Les revendications politiques du mouvement du 20 février.

 Par Idoubiya Rachid  (Prof)  [msg envoyés : 1316le 11-04-11 à 11:08  Lu :2739 fois
     
  
 accueil


Les revendications politiques du mouvement du 20 février.
(Source : http://www.biladi.fr/021169877-maroc-ebauche-des-revendications-du-mouvement-du-20-fevrier)
Lecture critique :
Les revendications politiques sont comme suit :
1. Dissolution du Gouvernement actuel.
Commentaire :
- N’oublions pas que ce gouvernement a été élu démocratiquement ! Avec une participation de 37 % : « Ces élections ont été marquées par le taux de participation très fortement bas (37 %) » (Source : Wikipédia). Cela veut dire qu’une parie de la population marocaine ne fait pas confiance aux partis politiques ? Ou ne se sont-ils pas concernés par leur droit/devoir de citoyen ? Ou jugent insuffisantes les prérogatives du futur gouvernement en tant que pouvoir exécutif ?
2. Dissolution du Parlement.
Commentaire :
- N’oublions pas que ce parlement a été lui aussi élu démocratiquement. Pourquoi vouloir le dissoudre aujourd’hui ? Est-ce parce qu’il n’a pas rempli pleinement ses obligations auprès des citoyens, en terme de :
* Contrôle Parlementaire et de proposition des lois :
Le contrôle du parlement s’exerce aux niveaux des questions, des commissions, et de la responsabilité du gouvernement.
Les commissions parlementaires permanentes permettent également aux députés et aux conseillers de s'enquérir sur divers sujets, soit de leur propre initiative soit de celle du gouvernement.
La Chambres des Représentants et le Chambre des Conseillers peuvent également créer des commissions d’enquête parlementaire, à caractère temporaire, en vue de recueillir des informations sur des faits qui n'ont pas donné lieu à des poursuites judiciaires.
Au niveau de la responsabilité du gouvernement, ce dernier est, tenu, après sa nomination, de présenter son programme de politique générale, lequel fait objet de débat devant chacune des deux chambres. Il est suivi d'un vote au niveau de la Chambre des Représentants. (Source : Elections Législatives Maroc 2007).
3. L’organisation d’élections équitables et transparentes, managés par des instances indépendantes et non gouvernementales.
Commentaire :
- Sur qui voter ? Sur les partis politiques en présence ? Le mouvement du 20 février veut leur dissolution ! Est-ce vraiment une question de transparence et d’équité ? J’en doute !
- « La première réforme qui doit avoir lieu est, avant tout, la repense du paysage politique national, nécessaire réforme des partis politiques sans laquelle le Maroc ne pourra pas progresser. Le changement profond du Maroc passe nécessairement par le rajeunissement des militants et la démocratisation interne des partis. Si le Maroc s’est lancé dans un processus démocratique depuis 1976, ce sont surtout les partis qui ont vidé nos institutions démocratiques de tout bon sens. De fait, nos institutions ont perdu la confiance des citoyens. Des politiques doivent remettre la clé sous le paillasson comme le réclament les jeunes qui ne doivent pas se contenter de revendications mais constituer une véritable force de proposition et d’alternatives pour tirer notre pays vers le haut. »
(Source : http://www.oujdacity.net/national-article-36290-fr/)
4. Amendement de la Constitution visant à réduite les pouvoirs du Roi, et à donner plus de prérogatives au Parlement.
Commentaire :
Qui doit-on sanctionner est-ce le Roi qui a lancé de véritables réformes ou les partis politiques qui ont choisi de privilégier certains capitalistes vireux qui pratiquent la politique pour défendre leurs intérêts tout en continuant à s’enrichir en refusant de déclarer leurs impôts et en exploitant les pauvres travailleurs !
D’autant plus que :
- « Le directeur de l’Observatoire d’études géopolitiques (OEG) à Paris, Charles Saint-Prot, a affirmé que les progrès enregistrés sous le règne de S.M. le Roi Mohammed VI «sont bien réels» et que «ceux qui les nient ne sont pas de bonne foi».
Source : http://www.oujdacity.net/national-article-21288-fr/
5. Les Marocains sont égaux devant la Loi. Personne n’est au dessus de la Loi, y compris la personne du Roi et de la famille royale.
Commentaire :
- Commençant par attaquer le système judiciaire pourri dans lequel un grand ensemble de magistrats : juges, avocats, fonctionnaires juridiques... sont corrompus de la tête jusqu’aux pieds.
6. Amendement de la Constitution permettant le vote au suffrage universel d’un Premier Ministre ayant toutes les prérogatives pour choisir les membres du Gouvernement. Il est élu pour une durée de 5 ans, renouvelable une seule fois.
Commentaire :
- Vous voulez donner plus de prérogatives à un ministre qui saura à même d’employer toute sa famille, ses proches et même les amis de son quartier ? Nous avons déjà un exemple flagrant que tous les marocains connaissent !

