutisme culturel » : la vie intellectuelle est disciplinée et centralisée au service de la propagande royale. Les artistes et écrivains dépendent du roi et de son soutien financier (sous forme de pensions distribuées par Colbert). Ils sont admis à la Cour à condition de célébrer la gloire royale.
Le XVIIe siècle est le temps de l’art et de la littérature « classiques » : le goût de l’ordre, de la mesure, de la clarté, de la simplicité en même que le sens de la noblesse et de la grandeur.
C’est l’époque des grands chefs-d’œuvre du théâtre de Racine et de Molière et des fables de La Fontaine, tandis que l’art français triomphe avec Versailles et des grands peintres comme Nicolas Poussin.
Le principal ministre de Louis XIV est le contrôleur général des finances Colbert (mort en 1683).
Colbert est à la fois contrôleur général des finances et secrétaire d’État à la Maison du roi et à la Marine. Il décide de développer l’industrie et le commerce pour enrichir le pays et accroître ainsi la puissance du roi. Selon lui un État doit importer le moins possible et exporter le plus possible pour faire entrer l’or étranger. C’est la théorie du mercantilisme.
Le commerce est réorganisé : construction de routes et de canaux (comme le canal du Midi reliant la Garonne à la Méditerranée), création de compagnies comme celle des Indes orientales, conquête de colonies (Antilles, Canada, Louisiane en Amérique).
Les dépenses engendrées par la cour et les guerres sont alimentées par un alourdissement continu de la fiscalité royale. Les principaux impôts royaux sont : la taille, la capitation et le vingtième, qui constituent l’essentiel des impôts directs.
Aides (sur les transactions), gabelle (sur le sel) et traites (droits de douane) sont les principaux impôts indirects.
Mais ces impôts ne suffisent pas et le roi a souvent recours à des ventes d’offices d’anoblissement et surtout à des emprunts qui endettent le royaume.
L’absolutisme politique est indissociable d’un absolutisme religieux car le roi, monarque qui reçoit son pouvoir de droit divin par le sacre , est garant de l’unité religieuse de son royaume.
Louis XIV renforce la soumission du clergé français au pouvoir royal et ne peut tolérer d’autres religions que celle du roi :
- le clergé rédige la Déclaration du clergé de France qui affirme son indépendance vis-à-vis du pape .
- le jansénisme (mouvement chrétien très austère et pessimiste) est interdit
- les protestants sont à nouveau persécutés (dragonnades : obligation de loger les cavaliers des régiments de dragons) et en 1685 le roi décide de révoquer l’édit de Nantes (par l’édit de Fontainebleau), forçant ainsi des milliers de « huguenots » (nom péjoratif donné aux protestants) à fuir vers la Prusse, l’Angleterre ou la Hollande.
Le règne de Louis XIV « le Grand » est certes un moment d’apogée de l’histoire de France, mais au prix de nombreuses guerres. Louis XIV pratique une politique étrangère conquérante, qui inquiète les pays européens.
Organisée par Le Tellier et son fils Louvois, l’armée française devient la plus nombreuse d’Europe (400 000 hommes).
Elle est dirigée par des grands hommes de guerre comme Turenne ou Vauban, commissaire général des fortifications, qui fortifie les villes frontalières pour préserver la France des invasions et la protège ainsi d’une « ceinture de fer ».
Louis XIV meurt le 1er septembre 1715.Son règne est le plus long qu’ait connu la France.
La société française d’Ancien régime est profondément chrétienne : la religion accompagne tous les actes de la vie (baptême, mariage, sépulture).
La paroisse est l’unité territoriale de base, à l’origine des communes. Les cloches de l’église rythment la journée et appellent à la prière.
Le curé est le guide spirituelle de la communauté paroissiale. C’est lui qui accorde les principaux sacrements comme le baptême, le mariage, la confession, l’Eucharistie (durant la messe, communion au pain et au vin consacrés), l’extrême-onction au mourant.
Les paysans vivent souvent sous la domination d’un seigneur qui assure leur protection en échange d’impôts, comme le cens ou le champart , qui s’ajoutent aux impôts royaux et à la dîme .

  



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