Les figures de style

 Par Darif Mohamed  (Prof)  [msg envoyés : 4le 24-09-13 à 19:59  Lu :1726 fois
     
  
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COURS DE LANGUE FRANCAISE

LES FIGURES DE STYLE

LE DETOUR: LES FIGURES DE SUBSTITUTION

Figure

Procédé

Effets

Exemple

Signification

La métonymie

On ne désigne pas l'être ou l'objet par son nom, on utilise le nom d'un autre qui peut être: son contenant, sa cause, son origine, son instrument ou symbole.

La métonymie permet une désignation plus expressive. Elle est fréquente dans la langue parlée.

- J'ai bu tout le verre.

- Il fume des havanes.

- C'est une bonne raquette.

- Les lions de l'atlas.

- La ville dort

- J'ai bu tout le thé dans le verre.

- Il fume des cigarettes de la Havane.

- C'est un bon joueur de tennis.

- La sélection marocaine.

- Les habitants de la ville dorment.

La synecdoque

Pour parler d'un être ou d'un objet, on en emprunte une partie ou la matière dont il est fait.

La synecdoque contribue à donner une vision fragmentée de la réalité et permet un certain impressionnisme.

- Des têtes et des bras s'agitent.

- Les cuivres se déchaînent.

- J'ai vu des voiles au loin.

- Des gens qui s'agitent.

- Les instruments musicaux en cuivre.

- J'ai vu des bateaux au loin.

L'euphémisme

A la place d'un mot, on emploie un autre qui atténue son sens.

L'euphémisme a pour effet de dissimuler une idée brutale, désagréable, etc.…

- Le quatrième âge.

- Il est temps que je me repose.

- Les grands vieillards.

- Il est temps que je meure.

La litote

On atténue une idée par une tournure moins directe, souvent par un verbe à la forme négative.

Par la litote, on exprime beaucoup plus qu'il n'est dit.

- Je ne te déteste point.

- Tu ne dis pas la vérité.

- Je t'aime bien.

- Tu mens.

La périphrase

Au lieu d'employer le mot précis, on utilise une expression pour designer un être ou un objet.

La périphrase crée un mystère pour attirer l'attention sur une qualité.

- Des ténèbres où l'on dort.

- Les seins et les bras paternels.

- La mort.

- La famille et le pays.

La prétérition

On fait semblant de ne pas vouloir dire quelque chose, mais on le dit quand même.

Elle influence l'attitude de l'interlocuteur, éveille son attention, ou attise sa curiosité.

- Je ne vise personne.

- Je ne parlerai pas de son insolence, encore moins de sa grossièreté.

L'antiphrase

On dit le contraire de ce qu'on pense tout en faisant comprendre ce qu'on pense.

L'antiphrase provoque l'ironie.

- Il est aussi généreux que M. Grandet.

- Il est aussi avare que M. Grandet.

L'ACCUMULATION : LES FIGURES D'INSISTANCE

Figure

Procédé

Effets

Exemple

L'anaphore

On répète un mot au début de plusieurs phrases, propositions ou vers.

L'anaphore rythme la phrase, insiste sur un mot, une idée ou un thème.

- Trouver des mots comme la folie.

- Trouver des mots couleur de tous les jours.

- Trouver des mots que personne n'oublie.

Le parallélisme

On utilise une syntaxe semblable pour deux énoncés.

Le parallélisme rythme la phrase, met en valeur une antithèse.

- J'ai assassiné un homme et je suis arrêté, j'ai fait suer un chêne et je suis enfouraillé.

- Que la vie est belle! Que la nature est tendre!

La gradation

On succède des termes d'intensité croissante ou décroissante.

La gradation produit un effet de «zoom», elle peut tendre à l'hyperbole.

- J'étais demeuré à la fenêtre, immobile, perclus, paralysé.

- Va, cours, vole et nous venge.

L'hyperbole

On emploie des termes trop froids, exagérés.

L'hyperbole crée une emphase. Elle est courante dans la langue familière.

- Je meurs de faim.

- Ca fait des lustres que je t'attends.

- J'ai très faim.

- Ca fait un temps que je t'attends.

L'énumération

Enumération d'éléments appartenant à une même catégorie.

L'énumération crée un effet de profusion et de richesse dans le contexte.