  




 Réponse N°1 10018

Mes revendications politiques
  Par   Idoubiya Rachid  (Profle 12-04-11 à 13:59



Les revendications politiques que je propose.

1. Redéfinition du nouveau rôle du gouvernement futur, avec octroi des trois ministères de l'intérieur, de la justice et de l'économie à trois femmes appartenant au premier parti issu des urnes.

Commentaire : Des femmes ministres dans un gouvernement révolutionnaire ne pourront qu'à donner un plus pour notre nation.

2. Redéfinition du rôle du parlement dont la moitié est constituée de femmes.

Commentaire : Puisque les femmes sont la moitié de la société, celles-ci doivent contribuer à la gestion du bien public de façon équitable. D'ailleurs, lutter contre la corruption peut passer de façon efficace par les mains des femmes. La période de la présidence d'un parti est de 2 ans renouvelable une seule fois, avec élection à chaque fois d'un sexe opposé.

3. Redéfinition du nouveau rôle des partis politiques qui ouvrent la voix vers la vraie démocratie. Une alternance entre les hommes et les femmes est demandée au niveau du choix des secrétaires généreux des dits partis.

Commentaire : Le rôle de la femme au sein des partis est plus que essentiel dans la mesure où celle-ci va guider par ses idées le sens de la responsabilité contre toutes les formes de la corruption dans notre pays. Ne dit-on pas que les femmes sont plus vaccinées que les hommes contre le fléau de la corruption?

4. L’organisation d’élections équitables et transparentes, mais après la mise, ensembles, des partis politiques les plus proches au niveau des valeurs et des tendances politiques.

Commentaire : La question de la seule transparence des élections est un faux problème! C'est la transparence des programmes politiques et de leur simplicité au niveau de la communication qui permet au citoyen de choisir son parti en connaissance de cause. Tant que les partis politiques jouent le pari de l’ambiguïté au niveau de leur message politique, tant que la communication ne passe pas car trop d'information tue l'information " tant de partis politiques tuent la politique et par conséquent la démocratie"...

5. Amender la Constitution pour redéfinir les pouvoirs du Roi, et surtout réduire les prérogatives du Palais pour plus de prérogatives octroyées au Parlement et au Gouvernement.

Commentaire : Le Roi est le symbole de l'unité nationale. Sa personne est respectée. Une redéfinition de rôle du cabiné royal est très souhaitable. Ce rôle doit être conféré au premier ministre qui doit assumer ses pleines responsabilités devant le parlement élu démocratiquement.

6. Les Marocains sont égaux devant la Loi. Personne n’est au dessus de la Loi. Avec une autonomie donnée de plein droit aux magistrats. Une immunité est demandée pour le membre du conseil supérieurs de la justice. Aucune directive n'est permise au niveau du ministère de tutelle, ni du premier ministre. L'exécutif et le judiciaire doivent consommer leur divorce éternel.

Commentaire : Les ministres et leurs familles doivent répondre de leurs actes devant la loi. Les magistrats doivent répondre de leurs actes devant la loi. La corruption est très lourdement punie par la loi.

