Les marocains craignent-ils de discuter politique ?

 Par marocagreg  (Admin)  [msg envoyés : 2213le 11-04-11 à 11:56  Lu :1413 fois
     
  
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Il existe encore aujourd'hui une large frange de la population marocaine qui craint de discuter des questions politiques, comme si cette discussion était un crime passible de peine capitale. Ce sont les séquelles d'une époque révolue, car aujourd'hui, c'est le roi lui-même qui demande, dans un discours royal, d'ouvrir un débat national autour de la constitution (la loi suprême de l'État). Il ne s'agit donc pas d'avoir peur de discuter des questions politiques qui régissent notre quotidien et notre vie tout entière : l'attitude citoyenne consistant à prendre part de manière active et de manière responsable à ce débat. Ceux qui allèguent encore que les murs ont des oreilles et les pratiques de la Gestapo, ont certainement tort, car en participant à cette discussion on ne fait rien d'illégal, au contraire on veut participer à la construction et à la modernisation de notre pays. L'initiative du roi (lancer un débat national autour de la constitution) outre le fait qu'elle apporte une réponse aux revendications du peuple, introduit un mouvement bénéfique, des remous de vie dans la lagune stagnante de la scène politique marocaine. Alors pourquoi s'en priver (toujours en gardant en tête que toute discussion de ce genre doit être entièrement responsable, car la parole est un droit, mais aussi un devoir et une responsabilité)

  




 Réponse N°1 9999

Les murs ont des oreilles
  Par   Samira Yassine  (CSle 11-04-11 à 13:21



Oui les marocains ont encore du mal à s'habituer à cette liberté d'expression. Même ceux qui sont conscients du changement, il y'en a qui l'exploitent mal, qui passent du mutisme total à l'anarchie de l'expression témoignant l'extrême irresponsabilité. C'est du moins ce qu'on remarque chez nos élèves par exemple. Il fut un temps où le professeur craignait d'aborder les sujets politiques de crainte de se voir à la fin de l'heure ligoté, ne sachant qui de ses propres élèves l'avaient dénoncé. Maintenant, ces mêmes élèves, n'attendent que l'occasion pour s'exprimer mais ils ne sont pas assez mûrs pour ce genre de débat et ne font que répéter de la façon la plus irresponsable les propos d'un certain professeur, ou un un cetain oncle ou cousin vivant à l'étranger.

Bref, "les murs ont des oreilles" ne disparaitra pas du jour au lendemain. Une étape transitoire mérite un peu plus de temps afin que nous distinguions la différence entre droits/ devoirs et anarchie.

Je remercie mes collègues M Ioubiya, M Bouimi et M Marocagreg de nous offrir un débat si intéressant.





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