Lecture : la boite à merveilles - achoura

 Par Mghazli abdelmoutalib  (?)  [msg envoyés : 1le 27-11-14 à 12:13  Lu :3416 fois
     
  
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Prof : Abdelmoutalib Mghazli

Classe : bac 1 tt série La boite à merveilles

Lecture analytique d’un extrait du chap. 7

« Les femmes de la maison s’achetèrent toutes des tambourins……. Huile d’olive»

pp 121/123

  1. Compréhension

  2. Situez ce passage dans son œuvre

B- Les axes de lecture

Axe 1 : au rythme de achoura

  1. Dans quelle atmosphère les femmes préparent la fête à dar Chouafa ?

  2. Au cours de ces préparatifs festives, qu’est ce qui distingue les unes des autres ?

  3. Le narrateur semble mal à l’aise, pourquoi ?

  4. Quel champ lexical domine dans ce passage ? Justifiez par quelques exemples

  5. Quelle tonalité est mise en rapport ?

  6. Par quelles figures de style le narrateur caractérise les sons et les bruits produits par : a- son instrument de musique ?

  1. Celui de sa mère ?

  2. De Zineb ?

  3. des autres femmes du voisinage ?

  1. La fête d’Achoura met en évidence certains aspects propres à la culture marocaine. Relevez en deux au moins

Axe 2 : une convocation inattendue

  1. Pour quelle raison sidi Mohammed est –il convoqué par le fquih ? Qui est venu l’en informer ?

  2. Quelle place occupe le fquih dans l’imaginaire de l’enfant ?justifiez par une phrase

  3. « il fallait venir travailler comme les autres » Remplacez le verbe souligné par un autre de même sens.

  4. Nominalisez ce qui est souligné dans le texte

  5. Mettez au discours indirect l’énoncé suivant «Un de tes camarades, envoyé par le maître d’école t’attend dans le patio, me dit-elle. Prends tes babouches et va le rejoindre ; le fquih a besoin de toi »

  6. Pour quelles raison le mot « FEMMES » est il écrit en majuscule au début du texte ?

  7. l’événement d’achoura revêt une importance particulière dans ce roman.

Vrai ? Faux ? Justifiez votre réponse

  1. Production écrite

Sujet :

  • Est-il normal pour un parent de fournir à son enfant l’argent de poche chaque fois que ce dernier en a besoin ? Qu’en pensez vous ? Argumentez votre point de vue.

Achoura”

Le jour de “Achoura” se fête le dixième du mois de Muharram
Le 10 de Muharram, est à l’ origine du nom « ACHOURA en effet, le CHIFFRE 10 se dit ʿašara (عشرة) en arabe

En l'an 622, Mohammed et ses disciples quittent La Mecque et arrivent à l'oasis de Yathrib qui deviendra plus tard la ville sainte de Médine.

Une des tribus installées dans l'oasis était juive et célébrais la fêtes juive du Yom Kippour, (jour du Grand Pardon.)

Le jour du Yom Kippour, les Israélites demandent pardon à Dieu d'avoir adoré le 'Veau d'or' au cours de l'Exode.

Ils pratiquent un jeûne total et ne travaillent pas demandant ainsi pardon à dieu pour tous les pécher effectués dans l’année.

Voyant les juifs s'adonner à un jour de jeûne, Mohammed leur en demanda la signification.

La tribu juive lui répondit qu'ils commémoraient ainsi la sortie d'Égypte des Hébreux sous la conduite de Moïse

Mohammed affirma être plus en droit de jeûner ce jour.

Mohammed conseilla alors à ses compagnons de jeuner et il étendit la durée à 2 jours pour ne pas confondre la fête musulmane et juive.
'Dieu remet les péchés d'une année passée à quiconque jeûne le jour d'Achoura'.
Lorsque le mois du Ramadan est révélé, le jeûne de Achoura devient recommandé mais non obligatoire, à condition de jeuner deux jours dont “Achoura” pour se différencier du judaïsme.

Depuis l'introduction du jeûne du ramadan, le jeûne le jour de l’Achoura est devenu facultatif et l'évènement est aujourd'hui l'occasion de deux jours de jeûne purificateurs dans le monde musulman.

Dans certains pays musulman, l'Achoura a pris des sens différents, comme au Maroc où elle est plutôt célébrée comme la fête des enfants et de la Famille.
Le jour de l’achoura est un jour ou on offre des cadeaux aux enfants, ou la famille se réunit, c’est aussi un très bon jour pour effectuer la ZAKAT, visiter les cimetières ou bruler de l’encens.
Le 2eme jour de l’achoura les enfants au Maroc s’amusent à asperger d’eau les passants et leurs proches, une pratique connue de tous les Marocains sous le nom de zem-zem.


Achoura sera célébrée ce jeudi au Maroc. Dérivé de « achara » signifiant dix, cette fête musulmane correspond au dixième jour de Muharram, premier mois de l’année musulmane. L’Islam recommande fortement de jeûner ce jour de même que la veille (15 décembre) pour se distinguer du Judaïsme. Des traditions populaires et des pratiques culturelles se sont greffées au fil du temps à l'aspect religieux. Au Maroc, c’est une occasion toute particulière pour les parents de faire plaisir à leurs enfants.

