Lire un roman réaliste: le père goriot, honoré de balzac.

 Par bchiyar kamilia  (Prof)  [msg envoyés : 56le 24-04-11 à 12:53  Lu :11554 fois
     
  
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Par Kamilia Bchiyar
Délégation de Chtouka Ait Baha
Lycée Laarbi Lbnay- Massa

-Module3: lire un roman réaliste: Le père Goriot, Honoré de Balzac.
-Séquence: Première
-Public cible: Deuxième année du cycle secondaire qualifiant.
-Activité: Etude de texte
-Durée: 2h
-support: Honoré de Balzac, Le père Goriot, extrait: du début jusqu'à: «…dans son coeur peut-être…»
-Objectifs: -Repérer l'incipit dans le roman.
- dégager les indices réalistes.
- Identifier les éléments impliquant le lecteur
*Déroulement:

  1. Identification du passage:

Type: descriptif-narratif
Genre: extrait d'un roman réaliste.
Focalisation: zéro

  1. Mise en situation:

  • Qui parle? le narrateur ( Balzac)
  • De qui? de Mme Vauquer
  • A qui? au lecteur
  • Ou se situe ce passage? au début du roman
  • Sur quoi nous informe-t-il? le lieu, le temps, les personnages.
Ce passage se situe au début du roman, Balzac nous informe sur le lieu et le temps de l'histoire, tout en interpellant le lecteur vers la fin du passage.

  1. Axes de lecture:
  1. La description du cadre spatio-temporel:
Après avoir brièvement présenté l'espace ou se déroulera l'essentiel de l'intrigue, d'abord à l'indéfini(une pension bourgeoise) puis au défini (la maison Vauquer), la narrateur localise le lieu avec précision: (…établie rue Neuve-Sainte-Geneviève entre le quartier latin et le faubourg Saint-Marceau). Ensuite, il intègre une notation temporelle(1819), date qui annonce le commencement du drame et dont la dimension historique est fort significative( elle renvoie à l'époque de la restauration). La focalisation zéro adoptée dans l'incipit permet de dominer le temps et l'espace, de révéler les zones d'ombre qui obscurcissent les coeurs et bien d'autres détails que seul le point de vue zéro est capable de saisir: «cependant il s'y rencontre ça et là des douleurs que l'agglomération…comme un fruit savoureux promptement dévoré.»

  1. Intervention du lecteur: le pacte de lecture
La scène d'ouverture mise en place, le narrateur s'adresse au lecteur parce que pour lui «lire c'est peut-être créer à deux».(physiologie du mariage, 1829). Il l'interpelle à la deuxième personne du pluriel (six occurrences), il l'intègre dans le récit comme un interlocuteur potentiel: «ainsi ferez-vous qui tenez ce livre d'une main blanche, qui vous enfoncez dans un moelleux fauteuil …».
Par ailleurs, le lecteur a affaire à un roman qui souligne instamment le galvaudage du terme «drame». et que le narrateur revendique cependant pour désigner son oeuvre:»en quelque discrédit que soit tombé le mot drame …..il est nécessaire de l'employer ici». ce drame qui n'est «ni fiction ni roman» scelle un pacte clair et net avec le lecteur. Il veut le faire pleurer, l'apitoyer , sur le sort, on le devine déjà, du père Goriot. L'argument d'autorité emprunté à Shakespeare (all is true) authentifie d'entrée de jeu la véracité des faits, c'est une manière de rendre l'être humain sensible aux souffrances d'autrui à une époque ou la devise du «chacun pour soi» domine et oriente les consciences: «mais l'oeuvre accomplie, peut-être aura-t-on versé quelques larmes….le doute est permis.»

    • conclusion:

la Réalisme de l'incipit implique d'une façon implicite le lecteur et lui propose toute une réalité dans quelques pages. Pourtant Balzac l'invite explicitement et lui suggère le chemin d'une histoire d'où «all is true»


  



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