Premier
semestre Module 1 : Etudier une autobiographie
«
La boîte à merveilles » d’ Ahmed Sefrioui
Présentation
de l’oeuvre
:
Fiche
de lecture:
Titre:
La boîte à merveille
Genre:
Roman
Auteur:
Ahmed Sefrioui
Date
de parution:1954
Edition:
Librairie des Ecoles.
La
biographie
d’Ahmed Sefrioui :
Ahmed
Sefrioui :
est
un écrivain marocain qui passe pour l’initiateur de la littérature
marocaine d’expression française. Il est né à Fès en 1915 de
parents Amazighs. Il a grandit dans la médina, d’où la présence
prégnante et cet espace dans son œuvre et particulièrement dans
“la Boîte à merveilles”.
Sefrioui
fut fondateur du musée Al Batha à Fès, une ville omniprésente
dans la majorité de ses écrits. De l’école coranique aux écoles
de Fès puis arrivé à la langue française, se manifeste tout un
parcours qu’on trouve aussi présent dans ses écrits
(historiques). Jeune journaliste dans « l’action du peuple »,
puis conservateur dans le musée « Addoha » à Fès, en citant des
fonctions publiques à partir de 1938 aux ministères de la culture,
de l’éducation nationale et du tourisme à Rabat. Il est mort en
25 février 2004.
Résumé
de la Boite à Merveilles :
Le
narrateur adulte, miné par la solitude commence son récit pour
mieux comprendre sa solitude qui date depuis toujours. Il présente
ensuite les locataires de Dar chouafa : lalla kenza la voyante (au
rez-de-chaussée), Driss el Aouad, sa femme Rahma et leur fille zineb
(au premier étage) et fatma Bziouya au deuxième étage).Il évoque
le souvenir du bain maure et de sa Boite à Merveilles où les objets
qui s'y trouvent lui tiennent compagnie. Puis, il relate le souvenir
d'une dispute entre sa mère et Rahma.
En
revenant du m'sid, le narrateur trouve sa mère souffrante… Lalla
Aicha son amie, vient lui rendre visite et réussit à la convaincre
de rendre visite à Sidi Boughaleb.A la fin de cette visite, sidi
Mohamed est griffé par un chat. Fatigué, le petit enfant ne va pas
au m'sid et nous décrit les matinées à la maison tout en évoquant
l'origine de ses parents, et le souvenir de Driss le teigneux,
l'apprenti de son père.
Le
narrateur raconte sa journée au Msid. Le soir, remarquant que Fatima
Bziouiya s'éclaire avec une lampe à pétrole, Lalla Zoubida insiste
pour que son mari lui en achete une, ce qui est fait le lendemain.
Ensuite, Il évoque le souvenir de la disparition de zineb, et
comment sa mère réussit à la retrouver à la maison des
Idrissides. Rahma, en guise de louange à Dieu, prépare un repas
pour les mendiants. Toutes les voisines y participent de bon
cœur.
Les
premiers jours de printemps, Lalla Zoubida et son fils rendent visite
à lalla Aicha. Sidi Mohamed profite de l'occasion pour jouer avec
les enfants des voisins .Lalla Aicha raconte ensuite à son amie les
malheurs de son mari avec son associé Abdelkader. Le lendemain, La
mère rapporte ce récit malheureux à son mari. Celui-ci va évoquer
devant le petit sidi Mohamed le souvenir d'Abdellah l'épicier qui
racontait des histoires.
Un
mercredi, le Fquih explique à ses élèves ses projets pour Achoura.
A la maison, Lalla Zoubida ne se fatigue pas à raconter les malheurs
de Lalla Aicha à Fatima, puis à Rahma leur faisant promettre de
garder le secret. Ensuite, le narrateur relate le souvenir de la mort
de Sidi Md Ben Tahar. Ayant assisté à la scène, le petit enfant
fait un cauchemar la nuit.