Baba Aïchour le père Noël made in Morocco

On se croirait presque à Noël ! Sauf qu’à la place du mythique Père Noel nous avons plutôt un certain Baba Aïchour, vieillard sage et de grande vertu qui lui, jusqu’à la fin du 19ème siècle, d’après une vieille légende frappait aux portes des maisons la veille de la fête. Et ce, pour recueillir des dons et présents afin de les redistribuer ensuite aux enfants nécessiteux.

Ce papa noël made in Morocco est de moins en moins populaire. Néanmoins comme chaque année, Achoura continuer d’enchanter les enfants qui reçoivent pour l’occasion des jouets (poupées, pistolets, peluches) et des cadeaux de tous genres.

Il faut rappeler qu’au Maroc, cette fête est associée à l’enfance et au partage. Ce jour-là, autorisation est accordée aux bambins d’asperger d’eau leurs amis et même les adultes. Au programme aussi, distribution de fruits secs (amandes, noix, dattes, raisins, figues et cacahuètes), repas en famille et lancement de pétards.

Achourra rime également avec la Zakat destinée à assister les plus démunis. Un grand nombre de marocains profitent de l’occasion pour s'acquitter de l’aumône. Le principe est de donner aux pauvres un dixième de l'argent économisé pendant une année.

Prof : Abdelmoutalib Mghazli La boite à merveilles

Classe : bac 1 tt série Lecture analytique d’un extrait du chap. 7

Les FEMMES de la maison s’achetèrent toutes des tambourins, des bendirs et des tambours de basque. Chacun de ces instruments avait sa forme, son langage particulier. Il y en avait de longs en céramique bleue, la base garnie de parchemin, de ventrus en poterie quasi rustique, de simples cadres en bois circulaire tendus d’une peau de chèvre soigneusement épilée.

Ma mère fit l’acquisition d’un de ces tambours ou bendirs. Elle l’essaya. Des coups graves et des coups secs combinés avec art parlèrent un dialecte rude, mélange de soleil et de vent de haute montagne.

Encore deux jours avant la Achoura, la grande journée où, de chaque terrasse l’après-midi, s’élèveront rythmes et chansons.

Maintenant, chacune de nos voisines faisait ses gammes, jouait pour elle-même un air de danse, accompagné de fioritures, de mots murmurés à mi-voix. Zineb tapait comme une sourde sur un minuscule tambourin de pacotille. La veille, mon père m’avait offert une trompette très fruste en fer-blanc bariolée de toutes les couleurs. J’en tirai de temps à autre un gémissement nasillard qui se terminait par un cri rauque de fauve en colère. Je comptais d’ailleurs sur d’autres jouets pour le jour même de l’Achoura.

Je désirais un tambour en terre cuite, en forme de sablier et un hochet décoré de fleurs. Je me contentais pour le moment de ma trompette. Elle éclatait au milieu de tous les bruits de la maison comme un cri d’alarme, parfois comme un sanglot d’agonisant.

Ma mère me pria de monter sur la terrasse braire tout à mon aise.

Dans toute la ville, les femmes essayaient leurs tambourins. Un bourdonnement sourd couvrait l’espace.

Je gonflai mes joues et soufflai de toutes mes forces dans ma longue trompette; le son s’étrangla et j’eus l’impression d’entendre un bébé qui perce Ses premières dents. Le chat de Zineb somnolait au soleil. Il fit un saut d’épouvante, faillit perdre 1’équilibre, tomber du haut du mur, sa demeure favorite. Il m’abandonna la terrasse et s’engouffra dans une gouttière.

Une tête inquiète surgit du faîte d’un mur mitoyen et disparut. Ma mère me rappelait déjà. Je descendis pour la rejoindre.

- Un de tes camarades, envoyé par le maître d’école t’attend dans le patio, me dit-elle. Prends tes babouches et va le rejoindre ; le fqih a besoin de toi.

J’abandonnai ma trompette avec regret et dégringolai l’escalier pour retrouver mon condisciple. C’était Hamoussa, pois chiche, l’élève le plus petit de taille de l’école. Il s’appelait de son vrai nom Azzouz Berrada. Il me recommanda de me dépêcher.

L’équipement des lustres pour la nuit de l’Achoura réclamait le concours de toutes les mains. Il fallait venir travailler comme les autres au lieu de jouer de la trompette. Nous arrivâmes au Msid. J embrassai la main du Maître et m’installai au milieu d’un groupe chargé de découper des mèches minuscules dans un carré de vieille cotonnade blanche, usée à la limite de l’usure .D’autres élèves s’emparaient des mèches roulées avec soin les agrafaient par le milieu à une lamelle de fer-blanc. Le bout libre de la lamelle de métal formait un crochet et devait reposer sur le bord d’un verre rempli moitié eau, moitié huile d’olive.



  



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