Mawazin ou la culture de la démesure.

 Par mohamed bouimi  (?)  [msg envoyés : 4le 18-05-09 à 22:50  Lu :2243 fois
     
  
 accueil

Comme toujours, je propose des sujets dans l'objectif de provoquer une réaction. cette fois je m'intéresse au festival Mawazin et la mouche des festivals qui semble avoir piqué ces dernières années nos responsables. Mawazin est un mot arabe qui renvoie à la mesure, au rythme, à la disposition harmonieuse des sonorités, mais Mawazine est aussi le pluriel de Mizan (balance) qui sert à mesurer (poids, température, humidité, etc)
Mais la balance a aussi une symbolique très importante dans notre religion. Au jour du jugement dernier, on pèsera les bienfaits et les péchés de chacun des plus infimes aux plus grands et gare à celui dont les bienfaits seront légers.
Mais ne nous égarons pas, Mawazine de Rabat qui invitent des artistes du monde entier en contrepartie de sommes faramineuses s'adresse à qui ? Au marocains qui vivotent et parviennent difficilement à survivre ou à ceux qui meurent dans les montagnes parce qu'ils n'ont pas de routes ou devant les hôpitaux parce qu'ils n'ont pas de quoi payer les analyses et les médicaments ? On s'adresse à la haute bourgeoisie ou au marocain moyen ? et puis, quelle est la valeur ajoutée de ces festivals : on entend de la musique, on danse et après !!!
Je ne suis nullement contre les manifestations culturelles, surtout les vraies (Sallon du livre toujours pris en otage à Casa), Cinéma, peinture, etc. mais si on a les vraies Mawazine, si on a le sens de la mesure, on chercherait à définir les priorités. un peuple qui a besoin de manger, de travailler, de se soigner, de se former n'a que faire des festivals à la con qui dévorent des sommes énormes (les mécènes deviennent très généreux lorsqu'il s'agit de manifestations futiles et très chiches lorsqu'il s'agit d'aider des populations qui ne consomment pas leurs produits à cause de leur pauvreté). On s'intéresse aux accessoires alors que l'essentiel reste à faire : on est en train d'inverser les choses, de tomber dans la démesure : c'est la cigale qui se réjouit et c'est la fourmi qui meurt de faim.
Au lieu de chercher à transformer les festivals en une sorte d'opium du peuple, (c'est ce qu'on a voulu faire autrefois avec l'athlétisme et le foot) on doit aider notre jeunesse en lui montrant la voie, en lui apprenant la vraie mesure.
Nos responsables trop friands de chikhat et de Nagham wa athay doivent revoir leur priorité et se mettre au diapason du peuple marocain, parce que là franchement leur instrument est trop désaccordé. couic couic...

  



Vous aimez cet article ?
Partagez-le sur


 Réponse N°1 1297

Le billet d'humeur
  Par   abdeslam slimani  (Profle 19-05-09 à 15:28

Bonjour M. Bouimi,

Vous évoquiez votre désir de susciter des réactions à travers les sujets que vous abordez, moi je pense que le traitement que vous en faites ne laisse de place à aucune réaction: on apprécie l'originalité, l'humour et la maîtrise de la langue: aspects qui doivent se retrouver dans l'écriture journalistique et plus précisément dans le billet d'humeur, je vous demande entre nous, si vous n'envisagez pas d'envoyer vos écrits (en les retravaillant à cet effet)à des journaux et là nous aurons un Nini francophone!




 Réponse N°2 1314

re
  Par   mohamed bouimi  (CSle 20-05-09 à 22:13

Je n'ai ni le talent de Nini, ni son gros front ;-)... mais cela dit j'aime bien les écrits de Nini. Mais comme vous l'avez remarqué peut-être, mon nom "Bouimi" signifie en Tamazight celui qui une grande bouche. Donc moi j'ai une grande bouche mais je n'ai que de très petites mains si vous voyez ce que je veux dire.




InfoIdentification nécessaire
Identification bloquée par
adblock plus
   Identifiant :
   Passe :
   Inscription
Connexion avec Facebook
                   Mot de passe oublié


confidentialite Google +