Les mohamed

 Par abdeslam slimani  (Prof)  [msg envoyés : 365le 30-03-12 à 14:11  Lu :932 fois
     
  
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Tuerie de Toulouse : à Sciences-Po, le débat dérape sur l’affaire al-Dura
Cela a dérapé d’un coup. Pas à cause d’un désaccord entre juifs et Arabes, mais à propos d’un sujet qui divise, depuis plus de dix ans, des juifs français.
Ce mercredi soir, se tenait à Sciences-Po une conférence en réaction à la tuerie de Toulouse, pour réconcilier les communautés, « Juifs et Arabes en France, dépasser le conflit du Proche-Orient ». A quelques minutes de la fin, l’affaire al-Dura a bruyamment divisé la salle, entre cris et applaudissements.
En France, la communauté juive est divisée : une bonne partie pense que le journaliste Charles Enderlin a truqué un reportage sur la mort d’un enfant palestinien de 12 ans, Mohamed al-Dura, devenue un symbole.
Ceux qui croient ainsi à la mise en scène traquent depuis, sur les « rushs », les moindres preuves d’une manipulation. Ils voient, par exemple, un chiffon rouge quand il y a du sang. Pour certains d’entre eux, l’enfant n’est pas mort. C’est une conviction ardente, essentielle.
Karsenty appelle à perturber la conférence
Pendant plus d’une heure et demi, l’exposé se déroule normalement : les intervenants trop longs développent leurs idées sur le massacre de Toulouse, sans ligne directrice. Il y a l’écrivain Yann Moix ou Yazid Sabeg, commissaire à la Diversité et à l’Egalité des chances. Deux journalistes sont également présents : Audrey Pulvar et Charles Enderlin, correspondant de France 2 basé à Jérusalem.
Audrey Pulvar relaye les attentes des jeunes de banlieues. Charles Enderlin parle du conflit israélo-palestinien, « absent des médias », parce qu’il n’intéresse plus personne. Il évoque aussi « l’impression omniprésente que la grande guerre va venir », avec l’Iran.
Puis, il ne reste plus que quinze minutes pour interroger les invités et il n’est plus question que de l’affaire al-Dura. Par e-mail, le candidat aux législatives et plus grand détracteur de Charles Enderlin, Philippe Karsenty, avait appelé ses partisans à aller « questionner poliment le journaliste sur l’état de sa conscience ». Quelques personnes avaient visiblement répondu à cet appel.
Une dame : « Enderlin assassin ! »
Un architecte se lève le premier. L’homme a déjà alpagué Charles Enderlin, avant le début de la conférence. Le journaliste sait donc à quoi s’attendre, il a l’habitude. Enderlin se cale dans son siège attendant l’assaut, il essaye de sourire, même si c’est à chaque fois une épreuve.
Le vieil homme dénonce un « bourrage de crâne » des médias sur la mort d’un enfant palestinien. Une dame au premier rang crie : « Enderlin assassin ! »
D’autres prennent la défense du journaliste :
« Ça suffit ! Nous ne sommes pas là pour reparler de cette histoire. »
La journaliste Véronique Chemla prend ensuite le micro pour demander à Charles Enderlin pourquoi France Télévisions n’a pas un traitement « neutre » du conflit. Pourquoi lui, dans ses sujets, utilise l’expression « territoires occupés » et non « territoires disputés ». Elle aimerait qu’il appelle la Cisjordanie par son nom : « Judée-Samarie ». Enderlin répond qu’il dit « territoires occupés », parce que ce sont les mots que toute la communauté internationale utilise.
« Ils s’appelaient tous les deux Mohamed »
Emmanuel, 24 ans, « étudiant à Normal Sup Cachan et Dauphine », qui dit n’avoir aucun lien avec les thèses de Karsenty, s’énerve alors :
« Ils s’appelaient tous les deux Mohamed. Mohamed Merah avait 12 ans quand la mort de Mohamed al-Dura a été diffusée sur France 2. Il regardait France 2, comme moi. La tuerie de Toulouse en est le résultat direct. »
Alors Enderlin répète, comme il l’a fait mille fois, que son caméraman Talal Abu Ramah est une personne de confiance, que si les services secrets israéliens avaient le moindre doute sur lui, il ne le laisserait pas circuler aussi librement. Ils n’ont aucun doute sur l’innocence de son caméraman, explique-t-il.
Charles Enderlin renvoie aussi au livre qu’il a consacré à toute cette histoire, « Un enfant est mort » (éd. Don Quichotte). Il dit enfin que pour avoir affirmé que le reportage était une imposture, Philippe Karsenty a été attaqué en diffamation par France 2 et qu’un nouveau procès se tiendra bientôt.
A la fin, le journaliste accepte de débattre quelques minutes avec l’étudiant, dans un couloir. Ils évoquent la provenance des tirs qui ont tué Mohamed al-Dura. Mais ils abandonnent très vite, incapables de s’entendre.
D'après Rue 89

  




 Réponse N°1 19157

Re
  Par   fatih brahim  (Profle 30-03-12 à 21:32



Une chose est évidente : le traitement des faits par les médias n’est jamais neutre.





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