Les temps du récit au passé!

 Par Jaafari Ahmed  (Prof)  [msg envoyés : 943le 28-09-12 à 13:04  Lu :7213 fois
     
  
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Les temps du récit au passé :
L’imparfait et le passé simple !
Dans un texte narratif, le passé simple et l’imparfait se tiennent la main pour nous raconter l’histoire du roman, de la nouvelle, ou tout simplement d’une séquence narrative !
Mais quel est le rôle de chacun des deux temps ?
D’abord une petite mise au point, concernant leurs situations sur l’axe du temps :
- L’imparfait, se situe dans deux places sur l’axe du temps :
1- Proche du présent : il cohabite avec le passé composé, et le remplace quand il s’agit d’un état, ou d’une action prise dans sa durée par opposition au passé composé, lequel exprime l’action achevée, antérieure au moment de l’énonciation (le présent). Ex : ce matin, j’étais au lit quand tu m’as téléphoné.
2- Placé dans le passé loin : il cohabite, justement avec le passé simple, avec les mêmes valeurs partagées avec le passé composé !
Donc, Une première rectification : il faut toujours préciser , quand on veut parler de ces deux temps là, qu’il s’agit du récit au passé, et non pas simplement, les temps du récit. Parce qu’on peut raconter au présent, comme on peut le faite au futur !
Et puis, l'imparfait et le passé simple sont les pincipaux temps, avec lesquels , il y aura le passé antérieur (pour l'antériorité du passé simple) et le plus que parfait, (pour l'antériorité achevée de l'imparfait.) en plus du conditionel ( pour remplacer le futur)
Deuxième rectification, il ne faut jamais dire que le passé simple précède l’imparfait. Ils peuvent se situer sur le même point du temps, mais avec des valeurs différentes. (Cas de simultanéité : je regardais le match quand une envie folle d’un sandwich me prit ! « Regarder » action inachevée. On ne sait quand elle commence, ni quand elle se termine, alors que « prendre » est achevée, accomplie : une fois que c’est arrivé, l’envie elle s’est installée. Donc, ces deux actions se rejoignent à ce moment ou elles s’entrecoupent, et constituent alors une simultanéité)
Troisième rectification : le passé simple n’indique pas forcément une action brève. Elle est plutôt limitée dans le temps.Elle est achevée. c'est le seul temps simple qui exprime l'accompli. L'action a un commencement et une fin. Mais elle peut durer le temps qu’il faut. Exemple : les dinosaures vécurent sur la terre durant 200 millions d’années. Ou « le guerre de 100 ans dura 100 ans ! »
Maintenant, quelles sont les valeurs de ces deux temps de l’indicatif ?
1- L’imparfait
: on peut évoquer 4 valeurs principales exprimées par ce temps :
- L’habitude : tous les jours, il se réveillait à 6h du matin.
- La répétition : Il essayait souvent de se présenter à son chef.
- La durée : Ils travaillaient à ce moment-là !
- La description : Elle était belle !
2- Le passé simple : action accomplie, (achevé) limitée dans le temps, non répétitive !
(C’est en quelque sorte l’opposé de l’imparfait). Des passés simples qui se suivent constituent une chronologie d’événements !
Et c’est cette dernière remarque qui nous permettra d’entrer dans le vif du sujet !
En effet, qu’est ce qu’une histoire (ou un récit) ? C’est une série d’événements qui commencent, se suivent et aboutissent à une fin. On peut évoquer ici le schéma narratif, si nous avons affaire à une histoire de roman, ou de nouvelle, ou juste à une séquence narrative, laquelle obéit au schéma narratif : état initial, incident (élément perturbateur…) péripéties, dénouement et état final (parfois le dénouement constitue en lui-même un état final). Quelles sont les rôles de l’imparfait et du passé simple dans le récit ?
L’histoire c’est les faits, les événements, et ce sont ces événements (importants) qui sont exprimés par le biais du passé simple. Un événement arrive une fois, déclenche une série d’autres événements, et qui trouvent leur conclusion. Au niveau du schéma narratif : l’incident est le premier événement de l’histoire, et par conséquent c’est le premier passé simple du texte. Les péripéties sont les événements déclenchés, et donc, ils vont constituer une chronologie de faits accomplis tout aussi importants pour l’histoire, ainsi, les verbes suivront l’enchaînement au passé simple. Le dénouement, étape finale de l’action, fait tant attendu, ou au contraire inattendu, viendra boucler la série d’événements, et sera le dernier passé simple de l’histoire !
Et l’imparfait, quel est son rôle dans cette histoire ? L’imparfait, avec ses quatre valeurs citées en haut, constituera le décor de l’histoire. En effet, soit il est descriptif : comme l’exemple : elle était belle ; soit d’habitude (répétitif), et dans ce cas, ce n’est plus une action, l’habitude entrera dans les caractéristiques du personnage : il était paresseux, il se réveillait toujours à midi, même s’il de remontait souvent le réveil ! soit, il est duratif, et dans ce cas non plus, le verbe perd sa valeur d’action, et devient comme une description : il mangeait…(on imagine cette action comme un tableau figé) . Et d’ailleurs, il lui faudra toujours un passé simple de rupture qui va constituer la vraie action. Il mangeait quand le téléphone sonna !
. La description embellit l’histoire, l’enrichit d’informations qui permettent de mieux se représenter les personnages, les lieux, les circonstances de leurs actes. C’est alors le rôle de l’imparfait.Il convient à l’état initial et à l’état final du récit car ce sont des situations où on présente comment étaient les personnages (etc.…) avant l’incident, et comment ils deviendront après le dénouement.
L’histoire en tant que faits et événements principaux, elle est au passé simple.
En conclusion : Dans une histoire, on peut effacer tous les verbes qui sont à l’imparfait, nous aurons toujours une histoire. Certes, elle sera dépourvue d’une composante descriptive essentielle, mais il n’en demeure pas moins que c’est la vraie histoire !
Par contre, si on efface le passé simple, nous n’aurons plus qu’une suite de descriptions décousues. Un passé simple qui manque dans l’histoire peut entraîner une brèche dans la logique des événements !
Exemple : prenons un tout petit exemple qu’on peut considérer comme une histoire : il se réveille, se lave (avec plaisir), prend son petit déjeuner (seul), s’habille et va au travail.
Dans un récit au passé, cela donnera : ce jour-là ; il se réveilla à six heures. Il faisait encore noir. Il se lava, avec plaisir car l’eau était chaude. Il prit son petit déjeuner seul, les enfants dormaient encore. Il s’habilla comme il le faisait toujours, et sortit au travail, alors que la rue commençait à s’animer !
Si on efface le passé simple, nous aurons un texte décousu: Il faisait encore nuit. L’eau était chaude. Les enfants dormaient. Il le faisait toujours. La rue commençait à s’animer.


PS: c'est une réflexion que je viens de faire et de coucher sur la page, ce n'est pas une leçon.  veuillez excuser les incohérences, et le manque de plan!


  



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