7. Le Premier Ministre a toutes les prérogatives pour faire fonctionner l'appareil exécutif. Il est élu pour une durée de 4 ans, renouvelable une seule fois.

Commentaire : Seul le premier ministre garde les rails du pouvoir exécutif. Il est contrôlé par le Parlement. Il a des comptes à rendre au conseil supérieur de l'Etat, présidé par le Roi.

8. La loi relative à la presse et la liberté totale des médias doivent connaitre le jour, en s'inspirant des modèles démocratiques dans le monde. A aucun moment ni le gouvernement, ni les partis politiques, ni aucune autre instance ou institution ne doivent orienter sa politique. Certains visages médiatiques actuels, qui sont là depuis des années doivent céder la place aux autres. Les jeunes en l’occurrence!

Commentaire: Les médias sont le visage de la société et la parole de la liberté. Donner la liberté aux médias, c'est ouvrir une grande porte et même des fenêtres à l'équité et à la transparence!

Remarque: Si un des huit points n'est pas pris en considération, ou écarté, tout l'édifice s'écroule!





 Réponse N°2 10019

pas de galanterie en politique
  Par   marocagreg  (Adminle 12-04-11 à 14:08



salut cher Rachid,

déjà le fait de consacrer une liste propre aux femmes est très critiqué, car il repose sur un principe sexiste et n'a rien de démocratique. Si la femme veut accéder à la responsabilité, elle doit lutter à armes égales avec l'homme et non chercher des privilèges liés au sexe. c'est l'égalité et la démocratie. Si la femme constitue la moitié de la société, alors elle n'a qu'à voter sur sa moitié et d'abord qui dit que les femmes sont vaccinées contre la corruption et la mauvaise gestion : rappelez-vous comment l'actrice Touria Jabrane a géré le ministère de la culture en nommant son mari à ses côtés, gérant le ministère à sa place.

Si on cherche la démocratie, les femmes comme les hommes doivent respecter les mêmes règles et avoir les mêmes chances pour accéder au parlement et aux postes de responsabilité. Quant à la galanterie, laissons-là aux romans de chevalerie.





 Réponse N°3 10020

Re
  Par   Idoubiya Rachid  (Profle 12-04-11 à 14:20



Salut cher marocagreg,

A chaque fois vous répondez de façon très rapide. Mais ce qui m'étonne le plus, c'est de traiter une partie très fine de ce que je lance comme réflexion! Je vous demande donc de me répondre à la question suivante pour lancer le débat:

Etes-vous d'accord avec les autres points que j'ai lancés? Quel est votre avis sur les autres suggestions?

Merci de me répondre.

NB- Pour les autres interventions que vous avez eu la gentillesse de livrer, je vais bientôt y répondre.

NB- Je vais commencer par donner un commentaire sur le point concernant le rôle de la femme dans la révolution politique du Maroc d'aujourd'hui, mais j'attends la réponse d'une femme pour intervenir. Sinon, je vais le faire quant même...





 Réponse N°4 10021

re
  Par   marocagreg  (Adminle 12-04-11 à 15:28



si je réponds vite à vos messages, c'est parce que j'aime bien réagir à ce genre de sujets, j'espère que ça ne vous dérange pas ! Pour les femmes, ce n'est pas mon point de vue seul, mais le point de vue de beaucoup de personnes. Mon point de vue à ce propos n'a rien à voir avec un quelconque mépris de la femme. Au contraire, la femme est aussi compétente que l'homme, elle est aussi apte à avoir les responsabilités politiques et autres, mais ce privilège empoisonné de la liste des femmes fausse le jeu. les hommes et les femmes doivent se soumettre au jugement des urnes, car leur donner un cota, c'est les traiter en citoyens handicapés et mineurs avec tout mon respect des gens handicapés.

si je n'ai rien dit à propos des autres points, c'est parce que je suis d'accord avec vous, même si certains points semblent presque utopiques, comme par exemple le fait que le roi et sa famille soient sur le même pied d'égalité avec le citoyen ordinaire devant la justice. même la progéniture des généraux, des ministres et autres haut personnages du makhzen échappe au contrôle de la justice !