Pendant
les préparatifs pour Achoura au Msid, le fquih organise le travail
et forme des équipes. Le petit Sidi Mohamed est nommé chef des
frotteurs .Le matin suivant, il accompagne sa mère à la kissaria
pour acheter un nouveau gilet. De retour chez lui, sidi Mohamed se
dispute avec Zineb. Sa mère se met en colère. Triste et pris de
faim,, le petit enfant plonge dans ses rêveries. Le narrateur nous
rapporte ensuite l'histoire de Lalla khadija et son mari l'oncle
Othman racontée aux voisines par Rahma.
La
veille de l'Achoura, les femmes s'achètent des tambours et Sidi
Mohamed une trompette. Il participe au Msid aux préparatifs de la
fête. Le lendemain, il accompagne son père chez le coiffeur où il
écoute sans intérêt les conversations des adultes.
Le
jour de l'achoura, le petit enfant se réveille tôt et met ses
vêtements neufs avant d'aller au m'sid célébrer cette journée
exceptionnelle… Après le repas, Lalla Aicha vient rendre visite à
la famille du narrateur.
Après
l'Achoura, la vie retrouve sa monotonie. Mais avec les premiers jours
de chaleur, la mère déclare la guerre aux punaises. Un jour, le
père du narrateur décide d'emmener sa femme et son fils au souk des
bijoux pour acheter des bracelets. Accompagnée de Fatma Bziouya, la
famille du narrateur arrive au souk des bijoutiers mais le père se
trouve le visage tout en sang après une bagarre avec un courtier.
Lalla Zoubida, superstitieuse, ne veut plus ces bracelets, elle pense
qu'ils portent malheur. La mère raconte à lalla Aicha la
mésaventure du souk. Sidi Mohamed tombe malade.
Le
père a perdu tout son capital. Il décide de vendre les bracelets et
d'aller travailler aux environ de Fès. Sidi Mohamed souffre toujours
de fièvre. Le départ du père est vécu comme un grand drame. Un
jour, la mère rend visite à son amie Lalla Aicha qui lui propose
d'aller consulter un devin : Si elArafi.
Le
narrateur évoque le souvenir du voyant Si Elarafi. Lalla Zoubida
rentre chez elle tout en gardant le secret de la visite... elle
décide de garder son enfant à la maison et de l'emmener chaque
semaine faire la visite d'un marabout.
Un
matin elle reçoit la visite d'un envoyé de son mari. Lalla Aicha
vient prie son amie de lui rendre visite le lendemain parce qu'elle a
des choses à lui raconter.
Chez
Lalla Aicha, les femmes discutent. Elle reçoit la visite de Salama,
qui raconte son rôle dans le mariage de Si Larbi avec la fille du
coiffeur et les problèmes du nouveau couple.
Le
narrateur dans ce dernier chapitre raconte le retour de son père.
Sidi Mohamed raconte à son père les événements passés pendant
son absence. Le père du narrateur apprend que M.Larbi s'est séparé
avec sa jeune épouse… Sidi Mohamed, toujours aussi solitaire qu'au
début et aussi rêveur, sort sa boite à merveilles et se laisse
bercer par ses rêves...