- Le tigre, le lion, la panthère et le lynx sont des carnivores

- Je veux un homme fort, beau, généreux, intelligent, plein d'humour

Le pléonasme

On répète des termes superflus. Donner deux fois la même information

Le pléonasme renforce et insiste sur l'idée exprimée.

- Un géant vraiment grand.

- Je monte en haut.

La répétition

Elle consiste à utiliser le même mot plus d'une fois dans la même phrase.

Ce procédé acquiert une grande force expressive.

- J'ai faim, faim, faim.

- Elle avait un gros nez, un gros front, de gros yeux.

LE CHOC : LES FIGURES D'OPPOSITION

Figure

Procédé

Effets

Exemple

Le chiasme

On fait se suivre deux expressions contenant les mêmes éléments syntaxiques ou lexicaux, dans la deuxième expression on intervertit leur ordre.

Le chiasme établit une vision d'opposition.

- Des cadavres dessus et dessus des fantômes.

- Il regarde longtemps, longtemps cherche sans voir.

- Ces murs, maudits par DIEU, par Satan profanés.

- Un pour tous et tous pour un

L'oxymore

On fait coexister deux termes de sens contraire à l'intérieur du même groupe.

L'oxymore crée une nouvelle réalité. Style souvent poétique.

- Je la vois comme un soleil noir, versant tristesse et bonheur

- Un mort-vivant

- Il est bavard, ce muet

L'antithèse

On fait coexister deux termes de sens contraire à l'intérieur du même énoncé.

L'antithèse met en évidence un conflit qui peut être au centre de l'oeuvre.

- Paris est tout petit, c'est là sa vraie grandeur.

- Leurs rires me faisaient pleurer.

LA RUPTURE : LE DEROULEMENT DE L'ENONCE EST BRISE

Figure

Procédé

Effets

Exemple

L'ellipse

On met des termes qui peuvent se deviner. L'énoncé est interrompu.

L'énoncé devient plus dense car il est chargé de tout ce que le lecteur peut imaginer.

- A vingt ans, deuil et solitude.

- Le professeur explique la leçon, le directeur les règles.

L'anacoluthe

On provoque un écart par rapport à la syntaxe courante.

L'énoncé est renforcé grâce à l'effet de surprise.

- La barre du bourreau s'était, au premier coup, brisée comme un verre.

- Sara, contrairement à ses habitudes, resta ce jour là dans sa chambre.

Le zeugma

Figure de style qui consiste, pour éviter de répéter un terme, à lui donner plusieurs
compléments de nature différente.

C'est le fait de ne pas répéter un élément commun dans une phrase présentant deux membres parallèles.

- Il prépare son stylo et son intelligence.

- Elle cache son bulletin et sa tristesse.

LES FIGURES D'ANALOGIE

Figure

Procédé

Effets

Exemple

La comparaison et la métaphore

Elles rapprochent deux éléments en mettant en évidence un trait qui leur est commun. La métaphore est une comparaison sans outil de comparaison.

La comparaison met en évidence une ou plusieurs qualités communes entre le comparé et le comparant.

- Céline est comme une fleur éclose qui se promène dans le jardin.

- Céline, la fleur éclose se promène dans le jardin.

- La fleur éclose se promène dans le jardin.

La personnification

La personnification attribue à un objet ou un animale une caractéristique humaine.

L'objet ou l'animal prend une apparence humaine au niveau moral et physique.

- Sous les larges bras des marronniers.

- La toux vient me saluer chaque matin.

- Le vent feuillette le livre, il paraît le lire.

L'allégorie

La personnification d'une idée abstraite. Faire une allégorie, c'est décrire ou raconter quelque chose avec l'intention de signifier tout autre chose

L'image ou le texte allégoriques présentent toujours un sens immédiat cohérent, mais ils trouvent leurs sens intentionnels dans un second degré globalement symbolique.

- Ô Mort, vieux capitaine, il est temps!

- Pour la première fois l'aigle baissait la tête.

- Il n'y a pas de fumée sans feu.

La catachrèse

c'est l'utilisation métaphorique d'un mot pour remplacer un terme qui n'existe pas dans une langue donnée.

La catachrèse met en valeur un terme qui semble inexistant en le remplaçant par uns sens métaphorique.

- La tête d'un clou.

- Les pieds de la table.

- Un bras de fauteuil.



  



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