Pour les médias, je suis tout à fait d'accord avec vous : des personnes comme Sitaïl qui ne comprends pas un seul mot d'arabe est qui est pourtant directrice des infos à 2M ou un El araïchi qui a causé la faillite de la télé marocaine et j'en passe doivent complètement disparaître du paysage médiatique marocain ; quant à certain dinosaures comme Mustapha al alaoui l'animateur de Hiwar et le commentateur thuriféraire de certaines activités royales, il est vraiment amusant... laissons-le tranquille !





 Réponse N°5 10028

La redéfinition de la démocratie
  Par   Idoubiya Rachid  (Profle 12-04-11 à 19:11



Cela ne me dérange pas du tout. Au contraire.

Pour les articles que je compose dans le domaine politique au sein du forum, ils sont là pour susciter la réflexion et l'imagination du lecteur. Ce sont des scénarios auxquels il faudrait penser à leur mode d'application. Leur réalisation dépend de leur acceptation et de la volonté de leur application.

Quant à ma définition de la Révolution, ce ne sont pas seulement des manifestations pacifiques. La révolution pourra toucher encore les mentalités.

En ce qui concerne le rôle de la femme dans nôtre société, je trouve que celle-ci ne participe pas pleinement à la vie politique. Chose que je trouve handicapante au développement de notre société.

Voilà ce que je propose pour intégrer pleinement la femme dans la gestion des biens publics:

1- Dans les élections parlementaires:

- Deux listes autonomes: une pour les femmes et une autre pour les hommes. Ce qui donnera un parlement 50 % femmes, 50% hommes.

2- Dans les élections régionales:

- Deux listes autonomes: une pour les femmes et une autre pour les hommes. Ce qui donnera un conseil régional de 50 % femmes, 50% hommes.

3- Dans les élections communales:

- Deux listes autonomes: une pour les femmes et une autre pour les hommes. Ce qui donnera un conseil communal de 50 % femmes, 50% hommes.

Pourquoi ce choix?

Je trouve qu'une nouvelle définition de la démocratie s'impose aujourd'hui. Un jour Montesquieu a par lé de la répartition du Pouvoir en trois domaines: exécutif, juridique et législatif. Un jour Jean Jacques Rousseau a évoquer le Contrat social. Pourquoi ne pas redéfinir aujourd'hui " pour la postérité" Une nouvelle conception de la démocratie?

La démocratie est la souveraineté du peuple. Cette définition est incomplète! Car ce qui reste souverain, c'est bien sûr l'homme au détriment de la femme! Donc on devrait dire: la démocratie est la souveraineté des hommes!

Une révolution est par définition un changement important, brusque et en profondeur dans la structure politique et sociale d'un pays. Sur le plan culturel, une révolution est le changement de manière très significative et irréversible des mentalités. L'ampleur et la rapidité des changements est très marquées.

Or, c'est à cette révolution à laquelle je pense. Voilà un nouveau scénario: les femmes gouvernement de façon démocratique au côté des hommes!

La question qui se pose: sommes-nous près pour réaliser un tel scénario? La question est légitime. Autant légitime est la suivante: sommes-nous près pour une monarchie parlementaire?

Des questions préoccupantes en effet.

Aujourd'hui, les femmes norvégiennes occupent 37 % des sièges du Parlement National Norvégien. On retrouve aussi la Suède avec 47 % de députées, et les Pays-Bas avec 44 %.

Ces pays appliquent, tout comme l'Espagne et la Belgique, une monarchie parlementaire.

Y'a-t-il une concordance entre la représentativité féminine au gouvernement et l'application de ce genre de système politique?

En tout cas, une démocratie sans le plein partage de la politique entre les femmes et les hommes reste incomplète! Même dans un pays comme les Etats-Unis où, d’après le site officiel du Congrès, le pourcentage de femmes à la Chambre et au Sénat est le même : 17%.





