Les lobbies ou les pressions économiques sur les décisions politiques au maroc.

 Par Idoubiya Rachid  (Prof)  [msg envoyés : 1316le 16-04-11 à 20:02  Lu :3088 fois
     
  
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Les lobbies ou les pressions économiques sur les décisions politiques au Maroc.
Première partie :
« Le couloir » ou « la salle d'attente » ou encore « groupes d'intérêt » ou « groupe de pression », les lobbies sont une structure organisée, un système de veille pour représenter et défendre les intérêts particuliers d'un groupe donné. Ils visent à intervenir par l’intermédiaire d'hommes influents pour orienter les décisions d’ordre législatif, politique, administratif ou concurrentiel pouvant toucher négativement leurs intérêts. Comme par exemple la disposition d'avantages fiscaux, la modification de la loi sur l'urbanisme, la loi sur l'informel, le code du travail, etc.
Ces structures ou lobbies prennent par exemple la forme de confédérations.
Ils visent donc la réalisation de plusieurs objectifs en influençant l'issue d’une loi pour en tirer le meilleur profit possible des prérogatives qui en résulte. Cela aux dépens de l’intérêt général... Les intérêts purement particuliers menacent ainsi l'intérêt général.
Les lobbies sont de ce fait des groupes latents qui agissent dès qu'ils voient leurs intérêts menacés et interviennent pour les défendre. Ils sont là pour agir et garder leurs prorogatifs entre les pouvoirs publics et les citoyens.
Ils interviennent pour orienter de façon directe ou indirecte une décision politique ou un fait de société. Les enjeux et intérêts économiques sont donc de taille face à ce phénomène.
Le festival « موازين » n’est qu’un exemple minime du pouvoir du lobbysme au Maroc !
Comment agissent donc les lobbies ou quels rapports y’a-t-il entre les lobbies et la classe politique représentative, à savoir les partis politiques ?
Pour répondre et comprendre, il faut poser la deuxième question suivante :
Par quelles ressources financières les partis politiques sont-ils financés ?
Sachant que la prise en charge de l'Etat est très réduite pour ne pas dire presque nulle ! (nulle par rapport au coût des compagnes de sensibilisation, de locations de bureaux représentatifs au niveau des régions, des programmes de formation politique des adhérents et au niveau des manifestations culturelles et sportives qui doivent se faire au sein et par les dits partis.)
Tout cela demande de l’argent ! Beaucoup d’argent !...
Mais avant d’aller plus loin disons que les partis politiques sont des entités structurées indispensables à la démocratie. Sans les partis politiques, pas de bon fonctionnement de la société. En plus de leur rôle de représentativité, les partis politiques doivent naturellement éduquer leurs adhérents à la gestion du bien en commun. L’Etat doit donc les financer pour qu’ils puissent remplir leur fonction. Or comme dans beaucoup de pays, les subventions restent insuffisantes par rapport au budget dont doivent disposés les partis pour la couverture de leurs frais de fonctionnement.
D’où l’intervention du phénomène : lobbies ! (la ressource vraie du fonctionnement des partis politiques marocains...)
Un véritable financement occulte surgit donc dans le domaine politique. Le dahir de 1958 ne prévoit pas, en dehors de l'interdiction de l'aide étrangère, des mesures claires et précises pour le financement des partis. Ce qui complique encore les choses.
Les lobbies constituent donc une alternative. Mais Les lobbies interviennent pour jouer le rôle de bailleurs de fond dans un système de faveurs parfois illégal... Cela que ce soit pour le financement des activités des partis ou dans celui de leurs campagnes électorales ...
Mais qui se porte garant du patrimoine des partis politiques au Maroc ?
Ce sont bien sûr leurs secrétaires généraux !
Le hic : La transparence dans le contrôle du patrimoine des partis est quasi absente. Certes la Cour des Comptes a un droit de regard sur le financement des campagnes électorales mais la loi reste absente quant au contrôle de leurs patrimoines...
Ce qui est encore dangereux, ce sont ces rapports cachés entre “l'argent sale” et les partis politiques qui sont à dénoncer.

  



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