Lecture méthodique de « prière à dieu »

 Par meneouali siham  (?)  [msg envoyés : 1le 04-12-10 à 01:00  Lu :2118 fois
     
  
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Voltaire, philosophe et écrivain français du siècle des Lumières, écrit ce texte après l’injustice subie par Jean Calas, protestant faussement accusé et exécuté pour le meurtre de son fils, qui s’est converti au catholicisme, afin de le réhabiliter. Il s’adresse à Dieu et aux gens, leur demande de s’aimer et de s’unir pour le bien ; il invoque également la notion du déisme où Dieu est indéterminé et unique.
Nous allons voir comment voltaire, par une prière à Dieu, expose la situation humaine désolante, et s’adresse au gens pour établir une vie tolérante.
I-Une prière :
1-Un Dieu puissant :
« Ce n’est donc plus aux hommes que je m’adresse ; c’est à toi Dieu de tous les êtres, de tous les mondes et de tous les temps », par ces mots que commence Voltaire sa prière, il s’adresse à un Dieu omniprésent et omnipotent. Il abaisse la valeur des hommes devant celle du créateur, il le glorifie pour atteindre sa bonté, il le prit et use d’un lexique suppliant, nous relevons « c’est à toi, te demander, à toi, à toi, ta bonté… ». Il emploie « que » pour exprimer le souhait et l’imploration, il prie en mode impératif « fais, daigne », il utilise des répétitions pour susciter la pitié du créateur dans un ton pathétique et expose les malheurs de l’humanité, nous citons « calamités, vie pénible, persécution, exécration… ».
2-Un Dieu bon :
Voltaire donne, à côté de la puissance du Grand, un autre caractère celui de sa bonté : «d’oser te demander quelque chose, à toi qui as tout donné », Dieu à donner tout à ses créatures qui sont ingrats et qui ne valorisent pas les dons du Seigneur. Voltaire prend la charge de mendier la faveur de Dieu, il emploie des périphrases pour montrer la faiblesse et l’ignorance de l’homme face à la bonté et la puissance du Grand, nous relevons « faibles créatures perdus dans l’immensité=Homme » et expose des contradictions : « entre toutes nos conditions si disproportionnés à nos yeux, et si égales devant toi », Voltaire sollicite la miséricorde du plus Grand et présente avec cette supplication une grande désolation envers ce monde injuste.
II-Une situation humaine désolante :
1-Un monde affligeant :
L’auteur par un champ lexical de mal et de guerre montre un monde en désordre, nous citons « nous haïr, nous égorger, lois imparfaites, envie, horreur, tyrannie, guerre », c’est un monde en chaos où règne la haine, l’envie, les guerres, l’injustice et la monarchie, malgré la générosité de Dieu qui a tout accorder à ces perfides créations. Cela plonge l’auteur dans un pessimisme à cause de la situation désolante de l’humanité.
2-Une vision pessimiste :
Le fait de donner les caractères de la société décrite péjorativement par l’auteur exhibe son pessimisme, il ne voit plus un espoir dans l’humanité mais plutôt en Dieu ; la situation affligeante de l’Homme pousse Voltaire à prier et à chercher la consolation dans la force divine, mais cela n’interdit pas que le philosophe cherche le dernier point lumineux dans les cœurs des hommes ; cela nous emmènera, à notre tour, à mettre en question le vrai objet de la prière.
III-Objet de la prière :
1-Une prière aux hommes :
L’auteur prie sur le premier plan Dieu, mais démontre que d’après la grandeur et la justice du créateur, il a tout donné, donc la responsabilité retourne à l’homme, objet et sujet de tous les maux, nous constatons cela d’après la progression de la prière et des pronoms personnels (les pronoms désignant les hommes sont plus dominant que ceux désignant Dieu), de plus, l’auteur revient toujours sur la responsabilité de l’homme qui donne lieu à des mots d’après des choses futiles et sans intérêt. De ce point, le philosophe fait référence à sa doctrine de déisme.
2-Invitation au déisme :
Voltaire, dès le commencement, développe une vision déiste, il démontre que Dieu est omniprésent et omnipotent, donc il est indéterminé, alors il n’a pas besoin que on lui consacre des habits ou des rites ou des temples précis, chacun porte la notion dans son cœur et part de ce concept : « que les petites différences entre les vêtements qui couvrent nos débiles corps, entre tous nos langages insuffisants, entre tous nos usages…, et si égales devant toi ». Le philosophe part de la notion et généralise le concept pour inviter tous les hommes à s’aimer, à s’unir et à se tolérer sous la bienveillance du Seigneur absolu et existant dans les cœurs humains.
A partir de la lettre à Dieu, Voltaire s'adresse en fait aux hommes. Il détourne peu à peu sa supplique pour dénoncer toutes les formes de violence qu'entraîne le respect des cultes religieux, et développe sa propre doctrine. Mais si voltaire trouve la fois dans les cœurs que dire à Pascale qui parie sur l’existence de Dieu, une existence qui dépasse les cœurs et punit l’incroyant ?

  



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 Réponse N°1 7384

Huumm
  Par   HANNANI Khalil  (CSle 04-12-10 à 21:52



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