 Réponse N°6 10029

re
  Par   marocagreg  (Adminle 12-04-11 à 19:39



personnellement, je trouve que la parité mécanique homme/femme dans le domaine politique ne peut pas changer quoi que ce soit. Même dans les pays scandinaves où la femme a un statut avancé n'atteint pas le seuil des 50% d'après les statistiques que vous avez données. La démocratie ne consiste pas à imposer une division stricte des sièges, mais à se remettre aux choix du vote. Si une femme décide de voter au profit d'un homme lors des élections c'est son choix. enfin c'est ce que je pense, j'espère que d'autres intervenants apporteront leur point de vue à ce débat.





 Réponse N°7 10030

discrimination ...positive!
  Par   kasbaoui abdelaziz  (Autrele 12-04-11 à 20:37



la réflexion de M. Idoubiya est légitime, c'est d'ailleurs une revendication largement répandue au Maroc ces dernières années. c'est peut être une "solution" tactique, ponctuelle ici et maintenant. Mais, cette revendication se heurte à plusieurs obstacles d'ordre éthique, politique, culturel et sociologique:

1. son aspect mécanique comme l'a souligné M. Marocagreg, on risquerait d'avoir, ipso facto,des représentations dont le seul souci est de meubler le paysage politique national ou local de figurants et de figurantes sans convictions profondes

2. son aspect artificiel dans la mesure où le travail politique est un choix délibéré, une conviction personnelle. vouloir couvrir un chiffre/ un pourcentage imposé risquerait d'amener un bon nombre de femmes (ou d'hommes, c'est le même principe) à se désolidariser de toute responsabilité de prise de position.

3. son aspect "cooptatif" puisque nombreuses sont celles qui vont percevoir cet" avantage" comme une nomination qui n'exige pas de reddition de comptes auprès de son électorat.

4. son aspect discriminatoire dans le sens où le soubassement intellectuel qui est à l'origine de cette revendication, bien qu'il se veut égalitaire, équitable, part du postulat que les femmes sont des mineures qui ont toujours besoin d'un petit coup de main. il est plutôt égalitariste et discriminatoire.

5. son aspect sexiste, comme démontré par M. Marocagreg supra. il ne peut à aucun cas rendre compte des vraies compétences.

je pense que le militantisme politique est un choix à assumer, une prise de position à argumenter, et pour la femme et pour l'homme. et pour cela, l'aventure politique (si j'ose l'appeler ainsi) exige des uns et des autres que l'on s'engage en tant que citoyennes et citoyens convaincus d'un projet sociétal clair qu'il faut défendre et assumer, et non en tant que femmes et hommes





 Réponse N°8 10032

Pourcentage ou partage?
  Par   Boulahnine Khalid  (CSle 12-04-11 à 20:49



je ne pense pas qu'il soit question de pourcentage, c'est en premier lieu la notion de partage qui nous pose problème. nous pouvons être 99% d'hommes dans une chambre de représentants qui défendent les droits de la femme car le devoir moral ne nous laisse pas indifférents...

Mais le problème est à mon avis d'une dimension plus complexe que ce que l'on peut imaginer. C'est la raison pour laquelle le mouvement de 20 Février réclame le partage des biens, du pouvoir, l'égalité des droits comme le préconise Dieu dans le coran...





 Réponse N°9 10034

Re
  Par   Idoubiya Rachid  (Profle 12-04-11 à 21:39



Salut les amis,

Le sujet que j'ai abordé n'est pas le partage du pouvoir politique entre les hommes et les femmes mais "La redéfinition de la démocratie"!

J'ai donné une nouvelle définition à la notion de "démocratie" que j'ai qualifiée de "révolutionnaire", comme c'était le cas de la division artificielle du Pouvoir: législatif, judiciaire et exécutif- à l'époque de Montesquieu- et Le contrat social -à l'époque de Jean Jaques Rousseau-! ( Il a fallu des siècles pour voir se réaliser leur propre révolution!)

J'ai fini par poser implicitement la question suivante: Sommes-nous prêts pour une monarchie parlementaire, comme pour le partage du pouvoir politique entre les deux sexes?