Résumé
en bref publié par
Miss
Meriam Faraji
:
Ahmed
Sefrioui, ou Sidi Mohammed, évoque son enfance passée à l'ancienne
Médina de Fes. Il menait une vie tranquille auprès de sa mère,
femme au foyer, et son père, tisserand.Il a consacré une bonne
partie du livre à parler des voisins, des amis de la famille, de
leurs habitudes, de leur problèmes et de leur vie quotidienne, et
particulièrement de Lalla Aicha, la meilleure amie de sa mère, qui
a souffert à cause de son mari ingras. La paisibilité de la vie de
cet enfant de six ans fut troublée par la perte de la bourse de son
père, une bourse qui contenait tout sa capitale. Ce qui obligea le
père de la famille à travailler dans les champs pour pouvoir
reprendre ton travail. Pendant son absence, la mère et l'enfant
visitaient quotidiennement des muselées pour demander aux saints de
leurs rendre le père sain et sauf. Leur voeux fut exaucé un mois
après le départ du père, ensuite les choses s'arrangèrent petit à
petit. Au milieu de tous ces événements, la boite à merveilles que
possédait Sidi Mohammed jouait un rôle très important, elle lui
représentait un véritable réconfort quand il avait des ennuies,
c'était synonyme d'accès à son propre monde
Résumé
chapitre par chapitre :
L’hiver
Chapitre
I:
-Dar
Chouafa
Deux
éléments déclenchent le récit : la nuit et la solitude. Le poids
de la solitude. Le narrateur y songe et part à la recherche de ses
origines : l’enfance. Un enfant de six ans, qui se distingue des
autres enfants qu’il côtoie. Il est fragile, solitaire, rêveur,
fasciné par les mondes invisibles. A travers les souvenirs de
l’adulte et le regard de l’enfant, le lecteur découvre la maison
habitée par ses parents et ses nombreux locataires. La visite
commence par le rez-de-chaussée habité par une voyante. La maison
porte son nom : Dar Chouafa. On fait connaissance avec ses clientes,
on assiste à un rituel de musique Gnawa, et on passe au premier où
Rahma, sa fille Zineb et son mari Aouad, fabricant de charrues
disposaient d’une seule pièce. Le deuxième étage est partagé
avec Fatma Bziouya. L’enfant lui habite un univers de fable et de
mystère, nourri par les récits de Abdellah l’épicier et les
discours de son père sur l’au-delà. L’enfant de six ans
accompagne sa mère au bain maure. Il s’ennuie au milieu des
femmes, Cet espace de vapeur, de rumeurs, et d’agitation était
pour lui bel et bien l’Enfer. Le chapitre se termine sur une sur
une querelle spectaculaire dont les acteurs sont la maman de l’enfant
et sa voisine Rahma.
Chapitre
II
-Visite
d’un sanctuaire
Au
Msid, école coranique, l’enfant découvre l’hostilité du monde
et la fragilité de son petit corps. Le regard du Fqih et les coups
de sa baguette de cognassier étaient source de cauchemars et de
souffrance. A son retour, il trouve sa mère souffrante. La visite
que Lalla Aicha, une ancienne voisine, rend ce mardi à Lalla
Zoubida, la mère de l’enfant, nous permet de les accompagner au
sanctuaire de Sidi Boughaleb. L’enfant pourra boire de l’eau de
sanctuaire et retrouvera sa gaieté et sa force. L’enfant découvre
l’univers du mausolée et ses rituels. Oraisons, prières et
invocations peuplaient la Zaouia. Le lendemain, le train quotidien
reprenait. Le père était le premier à se lever. Il partait tôt à
son travail et ne revenait que tard le soir. Les courses du ménage
étaient assurées par son commis Driss. La famille depuis un temps
ne connaissait plus les difficultés des autres ménages et jouissait
d’un certain confort que les autres jalousaient.
Chapitre
III:
-Le
repas des mendiants aveugles
Zineb,
la fille de Rahma est perdue. Une occasion pour lalla Zoubida de se
réconcilier avec sa voisine. Tout le voisinage partage le chagrin de
Rahma. On finit par retrouver la fillette et c’est une occasion à
fêter. On organise un grand repas auquel on convie une confrérie de
mendiants aveugles. Toutes les voisines participent à la tâche. Dar
Chouafa ne retrouve sa quiétude et son rythme que le soir.
Le
printemps
Chapitre
IV:
-Les
ennuis de Lalla Aicha
Les
premiers jours du printemps sont là. Le narrateur et sa maman
rendent visite à Lalla Aicha. Ils passent toute la journée chez
cette ancienne voisine. Une journée de potins pour les deux femmes
et de jeux avec les enfants du voisinage pour le narrateur. Le soir,
Lalla Zoubida fait part à son mari des ennuis du mari da Lalla
Aîcha, Moulay Larbi avec son ouvrier et associé Abdelkader. Ce
dernier avait renié ses dettes et même plus avait prétendu avoir
versé la moitié du capital de l’affaire. Les juges s’étaient
prononcés en faveur de Abdelkader. L’enfant, lui était ailleurs,
dans son propre univers, quand ce n’est pas sa boîte et ses objets
magiques, c’est le légendaire Abdellah l’épicier et ses
histoires. Personnage qu’il connaît à travers les récits
rapportés par son père. Récits qui excitèrent son imagination et
l’obsédèrent durant toute son enfance.
Chapitre
V :
L’école
coranique.
Journée
au Msid. Le Fqih parle aux enfants de la Achoura. Ils ont quinze
jours pour préparer la fête du nouvel an. Ils ont congé pour le
reste de la journée. Lalla Aicha, en femme dévouée, se dépouille
de ses bijoux et de son mobilier pour venir au secours de son mari.
Sidi Mohamed Ben Tahar, le coiffeur, un voisin est mort. On le pleure
et on assiste à ses obsèques. Ses funérailles marquent la vie du
voisinage et compte parmi les événements ayant marqué la vie d de
l’enfant.
Chapitre
VI :
Préparatifs
de la fête.
Les
préparatifs de la fête vont bon train au Msid. Les enfants
constituent des équipes. Les murs sont blanchis à la chaux et le
sol frotté à grande eau. L’enfant accompagne sa mère à la
Kissaria. La fête approchait et il fallait songer à ses habits pour
l’occasion. Il portera un gilet, une chemise et des babouches
neuves. De retour à la maison, Rahma insiste pour voir les achats
fait à la Kissaria.Le narrateur est fasciné par son récit des
mésaventures de Si Othman, un voisin âgé, époux de Lalla Khadija,
plus jeune que lui.
Chapitre
VII :
La
fête de l’Achoura.
La
fête est pour bientôt. Encore deux jours. Les femmes de la maison
ont toutes acheté des tambourins de toutes formes. L’enfant lui a
droit à une trompette. L’essai des instruments couvre l’espace
d’un bourdonnement sourd. Au Msid, ce sont les dernières touches
avant l e grand jour. Les enfants finissent de préparer les lustres.
Le lendemain, l’enfant accompagne son père en ville. Ils font le
tour des marchands de jouets et ne manqueront pas de passer chez le
coiffeur. Chose peu appréciée par l’enfant. Il est là à
assister à une saignée et à s’ennuyer des récits du barbier. La
rue après est plus belle, plus enchantée. Ce soir là, la maison
baigne dans l’atmosphère des derniers préparatifs.
Le
jour de la fête, on se réveille tôt, Trois heures du matin.
L’enfant est habillé et accompagne son père au Msid célébrer ce
jour exceptionnel. Récitation du coran, chants de cantiques et
invocations avant d’aller rejoindre ses parents qui l’attendaient
pour le petit déjeuner. Son père l’emmène en ville.
A
la fin du repas de midi, Lalla Aicha est là. Les deux femmes passent
le reste de la journée à papoter et le soir, quand Lalla Aicha
repart chez elle, l’enfant lassé de son tambour et de sa trompette
est content de retrouver ses vieux vêtements.
L’été.
Chapitre
VIII :
Les
bijoux du malheur.
L’ambiance
de la fête est loin maintenant et la vie retrouve sa monotonie et sa
grisaille. Les premiers jours de chaleur sont là. L’école
coranique quitte la salle du Msid, trop étroite et trop chaude pour
s’installer dans un sanctuaire proche. L’enfant se porte bien et
sa mémoire fait des miracles. Son maître est satisfait de ses
progrès et son père est gonflé d’orgueil. Lalla Zoubida aura
enfin les bracelets qu’elle désirait tant. Mais la visite au souk
aux bijoux se termine dans un drame. La mère qui rêvait tant de ses
bracelets que son mari lui offre, ne songe plus qu’a s’en
débarrasser. Ils sont de mauvais augure et causeraient la ruine de
la famille. Les ennuis de Lalla Aicha ne sont pas encore finis. Son
mari vient de l’abandonner. Il a pris une seconde épouse, la fille
de Si Abderahmen, le coiffeur.