Je rappelle la définition que j'ai donnée au mot révolution: "Une révolution est par définition un changement important, brusque et en profondeur dans la structure politique et sociale d'un pays. Sur le plan culturel, une révolution est le changement de manière très significative et irréversible des mentalités. L'ampleur et la rapidité des changements est très marquées."

La question de l'égalité des deux sexes devant la gestion du bien commun via l'acte politique est une révolution! Cala viendra avec le temps! Les pays les plus "démocratiques" vont changer leur manière de définir la démocratie! Cela va être la révolution du genre humain!

L'accès donc des femmes à la politique n'est plus une question technique ou de faisabilité, mais une question de mentalité révolutionnées.





 Réponse N°10 10035

égalité et parité
  Par   marocagreg  (Adminle 12-04-11 à 22:06



il y a une différence essentielle entre égalité et parité. La démocratie exige l'égalité et n'est pas forcément compatible avec la parité.

Définitions :

Égalité : « On entend par égalité entre les femmes et les hommes une visibilité, une autonomie, une

responsabilité et une participation égales des femmes et des hommes dans toutes les sphères de la

vie publique et privée. Elle s’oppose à l’inégalité – et non à la différence – entre les sexes.»

Parité : L’égalité numérique dans la représentation au sein des institutions politiques et des instances

décisionnelles, qui favorise un égal partage de la prise de décision et des responsabilités par les

femmes et par les hommes.

(ces définitions sont prises ici : [http://www.cre-lanaudiere.qc.ca/Documents/%C3%89nonc%C3%A9%20de%20principe-version%20du%2011%20avril%2008.pdf]

la démocratie selon sa définition antique (grecque) un Régime et doctrine politique où la souveraineté appartient aux citoyens, au peuple qui se commande soi-même via les institutions représentatives qu'il a élues. Si on change quoi que ce soit, le système ne peut plus s'appeler démocratie mais autre chose.





 Réponse N°11 10037

Les concepts...
  Par   Idoubiya Rachid  (Profle 12-04-11 à 22:28



"Si on change quoi que ce soit, le système ne peut plus s'appeler démocratie mais autre chose."

Les concepts changent et évoluent au niveau synchronique et même diachronique. Il suffit de penser au mot pédagogie pour se souvenir de cette réalité! Le concept démocratie n'est pas exclu de cette règle!

L'égalité deviendra parité devant la gestion du bien commun: ce qui est révolutionnaire!

Vous n'avez pas encore répondu à ma question de départ!





 Réponse N°12 10041

re
  Par   marocagreg  (Adminle 12-04-11 à 23:09



si on avait la démocratie réelle Abbas al fassi comme beaucoup de responsables n'auraient jamais pu transformer la chose publique en entreprise familiale. La démocratie est intransitive, la pédagogie est transitive.





 Réponse N°13 10043

Re
  Par   Idoubiya Rachid  (Profle 12-04-11 à 23:33



C'est ça exactement la caractéristique des concepts comme démocratie: Ils supportent ou on leur fait supporter la charge sémantique qu'on veut leur faire subir!

J'attends toujours la réponse à la question de départ: Sommes-nous prêt pour une monarchie parlementaire? Les femmes seront-elles acceptées dans le système politique des hommes? Équité et parité ensembles?

Avons-nous des partis politiques capables de former un gouvernement dans lequel le premier ministre nomme ses propres ministres, un parlement qui contrôle le gouvernement, une justice autonome et libre de ses actions, des citoyens prêts à de vraies solidarités sociales?

Sommes-nous capables de comprendre les menus programmes lancés par 34 partis politiques donc les secrétaires sont là depuis toujours et pour toujours! Qui va voter? Allons-nous voter en connaissance de cause? Sommes-nous disposer à sacrifier temps, travail et énergie pour réussir notre projet sociétal? C'est à ses questions dont je demande la réponse de nos chers collègues. Etre engagé pour le bien commun!





InfoIdentification nécessaire
Identification bloquée par
adblock plus
   Identifiant :
   Passe :
   Inscription
Connexion avec Facebook
                   Mot de passe oublié


confidentialite Google +