Si
l’enfant se consacre avec assiduité à ses leçons, il rêve
toujours autant. Il s’abandonne dans son univers à lui, il est
homme, prince ou roi, il fait des découvertes et il en veut à mort
aux adultes de ne pas le comprendre. Sa santé fragile lui joue des
tours. Alors que Lalla Aicha racontait ses malheurs, il eut de
violents maux de tête et fut secoué par la fièvre. Sa mère en fut
bouleversée.
Chapitre
IX :
Un
ménage en difficulté.
L’état
de santé de l’enfant empire. Lalla Zoubida s’occupe de lui nuit
et jour. D’autres ennuis l’attendent. Les affaires de son mari
vont très mal. Il quitte sa petite famille pour un mois. Il part aux
moissons et compte économiser de quoi relancer son atelier.
L’attente, la souffrance et la maladie sont au menu de tous les
jours et marquent le quotidien de la maison. Lalla Zoubida et Lalla
Aicha, deux amies frappées par le malheur, décident de consulter un
voyant, Sidi Al Arafi.
Chapitre
X :
Superstitions.
Les
conseils, prières et bénédictions de Sidi Al Arafi rassurèrent
les deux femmes. L’enfant est fasciné par le voyant aveugle. Lalla
Zoubida garde l’enfant à la maison. Ainsi, elle se sent moins
seule et sa présence lui fait oublier ses malheurs. Chaque semaine,
ils vont prier sous la coupole d’un saint. Les prédications de
Sidi A Arafi se réalisent. Un messager venant de la compagne apporte
provisions, argent et bonne nouvelles de Sidi Abdesalam. Lalla Aicha
invite Lalla Zoubida. Elle lui réserve une surprise. Il semble que
son mari reprend le chemin de la maison.
Chapitre
XI :
Papotage
de bonnes femmes.
Thé
et papotage de bonnes femmes au menu chez Lalla Aicha. Salama, la
marieuse, est là. Elle demande pardon aux deux amies pour le mal
qu’elle leur a fait. Elle avait arrangé le mariage de Moulay
Larbi. Elle explique que ce dernier voulait avoir des enfants. Elle
apporte de bonnes nouvelles. Plus rien ne va entre Moulay Larbi et sa
jeune épouse et le divorce est pour bientôt. Zhor, une voisine,
vient prendre part à la conversation. Elle rapporte une scène de
ménage. Le flot des potins et des médisances n’en fint pas et
l’enfant lui, qui ne comprenait pas le sens de tous les mots est
entraîné par la seule musique des syllabes.
Chapitre
XII :
Un
conte de fée a toujours une chute heureuse.
La
grande nouvelle est rapportée par Zineb. Maâlem Abdslem est de
retour. Toute la maison est agitée. Des you you éclatent sur la
terrasse Les voisines font des vœux. L’enfant et sa mère sont
heureux. Driss, est arrivé à temps annoncer que le divorce entre
Moulay Larbi et la fille du coiffeur a été prononcé. La
conversation de Driss El Aouad et de Moulay Abdeslem, ponctuée de
verres de thé écrase l’enfant. Il est pris de fatigue mais ne
veut point dormir. Il se sent triste et seul. Il tire sa Boite à
Merveille de dessous son lit, les figures de ses rêves l’y
attendaient.
Fin.
Schéma
narratif :
-Etat
initial:
L'auteur-narrateur
personnage vit avec ses parents. Rien ne perturbe sa vie heureuse.
Cette phase occupe une place importante dans le récit (Ch. I
jusqu'au Ch. VIII). L'ampleur de cette étape traduit la félicité
dans laquelle baigne le petit enfant. D'ailleurs, il est plongé dans
un monde merveilleux.
-Elément
perturbateur:
Ce
qui trouble cette félicité c'est la ruine du père qui a perdu son
capital : l'argent qu'il portait sur lui est tombé quelque part dans
un souk.
-Péripéties:
Le
voyage du père à la campagne, où il exerce un travail pénible
afin de pouvoir amasser de l'argent nécessaire pour se rétablir
dans son atelier. (Ch. VIII, IX, X, XI). Le congé accordé au petit
qui ne va pas à l'école coranique à cause de sa faiblesse. La
tristesse de la mère qui se rend aux mausolées et consulte les
voyants.
-Dénouement
:
Le
retour du père.
-Situation
initiale :
Le
retour de l'équilibre : le bonheur. La réouverture par le petit de
sa boite à Merveilles.
Personnages
principaux de l'œuvre :
Je:
C'est
l'auteur-narrateur personnage. Il est le fils de lalla Zoubida et de
Sidi Abdeslem. Il s'appelle Sidi Mohamed. âgé de six ans, il se
sent seul bien qu'il aille au M'sid. Il a un penchant pour le rêve.
C'est un fassi d'origine montagnarde qui aime beaucoup sa boite à
Merveilles, contenant des objets mêlés. Il souffre de fréquentes
diarrhées.
La
boite à merveille:
Le
véritable ami du narrateur. Elle contenait des boules de verre, des
anneaux de cuivre, un minuscule cadenas sans clef, des clous à tête
dorée, des encriers vides, des boutons décorés, des boutons sans
décor, un cabochon (=bouchon en verre ou en cristal de forme
arrondie) de verre à facettes offert par Rahma et une chaînette de
cuivre rongée de vert-de-gris offerte par Lalla Zoubida et volée
par le chat de Zineb.
Lalla
Zoubida:
La
mère du narrateur. Une femme qui prétend être la descendante du
prophète et s'en vante (s'en flatte). Elle croit aux superstitions.
Ses yeux reflètent une âme d'enfant ; elle a un teint d'ivoire, une
bouche généreuse et un nez court. Elle n'est pas coquette. Agée de
vingt-deux ans, elle se comporte comme une femme vieille.
Sidi
Abdeslem:
Le
père du narrateur, homme d'origine montagnarde. Il s'installe à Fès
avec sa famille après avoir quitté son village natal situé à une
cinquante de kilomètre de la ville. Il exerce le métier de
tisserand (=fabriquant des tissus) Grâce à ce métier, il vit à
l'aise. Homme fort et de haute taille. Un homme barbu que le fils
trouve beau. Il a la quarantaine.
La
chouaffa:
Voyante,
c'est la principale locataire de Dar Chouaffa et on l'appelle tante
kanza.
Driss
El Aouad:
C'est
un fabriquant de charrues. Il est époux de Rahma. Il a une fille
âgée de sept ans qui s'appelle Zineb.
Fatma
Bziouya:
Elle
partage avec la famille du narrateur le deuxième étage, son mari
Allal est jardinier.
Abdelleh:
Il
est épicier. Le narrateur lui attribue toutes les histoires
merveilleuses qu'il a eu l'occasion d'entendre.
Le
fqih du Msid:
Maître
de l'école coranique. Il somnole pendant que les écoliers récitent
les versets du Coran. Il distribue des coups de baguette au hasard.Un
grand maigre à barbe noire, dont les yeux lançaient des flammes de
colère et qui habitait rue Jiaf.
Lalla
Aicha:
Une
ancienne voisine de lalla Zoubida, c'est une Chérifa qui a su rester
digne malgré les déception du sort et dont la connaissance flattait
l'orgueil de lalla Zoubida.
Driss
le teigneux:
Fidèle
serviteur de Sidi Abdessalem, il garnissait (= remplissait) les
canettes et faisait les commissions.